vendredi 20 septembre 2019

TRAVERSÉE À VÉLO DES PYRÉNÉES ESPAGNOLES

EFFECTUÉE DU 11 AU 19 SEPTEMBRE 2019

Partis de Roses ("Rosas" en français ou en castillan), nous sommes arrivés à Saint-Jean-de-Luz après 9 étapes bien vallonnées au long des contreforts des Pyrénées, essentiellement sur le versant espagnol. Nous avons traversé successivement la Catalogne, l'Aragon et la Navarre, pour finir par une petite incursion au Pays Basque français.

Les communautés espagnoles proches des Pyrénées (Doc. Internet)

Cette traversée s'effectuait donc de la Méditerranée à l'Atlantique, ou plus précisément au Golfe de Gascogne si l'on se place du point de vue français, une vaste étendue d'eau que les Espagnols nomment quant à eux : "Mar Cantábrico".

Mar Cantábrico (Doc. Internet)

La randonnée était organisée par le voyagiste Deltour (de Saint-Géniez-d'Olt, dans l'Aveyron) et encadrée par Jacques et Françoise Fau, cyclotouristes Saint-Gaudinois, tout deux moniteurs FFCT. Le transport des bagages et les réservations d'hôtels, en demi-pension, étaient pris en charge par l'organisation.

Notre car et sa remorque au col de la Creu de Perves (photo Jacques Fau)

Nous étions 24 à participer à cette randonnée itinérante. Pour ma part, j'ai fait l'intégralité du parcours sur mon vélo et j'ai engrangé au total 842 km en 9 étapes. Mon dénivelé positif cumulé avoisine les 13 000 mètres. J'ai franchi 37 cols dont 32 étaient nouveaux pour moi.


Résumé de ma traversée

Mercredi 11 septembre 2019 : Première étape

Il pleut ce matin au départ de Roses (les Catalans prononcent "RRozesse"). Cela ne nous empêche pas de profiter d'une légère accalmie pour nous regrouper le long de la plage et immortaliser notre départ. Grâce à une aimable joggeuse, les 24 participants sont présents sur la photo!

Roses : départ de la traversée des Pyrénées 2019 (photo Jacques Fau)

Les premiers kilomètres s'effectuant en montée, le peloton se disloque assez vite. Je me retrouve rapidement à l'avant, avec Eric, Fabrice et Gilles. La petite pluie fine ne nous incite pas à musarder. Malgré une "pause café" assez longue à San Pere Pescador, nous ne voyons pas revenir le reste du peloton et nous repartons tous les quatre. Nous apprendrons à l'arrivée que nos camarades ont été malheureusement retardés par un nombre impressionnant de crevaisons.

Après une soixantaine de kilomètres parcourus à un rythme soutenu, notre quatuor atteint Banyoles et son lac, qui a la particularité d'être le plus grand lac naturel de Catalogne et même de la Péninsule Ibérique. Ayant perdu mon appareil peu après avoir photographié ce lac, j'utilise ici une photo empruntée à la collection de Fabrice P., que je remercie au passage.

Lac de Banyoles (photo Fabrice P.)

A Banyoles, nous retrouvons Damien, notre chauffeur, et son car. J'en profite pour grignoter une quiche, bien à l'abri dans le car, tandis que mes trois camarades préfèrent s'installer pour manger dans un restaurant local.

Quand je suis prêt à repartir, nos autres compagnons de route ne sont toujours pas arrivés (maudites crevaisons!). Je ferai donc seul la partie finale de cette étape, jusqu'à Olot, en franchissant au passage 5 petits cols homologués par le Club des Cent Cols.
  • Collada de l'Arn, 250 m
  • Collet de la Casica, 290 m
  • Coll de Colitzà, 390 m
  • Collell d'Amont, 623 m
  • Coll de Caselles, 618 m
Mieres, sur la route d'Olot (photo prise avec mon smartphone)

J'arrive finalement à Olot (Province de Girona) sous le soleil, avec 93 km et 1263 m de D+.


Jeudi 12 septembre 2019 : Deuxième étape

Cette deuxième étape se déroule toujours en Catalogne et intégralement dans la province de Girona. Sur le papier, elle s'annonce comme une des plus difficiles notamment à cause du dénivelé annoncé : plus de 2000 m. C'est aussi l'étape au cours de laquelle nous atteindrons les altitudes les plus élevées de notre traversée, voisines des 1800 m.

Au départ d'Olot, le soleil brille. Il nous accompagnera jusqu'à l'arrivée à Puigcerdà.

Soleil sur Olot

Après 2 km, nous attaquons une première longue montée de 12 ou 13 km jusqu'au Coll de Canes (1120 m), où nous trouverons la route envahie pour travaux. Dommage pour l'esthétique des photos!…

Coll de Canes (1120 m)

Au cours de la montée, tout en apercevant de temps en temps sur notre droite des sommets enneigés, nous franchissons deux cols homologués : Serrota (802 m) et Coubet (975 m); puis deux autres au cours de la descente vers Ripoll : Creu de Regord (962 m) et Creu (879 m). Belle moisson de cinq cols pour une seule ascension!

Décor pendant la montée vers le Coll de Canes

A la fin de la descente, nous arrivons à Ripoll. Je m'y autorise un petit clin d'œil personnel car le nom de cette ville était le patronyme d'une de mes arrière grand-mères : Josefa Ripoll. Le patronyme provient sans le moindre doute du nom de cette ville, même s'il faudrait remonter sept ou huit siècles en arrière pour trouver ici quelques-uns de mes ancêtres…

Ripoll

Après quelques photos, nous reprenons la route en direction de Ribes de Freser, par un long faux-plat montant. Sur ce tronçon, crevaison pour Huguette. Après les multiples crevaisons de la veille, la série continue…

Sur la route de Ribes de Freser

Tout le monde prend un repas à Ribes de Freser : cafétéria pour certains, petit restau ou boulangerie pour les autres, selon les désirs de chacun. C'est là que je retrouve François et Christine avec qui j'effectue ensuite la longue montée régulière de 24 ou 25 km jusqu'à la Collada de Toses (1790 m d'altitude), notre sixième col de la journée.

Collada de Toses (1790 m)

A partir de là, je quitte le parcours officiel qui continue directement vers Puigcerdà. J'ai choisi d'effectuer une variante passant par la station de La Molina, histoire d'ajouter à ma collection quatre nouveaux cols, tous proches de la route : Toses (1777 m), El Pedro (1828 m), El Roc Blanc (1744 m) et Sisé (1725 m). C'est sur ce tronçon que j'atteins le point culminant de toute ma traversée des Pyrénées : 1828 m à l'endroit où j'ai pris la photo ci-dessous, à la Collada del Pedro — le Coll de la Creueta étant visible à l'arrière plan.

Au loin, le Coll de la Creueta ("la petite croix"), vu depuis la Collada del Pedro (1828 m)

En arrivant à l'hébergement, mon GPS affiche 97 km et 2163 m de D+. J'ai engrangé 10 nouveaux cols en deux véritables ascensions : 6 cols sur le parcours officiel + 4 cols optionnels.


Vendredi 13 septembre 2019 : Troisième étape

La traversée de la Catalogne se poursuit. Nous sommes maintenant en Cerdagne. Le nom de la commune où nous avons passé la nuit l'indique sans ambigüité. En effet, puig cerdà signifie "puy cerdan", le mot "puy" ayant ici le sens de "hauteur" comme dans la chaîne des puys, en Auvergne. Quant au mot "puig", qui se prononce pouche, c'est la forme catalane de nos pech ou puech occitans!

La première partie de cette étape est un très long faux plat descendant d'environ 55 km, avec de temps à autre de petites remontées. Nous restons longtemps groupés sur ce tronçon.

Bellver de Cerdanya

Sachant qu'il sera peut-être difficile de trouver à se restaurer sur la deuxième partie de l'étape, nous sommes nombreux à acheter un sandwich à La Seu d'Urgell. Un peu épique car le commerçant semble vite débordé devant tant de demandes simultanées.

Je repars avec un petit groupe : Pierre, François, Christine et Christel… Nous attaquons bientôt le seul col du jour. Un seul col certes, le Port del Cantó (1718 m), mais un gros morceau avec ses 25 km d'ascension et ses pentes très irrégulières!

J'effectue la montée en deux temps, séparés par un arrêt casse-croûte. Certains préfèrent finir la montée et mangeront près du sommet où ils trouveront une auberge bienvenue…

Port del Cantó (1720,8 m)

La descente est rapide et offre de belles vues sur la vallée où l'on distingue notre prochaine ville étape : Sort.

Vue sur Sort, pendant la descente du col

A l'arrivée, je relève la distance parcourue : 98 km. Les autres données de mon enregistrement GPS étant illisibles, je me réfère pour le dénivelé positif aux 1383 m indiqués par la trace OpenRunner.


Samedi 14 septembre 2019 : Quatrième étape


Cette quatrième étape, au départ de Sort, est la dernière intégralement tracée en Catalogne, dans la province de Lleida (ou Lerida). Comme l'étape précédente, celle-ci commence par un long faux plat descendant : 27 ou 28 km jusqu'à La Pobla de Segur. Ce tronçon du parcours longe une rivière, la Noguera Pallaresa.

La Noguera Pallaresa

A plusieurs reprises, nous évitons des tunnels en empruntant une ancienne route qui serpente dans de superbes gorges : Congost de Collegats, où les amateurs de sports d'aventures viennent pratiquer notamment le canyoning ou l'escalade. Notre petit groupe s'arrête régulièrement pour admirer le décor.

Congost de Collegats

Après quelques kilomètres, nous quittons comme à regret ce splendide décor de falaises rougeâtres.

Congost de Collegats

Certains font une pause café à La Pobla de Segur. Pour ma part, je continue et j'aborde la remontée vers les cols du jour… Le premier de ces cols se situe juste à la sortie du joli village de Sarroca de Bellera.

Sarroca de Bellera

Il s'agit de la Creu del Collet (976 m).

La Creu del Collet (976 m)

La montée se poursuit avec trois nouveaux cols enchaînés : Creu de Perves (1335 m), Llevata (1185 m) et Viu de Llevata (1229 m).

Port de Viu de Llevata (1229 m selon CCC et OpenRunner)

Un peu avant d'arriver à El Pont de Suert, terme de cette étape, nous apercevons sur notre gauche le lac artificiel ("pantà" en catalan) d'Escales. J'ai pu constater en consultant les collections de photos de quelques-uns de mes petits camarades que je n'étais pas le seul à avoir été séduit par ce décor…

Pantà d'Escales

A l'arrivée à El Pont de Suert, j'ai parcouru 69 km. Mon GPS annonce 1600 m de D+, mais comme c'est le cas à chaque fois, l'enregistrement GPS exagère significativement le dénivelé positif pour cause de nombreux tunnels et de falaises proches de la route. Dans ce genre de situation, les indications d'OpenRunner (1363 m) ne sont guère plus fiables mais sans doute plus proches de la vérité.


Dimanche 15 septembre 2019 : Cinquième étape


Peu après le départ d'El Pont de Suert, nous quittons la Province de Lleida et la Catalogne pour entrer en Aragon, plus précisément dans la Province de Huesca. La communauté actuelle d'Aragon est l'héritière de l'ancien royaume du même nom, qui a été associé à la Catalogne durant des siècles puisque dès 1137, le roi d'Aragon était en même temps Comte de Barcelone, puis à partir de 1479 titulaire également de la couronne de Castille.

Entrée de la Comunidad de Aragón

Peu après notre entrée en Aragon, une belle ascension de 5 ou 6 km (une dizaine si l'on compte le faux plat montant qui précède) nous permet d'atteindre le Coll de l'Espina (1407 m).

Coll de L'Espina (1407 m)

Celui-ci est suivi du Coll de Fadas (1471 m), très apprécié des cyclos humoristes qui se savent un peu… "tout fous" sur leur vélo, ce qui est le cas de François et moi!

Avec François au Coll de Fadas (1470 m)

Au bas de la descente, à Castejón de Sos, je décide d'acheter un sandwich afin de ne pas risquer de me trouver plus tard sans ressources. Nous nous engageons ensuite dans la traversée des belles Gorges du Rio Ésera.

Gorges du Rio Ésera

A la sortie des gorges, peu après le village de Campo, je m'arrête dans une station service où je me procure une boisson fraîche et je mange mon sandwich. Puis je redémarre pour attaquer la montée un peu pénible du Puerto de Foradada (1003 m). Celle-ci est assez désagréable à gravir à cause d'une pente au pourcentage assez élevé, d'une route quasiment droite, large, avec de la circulation et sous le soleil du début d'après-midi…

Collado de Foradada (1020 m)

Suivent près de 15 km de descente en direction d'Ainsa, "uno de los pueblos mas bonitos de España" nous dit un panneau (= « un des plus beau villages d'Espagne »).

Ainsa

Rejoint par Francis, notre doyen, très élégant sur son vélo à assistance électrique, je décide de l'accompagner jusqu'à l'hôtel pour le faire bénéficier du guidage de mon GPS. Puis je reviens seul à Ainsa, afin de visiter le village. J'y rencontre des copines et des copains qui ont eu la même envie…

Le village d'Ainsa

Depuis le village, on bénéficie de quelques panoramas superbes.

Panorama depuis le village d'Ainsa

Aujourd'hui, j'ai parcouru 95 km. Mon enregistrement GPS étant illisible, je me réfère pour le dénivelé positif à la trace OpenRunner qui indique 1610 m, une donnée sans doute surévaluée à cause des passages le long de falaises, notamment dans les gorges de l'Ésera, ainsi que dans un tunnel.


Lundi 16 septembre 2019 : Sixième étape

Aujourd'hui, l'étape est 100% aragonaise, dans la Province de Huesca, entre Ainsa et Jaca. Nous constituons un petit Club des Cinq bien sympathique avec Christine, Christel, Hervé et François.

Nous franchissons deux cols rapprochés, el puerto de Serrablo (1291 m), suivi peu après du Cuello Serrablo (1231 m). "Serrablo" est le nom de la "comarca" (= contrée) que nous traversons, autour de Sabiñanigo.

Puerto de Serrabló (1291 m)

A l'occasion d'une halte en haut du col, je réalise que Claude (moi-même) et François partageant la route, c'est une formidable opportunité de chanter… Un lundi au soleil!…

Pour notre halte casse-croûte, nous retrouvons Damien et son car à l'endroit convenu, en face d'une station service, ce qui nous permet de nous ravitailler en boissons fraîches, et glaces pour les amateurs.

Puis la route se poursuit vers le Puerto de Navasa, un col matérialisé pour les cyclistes à l'aide de panneaux très élégants qui, outre les informations classiques, invitent les automobilistes à respecter la distance d'1,5 m pour doubler. Bien qu'il en ait toutes les caractéristiques, ce col n'apparaît pas au catalogue du Club des Cent Cols et j'ignore pourquoi.

Début du Puerto de Navasa

Le dernier panneau indique "Fin de puerto"… C'est aussi la fin des principales ascensions du jour.

Puerto de Navasa (1069 m)

A l'arrivée à Jaca (Province de Huesca), mon GPS indique 92 km et 1343 m de D+. Le moment est venu de se rafraîchir, de faire un petit tour en ville et de récupérer en vue de la septième étape.


Mardi 17 septembre 2019 : Septième étape

Une nouvelle fois, au départ de Jaca, l'étape commence par un très long faux plat descendant : plus de 45 km! Certains en profitent pour se lâcher (n'est-ce pas Denis?!…).

Bien que j'aie choisi le long parcours, passant par les cols, je suis curieux de jeter un coup d'œil au Lac de Yesa, sur le rio Aragón qui n'est visible que depuis l'option courte. Un petit aller-retour me permet de l'apercevoir au loin. Je constate le bas niveau de l'eau.

Lac de Yesa

Après avoir fait demi-tour, je rejoins le grand parcours et m'engage dans les gorges du Rio Esca, où je rejoins Christine, François et Hervé, avec qui je finirai l'étape.

Nous escaladons ensemble plusieurs cols, dont le Puerto de las Coronas (952 m).

Panorama depuis le Puerto de Las Coronas (952 m)

Après une quinzaine de kilomètres de descente, nous attaquons les 2,5 km de remontée qui nous permettent de franchir le Puerto de Iso (672 m).

Christine, suivie d'Hervé, au Puerto de Iso (672 m)

A Domeño, avec déjà 90 km au compteur, nous effectuons une longue halte pour nous restaurer dans une auberge.

Pour le final, sur proposition d'Hervé, nous introduisons une variante par rapport au parcours proposé, ce qui nous permet d'éviter une route peu attrayante et d'engranger un col supplémentaire, le Puerto de Olaz (704 m), également nommé "Aibar" ou "Oibar".

Puerto de Olaz (704 m)

Au terme de cette étape, nous traversons Sangüesa (Navarra), où nous observons les traces des heures de fête que la ville vient de vivre… Mon GPS indique 119 km (la plus longue étape à ce jour) et 1323 m de D+.


Mercredi 18 septembre 2019 : Huitième étape

Réveil avancé, ce matin, à Sangüesa. L'étape étant encore plus longue que celle de la veille (environ 130 km), les organisateurs nous ont proposé de partir plus tôt que les jours précédents. Mais à l'heure du départ, coups de tonnerre, éclairs puis trombes d'eau refroidissent bien des enthousiasmes. Pour dédramatiser, je chante du Nougaro : « Il y a de l'orage dans l'air, il y'a de l'eau dans le… gaz!… » Et ça a l'air de marcher! François rigole! On ne va pas se laisser impressionner!

Cependant, dans le groupe, bien des smartphones sont de sortie! Que dit la météo??? Certaines sites sont alarmistes, d'autres plus rassurants, dont celui que je consulte… Que faire?

Finalement, les trois quarts du groupe optent pour un trajet en car. Nous sommes peu nombreux à défier les intempéries, six au total, répartis en deux groupes de trois. Pour ma part, je m'élance en compagnie de François et d'Hervé, deux compagnons de route exemplaires, le premier par sa bonne humeur permanente, le second par son calme imperturbable.

Après une heure et 21 km sous une pluie raisonnable, nous sommes récompensés : la pluie cesse. Nous mettons à profit, pour "débâcher", une halte près du hameau d'Indurain (clin d'œil à un grand champion espagnol, natif de Navarre, que nous interprétons comme un signe favorable!).

François près d'Indurain

Nous sentons dès lors le soleil dans le dos, condition favorisant l'apparition d'arcs-en-ciel! Cela donne une atmosphère particulière et le décor nous plaît bien.

Arc-en-ciel sur la Navarre

Nous remontons la vallée de l'Erro, par un long faux plat montant, emmenés par Hervé à un rythme soutenu. A partir du village d'Erro (km 60), commence le Puerto de Erro (altitude : 803 m), un col pas très long. Tous ces "Erro" nous font sourire, même si les "héros" sont parfois un peu fatigués! C'est ainsi qu'après le village de Eugi, victime d'une douleur au genou gauche, je prie mes deux compagnons de ne pas m'attendre. Je préfère gérer seul ce problème dont j'ai l'habitude. La plupart du temps, il me suffit de patienter tout en pédalant sans forcer, le genou se réchauffe et je peux de nouveau pédaler normalement.

Eugi et son lac

C'est ainsi que j'aborde seul le Puerto de Artesiaga (984 m), sans aucun doute un des plus beaux cols de toute notre traversée. Un des plus sauvages aussi. Depuis le sommet, sur les prairies voisines, on aperçoit des pottok (prononcer "potiok"), ces petits chevaux basques caractéristiques. Le tout sous un ciel bleu magnifique que le temps du début de matinée ne laissait pas présager.

Puerto de Artesiaga (984 m)

Au cours de la longue descente d'une douzaine de kilomètres, je franchis un autre col : Meaka (ou "Meakako Lepoa" en basque, 505 m) puis j'arrive à Irurita où je retrouve François et Hervé attablés à la terrasse d'un petit restaurant. Je m'y restaure également, plus brièvement, et nous repartons ensemble. Après Elizondo, une bonne dizaine de kilomètres d'ascension nous conduisent au dernier col du jour, le Puerto de Otxondo (602 m).

Puerto de Otxondo

Après une belle descente à vive allure, nous franchissons la frontière entre Dantxarinea (Navarra) et Ainhoa (Pyrénées Atlantiques) pour trois ultimes kilomètres en terre française.

A l'arrivée, je consulte mon GPS qui affiche 131 km et 1919 m de D+. Damien, notre chauffeur de car, nous apprend que les non-partants du matin sont allés faire un décrassage à vélo en direction d'Espelette et des environs. François et Hervé, quant à eux, profitent de la salle mise à notre disposition pour se "dégourdir" un peu les jambes. Nous sommes heureux d'avoir partagé cette belle journée d'aventures à vélo…

Ainhoa : récupération active, comme on dit chez les pros!

Jeudi 19 septembre 2019 : Neuvième étape

Dernière étape au départ d'Ainhoa, essentiellement en Pyrénées Atlantiques, mais avec une petite incursion en Navarre, entre les cols de Lizuniaga et d'Ibardin. "Demi-étape" pourrait-on dire puisque le modeste kilométrage (officiellement 42 km) est prévu pour permettre un retour en car vers nos bases au cours de l'après-midi.

Pour ma part, j'ajoute 6 km au parcours prévu, un petit aller-retour destiné à rendre visite au Col de Pinodieta (176 m), que je n'ai pas encore dans ma collection.

Col de Pinodieta (178 m)

Puis j'engage une course poursuite, traversant successivement Cherche-Bruit et Sare. J'entre en Navarre, un peu avant d'atteindre le Collado de Lizuniaga (225 m)…

Comunidad foral de Navarra

Je rattrape le groupe à la fin de la descente, à Bera, juste avant d'attaquer le Col d'Ibardin (317 m), situé sur la frontière. La pause-café permet un regroupement quasi général (mais où est passé François???). La descente permet de franchir un dernier petit col, le Col des abeilles (240 m), puis nous filons jusqu'à Saint-Jean-de-Luz, terme de notre joli périple.

Baie de Saint-Jean-de-Luz

En incluant ma petite escapade au Col de Pinodieta, j'ai parcouru 48 km avec 731 m de D+. Traversée terminée! Le moment est venu d'immortaliser l'arrivée, avec toute l'équipe (Ouf! Nous avons retrouvé François!), y compris Damien, notre chauffeur (à droite sur la photo).

Arrivée à Saint-Jean-de-Luz (photo Jacques Fau)

Il me reste à remercier chaleureusement l'organisation ainsi que tous les participants pour cette belle aventure partagée…

Claude
Photos personnelles (sauf mention contraire)

dimanche 26 mai 2019

WEEK-END DES CYCLISTES LOTOISES À NEUVIC (CORRÈZE), par Marie-Ange

DU VENDREDI 24 AU DIMANCHE 26 MAI 2019

Fort de son expérience depuis cinq ans, avec, chaque année, l'organisation d'un week-end réservé aux féminines lotoises, le CoDep 46, a souhaité cette saison 2019 s'engager à nouveau sur ce type d'événement.

Les prévisions alarmistes de la météo n'ont impacté ni la motivation ni le moral des troupes et ce ne sont pas moins de 25 participantes qui ont joué le jeu de cette micro-aventure, mélange sportif, touristique et culturel, dans les environs de Neuvic, en Haute Corrèze.

Ce moment d'évasion, en haute terre corrézienne, dans un endroit où les paysages traversés en font son caractère unique et où le spectacle est partout, fut grandiose! Un cocktail détonant de nature et de sensations fortes garanties d'un bout à l'autre de ces trois jours malgré les caprices du ciel !


Vendredi 24 mai

Une journée bien arrosée

En tout début d'après-midi, l'équipe se rassemble à Gourdon, lieu de convergence pour les licenciées FFVélo des onze clubs lotois représentés.

Les filles des Cyclo-Randonneurs Flâneurs… du Quercy!

Et parmi les forces en présence, les filles peuvent également compter sur trois accompagnateurs et une capitaine de route qui vont assurer tous azimuts pour leur garantir, durant ces trois jours, une organisation optimale, réglée aux petits oignons.

Départ de Gourdon

Le peloton au complet, réparti dans les trois mini-bus, prend la route en direction de la Corrèze et du village de Donzenac où il est attendu sur le site des Pans de Travassac pour une visite des ardoisières. Un accueil du tonnerre accompagné d'un roulement de tambour nous surprend à la sortie des bus. Les cieux se mettent à déverser des trombes d'eau, obligeant les organisateurs à annuler cette première visite. Nous sommes venues, n'avons rien vu des impressionnantes parois façonnées par la main de l'Homme, et, fatalistes, nous sommes reparties pour rallier Neuvic!

Nous découvrons notre grand gîte situé dans une ancienne gendarmerie rénovée, au centre du bourg et nous empressons de prendre possession des lieux.

Dans la cour du gîte

Bernard A., président du CoDep 46, nous propose de nous retrouver autour d'un apéro à rosé (arrosé) pamplemousse afin de faire plus ample connaissance et débriefer sur le programme des sorties à venir.

Débriefing autour de Lulu

Samedi 25 mai

Une journée vertigineuse

Début du parcours étourdissant sur la belle route touristique des Ajustants, taillée à flanc de rocher et qui longe la Dordogne.

La Dordogne depuis la route des Ajustants

Liliane, Bernard et Rolande au belvédère de Gratte-Bruyère

C'est ensuite Bort-les-Orgues et son Musée de la Tannerie et du Cuir, son barrage surnommé "le géant de la Dordogne", le château de Val (incursion dans le Cantal)…

En attendant la visite du château de Val

… et enfin le promontoire de Saint-Nazaire, magnifique point de vue sur la vallée de la Dordogne. Dommage que la pluie se soit une fois encore invitée sur la pause méridienne.

Dans les environs du promontoire de Saint-Nazaire, avec Sylviane et Camélia

Dimanche 26 mai

Une journée à couper le souffle

Passage technique à la sortie de Soursac, sur une toute petite route, voie sans issue, ancienne voie ferrée empruntée autrefois par le Transcorrézien, pittoresque tacot qui sillonnait la campagne de Tulle à Ussel pour aboutir au viaduc des Rochers noirs, ouvrage d'art audacieux, pont suspendu à haubans qui enjambe les gorges de la Luzège.

Viaduc des Rochers noirs

Quelques erreurs d'aiguillages (de parcours) qui nous infligent des kilomètres et du dénivelé supplémentaires mais les filles n'ont pas l'air de faire la tronche! Quelques coups de mou mais seulement passagers!

Des sourires à Latronche !

Point d'orgue de cette journée : un plongeon ou grand saut aux cascades de Gimel!

Aperçu des cascades de Gimel

Quant au bouquet final, pas d'attribution de diplômes, de coupes ou de médailles, mais une délicate attention sous la forme d'un énorme bouquet composé de vingt-cinq roses, choisi et offert par nos chevaliers-servants à l'occasion de cette journée de la "Fête des mères"...

Bouquet de la Fête des mères

Vingt-cinq cyclistes féminines, vingt-cinq personnalités attachantes, vingt-cinq représentations du cyclotourisme très proches, vingt-cinq rythmes, niveaux d'endurance et pratiques différents mais vingt-cinq rassemblées pour une parenthèse dans le temps autour d'une même passion, celle du vélo! Vingt-cinq filles portées par la même envie de découvrir "l'ailleurs" à proximité de chez elles et qui ont repris la direction du Lot avec plein de bons souvenirs dans les sacoches!

Rolande et Martine

Geneviève G.

Suzanne et Françoise

Geneviève Q.

Remerciements…

Je tiens tout particulièrement à remercier les responsables du CoDep 46 (Bernard A., son président, Guy L. son trésorier, Didier, responsable de la commission des jeunes, Lucienne dite "Lulu", responsable de la commission des féminines) qui nous ont fait toucher de près à la réalité du vélo, à la réalité du vélo à la journée, à la réalité du vélo quand on enchaîne des efforts d'un jour sur l'autre. Patients, attentionnés, d'humeur égale en toute occasion, avec discrétion, intelligence, finesse et humour, nos bénévoles ont œuvré pour que l'ambiance demeure au beau fixe contrairement au temps.

Que la réussite de ce mini-séjour figure parmi leurs plus belles récompenses !

Marie-Ange
Photos personnelles

dimanche 5 mai 2019

ESCAPADE CORRÉZIENNE ENTRE BRETENOUX (LOT) ET SEXCLES (CORRÈZE)

AVEC LES CYCLOS RANDONNEURS FLÂNEURS... DU QUERCY

Il est un petit territoire à quelques encablures de la Dordogne et tout proche du Quercy, une terre rêvée à portée de roue, en marge des axes de circulation...

Aux confins de la Corrèze et du Cantal

Il s'agit de la Xaintrie, dans le département de la Corrèze, pays natal de quelques-uns de mes ancêtres de la branche paternelle. Cet entre-deux géographique à l'ouest du Massif Central, enclavé entre le Limousin et le Cantal, se présente sous la forme d'un plateau granitique entaillé de gorges profondes formées par le cours de trois rivières : la Cère, la Dordogne et la Maronne.

La Maronne à Basteyroux

“Xaintrie”... Le nom de ce petit bout de terre demeure une énigme. Plusieurs hypothèses plus ou moins sérieuses peuvent être envisagées quant à l'étymologie de ce patronyme. Le nom proviendrait de "Lou Chaintrie" ou "Santia" lesquels, en occitan, signifient "borne, limite". Ou bien, la Xaintrie serait-elle la terre de tous les saints? A commencer par les noms des lieux : Saint Bonnet (patronyme figurant dans ma généalogie), Saint-Mathurin Léobazel, La Chapelle-Saint-Géraud, Saint Julien-le-Pèlerin, etc. A moins que "Xaintrie" ne découle de "ceint par les rivières"? Alors peu importent les conditions climatiques et le ressenti glacial de ce 5 mai 2019, je n'aurais voulu manquer pour rien au monde, le rendez-vous de la sortie dominicale des CRQ (Cyclos Randonneurs du Quercy) qui allait nous plonger au coeur de ce joli coin de France.

Place des Xaintries, à Sexcles

Nous n'étions que huit à partir de l'ancienne bastide de Bretenoux, sur les coups de neuf heures, dans une ambiance quasi-hivernale. En mai, on ne fait pas toujours ce qu'il nous plaît! Même Viviane, qui ne s'était pas découverte d'un fil, a eu pitié de Claude et lui a fourni une paire de gants en matière polaire! L'onglée l'empêchera même de dégainer son appareil-photos et de prendre des clichés durant le premier quart du parcours. Et pourtant, que de belles choses à voir dès le début! Nous avons suivi la Cère en prenant insensiblement de l'altitude à partir de Gagnac-sur-Cère et en prenant la direction des gorges de la Cère. A partir de Gagnac, la route s'est élevée, surplombant le cours de la Cère. Rien de tel qu'une belle montée au milieu des forêts pour bien se réchauffer mais aussi pour appréhender la majesté des lieux, le village de Laval-de-Cère se dévoilant à travers le feuillage vert des arbres, en contrebas, dans la vallée.

Laval-de-Cère

Ici, au milieu des bois, le silence n'était à peine troublé que par le gazouillis des oiseaux et le murmure de l'eau des sources. A l'intersection de la D14 avec la D139, le sous-bois a laissé la place à la verdure des premiers herbages.

Herbages

Nous avons continué à monter jusqu'au village de Camps, porte d'entrée sur un plateau exposé aux rafales d'un vent glacial qui est venu jouer les trouble-fêtes. Nous avons courageusement avalé les bosses. Sur ce tronçon du parcours, le bâti, dans une campagne vallonnée, est très dispersé. Cependant, au gré des différents villages, j'ai pu découvrir un patrimoine riche de son habitat rural : les corps de ferme avec le cachet des pierres du pays et leurs massives granges-étables couvertes en ardoise…

Grange-étable à Camps

… les puits fermés et couverts par un toit en ardoise ou en lauze…

Puits fermé à Sexcles

… ou encore de beaux édifices comme le château de Rieux.

Château de Rieux

Une halte pour un regroupement, devant la stèle érigée en mémoire d'un ancien site de l'armée secrète, nous a rappelé que le département de la Corrèze fut indéniablement l'endroit où les maquis connurent leur développement le plus important.

Ancien site de l'armée secrète

Hommage aux combattants de l'armée secrète

La pause pique-nique, initialement prévue à Goulles, a finalement eu lieu dans le village natal de mes aïeux, à Sexcles. Claude et Michel P. m'ont accompagnée dans la visite de ce charmant village pendant que le reste de la troupe trouvait refuge sous le préau de l'école.

Sexcles : pique-nique sous le préau de l'école

Le ravitaillement fut vite expédié, Viviane nous "maudissant" d'avoir préféré un déjeuner sur les hauteurs plutôt que dans la vallée de la Dordogne!

A partir de Sexcles, la seconde moitié de la balade et le retour à Bretenoux se feront essentiellement en descente, dans un décor où le bois constitue l'une des richesses locales.

Société de bois de la Xaintrie

Nous avons longé et franchi la Maronne, paradis des pêcheurs où le vairon et le chabot tiennent compagnie à la truite fario…

La Maronne près du village de L'Hôpital

… avant de retrouver la vallée de la Dordogne à Monceaux-sur-Dordogne.

La Dordogne à Monceaux

Chocolats chauds et cafés consommés en terrasse, au soleil, nous ont redonné l'énergie nécessaire pour continuer à pédaler le long de la Dordogne, à nous émerveiller à l'entrée de Beaulieu-sur-Dordogne, et à retrouver la Cère à Biars-sur-Cère.

La Cère, à Biars

Pour Rolande et moi, cette incursion en Corrèze, entre terres et eaux, longue de plus de 80 km et néanmoins physique avec plus de 1000 m de dénivelé positif, a retenti comme le prélude (ou l'échauffement) au week-end des féminines des 25 et 26 mai prochains, organisé par le CoDép 46, un voyage à Neuvic, en Corrèze. Un avant-goût pour un séjour qui se voudra à la fois sportif et culturel, à Bort-les-orgues, au viaduc des Rochers Noirs, à Gimel-les-Cascades.

Marie-Ange
Photos : Marie-Ange et Claude

mercredi 1 mai 2019

ENTRE CAUSSES ET VALLÉES, AU DÉPART DE GRAMAT (LOT)

AVEC LES CYCLOS RANDONNEURS FLÂNEURS… DU QUERCY

Michel P. nous avait fixé un rendez-vous à Gramat, capitale du Causse, à la croisée des voies Cahors/Limogne, Rodez/Périgueux pour une sortie à la journée. Pas étonnant donc de retrouver à neuf heures sur la grande place du foirail nos amis gramatois, martelais et cadurciens. Au total, quatorze participants affluant de Dordogne et de différents coins du Lot ont profité pleinement de la douceur de ce premier jour du mois de mai en Occitanie, sous un ciel lumineux et ensoleillé, pour rouler de concert.

Cyclos Randonneurs Flâneurs et Cyclos Randonneurs du Quercy

Marie-Louis, le régional de l'étape, nous a guidés (les yeux fermés) sur les vingt premiers kilomètres, sur le Causse central lotois, royaume de la pierre, par des petites routes bordées de murets de pierres sèches d'où nous pouvions de temps en temps apercevoir une cazelle au milieu d'un champ. Lors de la traversée du village de Reilhac, puis de celui d'Espédaillac Pierre M. n'a pas manqué de nous rappeler que nous nous trouvions dans le fameux "triangle noir du Quercy" réputé pour offrir le ciel nocturne le plus pur de France. En plein jour, il nous était certes impossible de contempler les étoiles mais la suite du parcours allait nous réserver une multitude de choses qui méritaient grandement des arrêts successifs.

A partir de Grèzes, Guy F. a mené le groupe, via une descente technique, depuis le plateau surplombant la rivière Célé jusqu'à Espagnac-Sainte-Eulalie. Nous étions sortis des Causses pour pénétrer dans la vallée resserrée du Célé. Sur ce tronçon d'une trentaine de kilomètres environ, entre Espagnac-Sainte-Eulalie et Boussac, la route que nous avons empruntée longe le GR 651 et les villages sont des étapes sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Sainte-Eulalie (près d'Espagnac)

Il y règne une atmosphère intimiste. Une halte s'est naturellement imposée à la résurgence du village de Corn (recommandation de Bob : veuillez prononcer 'Cour', S.V.P., en occitan).

Corn

Corn

Un court répit avant de nous extraire de la vallée profonde pour entamer la longue remontée en direction de Reyrevignes, frontière naturelle entre le Quercy et le Limargue. Cet effort d'ascension sur le coustalou (petit chemin qui monte) nous ayant ouvert l'appétit, nous ferons la pause "ravito" à Reyrevignes, au kilomètre 45.

Passage délicat !

Rolande et Guy n'ont pas permis à Viviane de faire sa courte sieste et ont donné le signal de la reprise, impatients de nous conduire sur leurs terres, de château en château, d'église en église. D'abord à Assier où Michel P. a immortalisé cette randonnée par la photo de groupe devant le château, un exemple d'architecture de la Renaissance édifié par Galiot de Genouillac, chef des armées de François 1er et vainqueur en 1515 de la célèbre bataille de Marignan mais également grand amateur d'art (voir les photos de Michel sur le site des CRQ).

Château d'Assier

Toujours à Assier, nous avons abandonné pour un temps nos fidèles destriers pour faire le tour complet de l'église Renaissance Saint-Pierre d'Assier, monument exceptionnel, à la gloire du fameux grand maître d'artillerie de François 1er. L'édifice tire sa renommée d'une frise sculptée extérieure narrant ses exploits militaires et ceinturant ce bel ouvrage d'art.

Eglise Saint-Pierre à Assier : frise sculptée

Absorbé par la contemplation du bas-relief, Daniel oubliera son téléphone devant l'église! Cela lui vaudra un aller-retour dont il se serait bien passé sur la suite du parcours mais qui se soldera néanmoins par une bonne nouvelle car le portable sera retrouvé par son heureux propriétaire. Qui osera prétendre dorénavant que le 1er mai n'est pas un jour "porte-bonheur"?

C'est à Assier que notre ami Bob quittera le groupe pour achever seul son périple de 200 km, départ et retour de chez lui à vélo.

Message de Bob qui nous est parvenu dans la soirée : "Lou BòB es bien arribat...200 qms CRQ capitat ! M’o chagut sougamen me tira del lièch, e de salta soubre ma bicilèto un pauc abons la crico d’aubo."
Traduction : Bob est bien arrivé... 200 km réussis! Il m’a suffi seulement de m’extraire du lit, et de sauter sur ma bicyclette un peu avant le point du jour.

Nous avons ensuite rallié la commune de Lacapelle-Marival qui se situe aux confins de trois régions naturelles (Ségala, Limargue et Causse) et sur les premiers contreforts du Massif Central pour nous attarder au pied de son château construit à la fin du 13ème siècle.

Château de Lacapelle-Marival

Lacapelle-Marival : la halle

Lacapelle-Marival : tout le monde évite l'entrée de la maison de retraite !

Sur la portion finale dont le profil faisait état de coteaux vallonnés, Marie-Louis et Viviane ont repris la tête peloton, avec une échappée et une avance conséquente sur les attardés. Nous avons traversé le village d'Anglars où l'Ouysse prend officiellement sa source, puis Rueyres, Bio…

Eglise de Bio

… avant de longer l'hippodrome du Tumulus à Gramat. Quant à l'arrivée à Gramat, elle s'est jugée au sommet d'un ranquétou (raidillon) avant l'agréable surprise qui nous attendait. Marie-Louis avait en effet tenu à nous convier chez lui pour fêter son anniversaire... et lever nos verres à la santé de Pierre M., le tout nouveau retraité.

Marie-Ange
Photos de Claude