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dimanche 1 septembre 2013

CYCLOSPORTIVE: LES BALLONS VOSGIENS

CIRCUIT DES CRÊTES — 90 km — 1500 m de D+

L'image du jour

Déterminé!

Motivation

Je ne suis pas un adepte du "dossard". Et pourtant, dès décembre 2012, j'avais envisagé de participer en 2013 à une cyclosportive. Non pas par défi, mais pour faire plaisir à mon copain de club, Michel Cantalou qui, l'année dernière, m'avait à plusieurs reprises invité à me lancer sur des parcours chronométrés.

C'est ainsi que lors de mon rendez-vous chez ma cardiologue, en décembre dernier, j'avais demandé un certificat médical pour la pratique du vélo en compétition! Je pensais initialement me joindre à la "bande" des cyclosportifs sur l'une des épreuves franciliennes. Mais... Méforme et temps pourri au moment de la Jacques Gouin, séjour à Rosas au moment de la Vélostar!... Puis les enchaînements de nombreux autres objectifs m'ont fait oublier ce projet de participer à une "compèt'". J'étais même convaincu que l'idée était définitivement enterrée pour cette saison... Et puis en cette fin août, une opportunité s'est présentée et très vite la décision a été prise... Marie-Ange m'ayant appris que son fils Stéphane participait à une cyclosportive non loin de chez lui, précisément ce week-end où nous nous rendions sur place, j'ai consulté le site de l'organisation (Les Ballons Vosgiens).

Le parcours

Le profil

Choix du parcours

Un coup d'œil au parcours de 90 km, un autre coup d'œil au profil, un troisième au dénivelé positif (1500 mètres annoncés), un quatrième au règlement de l'épreuve... (je ne suis pas avare pour ce qui est des coups d'œil! ). Et je me suis inscrit en ligne (envoi du certificat médical par Internet et paiement en ligne)...

C'est ainsi que je me suis retrouvé avec un dossard, ou plus exactement une plaque à installer sur mon vélo.

La plaque de cadre

Était-ce une bonne idée d'aller grimper la Planche des Belles Filles la veille? (voir l'article de Marie-Ange). Au niveau des performances pures, probablement pas. Mais au niveau du mental, ça m'a fait du bien. Ayant de bonnes sensations, je me suis présenté au départ des Ballons Vosgiens en confiance.


Mon parcours sur les Crêtes

Le départ avait lieu à Gérardmer, non loin du superbe lac et devant le casino. Installé assez tôt dans le "sas", aux côtés de Stéphane, j'ai senti monter une petite pointe de tension. Papotage pour faire passer le temps plus vite…

Dans le sas de départ à Gérardmer (Vosges)

Évidemment, mes ambitions étaient fort modestes. Je me disais qu'une allure "Audax" (22,5 de moyenne) me permettrait de terminer en 4h, ce qui me semblait très convenable. Au pire, si j'abordais les dernières ascensions au ralenti pour cause de gros coup de mou, je pensais quand même pouvoir terminer en moins de 5h, soit au minimum un "18" de moyenne. En rigolant, je disais même que l'important c'était de finir sans être éliminé, même si je devais accrocher à ma selle la célèbre lanterne rouge!

644 cyclosportifs sur la ligne de départ, ça fait du monde!

C'est parti !

A 9h, les fauves ont été lâchés. Durant les premiers kilomètres de plat, parcourus à vive allure, j'essaye... de ne pas m'accrocher! Une meute interminable de cyclistes me double! Tant pis! Je sais que les 13 km de montée du Col de la Schlucht vont arriver très vite. Si je me mets en sur-régime dès le début, je sais que je vais le payer cash! Je démarre quand même sur un rythme qui est soutenu pour moi (28-30, à froid, je n'ai pas l'habitude), et je maintiens un bon tempo durant toute la montée, tout en restant raisonnable. Le premier col de la journée, Le Collet (1110 m), arrive finalement assez vite.

Premier col de la journée : Le Collet (1110 m), franchi en montant au Col de la Schlucht (1139 m)

Ensuite, il ne reste que 2 km de faux-plat montant pour atteindre le Col de la Schlucht (1139 m). Mon compteur indique que je roule à 26 à l'heure et ça n'a pas l'air de déranger mes cuisses. Profitons-en! Ça ne va peut-être pas durer! Au niveau du Col de la Schlucht, on prend à droite la route des Crêtes. Et ça monte encore! On arrive bientôt au point culminant de notre parcours, à 1258 m environ. Je consulte mon compteur: 20 de moyenne, alors que j'en ai terminé avec la montée la plus longue du circuit! Ça démarre plutôt bien. Et nous voilà en Alsace!

Tous derrière et moi... devant! (mais juste le temps de la photo!) 

La route des Crêtes est superbe, mais n'est pas plate. Alternance de faux-plats descendants et montants, dans lesquels il faut pédaler tout le temps. Un petit groupe de cinq-six se constitue. Je suis un peu juste quand ça descend (ça roule constamment au-dessus de 50), je repasse devant quand ça monte. Il y a même un endroit où j'ai laissé provisoirement les autres sur place, ayant continué à la même vitesse dans le faux-plat montant qui a suivi (49 à mon compteur). Mais ils reviennent très vite dès que ça redescend car je préfère récupérer un peu et me réserver pour la fin de parcours qui accumule les bosses.

Nous passons ainsi au Col du Hahnenbrunnen (1184 m), sans que je sache très bien où il se situe. Je suppose que c'est là le vrai nom du col que les organisateurs ont baptisé "Col du Markstein" dans leur présentation du circuit. Au Markstein, kilomètre 37 selon mon compteur, premier ravito. Je décide de m'arrêter brièvement, une minute ou deux, pas plus. Je bois et je mange rapidement, puis je repars.

Dans la descente, je ne comprends pas ce qui a pu se passer... La route est sèche, très roulante, large... Et pourtant je vois un gars qui est couché dans le fossé, sur la droite. Comme on s'occupe déjà de lui, je continue. Peu après, un second git également dans le fossé. Celui-là a le visage en sang. On s'occupe de lui également. Dans les minutes qui suivent, j'en verrai deux autres arrêtés, l'un assis dans l'herbe avec un motard à ses côtés, et un autre pour lequel je n'ai pas le temps d'analyser la situation. Ça descend très vite et, manifestement, il vaut mieux regarder devant soi!

Au bas de cette descente, mon compteur m'indique ma moyenne depuis le départ: 27,9 km/h, pour un peu plus de 50 km. Même si le final présente plus de bosses, j'ai pris de l'avance sur mes estimations, ce qui me dope le moral. Dopage naturel, sans produits prohibés!

Pas vraiment le temps de regarder le décor… Dommage!

Nous abordons le col de Bramont (956 m) à partir de Wildenstein (560 m). C'est parti pour 7,5 km. C'est un col très régulier avec une dénivellation d'environ 400 m et 5,3% de pente moyenne. Je double plusieurs concurrents, dont certains me repasseront dans la descente. Je remarque un gars avec un maillot blanc... Je le rattrape insensiblement. Chaque fois que j'arrive à sa hauteur, il en remet un petit coup et me reprend une vingtaine de mètres! Je le passe seulement au sommet du col. Il m'adresse un sourire, nous échangeons quelques mots. Puis je le distance dans la descente (enfin un qui descend moins vite que moi!) et je ne le reverrai plus.

Au Col de Bramont, on quitte l'Alsace et le département du Haut-Rhin (68) pour retrouver la Lorraine et le département des Vosges (88). La descente de ce col n'est pas très longue, trois ou quatre kilomètres tout au plus, puis on remonte vers le Col des Feignes sous Vologne (954 m), un col facile. Un peu plus de 5 km avec des pentes moyennes par kilomètre qui varient entre 3 et 5%. Un détail, cependant, à ne pas négliger: après le passage du col, on tourne à gauche et on monte encore pendant un bon kilomètre! Dans la montée, comme d'habitude, je roule un poil plus vite que les concurrents qui sont encore dans mes parages. Les meilleurs sont loin devant depuis longtemps! Au Col des Feignes, second ravito: je me contente d'attraper au vol un verre d'eau gazeuse... Pas le temps de s'arrêter quand on joue la gagne! (rire) Pour être franc, je viens juste de consommer un tube de gel... Pas besoin de remanger tout de suite.

Pas le temps de sourire non plus !

Nouvelle descente et, une fois de plus, je suis doublé par des concurrents que j'avais largués dans la montée. Je me dis que je les distancerai de nouveau dans les prochaines montées, ce qui ne sera pas vrai pour tous! En effet, après quelques kilomètres de descente vers La Bresse, nous prenons une route, dite "Route des Courbes", avec de petits raidillons dans lesquels j'ai une petite alerte "cuisses". Ce ne sont pas des crampes, je dirai plutôt une menace de crampe! Du terrorisme musculaire en quelque sorte. Prudent, je mets tout à gauche, et je laisse passer l'alerte!

Bientôt, nous rejoignons la route du Col de Grosse-Pierre (954 m), sixième et dernier col de notre parcours, dont le final est assez doux pour ne pas déclencher de nouvelle alerte. Il ne reste plus qu'une dernière descente puis la montée finale. Je me retrouve dans un petit groupe de quatre ou cinq. Je sens que je peux les distancer, mais je préfère laisser mes cuisses en mode "récup". Quelque chose me dit que si je ne force pas trop tôt, je n'aurai aucun mal à les devancer sur la rampe finale, la ligne d'arrivée étant en "altitude", près de la station de La Mauselaine (855 m). Et je ne me suis pas trompé. En consultant les classements, je saurai que j'ai ainsi devancé deux concurrents directs dans ma catégorie (F).

Quand je franchis la ligne, je suis surpris de ne pas apercevoir Marie-Ange qui avait promis d'être là pour prendre des photos. Mais c'est de ma faute! Je suis allé trop vite (sourire). Stéphane étant arrivé après 3h et 9 minutes de course, elle ne s'attendait pas à me voir surgir une vingtaine de minutes plus tard!

Arrivée de Stéphane: 3h09'.
Il a déclaré être un peu déçu car, au départ, il espérait faire moins de 3h!

Je n'ai donc pas de photo de mon passage sur la ligne... Seulement quelques instants plus tard, dans le sas où j'attends mon tour pour rendre ma plaque de cadre et ma puce. D'après mon compteur, j'ai mis 3h30! Mais je sais que le temps officiel ajoutera deux ou trois minutes correspondant à mon "arrêt au stand" au Markstein. Ce n'est que le soir, de retour à Créteil, que je connaîtrai mon classement et mon temps officiel: 432e sur 639 classés, 3h31'45" et 25,5 km/h de moyenne. Franchement, je ne m'attendais pas à faire aussi bien. La lanterne rouge est loin, très loin derrière moi.

Dans le sas d'arrivée

Finalement, je voulais faire un cadeau à mon copain Michel, tout en engrangeant quelques cols, et je me suis en même temps fait un cadeau à moi-même. Alors, merci "Mimi" d'avoir été une source de motivation pour m'aider à me lancer dans cette aventure.

Ce parcours dans les Vosges fut aussi l'occasion de compléter une belle année montagnarde avec des ascensions dans les cinq massifs montagneux de la métropole. Et la saison n'est pas terminée. Mon dernier gros objectif approche, avec la traversée des Alpes, de Munich à Turin, dans une quinzaine de jours! Alors à bientôt pour de nouvelles aventures!

Résultats des Ballons Vosgiens, circuit des Crêtes (90 km) — 644 partants — 639 classés

1er    MASADE Thierry — 2h28'55" — 36,26 km/h — Catégorie E.
279e BEERENS Stéphane — 3h09'00" — 28,57 km/h — 67e en catégorie D.
432e SINTES Claude — 3h31'45" — 25,5 km/h — 88e en catégorie F.
639e et dernier classé — 8h17'11"!!! — 136e et dernier en catégorie F.

Sur le 155 km, il y avait 472 partants et 455 classés.

Claude
Photos personnelles + Marie-Ange + photographe officiel

samedi 18 juin 2011

ARDÉCHOISE 2011 : LES BOUTIÈRES, FORMULE "CYCLOSPORTIVE"

ou BALADE AU CŒUR DES BOUTIÈRES

Cette année, l'Ardéchoise (➜ le site de l'organisation) fêtait sa vingtième édition. A cette occasion, les parcours faisaient leur retour à Lalouvesc (prononcer: "lalouvé"). Dans le village où est décédé Saint Régis, comme dans tous les villages que nous avons traversés, la population avait déployé des trésors d'imagination et d'enthousiasme pour décorer les lieux aux couleurs de l'Ardéchoise: en jaune (couleur des genêts) et violet (couleur des myrtilles).

Petite méprise à Lalouvesc... Cette année, on ne célébrait pas le 20e anniversaire,
mais la 20e édition! (La première a eu lieu le samedi 20 juin 1992)

Nous nous sommes demandé pourquoi le parcours de cette année proposait une fin modifiée par rapport aux éditions précédentes. Deux explications nous ont été proposées, toutes deux vraisemblables. Selon la première explication, les organisateurs auraient souhaité marquer cette vingtième édition en revenant à Lalouvesc, où s'était jugée l'arrivée de la première édition, le samedi 20 juin 1992. Selon d'autres sources, l'organisation aurait préféré éviter l'ascension du col du Buisson en venant du Pont de Clara, car la configuration des lieux ne permettait pas d'assurer convenablement la sécurité des très nombreux participants attendus cette année (plus de 15.000!).

Deux articles trouvés sur le net m'ont semblé intéressants pour qui veut connaître un peu mieux cette manifestation:
Et un bref historique, suivi d'actualités sur l'édition 2011, dont un hommage à Robert Marchand (100 ans cette année!):
Pour ma première participation, j'avais choisi de me mesurer avec les Boutières, circuit qui tire son nom d'un secteur de l'Ardèche. Nous y entrerons peu après Lamastre pour en sortir peu avant Saint-Agrève. Les communes de "Le Cheylard", "Saint-Martin-de-Valamas" et, naturellement, "Saint-Julien-Boutières" font partie de ce territoire.

Dans le sas de départ, ces considérations géographiques étaient fort loin des préoccupations ambiantes. Ce qui alimentait les conversations, c'était plutôt la météo! Un orage avant de quitter notre "Abri du Pèlerin", à Lalouvesc, suivi d'une courte accalmie le temps de charger les vélos sur la voiture. Nouvel orage en arrivant sur le parking C2, à 4 km de Saint-Félicien, suivi d'une attente perplexe dans la voiture... Quand on se prépare depuis deux mois sous le soleil, se dire qu'il va pleuvoir juste le jour de l'épreuve a quelque chose de déconcertant...

L'orage passé, un petit coin de ciel bleu aperçu au dessus de la montagne brille comme une lueur d'espoir... Je sais à ce moment-là que je vais y aller... Et tant pis s'il se remet à "saucer"…

Ce que je voyais dans le sas, en attendant le départ…

Nous quittons donc le parking champêtre et nous nous retrouvons, après 4 km de descente (qu'il faudra remonter après l'épreuve!), dans le fameux sas de départ, où certains parlent des précédentes éditions: neige au Mont-Gerbier-de-Jonc, pluie ininterrompue en "je-ne-sais-plus-quelle-année"... Entre parenthèses, il paraît que la première édition avait été dantesque (1300 cyclos au départ, 400 à l'arrivée!) 

Mais revenons aux conversations du sas de départ! Seul un certain "Robert" nous dit redouter, davantage que la pluie, la chute de l'hélicoptère qui nous survole! Heureusement, un speaker nous assure, au micro, que la météo annonce une amélioration certaine au cours de la matinée (Apparemment, Robert s'en fout!).

Le départ est donné dans une atmosphère suffisamment humide pour que certains préfèrent s'abriter dans une grange en attendant une embellie (n'est-ce pas Michel C. et Alain A.!), mais le gros des troupes (je ne citerai pas de nom!) s'élance pour une première partie légèrement descendante avant d'attaquer la montée vers Pailharès puis le Col du Buisson. C'est parti pour 11,5 km d'ascension. Très vite, nous sommes doublés par Gilles Anizan, François Fine et son ami Christophe Galabbé. Gilles nous doublera une nouvelle fois au début du Col de Lalouvesc pour finir avant nous alors qu'il a fait la Volcanique, c'est-à-dire 50 km de plus que nous!!!... Ça me laisse pantois!

Marie-Ange a le sourire en haut du col du Buisson!

Après un arrêt très bref en haut du Col du Buisson, nous suivons la route de crête et attaquons la descente vers Lamastre. Ce sera pour moi le moment le plus désagréable de l'épreuve. En effet, la route mouillée et la densité de cyclos répartis sur la chaussée m'incitent à faire les dix kilomètres de descente avec les mains sur les cocottes de freins. En arrivant à Lamastre, je suis au bord des crampes au niveau des... avant-bras! Un comble pour un cycliste!

Lamastre en fête…

… malgré les intempéries

L'arrêt “photo” me permet de me décontracter un peu les bras et nous repartons pour aborder le Col des Nonières. C'est la montée la plus douce de la journée, malgré ses 11,5 km, car le pourcentage de pente n'excède jamais les 5% et la moyenne se situe à 2,60%. La grimpette est si douce pendant les premiers kilomètres (8,5 km à 2,1%) que j'en profite pour faire le mariole : « Heureusement qu'il y a des montées pour se reposer un peu ! » Cela fait sourire un cyclo qui pédale à mes côtés, mais blague à part, je suis sincère ! Je me sens beaucoup mieux dans cette ascension que dans la descente précédente !

En haut du col, des gens nous tendent des verres d'eau, geste auquel je ne suis pas habitué et fort sympathique (Merci!). Un bénévole nous alerte au début de la descente: il y aurait du gasoil sur la route, dans un virage... Danger évité, la suite de la descente sera beaucoup plus paisible que la première et nous arrivons au Cheylard. Sur le pont qui enjambe l'Eyrieux, une pancarte nous informe "déjà 50 km". Une bonne nouvelle! C'est là que le parcours des "Boutières" se sépare des parcours plus longs, Volcanique et autres. Nous profitons d'un petit ravitaillement pour nous restaurer un peu. Marie-Ange m'a fort justement fait remarquer qu'on perdait moins de temps sur les petits ravitos que sur les gros où tout le monde se bouscule! Petits toasts au pâté, parts de gâteaux “maison”, un petit coup à boire et c'est reparti !

La route suit l'Eyrieux, torrent qui bouillonne gaiement en contrebas... Sur le versant opposé, nous apercevons une cascade... J'ai envie de m'arrêter pour prendre une photo, mais le manque de luminosité me fait penser que ça ne rendrait rien. La route monte régulièrement jusqu'à Saint-Martin-de-Valamas. Cela n'est pas répertorié comme col, mais du Cheylard à Saint-Martin, il y a tout de même 70 m de D+... A l'entrée de Saint-Martin, je suis impressionné par la beauté du site... Mais il y a un monde fou, alors nous enchaînons. Nous franchissons le contrôle où notre puce bippe, ce qui valide notre passage à mi-parcours... et nous attaquons le col de Clavières, le plat de résistance de notre circuit si l'on se réfère aux 17,3 km d'ascension. Long mais pas méchant non plus avec ses 3,20% de pente moyenne et 5% au maximum.

Pause pour prendre la pose à Saint-Julien-Boutières

Les décorations de Saint-Julien-Boutières, où les habitants nous accueillent déguisés, nous donnent envie d'une rapide photo... Pas question cependant de nous attarder, au risque de nous refroidir, car la montée est encore longue...

Dans la montée, je sens que les jambes tournent bien. Alors j'essaye de prendre un bon rythme. Mon compteur reste en permanence autour de 15 km/h... A cette vitesse-là, je dépasse davantage que je ne suis dépassé. Il y a même des cyclos qui me doublent et que je remonte peu à peu pour les larguer ensuite sans changer de rythme. C'est excellent pour mon moral, ça!

Quand j'arrive au ravito géant de Saint-Agrève, en attendant Marie-Ange, je me coltine à la mêlée pour récupérer un peu de pain et deux verres d'eau gazeuse... Du pain et de l'eau! On se croirait presque dans les Misérables! Pour être honnête, il y a aussi du saucisson, du fromage, du vin, rouge ou rosé, mais à l'heure qu'il est, mon estomac ne se sent pas concerné par ce genre d'aliments…

Beaucoup de monde au ravitaillement de Saint-Agrève…

Cependant, la montée n'est pas terminée! Il reste encore 2 km avant le Col de Clavières (1088 m) puis, surprise! un dernier petit "coup-de-cul" jusqu'au Col de Freydaparet (il était passé où, Fred?), col non répertorié sur la feuille de route, sans doute considéré comme négligeable malgré ses 1115 m d'altitude car très court (1,6 km quand même!) lorsqu'on vient du Col de Clavières…

Dans la descente, longue de 7 km, nous sommes invités à ralentir car les secours s'affairent auprès d'un cyclo qui a le visage en sang... Par la suite, nous reverrons les secours à plusieurs reprises. Curieusement, les chutes que j'ai vues se sont produites quand la route a été plus sèche. Je suppose que certains ont alors trop relâché leur vigilance…

Le Col de Rochepaule, qui démarre sitôt la descente terminée, nous réserve une bien agréable surprise: après Fred, c'est le soleil qui apparaît! "Petit" col de 3,8 km, c'est celui qui a la pente moyenne la plus élevée sur notre circuit. Mais 4,70%, ça reste très raisonnable. Le soleil et le moral au beau fixe, je prends le temps de faire des photos, les unes en m'arrêtant, d'autres en continuant à monter (oui, c'est vrai, je fais encore le mariole! Mais la vue de Rochepaule à travers les arbres, je n'ai pas pu résister!).

Vue de Rochepaule prise en pédalant...

Le sommet du col (891 m) est à l'entrée de Rochepaule, où je prends quelques nouvelles photos...

Panorama depuis le col de Rochepaule

Un col de plus (Rochepaule) et toujours le sourire…

Plusieurs raisons nous poussent à prolonger notre halte à Rochepaule : l'ambiance musicale, le soleil revenu... Mais surtout, nous sommes décidés à ne plus nous arrêter ensuite jusqu'à l'arrivée à Saint-Félicien. Donc, nous mangeons et buvons de façon à pouvoir soutenir sans fringale la petite quarantaine de kilomètres qui reste à parcourir.

Ravitaillement à Rochepaule

La descente s'effectue sans problème, si ce n'est un arrêt idiot pour cause d'appel intempestif sur mon portable, en provenance d'un numéro privé (après l'arrivée, j'écouterai le message vocal, qui s'avèrera émis par mon banquier : « Erreur de la banque en votre faveur, etc. etc. »... Les banalités habituelles!).

Au début de la montée vers Lalouvesc, je m'arrête une dernière fois pour enlever mon "imper"... Puis j'attaque les choses sérieuses. Le Col de Lalouvesc n'a cependant rien d'exceptionnel, comparé aux précédents: 9 km d'ascension, une altitude de 1080 m, un dénivelé positif de 422 m, une pente moyenne à 3,30% avec un maximum de 6%... Tout cela est très raisonnable... Beaucoup moins difficile, par exemple, que la montée du Col du Buisson par le Pont de Clara, véritable épouvantail des éditions précédentes avec son passage à 15%! Je peux dire que j'en ai entendu parler ! Les vrais anciens combattants de l'Ardéchoise sont ceux qui peuvent s'enorgueillir: « Moi, monsieur, j'ai monté le Col du Buisson sans mettre pied à terre! »…

Pour ma part, la difficulté se situera donc à un autre niveau: je vais essayer de rouler fort jusqu'à l'arrivée. Cela ne m'empêche pas de prendre "au vol" des photos de quelques-uns des orchestres qui égayent cette ascension…

Animations musicales…

… dans le col de Lalouvesc

Puis j'augmente progressivement le rythme. J'aime bien cette sensation grisante de laisser sur place un nombre incroyable de cyclos, que je double sans interruption... A trois kilomètres du sommet, la pente s'adoucit sensiblement. Le col se termine par un long faux-plat que j'aborde à plus de 20 au compteur, vitesse que je maintiens jusqu'au sommet... Obligé de ralentir pour franchir les abords du ravito, qui grouillent de monde, je relance aussitôt après, en danseuse... Descente jusqu'au Col du Faux, qui n'est qu'une formalité, la route ne remontant que sur quelques dizaines de mètres... Il faut ensuite parcourir environ neuf kilomètres sur la crête, par un faux-plat descendant qui exige de pédaler sans cesse, pour rejoindre enfin le Col du Buisson. Là, on attaque la vraie descente. Les mêmes "11,5 km" que l'on a gravis le matin et qui passent par Pailharès... La route est sèche maintenant et la plupart des virages sont assez larges pour qu'on puisse "faire la descente"... La pente n'est cependant pas assez forte pour qu'on atteigne des vitesses vertigineuses. Comme la route est fermée à la circulation, j'en profite pour couper les virages et me faire plaisir en cherchant la bonne trajectoire, comme en VTT, jusqu'à ce qu'une personne arrêtée sur le bord de la route nous alerte au passage... Les pompiers seraient en train de monter face à nous... Peu après, je vois deux personnes susceptibles d'avoir justifié l'appel aux secours... L'une, à droite, est assise sur le bord du fossé tandis que quelqu'un la réconforte. L'autre, quelques mètres plus loin sur la gauche, à demi couchée dans le fossé et enveloppée dans une couverture de survie... Appel à la prudence! Je ferai donc la suite de la descente sans empiéter sur la moitié gauche de la chaussée, précaution inutile puisque je ne croiserai aucun véhicule d'assistance jusqu'à l'arrivée. Sur le final, la route remonte sur un ou deux kilomètres de faux-plat que j'aborde avec d'excellentes sensations... Un coup d'œil au compteur confirme que je ne faiblis pas puisque je reste autour de 32 km/h. La ligne franchie, je regarde ma montre et estime que j'ai dû mettre environ 6h50 (Temps officiel : 6h 52m 20s).

Marie-Ange arrive moins de dix minutes plus tard. Son brevet lui apprendra qu'elle a battu son temps de 2009 de près de 16 minutes. Si l'on tient compte des mauvaises conditions météorologiques du début de course et des 5 km supplémentaires dus au changement de parcours sur le final, c'est un superbe résultat!

Comme le disait Marie-Ange dans son compte-rendu de 2009, l'Ardéchoise est une épreuve à laquelle il faut avoir participé au moins une fois dans sa vie... Personnellement, je ne suis pas de ceux pour qui cela deviendra un rendez-vous annuel incontournable. Mais les deux grands gamins que sont Michel Bernard et James — nous les avons rencontrés à la fin de leurs 4 jours d'Ardéchoise — m'ont convaincu qu'ils ont vécu une expérience sensiblement différente de celle que je viens de raconter. Je revois l'œil brillant d'émotion de Michel B. évoquant la qualité de l'accueil sur son "Ardèche verte”, le regard gourmand de James nous narrant ses rencontres avec des personnages hauts en couleurs, et je me dis que si j'y retourne, ce sera probablement sur une Ardéchoise en plusieurs jours (*)…

Claude
Photos personnelles

(*) Ce sera chose en faite en 2013! Voir tous les liens sur notre site, page l'Ardéchoise.

Groupe de percussions brésiliennes juste derrière la ligne d'arrivée

samedi 20 juin 2009

ARDÉCHOISE 2009 : LES BOUTIÈRES, par Marie-Ange

18ème ÉDITION DE L'ARDÉCHOISE — SAINT-FÉLICIEN, ARDÈCHE
ou "MA PREMIÈRE PARTICIPATION À UNE CYCLOSPORTIVE”


Vendredi 19 juin 2009

Je suis arrivée en terre ardéchoise en tout début d'après-midi car Guy B. avait à cœur de me montrer la fin du parcours commun (Saint-Agrève / Saint-Félicien) en passant (en voiture) par les cols de Rochepaule et du Buisson. J'ai tout de suite compris ce qui m'attendait et la bonne intention de prise de repères s'est révélée être une mauvaise idée et s'est soldée par une nuit remplie de cauchemars : n'allais-je pas renoncer au 120 et me rabattre sur le 60 km?

Heureusement, Lalouvesc, village étape dans lequel nous logions, est un lieu de pèlerinage et sa basilique abrite les reliques de Saint Régis, patron des « randonneurs de Dieu », mort d'épuisement en ce lieu. J'apprends également que ce saint était né dans l'Aude, comme Michel C. et moi-même. Devais-je y voir un signe? N'allions-nous pas, Michel C. et moi, mourir d'épuisement à notre tour dans les passages « musclés » (pente à 15%) du col du Buisson? Alors, Michel C. qui n'est cependant pas un fervent adepte du vin de messe du dimanche matin, a fait une offrande à Saint Régis (on ne sait jamais, ça peut servir et le miracle de s'en sortir sans trop de souffrance est toujours possible!). Toujours à la fontaine de Saint Régis, nous avons pris bien soin, Michel C. et moi de faire couler de l'eau (bénite?) sur nos mollets et avons fait un vœu de prompt rétablissement en pensant à un ami cycliste absent et qui nous a beaucoup manqué! Qu'il faisait froid ce vendredi soir avec un Mistral qui s'était levé!

Pendant que nous étions attablés, nous avons oublié la bénédiction des cyclistes donnée à 21 heures en la basilique de Lalouvesc ; allions-nous le regretter?

Repas en commun à Lalouvesc

Samedi 20 juin 2009

Un proverbe dit : « la nuit porte conseil » ; j'avais peu et mal dormi mais au réveil j'avais pris la décision de tenir mes engagements, me lancer dans l'aventure des 120, avec ses 5 cols à 5 ou 6% de pente à franchir et ses 2122 m de dénivelé. Et puis, j'étais régulièrement et fidèlement « portée » par les SMS d'encouragements de Chantal et d'Eric F. qui avaient déjà participé à cette épreuve.

Je me suis donc retrouvée à 7 heures dans l'un des nombreux sas de départ, coincée au beau milieu d'un peloton de quelques milliers de cyclistes, avec l'impossibilité de faire demi-tour. Le départ officiel a été donné à 7H30 mais je n'ai pu « décoller » que 8 minutes après, le départ s'échelonnant sur plus d'une heure trente. Guy B. m'a accompagnée sur quelques kilomètres afin de vérifier mon comportement dans un tel peloton, puis chacun a géré sa propre cyclo d'un bout à l'autre.

Jean Ferrat a chanté les beautés de la Montagne et nul ne doute que le poète a toujours raison : le parcours était magnifique, sur les hauteurs ou dans des gorges... des vues à vous couper le souffle (et il ne fallait justement pas avoir le souffle coupé!). Les habitants de tous les villages traversés multipliaient les attentions à notre égard. Grâce aux dénivelés (les interminables montées et les longues descentes s'enchaînent), j'ai découvert des sensations inédites, d'autres dimensions et un authentique ravissement à pédaler en montagne et ce jusqu'à l'arrivée.

Sur la fin du parcours, j'ai été rattrapée et dépassée par nos « avions » : François F., Christophe, Patrick G., puis par Guy B. dans le col du Buisson qui m'a juste signifié que j'avais bien roulé ! Ils finissaient le parcours de la Volcanique, comptant 50 km, 4 cols et 1000 m de dénivelé de plus que moi!

Mes regrets : avoir pris mon temps, m'être trop souvent et trop longuement arrêtée par peur d'être prise d'un coup de fatigue, en avoir trop gardé sous la pédale de peur de m'effondrer. Mais après tout, la sagesse a payé puisque je suis venue à bout des difficultés sans problème.

Mes ennuis mécaniques : un saut de chaîne dans la dernière montée du col du Buisson d'où une arrivée à Saint Félicien avec les doigts noircis par la graisse. C'est ça aussi le vélo!

Mes soucis : le vent ; des bourrasques de vent latéral qui m'ont désagréablement surprise et déstabilisée par moment.

Mes satisfactions : retrouver l'Ardèche, terre que j'affectionne particulièrement ; atteindre sans problème l'objectif que je m'étais fixé et pour lequel je m'étais préparée consciencieusement malgré l'annulation de ma semaine d'entraînement à Laurac ; accomplir le parcours sans mettre une seule fois pied à terre, excepté aux ravitaillements.

Les plus : un bonus sous la forme d'un diplôme (pas de coupe!!!) et aucune crampe ni aucune douleur musculaire (miracle de l'eau sacrée de la fontaine de Saint Régis!).

L'ambiance : unique. Pour les mordus de vélo, il faut participer au moins une fois à cette fête du vélo et des villages ardéchois. Émouvant aussi l'instant des retrouvailles avec les « randonneurs » de Limeil (je laisse à Jean-Pierre B. le soin de nous narrer leur périple sur plusieurs jours et à Michel C. celui de nous raconter La Volcanique).
Je n'oublie pas non plus les rencontres humaines puisque j'ai fait d'agréables connaissances parmi les copains de Bernard O. et de François F.

Je dédie ce récit, cette tranche de ma vie à Guy B., Michel C., Yves B., qui m'ont permis, durant cette saison et plus encore à la veille de cette cyclo, de conserver moral et confiance en moi ; qu'ils soient remerciés pour la patience dont ils ont su faire preuve à mon égard !
Je joins un message à l'attention de Bernard O. : nous avons désormais une revanche à prendre, celle d'aller un jour ensemble en Ardèche. Relevons le défi en 2010 !

Marie-Ange



Repas à Lalouvesc

dimanche 1 avril 2007

CYCLOSPORTIVE : MA "77" EN 2007

Yves
Article dédié à Yves (photo ci-contre), avec mes remerciements pour cette expérience de réussite et d'efforts partagés.

Cela faisait plusieurs années que j'envisageais de faire une cyclopsportive.

Échec en 2006!

En 2006, je me décide enfin à m'inscrire sur la 77. Et puis, par un curieux concours de circonstances, je me retrouve inscrit simultanément sur la formation d'initiateur à la FFCT. Du coup, entraînement réduit presque à néant. Je me retrouve au départ en n'ayant pas enfourché mon vélo de route depuis un mois et demi ! Il faut être fou ! De plus, il pleut ; au lieu de s'échauffer avant le départ, on reste 40 minutes sans bouger ! Suivant les conseils de mon pote Michel, un connaisseur, je démarre trop vite ! Les conseils de Michel sont excellents... pour Michel ! Pas pour moi ! 34 km dans la première heure, 26 dans la seconde ! Ça va trop vite pour prendre le temps de boire ! Je cumule les erreurs ! Et je le paye cash : je m'offre des crampes comme je n'en ai jamais eu ! Les deux jambes tétanisées, sans pouvoir décrocher les pieds des pédales automatiques ! Coincé sur mon vélo et aggripé à une glissière de sécurité, en attendant que des bénévoles de l'organisation passent par là pour me "décoincer" ! Je renonce au 77e kilomètre (c'est ça que ça voulait dire la "77"?). La fin du parcours dans la voiture balai (en réalité, un vieux bus très pittoresque)... sous le soleil ! C'est maintenant qu'il sort, celui-là !

J'en ai bavé ! Je n'ai pas du tout apprécié cette première expérience ! Mais je n'aime pas rester sur un échec. Je me promets donc d'y retourner en 2007 ! Mieux préparé!…

Retour en 2007 !

Au départ, je suis bien décidé à ne pas reproduire les erreurs de 2006 ! Je me suis mieux préparé. Je sais qu'il faudra que je pense à boire et à m'alimenter correctement, que je ne parte pas trop vite... Mais surtout, Yves a accepté de faire cette cyclosportive en ma compagnie pour me soutenir dans mon entreprise. Avec lui, le "métronome du vélo", je suis sûr d'aller au bout. Je me sens en confiance ! Nous sommes côte à côte sur la ligne de départ. Au départ, nous réussissons à intégrer un groupe qui roule bien jusqu'au 50e kilomètre (environ 30 km/h de moyenne). Le groupe ayant explosé dans la première bosse, nous nous retrouvons à deux et nous nous relayons pendant plus de 100 km. De temps en temps, nous rattrapons des gars qui manifestement sont cuits et qui, soit décrochent tout de suite (il faut dire qu'on assure un bon train), soit ne prennent pas les relais sous prétexte de crampes, de maux de ventre ou autre... et nous franchissons ensemble la ligne d'arrivée... Chacun ayant eu ses bons moments et ses moins bons, mais toujours ensemble...

Ce fut une belle expérience de partenariat amical et ça restera de ce point de vue un excellent souvenir. Encore merci Yves ! Je suis allé au bout du défi que je m'étais fixé et j'en suis très content. Je m'étais donné 6h pour faire les 150 km et j'ai mis 5h15. Je termine 1014e et Yves 1015e (dans la même seconde) sur 1165 au départ et quelques 1065 classés. Pas brillant, certes, mais à 28 km/h de moyenne, j'étais à mon maximum compte tenu de l'entraînement que j'avais. La moyenne reste tout de même tout à fait honorable si l'on considère que nous avons fait une centaine de kilomètres en nous relayant à deux...

Cette expérience m'a aussi appris quelque chose sur moi-même : je n'aime pas suffisamment la “performance” pour accepter d'aller m'entraîner par obligation. Je n'aurais pas pu m'entraîner davantage parce que ça m'aurait agacé... Me sentir obligé d'aller pédaler pour atteindre un objectif, ce n'est pas mon truc! Je préfère faire du vélo par plaisir, par envie ! Et en même temps, ça fait partie de moi de me lancer des défis comme ça... J'ai d'abord pensé que je ne ferais plus de cyclosportives... Mais sait-on jamais ? C'est quand même assez excitant, comme expérience... Peut-être me reverra-t-on au départ en 2008 ?!...

Claude

Claude…
et Yves, frères siamois sur la 77 en 2007...