dimanche 27 août 2017

MONTS DU PILAT : COLS AUTOUR DU CRÊT DE L'ŒILLON

Seconde sortie de notre week-end dans les environs de Lyon. Après un premier circuit effectué ce samedi dans les Monts du Beaujolais (voir l'article), nous voici aujourd'hui dans les Monts du Pilat, pour une balade entre vignobles des Côtes du Rhône et crêts boisés.

La photo du jour

Sur la route du col de l'Œillon

Les données
  • Départ de Chavanay (Loire), altitude 147 m 
  • Point culminant : Crêt de la Botte, 1390 m
  • Longueur de la boucle : 62 km
  • Dénivelé positif : 1400 m selon Openrunner, 1287 m selon mon GPS
  • 6 cols :
    • Collet de Doizieux, 946 m
    • Collet Royet, 1050 m
    • Col de l'Œillon, 1234 m
    • Collet de l'Œillon, 1318 m
    • Col du Gratteau, 1204 m
    • Col du Banchet, 673 m
Notre parcours, avec l'emplacement des 6 cols

Le Tour de France et l'ascension du Col de l'Œillon

Nous avons choisi de gravir le Col de l'Œillon à partir de Chavanay, commune située au bord du Rhône mais appartenant au département de la Loire (42). C'est l'accès qui a toujours été retenu lors des quatre passages du Tour de France. La dernière visite de la Grande Boucle remonte à 1995.
➜ Plus de détails sur Le Tour de France au Col de l'Œillon

Il est intéressant de relever, parmi les coureurs qui sont passés en tête au sommet, les noms de deux excellents grimpeurs : l'Espagnol Federico Bahamontes en 1956 (19e étape : Grenoble - Saint-Etienne) et le Colombien Luis (Lucho) Herrera en 1985. Tous deux ont été "meilleur grimpeur" du Tour de France à plusieurs reprises. Une référence!

Federico Bahamontes sur le Tour de France 1956 (photo Internet)
Pour l'anecdote, en 1985, c'est le susnommé Luis Herrera qui avait remporté l'étape qui passait par le Col de l'Œillon. Il s'agissait de la 14e étape, entre Autrans et Saint-Etienne, d'un Tour remporté par Bernard Hinault. Une étape animée, riche en sensations fortes!

En ce 13 juillet 1985, Luis Herrera s'échappe dans les Monts du Pilat. Derrière le porteur du Maillot à Pois, le Maillot Jaune (qui n'est autre que Bernard Hinault) réagit et contrôle l'avance du Colombien. Dans la dernière descente qui plonge sur Saint-Étienne, Lucho est victime d'une chute. Il se relève et franchit malgré tout la ligne d'arrivée en solitaire et en vainqueur, mais le visage en sang.

Lucho Herrera le 13 juillet 1985 (photo Internet)
Moins d'une minute plus tard, le groupe "Maillot Jaune" s'apprête à se disputer au sprint les places d'honneur quand soudain, Bernard Hinault se retrouve à terre. Et le voilà qui franchit à son tour, avec le visage en sang, la ligne d'arrivée sur le Cours Fauriel. La chute ayant eu lieu dans le dernier kilomètre, le blaireau est crédité du même temps que le groupe auquel il appartenait, soit à 47 secondes du vainqueur de l'étape. Il ne perd pas de temps sur ses principaux rivaux.

Le Maillot Jaune est ensuite hospitalisé pour effectuer les contrôles d'usage et recevoir quelques soins. Ses blessures ne l'empêchent pas de repartir finalement le lendemain… et de finir en jaune à Paris, une semaine plus tard. Sur le podium final de ce Tour 1985, le désormais quintuple vainqueur de la Grande Boucle retrouvera l'autre blessé de Saint-Étienne, Lucho Herrera, lauréat du Maillot à Pois. Bref, pour les deux champions, plus de peur que de mal!
➜ Plus de détails en vidéo sur La légende du Tour : Chute de Bernard Hinault 1985

Tour de France 1985 : Bernard Hinault à l'arrivée de la 14e étape, à Saint-Étienne 
(photo Internet)
Pour en revenir au Col de l'Œillon lui-même, si son ascension est assez longue (20 km), elle n'est pas très difficile. La pente moyenne est de 5,4% pour un dénivelé total de 1059 m. Au plus fort de la pente, on dépasse à peine les 8%.

Profil du Col de l'Œillon depuis Chavanay

Récit de notre balade

Nous partons d'un parking situé au bord de la D1086, ancienne Nationale 86, qui longe le Rhône sur sa rive droite. A proximité du parking où nous laissons la voiture, de nombreux panneaux touristiques nous informent sur la région.

Parc du Pilat : Informations touristiques
Dès la sortie de Chavanay, la montée est jalonnée de panneaux destinés aux cyclistes, ce qui permet de suivre son évolution. Ici, par exemple, le panneau indique que le sommet est à 18 km, et la pente moyenne du kilomètre suivant à 5,2%.

Col de l'Œillon à 18 km
Après 7 ou 8 km d'ascension, nous arrivons à Pélussin.

Pélussin
Une sculpture originale nous rappelle que nous sommes dans une région dont la pomme est une des richesses! The Big Apple n'est donc pas une exclusivité New-Yorkaise!

La grosse pomme de Pélussin
Dans la traversée de Pélussin, des panneaux nous confirment que nous sommes dans la bonne direction…

Direction "Croix du Collet, Col de l'Œillon"
Il ne fait pas encore très chaud, mais après plus de 14 km d'ascension, ça fait toujours du bien de se rafraîchir… A la claire fontaine, s'en allant promener, elle a trouvé l'eau si belle… Non, je vous rassure, Marie-Ange ne s'est pas baignée…

Source
Quelques centaines de mètres plus loin, aux environs du kilomètre "15", nous atteignons la Croix du Collet où nous franchissons notre premier col de la journée, nommé Collet de Doizieux (946 m).

Croix du Collet ou Collet de Doizieux
1600 m plus loin, nous atteignons le Collet Royet (alt. 1050 m). J'omets de prendre une photo car aucun panneau ne nous signale son emplacement. Précisons qu'il est dans un virage à droite, à angle droit, et qu'une indication permet de le repérer : il y a à proximité une "Chapelle de la Magdeleine"…

Nous poursuivons notre ascension. La route est belle et Marie-Ange (MA) a la chance d'y lire des encouragements… C'est bon pour le moral!

Allez MA!
Bientôt, le sommet du Crêt de l'Œillon et son antenne sont en vue, bien que peu visibles sur la photo… L'occasion de faire une petite pause.

Allez Claude!
Quand nous arrivons au belvédère de La Fauchara, la vue sur la vallée du Rhône est malheureusement très embrumée. Nous apprécions cependant la perspective sur les Trois Dents…

Les Trois Dents
Plus que 500 m en pente douce et nous voilà au Col de l'Œillon (1234 m selon le Club des Cent Cols).

Col de l'Œillon
Nous poursuivons à droite, sur la route du Crêt de l'Œillon. La pente est un peu plus forte. Bien que cette voie soit en cul de sac, ça vaut le coup d'aller y faire un tour, histoire de franchir au bout d'1 km à peine un col supplémentaire, le Collet de l'Œillon (1318 m).

Collet de l'Œillon
On y trouve un parking, un accès "interdit" au Crêt de l'Œillon, et une route d'accès au Crêt de la Botte, parfois nommé Crêt de Bote (1391 m), deuxième plus haut sommet des Monts du Pilat, après le Crêt de la Perdrix (1432 mètres d'altitude). Marie-Ange estimant qu'elle a assez grimpé pour l'instant, je poursuis seul jusqu'au "bout de la route".

On y trouve une tour et des installations militaires, ainsi qu'une aire d'envol de la Fédération Française de Vol Libre.

Crêt de la Botte (1391 m)
Je profite brièvement du panorama, malheureusement toujours aussi pâlichon…

Panorama depuis le Crêt de la Botte
… et je jette un petit coup d'œil photographique au Crêt de l'Œillon (1364 m) et à son antenne relais de télévision.

Crêt de l'Œillon
Je retrouve bientôt Marie-Ange qui m'a attendu au Collet de l'Œillon. Nous redescendons ensemble au Col du même nom. Et nous reprenons notre boucle en direction du Col du Gratteau (1205 m), déjà notre cinquième col de la journée. Un col "cadeau" puisque franchi en descente!

Col du Gratteau
Après une descente d'une petite douzaine de kilomètres, nous arrivons juste à temps à Saint-Julien-Molin-Molette. En effet, les commerces où nous nous procurons de quoi pique-niquer ferment juste derrière nous. Pour mieux situer ce coin du département de la Loire, je précise que nous sommes à peine à deux ou trois kilomètres de l'Ardèche.

Après notre petite collation, nous prenons la route de Bourg-Argental jusqu'au Col du Banchet (678 m) pour un aller-retour stratégique avec à la clé un "col supplémentaire", sous un ciel un peu plus bleu que pour le reste du parcours.

Col du Banchet
Le moment est venu de prendre la route du retour. Nous repassons par Saint-Julien-Molin-Molette, dont le nom évoque de manière assez limpide des moulins à eau et, pour les connaisseurs seulement, de petites meules, les molettes, servant à l'aiguisage des armes blanches. Ensuite, nous suivons la D503, par Saint-Appolinard, Choron et Maclas.

Eglise de Maclas
Après Luné, nous atteignons les Gorges de Malleval ou Gorges du Batalon, où les vignobles des Côtes du Rhône grimpent allègrement à l'assaut des collines…

Côtes du Rhône
Depuis le fond de la vallée, nous distinguons quelques constructions du village perché de Malleval.

Malleval
Nous atteignons le Rhône à Saint-Pierre-de-Bœuf, où se trouve une base nautique et base de loisirs.

Plan d'eau de la Lone
Nous la traversons puis, pour revenir à Chavanay, nous remontons un petit bout de la Via Rhôna…

Rencontre au bord de la Via Rhôna
De retour au parking, pendant que je charge les vélos, Marie-Ange photographie un pressoir, reflet d'une commune viticole qui produit deux "Côtes-du-Rhône" réputés : Saint-Joseph et Condrieu.

Terre de vignobles…
Malgré le temps qui est resté majoritairement grisonnant, nous avons beaucoup apprécié cette balade, au cours de laquelle nous avons engrangé six nouveaux cols. Et comme nous étions en terre de vignobles, plutôt qu'une moisson, nous dirons que nous avons fait une vendange satisfaisante!

Claude
Photos personnelles, sauf mention contraire

LIENS :

➜ Toutes les photos sur Flickr

➜ Inventaire de nos balades autour de Lyon sur notre site.

➜ Enregistrement de la balade sur STRAVA.



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