samedi 20 juin 2009

ARDÉCHOISE 2009 : LES BOUTIÈRES, par Marie-Ange

18ème ÉDITION DE L'ARDÉCHOISE — SAINT-FÉLICIEN, ARDÈCHE
ou "MA PREMIÈRE PARTICIPATION À UNE CYCLOSPORTIVE”


Vendredi 19 juin 2009

Je suis arrivée en terre ardéchoise en tout début d'après-midi car Guy B. avait à cœur de me montrer la fin du parcours commun (Saint-Agrève / Saint-Félicien) en passant (en voiture) par les cols de Rochepaule et du Buisson. J'ai tout de suite compris ce qui m'attendait et la bonne intention de prise de repères s'est révélée être une mauvaise idée et s'est soldée par une nuit remplie de cauchemars : n'allais-je pas renoncer au 120 et me rabattre sur le 60 km?

Heureusement, Lalouvesc, village étape dans lequel nous logions, est un lieu de pèlerinage et sa basilique abrite les reliques de Saint Régis, patron des « randonneurs de Dieu », mort d'épuisement en ce lieu. J'apprends également que ce saint était né dans l'Aude, comme Michel C. et moi-même. Devais-je y voir un signe? N'allions-nous pas, Michel C. et moi, mourir d'épuisement à notre tour dans les passages « musclés » (pente à 15%) du col du Buisson? Alors, Michel C. qui n'est cependant pas un fervent adepte du vin de messe du dimanche matin, a fait une offrande à Saint Régis (on ne sait jamais, ça peut servir et le miracle de s'en sortir sans trop de souffrance est toujours possible!). Toujours à la fontaine de Saint Régis, nous avons pris bien soin, Michel C. et moi de faire couler de l'eau (bénite?) sur nos mollets et avons fait un vœu de prompt rétablissement en pensant à un ami cycliste absent et qui nous a beaucoup manqué! Qu'il faisait froid ce vendredi soir avec un Mistral qui s'était levé!

Pendant que nous étions attablés, nous avons oublié la bénédiction des cyclistes donnée à 21 heures en la basilique de Lalouvesc ; allions-nous le regretter?

Repas en commun à Lalouvesc

Samedi 20 juin 2009

Un proverbe dit : « la nuit porte conseil » ; j'avais peu et mal dormi mais au réveil j'avais pris la décision de tenir mes engagements, me lancer dans l'aventure des 120, avec ses 5 cols à 5 ou 6% de pente à franchir et ses 2122 m de dénivelé. Et puis, j'étais régulièrement et fidèlement « portée » par les SMS d'encouragements de Chantal et d'Eric F. qui avaient déjà participé à cette épreuve.

Je me suis donc retrouvée à 7 heures dans l'un des nombreux sas de départ, coincée au beau milieu d'un peloton de quelques milliers de cyclistes, avec l'impossibilité de faire demi-tour. Le départ officiel a été donné à 7H30 mais je n'ai pu « décoller » que 8 minutes après, le départ s'échelonnant sur plus d'une heure trente. Guy B. m'a accompagnée sur quelques kilomètres afin de vérifier mon comportement dans un tel peloton, puis chacun a géré sa propre cyclo d'un bout à l'autre.

Jean Ferrat a chanté les beautés de la Montagne et nul ne doute que le poète a toujours raison : le parcours était magnifique, sur les hauteurs ou dans des gorges... des vues à vous couper le souffle (et il ne fallait justement pas avoir le souffle coupé!). Les habitants de tous les villages traversés multipliaient les attentions à notre égard. Grâce aux dénivelés (les interminables montées et les longues descentes s'enchaînent), j'ai découvert des sensations inédites, d'autres dimensions et un authentique ravissement à pédaler en montagne et ce jusqu'à l'arrivée.

Sur la fin du parcours, j'ai été rattrapée et dépassée par nos « avions » : François F., Christophe, Patrick G., puis par Guy B. dans le col du Buisson qui m'a juste signifié que j'avais bien roulé ! Ils finissaient le parcours de la Volcanique, comptant 50 km, 4 cols et 1000 m de dénivelé de plus que moi!

Mes regrets : avoir pris mon temps, m'être trop souvent et trop longuement arrêtée par peur d'être prise d'un coup de fatigue, en avoir trop gardé sous la pédale de peur de m'effondrer. Mais après tout, la sagesse a payé puisque je suis venue à bout des difficultés sans problème.

Mes ennuis mécaniques : un saut de chaîne dans la dernière montée du col du Buisson d'où une arrivée à Saint Félicien avec les doigts noircis par la graisse. C'est ça aussi le vélo!

Mes soucis : le vent ; des bourrasques de vent latéral qui m'ont désagréablement surprise et déstabilisée par moment.

Mes satisfactions : retrouver l'Ardèche, terre que j'affectionne particulièrement ; atteindre sans problème l'objectif que je m'étais fixé et pour lequel je m'étais préparée consciencieusement malgré l'annulation de ma semaine d'entraînement à Laurac ; accomplir le parcours sans mettre une seule fois pied à terre, excepté aux ravitaillements.

Les plus : un bonus sous la forme d'un diplôme (pas de coupe!!!) et aucune crampe ni aucune douleur musculaire (miracle de l'eau sacrée de la fontaine de Saint Régis!).

L'ambiance : unique. Pour les mordus de vélo, il faut participer au moins une fois à cette fête du vélo et des villages ardéchois. Émouvant aussi l'instant des retrouvailles avec les « randonneurs » de Limeil (je laisse à Jean-Pierre B. le soin de nous narrer leur périple sur plusieurs jours et à Michel C. celui de nous raconter La Volcanique).
Je n'oublie pas non plus les rencontres humaines puisque j'ai fait d'agréables connaissances parmi les copains de Bernard O. et de François F.

Je dédie ce récit, cette tranche de ma vie à Guy B., Michel C., Yves B., qui m'ont permis, durant cette saison et plus encore à la veille de cette cyclo, de conserver moral et confiance en moi ; qu'ils soient remerciés pour la patience dont ils ont su faire preuve à mon égard !
Je joins un message à l'attention de Bernard O. : nous avons désormais une revanche à prendre, celle d'aller un jour ensemble en Ardèche. Relevons le défi en 2010 !

Marie-Ange



Repas à Lalouvesc

dimanche 14 juin 2009

VTT : RANDONNÉE VERNEUILLAISE, À VERNEUIL L'ÉTANG

Christophe
PARCOURS DE 55 KM

Aller à la randonnée de Verneuil l'étang, c'est la certitude d'être accueillis en amis ! Cette nouvelle édition en a apporté la confirmation, même si nous n'avions pas le moindre doute à ce sujet !

Sur le coup des 7h10, Damien et moi arrivons sur place... Le président Mémel en personne nous souhaite la bienvenue à l'entrée du parking ! Je le sens comme toujours concentré sur son sujet ! Cet homme a à cœur de tout faire, et même plus, pour que l'organisation soit irréprochable ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y parvient !

Sur le parking, Christophe est déjà là. Au départ du “55”, à 7h30, il n'y aura pas d'autres Brévannais et c'est bien dommage... Nous saluons quelques routiers brévannais, d'autres sont déjà partis... Et puis c'est le départ !

Les premiers kilomètres défilent tranquillement. Pour Damien comme pour moi, cela fait un bon moment que nous n'avons pas roulé sur une rando VTT, alors on démarre gentiment... Jusqu'au premier ravito, aucun incident majeur si ce n'est une petite erreur de parcours de Damien qui nous rejoindra cependant assez vite.

Au premier ravito, nous avons la joie d'être accueillis par nos amies Valérie et Brigitte... Pendant que nous nous attardons à bavarder, nous sommes rejoints par Daniel C., Didier L. et Thierry L., trois anciens vététistes brévannais que nous sommes toujours contents de revoir, au hasard des randonnées...

La suite du parcours va nous offrir l'occasion de nous mouiller les pieds à plusieurs reprises. En effet, notre ami Mémel adore les passages de gués et nous en a mis cinq au programme cette année ! J'en franchirai personnellement quatre sans quitter les pieds des pédales... Pour le cinquième, je me suis dégonflé, je l'avoue, l'entrée et la sortie trop accidentées à mon goût m'ayant incité à la prudence... Mouillé pour mouillé, j'ai même franchi un sixième gué, près du second ravito, histoire d'alléger un peu les roues du vélo, quelque peu saturées de boue à ce moment-là !

Claude

Sur ce second ravito, nous avons également été accueillis par de vieilles connaissances, partenaires de plusieurs sorties clubs et de nos sorties à Paris, notamment Claude, le photographe, à qui nous devons les photos associées à cet article. Déconnade et rigolade sont au programme de ce ravito, comme du premier d'ailleurs !

Christophe et Claude au ravito (+ Damien à gauche)

Vers le 45e kilomètre, une petite côte non loin du TGV... Christophe, comme à son habitude, l'aborde sur un bon rythme. Pour vérifier l'état de mes jambes, je m'efforce de le suivre et je parviens à rester dans sa roue... L'allure étant soutenue, Damien est obligé de se mettre en danseuse pour ne pas se laisser décrocher ! Hélas, des crampes le saisissent... Il nous dira plus tard avoir tenté de nous alerter, mais nous n'avons rien entendu (à cause du vent dû à la vitesse, sans doute !) Quelques bornes plus loin, Christophe et moi, nous nous apercevons qu'il n'est plus là ! Après quelques minutes d'attente, des vététistes qui l'ont doublé nous renseignent... Nous l'attendons encore quelques minutes et le voyons arriver, la mine morose ! Un signe qui ne trompe pas : Damien ne dit rien pendant quelques kilomètres ! Tant que le chemin est plat, ça passe, mais au moindre dénivelé, les crampes se font à nouveau menaçantes... Bientôt, nous apercevons Verneuil l'étang ! « C'est le dernier faux plat ! lui dis-je à tort. L'arrivée est proche ! » J'ignorais que Mémel, cette année, nous avait concocté une petite boucle supplémentaire... J'interroge Damien : « Tu veux qu'on coupe ? » — « Pas question ! J'ai dit que je faisais le 55 ! Je le finis ! » Il a du caractère le bougre ! Christophe et moi apprécions le mental du jeune homme ! Les trois ou quatre derniers kilomètres de sentiers avec notamment une ultime bosse dans l'herbe ne seront pas faciles, surtout pour Damien dont les crampes restent toutes proches... Finalement, c'est l'arrivée, avec l'accueil chaleureux de nos amis verneuillais : Mémel, Patrick, Jean-Luc, Olive, etc.

Mémel, merci pour l'invitation!

Gilles, notre mascotte, est là ! Il vient m'annoncer deux bonnes nouvelles : l'A.S. Brévannaise (route + VTT) a remporté la coupe du club le plus nombreux avec 25 participants (avec ce beau temps, j'avoue que j'espérais mieux !) et, pour ma part, j'ai gagné à la loterie un lecteur mp4.

De plus, j'ai eu l'immense honneur d'être invité par mon ami Mémel à partager le repas des bénévoles de l'organisation. Décidément, ce fut une bien belle journée !

Un grand merci à toi, Mémel, pour l'ensemble de ton œuvre !

Claude

lundi 1 juin 2009

PENTECÔTE 2009 À LAMOURA, JURA

WEEK-END CLUB DU 30 MAI AU 1 JUIN 2009

L'AS Brévannaise est déjà venue à deux reprises pour un week-end club à Lamoura. Sous la pluie! Cette nouvelle tentative s'annonce mieux. Pas de pluie annoncée cette fois-ci! Le Président Maryan est content.

Maryan au micro, pour une petite présentation du week-end

Pour ma part, c'est ma première visite dans le Jura. Et j'ai hâte de découvrir les montagnes environnantes.

Un beau décor pour faire du vélo… (photo Joao)

Samedi 30 mai

Pour ce premier jour, je me suis contenté du parcours moyen, soit 65 km. N'ayant fait qu'une seule sortie en vélo de route depuis un an et le week-end de Pentecôte à Avallon en 2008, je préfère être prudent ! Le reste de l'année, j'ai fait du VTT, bien sûr, mais ce n'est pas la même chose.

Le départ : on reconnaît Pierrot (tête baissée), Jean-Michel, moi, Michel M. et Joao

Cette première expérience dans le Jura aura été très convaincante !

Des jambes convaincantes (photo Joao)

Joao est resté avec moi tout le long du parcours, et c'est toujours un plaisir de rouler avec lui…

Joao

J'ai gravi la longue grimpette avant le premier ravito sur un bon rythme, ce qui m'a rassuré sur l'état de mes jambes... Et après le ravito, nous avons eu la joie de rouler avec Pierrot et Claudine... Pierrot connaissant la région comme sa poche, j'ai bénéficié d'un guide exceptionnel ! Une bien belle journée !
Pierrot (à gauche) et Claudine

Dimanche 31 mai

En ce début de deuxième journée, je m'attaque de nouveau au parcours moyen : 63 km. Sentant mes genoux un peu sensibles, je roule "mollo" et je suis vite distancé par le gros de la troupe... Cependant, j'ai bien noté le conseil de l'organisateur : « Faites tourner les jambes dans la descente sinon vous aurez du mal pour attaquer la montée après Septmoncel. » Alors je passe sur le grand plateau et je "fais" la descente... Compteur à plus de 65 par moments... Brrr! Il ne fait pas chaud! Je double pas mal de gars... Je me dis qu'ils me repasseront dans la montée ! En fait, sur ma lancée, je grimpe très bien ce premier col et je double encore pas mal de monde ! Ça fait plaisir... Seul Daniel P. me rattrape et me double à l'approche du sommet... Constatant que son allure est à peine plus élevée que la mienne, j'essaye de le suivre et j'y arrive…

Concentré sur l'effort!…

Au ravito, nous rejoignons Marie-Ange et Yves B. qui avaient pris les devants, quittant Lamoura sans attendre le signal du starter... Les organisateurs se sont déguisés et multiplient les facéties, pour le plus grand plaisir de tous.

Animation souriante et folklorique sur le ravito…

Nous finissons par former un petit groupe qui va rouler ensemble un bon moment... Outre Marie-Ange et Yves, ce petit groupe comprend Jean-Michel B., Jean-Pierre H., Laurent, Gilbert et moi-même (pardon à ceux que j'aurais pu oublier)…

Marie-Ange et Jean-Michel

A la faveur d'une succession de petites bosses sur la fin, le groupe finira éparpillé, chacun préférant rouler à son rythme…

Claudine et Joao, main dans la main...

Le dimanche après-midi, un petit groupe a renoncé à l'excursion en car jusqu'à Genève… Nous avons préféré faire une petite balade à pied dans les environs du village de vacances…

Jean-Pierre H., Guy B., Michel W., ?, Arlette, Gilbert et moi (photo Marie-Ange)

Lundi 1er juin

Troisième jour, la fatigue commence à se faire sentir... Joao et moi optons pour un parcours moyen de 60 km. Nous nous associons à un groupe d'une douzaine de cyclos, de plusieurs clubs confondus.

Le départ, en compagnie de Joao

Nous roulons pratiquement ensemble et sur un bon rythme jusqu'à Morez. Là commence l'ascension du jour, vers Prémanon. Je sens mes jambes lourdes, lourdes... je mets "tout" à gauche... Bien content d'avoir un triple plateau et je grimpe comme si je devais continuer pendant des heures, c'est-à-dire en essayant de ne pas forcer... J'ai l'impression d'être tout seul sur cette route... Trois ou quatre cyclos du groupe sont derrière moi, distancés... A l'évidence encore moins bien que moi !

Fin de la côte de Prémanon : ouf !

Les autres sont devant et je ne les reverrai plus... Même pas au ravito du sommet, c'est dire le retard que j'ai accumulé dans la montée ! A noter tout de même que sur la photo ci-dessous, beaucoup ne faisaient que le petit parcours, ce qui explique qu'ils soient arrivés là avant moi!!! (Il fallait que ce soit dit!…)

Tout le groupe à Prémanon

Après Prémanon, je me dis que c'est bon, il n'y a plus qu'à "redescendre" sur Lamoura... Erreur ! Il me restera un faux-plat montant que j'aurai du mal à gravir, même avec le tout petit plateau... Bref, je suis cuit physiquement, mais moralement, je me sens très bien... Ces trois jours m'ont fait un bien fou, et je retiendrai surtout que je meurs d'envie de revenir ! En meilleure forme si possible, pour pouvoir faire les grands parcours... Je ne connaissais pas le Jura. Je suis conquis !

Claude
Photos de l'organisation, sauf mention contraire

Allez Brévannes! (photo AS Brévannaise)

samedi 9 mai 2009

AUDAX DES TROIS V, À VILLECRESNES (94) : MON PREMIER 200 KM, par Marie-Ange

6h30 : il fait frais et nous sommes onze licenciés de l'A.S. Brévannaise à nous retrouver sur le parking du gymnase Pironi de Villecresnes. Dans l'attente du coup de sifflet du départ, séance photos de notre groupe, écoute attentive des conseils de sécurité du président du club organisateur, minute de silence à la mémoire de Marcel Enjourbault.

Les Brévannais : James, Christian, Maryan, Marie-Ange, Guy, Lucien, Raymond, Yves, Alain et Gilbert (il manque Gérard qui prenait la photo)

Démarrage à 7 heures. Dès le départ, nous nous étonnons, Guy B. et moi, de voir que nos compteurs réciproques ne fonctionnent pas. C'est normal ! J'ai sa roue sur mon vélo et lui a la mienne ! Histoire de couple, première scène de ménage ! (il y en aura une autre au retour à propos de mon câble de frein !). Donc, arrêt rapide pour échange de matériel !!!

Pas de pluie sur le trajet aller, quelques gouttes de temps en temps et de gros nuages au loin (mauvais présages !).

Après le premier ravitaillement, du côté de Beauvoir, Yves B. et James S. assurent le tempo car sollicités pour être nos deux capitaines de route et ce jusqu'au ravitaillement suivant. Au deuxième arrêt, quelque part dans les environs de Donnemarie-Dontilly, quelques cyclos ont osé se plaindre d'une allure un peu trop rapide à leur goût. A tort, car félicitations à nos deux « pilotes » qui ont su maintenir le cap avec une moyenne générale ne dépassant pas les 22 km/h. Rien à redire personnellement. Je les connais bien nos deux compères !

Arrivée au restaurant : Christian (assis), Raymond, Maryan, Guy, Gilbert, Yves et Gérard

Arrivée sans problème (routes dégagées et sécurisées par les motards, pas de fléchage à suivre ou à repérer, voiture ouvreuse et camionnette balai) au Manoir de l'Onde à Villenavotte, après avoir longé l'Yonne. Pause apéritif dans un cadre superbe avec soleil dans les yeux (cela ne durera pas !). Un bémol cependant... Nous allons connaître, dans le jardin du restaurant, la première chute de la journée. Le sol n'est pas encore glissant, nos vélos sont rangés mais James (qui, je tiens à le préciser, n'a pas encore trempé ses lèvres dans le kir), occupé à ranger son téléphone, se prend les pieds dans un énorme caillou décoratif, se retrouve sur le sol, à quatre pattes, avec un genou tuméfié !

James, le cascadeur

Le repas, copieux et arrosé (au figuré comme en réalité), nous fera vite oublier l'accident. Au menu : mouliné de légumes, terrine légumes/poisson, poitrine de veau farcie avec sa garniture, fromage et dessert (glace) et café. Les premières gouttes de pluie sont apparues au milieu du repas. Je commence à redouter le pire et à juste titre car le pire est à venir !

Yves, Marie-Ange et Guy

À la sortie du restaurant, ce n'est pas encore le déluge, mais ça va venir ! Christian R. qui a vu le désespoir se dessiner sur mon visage, entonne une chanson pour me redonner le moral. Est-ce bien le moment de chanter ? Nous repartons avec les imperméables sur le dos, mais je me persuade fermement qu'un arc-en-ciel va venir. Je me console comme je peux. Cinq cent mètres après le départ, je crève. Guy B. (mon époux pour le meilleur mais également pour le pire, et à cet instant, c'est le pire) monte avec moi dans la camionnette pour réparer à ma place. À l'arrière de ce camion, je mets genoux à terre car impossible de rester debout en équilibre. Il fait sombre et la réparation n'est pas aisée. Mais, en attendant, j'évite les intempéries ! Réparation effectuée, descente du camion et reprise de la route, chacun sur notre vélo, pédalant comme des fous sous la pluie pour rattraper le grand groupe. Nous traversons des villages aux rues inondées, nous bravons courageusement la pluie. Arrêt de dix minutes, dans les bois détrempés, dans les environs de Laval-en-Brie. Crevaison pour Yves B. quelques kilomètres avant notre deuxième arrêt à Blandy-les-Tours. Miracle : il a cessé de pleuvoir, MAIS CATASTROPHE : point de ravito, rien à manger, rien à boire (tiens, cela me rappelle un certain 1er mai du côté de Boissy-aux-Cailles) ; nous apprenons alors que la voiture de ravitaillement s'est perdue !

Mais il n'y a pas que la voiture qui s'est perdue ! Maryan K. et Raymond C. arrivent à Blandy, au moment où nous redémarrons, en sens inverse de l'itinéraire ! Je crois bien qu'ils sont en colère ! Il faut bien dire que l'allure imposée au retour était plus soutenue qu'à l'aller (ou bien étais-je plus fatiguée) d'où quelques cyclos égarés en pleine nature. Tout le monde repart de Blandy-les-Tours, tant bien que mal, et moi plus mal que bien. En haut de la côte, après le Pont Paillard (je le cite pour les connaisseurs et les habitués des rallyes), crevaison de Guy B. qui m'ordonne de continuer sans lui. Il refuse de monter dans la camionnette. Je ne le reverrai que trente minutes au moins après mon arrivée à Villecresnes. Il va être victime au total de trois crevaisons (je ne suis pas étonnée), n'ayant pas réussi à trouver le silex dans son pneu, la cause des crevaisons en série. Heureusement pour lui, à un carrefour, il retrouve James S. et Lucien B. qui se sont perdus eux aussi et qui arrivent par une autre route. Lucien B. lui prête une chambre à air, que Guy va parvenir à lui crever en moins de trois kilomètres ! C'est au tour de James S. de jouer le dépanneur. Parenthèses : merci sincère aux collègues du club sur lesquels on sait que l'on peut compter.

Abandonnée par mon mari, lâchée progressivement par les autres car je ne tiens plus la cadence, je sais que je vais terminer mon premier 200 km toute seule, comme une grande et je m'accroche, avec le ronflement du moteur du camion-balai dans mon dos (camion rempli de quelques Brévannais dont je m'abstiendrai de citer les noms par respect, solidarité et galanterie bien féminine et qui, j'en suis sûre, m'encouragent). Pas question d'abandonner ; je me maudis de m'être inscrite dans cette « galère » mais après mon arrivée « triomphale » à Villecresnes, j'ai oublié très vite mes douleurs morales et physiques.

J'assiste à la remise des récompenses (médailles) et encore un trophée pour l'A.S. Brévannaise cyclo !

Mon premier Audax, mon premier 200 ! Il y a un an à peine, je vous narrais mon premier 100 km à Avallon. Tout cela vaut le coup d'être vécu. Il ne reste que d'agréables souvenirs. Merci à tous ceux et celles qui m'ont encouragée à faire cet Audax, merci à notre Président.

Marie-Ange

lundi 20 avril 2009

16e RANDONNÉE BRÉVANNAISE : DÉFLÉCHAGE DES PARCOURS VTT

Pour beaucoup, l'organisation de la 16e Randonnée Brévannaise s'est terminée le dimanche après-midi... Pour nous, les vététistes, il nous restait encore à déflécher ! Cette année, ce sont les jeunes qui furent à l'honneur pour ce défléchage ! Lauriane et Anaïs ont défléché la totalité du parcours familial (environ 15 km). Et Damien m'a accompagné sur le gros morceau : le 50 km ! (Le fléchage spécifique du 35 km consistant en une seule affichette, on considérera son défléchage comme négligeable !)

En quittant Picasso, où j'ai retrouvé Damien ce lundi vers 9h, j'appréhendais un peu ce défléchage. Il faut dire que les vététistes ayant fait la randonnée dimanche nous avaient signalé des zones extrêmement grasses... Joao et Christophe, nos ouvreurs, avaient également beaucoup souffert, dimanche matin, le terrain s'étant terriblement alourdi par rapport au fléchage de samedi. Par chance, le soleil du dimanche après-midi et le petit vent de la nuit ont suffi pour faire sécher le parcours... Heureusement, parce que malgré les conditions favorables, je suis rentré très "entamé"... 145 km de VTT en trois jours, ça faisait un moment que je n'avais pas fait ça ! Et ce fut dur... Très dur !

Je remercie beaucoup les "filles" qui ont sensiblement allégé notre tache, puisqu'elles ont défléché toutes les parties communes aux trois parcours. Un grand merci aussi à Damien, dont l'enthousiasme et la disponibilité font plaisir à voir, et qui a été très efficace, aussi bien lors de nos activités communes du dimanche qu'à l'occasion de ce défléchage !

Claude
Photos personnelles

Damien…

… et moi!

dimanche 15 mars 2009

VTT : LA CASTELVIROISE 2009

Pas d'erreur de parcours... pour me rendre au départ ! J'avais eu une embrouille pour aller à Ormoy, puis une autre pour aller à Cerny! Aujourd'hui, rien! Ça fait plaisir ! Mon GPS va mieux, merci !

Claude, Valérie, Eric

Temps superbe ! Ça s'annonçait bien... Vélo lavé, graissé, gonflé... La seule chose que je n'ai pas vérifié : les freins ! J'ai eu tort ! A la suite de la randonnée de Cerny, mes plaquettes de freins, rongées par la boue liquide, sont en piteux état... Dès le départ, j'entends "comme un bruit"... Frottement permanent sur le disque avant ! Je démonte la roue pour tenter un petit nettoyage : et l'une des plaquettes tombe par terre ! Heureusement, Eric est là, récupère le ressort resté coincé à l'intérieur de la mâchoire et, avec l'aide du couteau de Valérie (merci Valérie !), réussit à me faire une réparation de fortune... Cinquante mètres plus loin, premier freinage et... rebelote ! Retour à la case départ ! Eric et le couteau interviennent de nouveau (Eric, je t'embrasse !...) et je peux repartir. Mais désormais, il vaudra mieux éviter de me servir du frein avant ! Il reste 50 bornes à faire, avec 700 m de dénivelé ! Ça ne va pas être de la tarte !... L'espace d'un instant, je songe à m'attacher la main gauche dans le dos pour éviter le réflexe du freinage qui obligerait Eric à jouer encore du couteau !... Mais finalement tout se passera bien…

Je tenterai bien le coup du freinage "avant" dans une descente un peu longue pour pouvoir me lâcher un peu... Mais la punition sera immédiate ! Frottement ! Eric ! Couteau !... Heureusement que le frein arrière a tenu ! A cinq kilomètres de l'arrivée, j'ai quand même craint le pire ! Crevaison à l'arrière ! Je démonte la roue et... Eric ramasse une plaquette dans l'herbe ! Heureusement, il réussit à la remettre en place pendant que je finis de réparer ma crevaison... Décidément ! Il est temps que j'emmène mon VTT chez "Docteur Charles"... Quelques soins sont devenus indispensables...

Pour ce qui est de la randonnée, ce fut un vrai régal. Le terrain était quasiment sec. De nombreuses côtes, dont certaines très techniques et exigeantes, des paysages très variés, un parcours avec de nombreuses nouveautés par rapport aux randonnées que j'avais déjà faites dans ce coin-là, très peu de bitume, des ravitaillements riches et accueillants, le tout sous un soleil printanier... Heureusement que j'ai eu quelques soucis mécaniques, sinon, cela aurait été presque trop beau !

Claude
Photo personnelle

dimanche 8 mars 2009

VTT : RANDONNÉE DE CERNY (91)

La météo annonçait un temps incertain... Elle ne s'était pas trompée ! Mais après la belle journée du samedi, on espérait quand même un peu que le mauvais temps n'arriverait que dans l'après-midi... Raté !

Co-voiturage pour se rendre à Cerny... J'emmène Gabin, pompier à Villeneuve-Saint-Georges, qui envisage de prendre une licence... Sur la route, petites contrariétés dues à mon GPS ! Je me demande bien pourquoi c'est une femme qui m'indique la route ! Le nombre de fois où je me goure à cause d'elle... ça devient pénible ! Quand elle me dit, en plein autoroute : « Si possible, faites demi-tour », je nourris quelques doutes sur la fiabilité de mon matériel !

Au départ

Au départ, en comptant les invités, nous nous retrouvons à huit. Ça démarre assez fort ! Pas assez cependant pour Gabin qui, à chaque côte, nous largue puis revient à notre rencontre, histoire de ne pas se refroidir...

Jusqu'au premier ravito, ça roule... Nous restons groupés, le temps est encore correct, le terrain à peu près sec... Un peu de sable quand même mais sans problème. Malheureusement, ça ne va pas durer ! Une petite pluie fine commence à tomber, le vent se lève et on le sent bien à travers champs, le terrain devient gras et glissant... Ce n'est pas cette boue qui colle aux pneus en faisant des paquets, mais une petite boue liquide qui s'insinue entre les plaquettes de freins... Déjà que le terrain nous freine, si les plaquettes frottent en permanence, ça n'arrange pas nos affaires...

En outre, l'enchaînement des côtes va devenir usant. Cerny, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est juste à côté de La-Ferté-Alais, un des endroits les plus vallonnés de l'Essonne... Le groupe va bientôt exploser... Lionel, un ne nos nouveaux licenciés, commence à sentir ses jambes lourdes. Sébastien et l'un de ses copains, qui reprennent seulement le VTT après plusieurs mois d'interruption, ont sagement décidé de bifurquer sur le "35 km"...

Ne me sentant pas dans un grand jour, je ne suis pas loin de penser que ce serait aussi pour moi une solution raisonnable. Et Lionel, qui n'a jamais fait de distance aussi longue (55 km au programme !) se laisserait bien tenter aussi par le "35"... Nous décidons finalement de nous lancer ensemble sur le grand parcours... Nous connaîtrons tous les deux des moments où nous allons regretter cette décision, notamment dans quelques côtes relativement accessibles que nous montons à pied, Lionel parce qu'il n'a plus de jambes (je ne sais pas ce qu'il en a fait !) et moi parce que je sens les crampes toutes proches, même en marchant !

Une petite chute pour moi pour avoir mal maîtrisé une sortie d'ornière. Quand on est fatigué, c'est nettement plus dur ! Et quand c'est sur terrain glissant, la moindre erreur et ça ne pardonne pas ! Grande fatigue pour Lionel, qui me dira, à l'arrivée : "Je m'en souviendrai de cette rando"... Un qui s'en souviendra aussi, c'est Gabin : pour sa première participation à une rando en invité de l'AS Brévannaise, il a gagné un VTT (voir photo ci-dessous).

Gabin et son nouveau VTT

Il a dit que ce serait un cadeau pour "madame"... A l'arrivée, nous nous retrouvons tous dans un état épouvantable, maculés de boue, et franchement usés... Il y a des "55 km" qui valent des 65 ou 70 ! Tout le monde en a plein les pattes ! Il y a des moments où l'on se demande pourquoi on aime ça et si l'on n'est pas "un peu" fadas !... Mais on ressent après coup une certaine euphorie à travers la fatigue, un mélange de fierté et d'épuisement béat ! Impossible à comprendre pour ceux qui ne l'ont pas vécu !

Ceux qui ne sont pas venus ont raté aussi un grand moment : mon "nu intégral" sur le parking, en plein champ, en plein vent et sous la pluie ! Mais il fallait bien se changer, vu que je m'étais couché dans la boue à cause de cette foutue ornière... Je n'allais pas monter en voiture dans cet état ! Déjà qu'il faut laver le vélo, rincer toutes les fringues avant de les mettre en machine et nettoyer les chaussures, si en plus il faut laver la voiture, bonjour la galère !

A bientôt pour de nouvelles aventures vététistes !

Claude
Photos personnelles

dimanche 15 février 2009

VTT : RANDONNÉE DE DAMMARIE-LES-LYS 2009

RANDONNÉE DU MASSIF FORESTIER DE FONTAINEBLEAU

A l'A.S. Brévannaise, les routiers sont habitués à devoir se mobiliser pour défendre un challenge ! Et Maryan se fait un devoir de rameuter ses troupes au moment opportun afin de conserver le trophée qui n'est acquis au club qu'après trois victoires consécutives !

Joao, entre Claude et Claude

Dans l'euphorie de notre premier challenge, remporté à Dammarie-les-Lys ce 15 février 2009 grâce à la présence de 14 vététistes, nous commencions à imaginer pour la saison 2010 une mobilisation générale ! Dans nos pensées et nos conversations, nous appelions à la rescousse tous les vététistes intermittents et tous les routiers pratiquant un peu le VTT pour conserver ce trophée à Brévannes ! Bon, il sera temps d'en reparler dans un peu moins d'un an !

En tout cas, notre responsable VTT était aux anges quand il a récupéré son challenge, bien entouré sur le podium entre deux "Claude"... Tout un symbole en ce jour de la Saint Claude où Joao était vraiment à la fête...

Claude (encore un !)


LES IMPRESSIONS DE JOAO

Ce dimanche 15 février, nous étions présents à Dammarie-les-Lys pour la rando du massif forestier de Fontainebleau. Nous étions 14 à représenter notre club. 14 unités qui ont permis de ramener le premier challenge VTT du club !!! Le Challenge Union Club. Il faudra tout faire pour le conserver pendant les deux prochaines éditions !
En attendant on pourra l'admirer à notre local dès la prochaine réunion et ce, pendant un an !!



Avec Claude et Joao, premier challenge à défendre pour les vététistes de l'ASB

En cette matinée fraîche, nous étions un petit groupe au premier abord, pour enfin être 14 Brévannaises et Brévannais au départ. Les nouvelles recrues sont présentes et cela fait plaisir (Stéphane Le Breton, Daniel Mounier et Christophe Coppens). Les habitués sont là aussi. Claude, fidèle vététiste que l'âge n'arrête pas... bien au contraire (!) est bel et bien présent, et montre d'entrée de jeu une volonté farouche d'en découdre avec la forêt de Fontainebleau !!! La pipelette est là — je veux parler du jeune Damien, qui a toujours quelque chose à dire, le garçon ! — Eric Pingard et Charly en compagnons de garde ! La petite troupe est accompagnée de Claudine Martin et de Pierre Guhur. Mon respect pour eux est énorme au vu de leurs exploits sportifs ! Pierre, on le sait a 100 marathons à son actif et c'est incroyable ; mais Claudine, elle, a couru 46 marathons ce qui est aussi exceptionnel et il faut le souligner ! Leur modestie face à nos réactions admiratives est aussi remarquable !

Quand on vous dit que Charly est un garçon discret qui n'aime pas se mettre en avant !... Il est quand même sur la photo... Mais "Où est Charly ?”...

Bref ! Nous mettons le braquet, assez haut dès le départ ; peut-être l'effet de groupe. Au premier ravito, ça se sépare. Kilométrage et niveaux différents divisent le groupe... Diviser pour mieux régner ?!!

La matinée est géniale, le terrain roulant et parfois technique, mais c'est bien la puissance qui parle aujourd'hui... Eric Pingard est un peu à la peine dans les 5 derniers kilomètres mais Charly et moi, restons à ses côtés, tandis que Claude et Christophe partent devant... Les salauds pensent qu'ils sont meilleurs que nous !!! Pas faux aujourd'hui !



Pierrot et Claudine


Dans un ultime effort nous rejoignons l'arrivée. La moyenne est assez incroyable sur ce parcours de 45 bornes : 20 km/h... et 37 km/h sur les deux derniers kilomètres !!

Une surprise de taille nous attend... La première place ! Car nous sommes 14 présents et premier club. Notre joie est grande, la mienne débordante ! Fier, heureux, mes yeux brillent de mille feux ! Ça chauffe !

Petit à petit, le groupe du départ se reforme avec l'arrivée de uns et des autres. La remise des récompenses a lieu, et c'est fièrement que je m'avance vers ce podium, le premier de ma courte vie de responsable VTT ! Je suis ému, content. Nous ramenons un challenge ! Le premier de la section VTT ! Double joie !! Le précieux trophée est énorme, lourd ! Qu'importe ! Je ne veux pas le lâcher, celui-là ; il est plein de sens et de symbole pour moi ! Je suis fier des miens ! Des jaunes et verts ! Surtout ici, à Dammarie-les-Lys, où finir premier sur près de 600 vététistes, c'est pas rien surtout que cette manifestation n'est pas inconnue !

La joie est grande puisque Florian Goudroy, venu faire le petit parcours avec son père, Eric, gagne une coupe lui aussi pour être le plus jeune participant ! On n'est pas venus pour rien ! Il nous faudra bien évidemment conserver ce challenge l'année prochaine, puis l'année d'après, et ce challenge pourra rester au club... En attendant, il fera belle figure sur l'étagère, déjà pleine de notre local...

Joao,
responsable VTT
... et fier de l'être !!! hi-hi !!!


Une équipe qui gagne ! Ça fait plaisir !

dimanche 8 février 2009

VTT : LES ROCHES MALESHERBOISES, À MALESHERBES, LOIRET

De retour des "roches malesherboises“, il y a trois ou quatre ans, mon copain Pascal m'avait dit que le déplacement se justifiait ! L'année suivante, j'ai donc mis cette randonnée au programme du club, mais personne n'y est allé ! Trop loin, semblait-il ! Cette année, j'ai fini par me décider et je suis allé me rendre compte par moi-même ! En compagnie de deux autres courageux : Valérie et Christophe.

Valérie

Christophe

… et moi

Le déplacement en voiture : 1h environ. C'est le département du Loiret, certes, mais juste à la limite du 77. Deux ou trois kilomètres à peine après Buthiers, quelques six bornes après Boissy-aux-Cailles (pour ceux qui ont déjà fait cette randonnée). Bref, ça reste accessible.

Le parcours : 45 km. Plusieurs passages sur route, mais rien d'excessif. On a connu mieux, mais on a aussi connu pire ! Des chemins en bordure de champs avec un peu de boue, des passages dans les sous-bois, entre les rochers comme à Fontainebleau... Un sentier au bord d'un petit cours d'eau limpide au fond garni de cresson... Et le must : plusieurs kilomètres dans la base de loisirs de Buthiers avec des montées et des descentes très techniques : sable, racines, rochers à franchir... Ça m'a rappelé le stage de maniabilité que j'y avais fait en 2006. En conclusion, du Vrai TT, c'est-à-dire un peu tous les terrains... et le plaisir de retrouver sur une randonnée des petits sentiers entre les rochers, plaisir devenu rare puisque sur le Massif Forestier de Fontainebleau, l'ONF oblige désormais tous les organisateurs à éviter ces "singletracks", préservation de la forêt oblige. A Buthiers, cela demeure possible tant qu'on reste sur les circuits VTT permanents de la base de loisirs.

Christophe dans le sable… heureusement tassé par l'humidité et les nombreux passages

Nous étions 222 à participer à cette randonnée, dont trois Brévannais. Une pensée particulière pour notre nouveau camarade de club, Christophe Coppens, dont c'était la deuxième randonnée seulement (après les Bagaudes) et la première sur des Terres Lointaines et presque Inconnues ! Apparemment, l'expérience lui a plu ! Ces terrains nouveaux lui ont permis de mesurer les apprentissages qu'il lui reste à accomplir, notamment dans les descentes et les montées techniques. Mais le "jeune homme" a déjà un excellent coup de pédale et il a devant lui une belle marge de progression !

Claude
Photos de l'organisation

Claude

dimanche 11 janvier 2009

VTT : RALLYE DE VERSAILLES, PREMIÈRE RANDO DE L'ANNÉE 2009

Il faisait moins 12 vers 7h15 quand je suis monté dans ma voiture ! En arrivant au carrefour Pompadour où j'avais rendez-vous avec Joao, je lui dis : « On est vraiment cinglés ! » Il confirme ! Séverine lui a dit la même chose !... Sur place, à Versailles Porchefontaine, pas grand monde à 8h, mais on n'est pas tout seuls ! Il y a même plus de fadas que ce que j'aurais imaginé !

Une petite affichette annonce à l'entrée de la salle : "Deux tiers du parcours enneigés." Je suis content ! Ça va me rappeler une des plus belles randonnées auxquelles j'aie participé : Dammarie-les-Lys sous la neige, il y a deux ou trois ans ! Vers 8h25, trois autres Brévannais se présentent, Eric G., et ses potes Daniel et Stéphane. Nous serons donc 5 du club.

On démarre ! Il fait encore un peu sombre... mais très vite la lumière va devenir magique. Les rayons de soleil sur la neige, en Île-de-France, ce n'est pas si fréquent. Mes sensations sont excellentes ! Ces couleurs et ce froid vif me rappellent la montagne en hiver ! Bientôt le dénivelé confirmera cette impression ! On se croirait vraiment en vacances à la montagne ! Sur les sentiers enneigés en VTT, j'ai les mêmes sensations que lorsque je fais du ski de fond... Je me régale !

Les premières ascensions feront éclater le groupe... Joao et moi, engagés sur le 45 km, décidons de ne pas attendre nos partenaires qui eux, ont décidé de se contenter du 35. Après Vélizy, direction le Bois de Verrières, puis Igny…

Au premier ravito, à part les pieds qui sont gelés, les sensations sont bonnes. Pour les mains, j'ai mis des gants de ski ! Je ne regrette pas !... On nous propose soupe, chocolat chaud ou café ! Ça fait du bien !

Joao au premier ravito

Vauhallan, Saclay... Je m'attendais à avoir froid en traversant les champs enneigés... Même pas ! Le soleil est bien présent, la lumière toujours aussi belle... Et la balade toujours aussi agréable.

A travers champs, entre Vauhallan et Saclay

Au second ravito, je bavarde avec Joao. Je pense à Jean-Pierre (JPB), Maryan, James et JR qui m'ont proposé d'aller répéter avec eux à l'Atelier Barbara pour le spectacle de l'après-midi. N'ayant pas eu le temps de répéter convenablement les chansons que j'envisage de chanter, je sais que cette répétition n'aurait sans doute pas été inutile ! Mais louper la première rando de l'année n'aurait pas été une bonne chose ! Et maintenant que j'y suis, je profite pleinement de ces conditions météorologiques exceptionnelles (en 6 ans de VTT à l'ASB, ce n'est que la deuxième fois que je fais une rando sur neige !). Et tant pis pour le spectacle !

Tout en roulant, je raconte à Joao comment je me suis fichu un coup de marteau sur le doigt, risquant de compromettre ma prestation ! Et je lui dis en rigolant : « Il ne manquerait plus que je me casse la gueule ! » Ce qui fut chose faite quelques kilomètres plus loin ! Dans la chute, la crispation a provoqué l'apparition d'une crampe au mollet droit ! Bon, ce n'est pas ça qui m'empêchera de chanter !

Je remonte sur mon vélo... Les côtes suivantes seront escaladées à rythme très modéré pour ménager ce mollet car je sens la crampe prête à me tétaniser au premier effort un peu trop intense... Du coup, j'ai le temps de réfléchir ! Je répète les paroles de quelques chansons dans ma tête et j'ai l'idée d'introduire mon "tour de chant" par une sorte de petit sketch récapitulant les mésaventures dont je viens de parler, enrobées de quelques détails inventées pour grossir un peu le trait...

La fin du parcours est toujours aussi belle. Les étangs gelés de la vallée de la Bièvre !... Magnifique. La dernière côte, à la sortie de Jouy-en-Josas, est escamotée par tous les vététistes. La pente est déjà très dure par temps sec... alors recouverte de neige ! Je serais curieux de savoir quel pourcentage elle accuse. Plus de 10 %, ça c'est sûr ! 20% ? 30% ? 40 ???? Bref, c'est un mur! Et tout le monde le gravit à pied! Le final est tranquille! Saucisse chaude à l'arrivée! Bonne idée!

En tout cas, les absents ont eu tort ! Comme d'hab. !

A bientôt en VTT !

Claude
Photos personnelles

Entre Vauhallan et Saclay