dimanche 25 juin 2006

VTT : RALLYE DES ORCHIDÉES 2006, À BOISSY-SAINT-LÉGER

ORGANISÉ PAR LE BOISSY CYCLO CLUB

Tout d'abord merci et bravo à tous ceux qui sont venus! Nous étions 14 Brévannais, frôlant le record de 15 vététistes sur une même randonnée, réalisé cet hiver aux Bagaudes. Nous avons obtenu la coupe du 2e club le plus nombreux, seulement devancés par le club “Renard'Yerres”, qui avait 16 participants.


Eric recevant la coupe... Le veinard!
Pour obtenir ce résultat, forte mobilisation chez les revenants, avec le retour de “mon ami Pierrot” qui revenait au VTT après plusieurs mois consacrés à d'autres aventures. Retour également de Fabien avec un nouveau VTT, le précédent lui ayant été volé après une seule utilisation (au Coudray-Montceaux) et à peine 25 km au compteur!... Le nouveau vélo a déjà fait plus du double! Retour également sur le VTT de notre routier Alain Desprez... Retour également de Charly après six mois de convalescence, consécutifs à une mauvaise chute...

Et puis forte mobilisation chez nos vététistes accompagnés d'enfants, qui ne se sont pas découragés malgré la pluie : Olivier avec son fils Florient (9 ans), Eric G. avec son fils Florian (10 ans) et Alain Vauzelle avec le petit Vincent (10 ans) et sa soeur Estelle (12 ans) sur le parcours de 25 km.

Florient et Olivier
Eric avec Florient et Florian

Estelle (fille d'Alain Vauzelle), récompensée par les organisateurs

Mais surtout, Christine, Anaïs (14 ans) et Lauriane (15 ans) avaient décidé, malgré les intempéries, de tenter l'aventure du 55!

Christine, Lauriane et Anaïs

Au départ, je ne sais plus qui a dit, à propos de la petite pluie qui nous humectait : “Tel que c'est parti, on en a pour la matinée!” Moi, éternel optimiste, je me dis en moi-même: “ça m'étonnerait, pas au mois de juin!” Et pourtant si! On a bien eu de la flotte toute la matinée, à part quelques minutes d'interruption par ci par là! Au fait, rappelez-vous bien ceci : ne pas compter sur Claude pour les prévisions météo! Il est nul!

Nous avons donc démarré à dix sur le grand parcours, tout le monde avec un K-Way ou au moins un coupe-vent, et moi en tenue d'été pour mieux bronzer! Parcours sympathique en forêt de Notre-Dame et après huit ou neuf kilomètres, premier incident : chute d'Anaïs, dont la roue avant s'est bloquée brutalement dans une belle flaque de boue. Cinq à dix minutes de pause pour permettre à la demoiselle de reprendre ses esprits, détente et rigolade pour tous, puis on repart. Peu après, séparation des parcours de 38 et de 55. Christine se dirige ostensiblement vers le 38... Et Anaïs vers le 55! “On continue!” fait-elle avec conviction. Ça ne me surprend pas plus que ça. Je sais qu'elle en a dans le ventre, la “gamine”. Elle nous a déjà fait le coup il y a 15 jours, pour son premier 45 bornes à Jouy-en-Josas, sur un terrain particulièrement vallonné... Et elle était allée jusqu'au bout!

Bref, tout le monde continue sur le 55. Mais très vite, le groupe se scinde en plusieurs paquets. Mathieu, Sébastien et Jean-Benoît sont partis devant, en éclaireurs, Alain et Fabien un peu en retrait... On ne les reverra plus, sauf sur les photos de l'arrivée, visibles sur le site du Boissy Cyclo Club (Merci à eux pour ces souvenirs!)…

Sébastien…
et Mathieu : les éclaireurs sont fatigués!

Quant à Pierrot et moi, nous avons décidé de rester avec les filles quoi qu'il arrive. Avions-nous un sombre pressentiment? Ou était-ce du dévouement à l'état pur? Non, à vrai dire, ça me faisait vraiment plaisir de m'associer à leur défi. C'est qu'elles sont vraiment sympas ces filles, et on a envie de les garder au club! Alors on ne les laisse pas livrées à elles-mêmes sur un grand parcours qui, par ce temps là, représentait quand même un pari un peu audacieux! Grand bien nous en a pris, d'ailleurs, car vers la mi-parcours, à l'endroit probablement le plus éloigné de notre point départ, premier incident mécanique : le dérailleur d'Anaïs n'a pas résisté à la puissance de ses mollets rageurs. Patte tordue, dérailleur pris dans les rayons, 10 minutes à tirer dessus délicatement mais fermement pour tenter de redresser ce qui pouvait l'être sans tout faire exploser... Merci en passant au vététiste qui s'est arrêté pour nous donner un coup de main! Bref, on arrive à remettre le vélo en état de marche et on repart.

Bientôt, nous voilà du côté de Evry-Grégy-sur-Yerres, dans un sentier qui doit être très sympathique par temps sec, mais qui avec la pluie est devenu terriblement “amoureux”. Il nous colle aux pneus, aux patins, aux fourches... Les roues sont bloquées, impossible de rouler. On a beau “mettre la main à la pâte”, touiller et encore touiller pour tenter d'éliminer toute cette masse collante, la boue s'agglutine et nous sommes obligés de pousser les vélos... Galère? Non, partie de rigolade!

Par chance, au bout du chemin, voilà un gué! Nous nous précipitons dans l'eau et nous lavons les vélos. Lauriane est à deux doigts de prendre un bain tout habillée... L'eau n'est pas froide mais je lui conseille quand même de n'en rien faire car je crains qu'elle ne prenne froid par la suite. Tout ça se passe dans la bonne humeur et même la franche rigolade. Encore des souvenirs!

Nous repartons sur un sentier glissant et plein d'ornières. Et nous arrivons au pied d'une côte gigantesque qui fait bien, allez, trois mètres! “Rien du tout”, me direz-vous! Eh bien pour monter, il va nous falloir faire une chaîne humaine et nous passer les vélos de main en main tant le sol est terriblement glissant! Christine nous a même fait une démonstration de descente en marche arrière avec d'accepter de saisir la main tendue! Et ça rigole toujours autant!

Peu après, nous voici dans un tunnel, sous la Francilienne, de l'eau jusqu'au mollet C'est le lit de l'Yerres qui passe là! Et nous aussi, c'est là qu'on passe! Encore des images mémorables...

Alors Alain et Fabien, contents de rentrer?

Au sortir de ce passage, nous tenons un conseil de guerre! Poursuivre le parcours nous semble à la fois plus long et plus aléatoire à cause du dérailleur fragilisé d'Anaïs. Nous décidons donc de tenter le retour par le plus court chemin, c'est-à-dire, dans un premier temps, rejoindre Brie-Comte-Robert puis longer la N19 jusqu'à Servon... Après on verra!

En repartant, je me dis en moi-même : “maintenant, ça devrait aller!” Erreur! Décidément, je n'ai pas fait très fort pour les pronostics, ce dimanche 25 juin 2006. En effet, quelques centaines de mètres plus loin, nouvel arrêt d'Anaïs. Cette fois, la patte de dérailleur a décidé qu'elle n'irait pas plus loin. On se regarde, on rigole encore un peu car, décidément, ce n'est pas notre jour de chance... Mais très vite, je me dis que je suis bon pour tenter ma première réparation de fortune avec mon superbe outil multifonctions qui comporte un dérive-chaîne... Heureusement, même si je n'ai jamais fait ce genre de bricolage, j'ai déjà vu quelqu'un le faire. J'ai retenu qu'il faut d'abord finir de démonter le dérailleur, puis “ouvrir” la chaîne, enlever environ dix centimètres de maillons et remonter la chaîne... Et, ô miracle, pour la première fois de ma vie, j'arrive à faire la réparation quasiment du premier coup... et ça marche! Anaïs peut repartir. La poisse est-elle enfin derrière nous? En tout cas, tout le monde a le sourire... “On s'en souviendra de ce rallye des Orchidées 2006!” me dis-je comme si on était déjà arrivés. Encore une erreur d'appréciation! Non seulement on n'est pas arrivés mais en outre, je n'ai pas encore vécu mon plus mauvais moment de la journée! Car sur la N19, entre Brie-Comte-Robert et Servon, la pluie redouble. De plus, nous sommes beaucoup moins abrités que sur les chemins. Alors je commence à grelotter dans ma tenue d'été complètement détrempée. Je roulerais bien un peu plus vite pour me réchauffer, mais dès que j'accélère, le groupe ne suit pas. Pour la première fois de la matinée, je sens que le moral n'est plus au beau fixe, je deviens un peu nerveux. Comme je n'en suis pas à un mauvais pronostic près, je fais le pari que je vais attraper la crève! “Maintenant, c'est sûr!” Eh bien non, je n'ai rien attrapé du tout. En revanche, gagné par le pessimisme, j'encourage Christine à téléphoner à son mari pour qu'il vienne chercher les filles... Elles n'iront pas jusqu'au bout! Fin de l'épreuve pour elles à Santeny, par arrêt de l'arbitre, après 50 km et plus de 5h sous la pluie. J'espère qu'elles n'ont pas été trop déçues de s'arrêter ainsi en chemin, mais je crois qu'il valait mieux ne pas tenter le diable!

Quant à Christine, Pierrot et moi, nous repartons, toujours en vélo. Nous passons par Marolles, les Bagaudes, et nous rallions l'arrivée vers 14h. Nous ne sommes d'ailleurs pas les derniers à arriver... Petit sandwich, un coup à boire, et on repart sous la flotte avant d'être complètement refroidis car il nous reste encore à rentrer sur Brévannes en vélo! Au final, les deux jeunes filles auront fait une cinquantaine de kilomètres, Christine 60, Pierrot et moi autour de 65! Mais je crois que au delà du kilométrage et du temps passé sur le vélo, ce qui aura compté au cours de cette journée, c'est cette ballade transformée en aventure, que nous avons vécue ensemble et qui, j'en suis persuadé, nous laissera à tous des souvenirs inoubliables.

Claude et Christine au bout de l'aventure... Affamés???…

En tout cas, je peux en témoigner, ce ne sont pas les filles qui ont jeté l'éponge! A aucun moment, je ne les ai entendues se plaindre. Mieux, elles ont tout le temps gardé le sourire et le sens de l'humour! Elles ont une sacrée force de caractère! Chapeau les filles! Et à très bientôt pour de nouvelles “longues distances”, et pour aller, la prochaine fois, jusqu'au bout de l'exploit!

Claude
Photos de l'organisation

lundi 1 mai 2006

FESTIVAL DE L'OH 2006 : RANDONNÉE DES LACS

ORGANISATION DU CODEP 94, DU 29 AVRIL AU 1er MAI 2006
SAINT-DIZIER - CRÉTEIL — 400 KM EN 3 JOURS

Le trajet aller, de Créteil à Saint-Dizier, s'est fait en car.

Créteil, en attendant le car : Jean-Pierre est en forme!

Initiateur stagiaire

J'ai fait cette randonnée en tant qu'initiateur stagiaire. Mon rôle n'était pas toujours très clair. Lors de la première étape, j'étais "serre-file", ce qui signifie que je devais rester en queue de peloton. Ce qui fut très dur par moments car certains ne roulaient vraiment pas vite.
Par la suite, j'ai eu à m'occuper de présenter le projet humanitaire soutenu par l'organisation, et donner un coup de main aux bénévoles en diverses occasions, notamment à Cannes-Écluse pour le rangement des vélos…

Le rôle de serre-file ou de capitaine de route avec des cyclos adultes n’est pas très facile. A plusieurs reprises, j’ai tenté d’intervenir pour remettre les gens qui se trompaient sur le bon chemin et, notamment lors d'une erreur de parcours près de la Maison du Lac, ils ne m'ont pas écouté. En deux ou trois occasions, je me suis arrêté pour regarder la carte car on n'était pas sûrs du parcours. A chaque fois, le groupe rassuré a redémarré sans attendre que je sois prêt et j'ai dû "chasser" pour réintégrer le groupe: un comble! A d'autres moments, en revanche, faisant partie de groupes plus petits, mon intervention sur l'orientation a été très appréciée... Bref, le bon déroulement suppose à mon avis que le rôle de l'initiateur soit clairement défini : cadence en tête de groupe, assistance mécanique, soins, orientation, serre-file, etc., et les personnes jouant ce rôle clairement identifiées pour être facilement repérées comme telles par les randonneurs. Je pense par exemple à un brassard signalant les initiateurs stagiaires mais aussi les moniteurs ou toute autre personne disposée à jouer ce rôle au cours de la randonnée.

Remarque sur le rôle serre-file ou "vélo-balai": Michel Grousset, président de l'ACBE, le club du Perreux, m'a tenu spontanément compagnie un bon moment lorsque j'étais en queue de peloton le premier jour et je l'en ai remercié car c'était vraiment plus sympa d'être à deux pour ce job!


La randonnée

Samedi 29 avril 2006

1ère étape : Saint-Dizier - Troyes, 150 km.

Une grande partie de la première étape empruntait les vélovoies le long des grands lacs, ce qui était une excellente idée.
A ma connaissance, nous ne sommes qu'une douzaine, dont 11 licenciés de l'AS Brévannaise, à avoir fait le crochet par Mesnil-Saint-Père, qui méritait vraiment le détour. On aurait dit un paysage du Golfe du Morbihan. Superbe. Et dommage pour ceux qui n'y sont pas allés. A leur décharge, il faut dire qu'ils ont été mal orientés par des motards de l'organisation, eux-mêmes mal informés sur l'itinéraire. C'est grâce à mon initiative de repérer minutieusement à l'avance le parcours sur une carte que nous devons le plaisir d'avoir profité de ce diverticule.

Le port de Mesnil-Saint-Père (Aube)

Dimanche 30 avril 2006

2e étape : Troyes - Cannes-Écluse, 120 km.

Au cours de cette étape, je me suis trouvé en position de soutien moral auprès de quelques personnes en difficulté, notamment auprès de Valérie, la seule féminine de mon club, qui a connu un gros coup de pompe. Tout le groupe s’était éparpillé suite aux deux ascensions de Montgueux. Après la première ascension, nous étions redescendus par une route qui n'était pas la bonne et il a fallu remonter pour retrouver le bon chemin! C’était un peu la débandade.
Valérie devait aussi avoir un peu les jambes lourdes à cause d’un rythme un peu élevé la veille... Après la seconde descente, la bonne, dès que j’ai vu qu’elle ne suivait pas, je me suis laissé décrocher pour l’attendre. En fait, elle avait très vite pris beaucoup de retard, suite à un gros coup au moral... Elle était très en colère car personne du club ne l’avait attendue. Nous avons ensuite formé un petit peloton d’attardés dans lequel figurait également Blandine, qui avait le moral dans les chaussettes à cause de ses genoux et à qui j’ai aussi tenu compagnie un moment. On a roulé tranquillement, à 19-20 à l’heure jusqu’au ravitaillement. Après le regroupement général, les choses sont rentrées dans l'ordre.

La pluie a fait son apparition juste après l'arrivée de cette étape, pendant que nous étions en train de ranger les vélos.

Les uns sont allés dans un hôtel "premier prix" proche de l'école de police où nos avions déposés les vélos. Les autres étaient hébergés plus loin, dans un hôtel de plus grand standing (un château!), où eut lieu le repas pour tout le monde.

Les déplacements en car, pas très bien organisés, furent l'occasion de quelques incidents, source de mécontentement. Mais tout est rentré dans l'ordre le lendemain, lorsque nous avons repris la route!…

Devant l'hôtel, à Cannes-Écluse : Gilbert, Michel C., Yves, Maryan, Michel W. et Jean-Pierre

Repas du dimanche soir, au château, entre les deux frères Robert (Pascal, à droite)

Lundi 1er mai 2006

3e étape : Cannes-Écluse - Créteil, 130 km.


Le dernier jour, avec Alain Jean-joseph, j’ai appris à mener un groupe en imprimant une cadence régulière (26 au compteur sur le plat) qui sembla parfaitement convenir au groupe qui nous accompagnait (une quarantaine de personnes). J’ai même reçu les compliments d’une féminine du club du Perreux (Agnès, je crois) parce que la cadence était “parfaite”… Je dois reconnaître que c’était principalement l’œuvre d’Alain, mais en restant à ses côtés j’ai ressenti de l’intérieur ce qu’il faut faire pour acquérir cette “compétence” : surveillance du compteur, adaptation et modération lorsque la route s’élève (ou descend) de sorte que personne ne fasse l’élastique. En fait, au bout d’un moment, j’avais moins besoin de regarder le compteur, les sensations au niveau des jambes suffisaient pour conserver la bonne cadence…


Conclusion

J’ai trouvé que c’était assez difficile de rouler longtemps à un rythme sensiblement inférieur à mon rythme naturel. C’est peut-être parce que je n’ai pas l’habitude de le faire, notamment en vélo de route. Je crois qu’en VTT, je n’ai pas le même problème. J’avais davantage mal aux fesses et au dos, ces sensations désagréables étant heureusement compensées par la satisfaction de rendre service et de porter assistance aux copains et copines en difficulté. Chaque jour, après un période “assistance”, j’ai ressenti le besoin d’avoir un moment pour rouler selon mes propres sensations et chaque fois, je me suis senti tout de suite mieux physiquement.

En ce qui concerne les paysages ou les monuments, deux endroits m’ont particulièrement séduit : le port de Mesnil-Saint-Père qui, comme je l'ai dit plus haut, m’a fait penser au Golfe du Morbihan, un endroit que j’aime beaucoup, et le petit tour que nous avons fait dans Moret-sur-Loing. Dans les deux cas, ça m’a donné envie d’y retourner…

Les motifs de satisfaction sont très nombreux. Personnellement, je trouve que les impondérables, erreurs de parcours ou autres, font partie de l'aventure. Ils donnent même du piment à la chose et contribuent à alimenter les meilleurs souvenirs.

Claude

Photo de groupe à notre arrivée à Créteil

dimanche 22 janvier 2006

MAGNIFIQUE SORTIE VTT A PARIS !

Limeil-Brévannes, parking de l'école Picasso ; il est 8h, nous sommes dix-sept au rendez-vous et nous nous préparons à partir. Il fait encore nuit et plusieurs d'entre nous ont allumé leurs lampes. Quelques amis et amies de l'ASPTT Paris sont parmi nous.

Quai Bir-Hakeim, prêts à démarrer!...

Du départ jusqu'au point de rendez-vous, quai Bir-Hakeim, près des écluses de Saint-Maur / Joinville, sur la commune de Saint-Maurice, de nombreux cyclos et vététistes vont nous rejoindre, si bien qu'à l'entrée dans Paris nous sommes près de quarante, sous un ciel bleu magnifique ! Le soleil commence à se lever, nous offrant des couleurs somptueuses assorties à nos maillots, les jaunes et verts de l'AS Brévannaise et les jaunes et bleus de l'ASPTT, qui ont répondu en nombre à notre invitation !

Ce qui est certainement le plus grand sujet de satisfaction, c'est le nombre élevé de féminines (huit!) : Valérie L.F., Christine et sa fille Anaïs, 14 ans , Françoise et sa fille Chloé, 20 ans, Violaine, Laurence, Réjane (j'espère que je n'ai oublié personne !).

Jusqu'à la Tour Eiffel, nous empruntons les quais rive gauche, utilisant tantôt les pistes cyclables, tantôt la voie sur berge fermée à la circulation automobile. Avant de quitter la Seine pour escalader le « col du Trocadéro », un petit ravitaillement s'impose. C'est aussi le moment de prendre quelques photos souvenirs...

Quelques minutes de repos, non loin de la Tour Eiffel

Attention ! Un monument peut en cacher un autre ! “Magic JR”, monument du cyclisme et de la magie, s'apprêtant à faire disparaître la Tour Eiffel !

Puis nous repartons en direction de la place de l'Étoile - Charles-de-Gaulle. Premières « poussettes » dans l'ascension pour permettre à nos jeunes filles de ne pas user leurs forces prématurément…

Des vététistes brévannais sur la Place de l'Étoile...

Avec l'Arc de Triomphe comme décor!

Nous enchaînons ensuite l'avenue de Wagram, le boulevard de Courcelles, le boulevard des Batignolles et nous voilà arrivés dans la grande escalade du jour : la montée au Sacré Cœur ! Avec ce beau temps, il y a beaucoup de monde place du Tertre et dans les rues alentours. Je ne sens pas la ferveur populaire comme sur les pentes des grands cols du Tour de France, mais notre petit peloton retient quand même l'attention.

Pause au Sacré-Cœur

Sacré-Cœur : la traditionnelle photo de groupe!

Devant la basilique, nous faisons une nouvelle halte, le temps d'admirer le panorama, de s'offrir un petit ravitaillement, et de poser pour une belle « photo de famille ». Après le boulevard Barbès et le boulevard de la Chapelle, nous retrouvons une rue fermée à la circulation automobile le long du Canal Saint-Martin. C'est un réel plaisir pour tout le monde de profiter des perspectives que nous offre le canal ensoleillé sans avoir à nous soucier des dangers habituels de la circulation parisienne.

Boulevard Richard Lenoir, place de la Bastille, rue de Charenton, le peloton s'étire, mais poursuit sa marche tranquille... Et puis il commence à s'effilocher : les uns après les autres, les participants à cette magnifique balade vont quitter le groupe pour rejoindre leur domicile, à Paris, à Ivry ou à Alfortville... Quelques-uns, ayant choisi le petit parcours d'une quarantaine de kilomètres, s'arrêtent peu après la traversée du bois de Vincennes, du côté des écluses de Saint-Maur / Joinville. C'est le cas de nos deux jeunes filles, dont le sourire lumineux semble prouver qu'elles sont contentes de leur matinée.

Le retour se fait à bonne allure pour permettre aux derniers rescapés de respecter à peu près l'horaire prévu, à savoir une arrivée à « Picasso » peu après 12h30. Kilométrage final : entre 62 et 63 km pour le grand parcours.

En conclusion, je crois que tous les participants à cette « Sortie à Paris », costauds comme néophytes, se sont régalés. Le temps magnifique y fut pour beaucoup. Mais il est clair que « postiers parisiens » et Brévannais étaient heureux de se retrouver pour rouler ensemble comme lors des sorties du samedi après-midi du côté de Sillé-le-Guillaume, à l'occasion des week-ends de la Gamelle Trophy. L'amitié entre les deux clubs partenaires s'en trouve encore renforcée. Cela laisse bien augurer du nouveau week-end commun prévu pour les 7 et 8 octobre : destination Vailly-sur-Sauldre (18) et Cosne-sur-Loire (58) !

Claude

Sur les quais de la Seine, au soleil levant…

dimanche 7 août 2005

DÉFI DE L'ÉTÉ 2005 : LE TOUR DE L'AITANA EN VTT

PROVINCE D'ALICANTE (ESPAGNE)
90 km - 1630 m de D+.

Voilà plusieurs années que j'y pensais. Mais cette année, je l'ai fait ! Le tour de l'Aïtana en VTT ! Certes, ce n'est pas le Ventoux, ni le Tourmalet ou le Galibier... Mais c'est quand même le point culminant de la Province d'Alicante, avec un sommet à plus de 1550 m d'altitude. Bien sûr, je ne suis pas allé jusqu'au sommet car l'accès en est interdit pour cause d'installations militaires.

Port de Tudons : accès interdit à la route qui mène au sommet de l'Aitana

Pour faire le tour de l'Aitana, il faut néanmoins franchir trois cols, dont l'un à plus de 1000 m, et parcourir 90 km, en totalité sur le bitume mais avec mon VTT ! Pour corser le tout, j'avais décidé que l'exploit serait encore plus sympa si je faisais d'abord un petit crochet par le bord de mer, afin de passer de l'altitude "0" à plus de 1000 m!…

La plage de La Vila Joiosa au petit matin...

Je m'élance donc au petit matin vers “La Vila Joiosa”, petit port et station balnéaire de la Province d'Alicante…

La plage de La Vila Joiosa

Après un petit autoportrait sur la plage, au 17e kilomètre, je prends la direction du nord, vers la montagne, pour une première ascension de 28 km environ. Sur ce tronçon, je prends pas mal de photos…

Puig Campana, sommet à plus de 1400 m d'altitude

Jusqu'à Orxeta, ce n'est d'abord qu'un long faux plat suivi de pentes très raisonnables pour arriver à une altitude de 177 m en un peu moins d'une dizaine de kilomètres. Il y a même des passages où la route redescend un peu, notamment aux abords du lac de l'Amadorio...

Lac de l'Amadorio

C'est dans les environs du lac de l'Amadorio que je prends ma première photo de l'Aitana, un sommet peu impressionnant malgré ses 1550 m d'altitude, sans doute à cause de ses rondeurs.

L'Aitana

Je profite d'une pente très modérée pour admirer et photographier le paysage…

Orxeta, avec sur la droite le sommet du Puig Campana (1406 m)

Ensuite, la pente s'accentue un peu : 3% de moyenne sur les 7 km de montée entre Orxeta et Sella. Sella est un village blotti au pied d'une montagne qui porte son nom : la Sierra (ou Serra) de Sella.

Sella, au pied de la Serra de Sella

A Sella, je profite d’un abreuvoir pour rafraichir un peu la bête…

Sella

Après Sella, la pente augmente encore : 4,8% pendant 8,7 km d'ascension. 

En montant vers le Port de Tudons
La montée finale à 5,8% ne dure qu'un peu plus de 3 km. Rien de très dur en vérité, car la route est superbe, tant par le revêtement impeccable que par le décor à la végétation méditerranéenne.

Route du Port de Tudons

… Mais c'est long! Depuis Orxeta jusqu'au sommet du Port de Tudons, ça monte pendant presque 19 km pour un dénivelé positif de 885 m, soit 4,67% de pente moyenne.

Sur la route du Port de Tudons

Vingt-huit kilomètres après avoir quitté la plage de La Vila Joiosa et l'altitude "0", j'atteins le sommet du premier col, le Port de Tudons, à 1024 m d'altitude.

Port de Tudons (1024 m)

Ensuite, je plonge dans une vallée de l'arrière-pays où je n'étais jamais allé, alors que ça fait la bagatelle de 50 ans que je vais en vacances dans la région ! En fait, on n'y va jamais en voiture... parce que c'est trop loin!... Ça fait plaisir de savoir enfin à quoi ressemble l'autre côté de la montagne!…

Port de Tudons (1024 m)

Au bas de la descente, brève portion de plat suivie de 7 km d'une nouvelle ascension pour franchir un deuxième col, le Port d'Ares (parfois nommé "Port de Confrides"), à 980 m d'altitude. Une pente moyenne de 4,66%, à l'exception du dernier kilomètre à 7%.

Au cours de cette montée, je commence à me demander comment je vais faire pour aller au bout ! C'est qu'il fait particulièrement chaud dans cette vallée, entre midi et 13h, en plein mois d'août ! On n'a plus le petit vent de mer dont on bénéficie sur le versant sud de la montagne ! Et il y a peu d'ombre sur cette route, si bien qu'à chaque arbre, je m'arrête pour profiter d'un peu de fraîcheur... J'en profite aussi pour manger et boire... Je constate que mes réserves de liquide s'amenuisent. Je suis parti avec plus de 4 litres sur le dos (poche à eau + bouteilles de boissons énergétiques), sans compter le bidon... Et il ne me reste plus grand chose! Sur cette portion, pas de photos! Je n'ai plus la tête à ça! Pas de vrai découragement cependant. Après chaque arrêt, je repars en me disant que je finirai bien par arriver au sommet...

Pas de photo non plus en arrivant au Port de Confrides. Trop fatigué! J'aborde la descente avec l'esprit préoccupé... Car l'heure tourne et après cette descente, il reste un dernier col avant la descente finale et le retour "a casa"... Ni très haut, ni très méchant, ce col, lorsqu'on l'aborde par ce versant! Mais je ne me sens pas la force d'enchaîner après celui que je viens de grimper. Je trouve une cabine téléphonique pour appeler la maison et dire que "tout va bien" (menteur?) mais qu'on ne m'attende pas!... J'ai décidé de m'arrêter quelque part pour me restaurer, refaire mes réserves de boisson, me mettre à l'ombre le temps que la température baisse quelque peu... ou que mes forces reviennent!

C'est ainsi que je fais halte dans un restaurant typique de Confrides, village de montagne bâti à 785 m d'altitude... Après une petite heure d'arrêt à la fraîche, quelques nourritures traditionnelles savoureuses et plus d'un litre de flotte ingurgités, je sens que mes forces sont revenues.
Je remonte donc sur mon vélo et j'aborde les 8 km de descente douce jusqu'à Benimantell. La preuve que je vais mieux : je me remets à apprécier les paysages et à prendre des photos.

Vue du lac de Guadalest, depuis la route de Confrides à Benimantell.
Au fond à droite, le sommet de la Sierra de Bernia (1129 m).

Encore 2,4 km de montée pour franchir le dernier col à 682 m d'altitude. Il ne me reste plus qu'à négocier le retour par une longue descente d'environ 14 km et près de 600 m de dénivelé négatif, avec tantôt des arrêts "photos", tantôt des pointes à plus de 70 kilomètres à l'heure lorsque la pente dépasse les 10%...

Vue sur la Marina Baixa et la baie d'Altea

Alors que sur les hauteurs, l'air et l'altitude maintiennent une sensation de relative fraîcheur, dans la partie basse de la descente, même si ça ne se voit pas du tout sur les photos, j'ai l'impression de pénétrer dans un four.

Polop de la Marina

Il est 16h quand j'arrive enfin, l'heure à laquelle les Espagnols font la sieste, l'heure où seuls les imbéciles et les fous furieux mettent le nez dehors… Heureusement, la piscine m'attend…

Malgré le plaisir, pas fâché d'arriver... Et après la photo: piscine!

Malgré une chaleur par moments accablante qui a nécessité l'absorption de 5 à 6 litres de boisson sur l'ensemble du parcours, je garderai en mémoire ce régal de paysages que j'adore et au final l'immense satisfaction de l'avoir fait en VTT, avec en prime mon premier reportage "cyclo-photographique", dont cet article vous a présenté quelques échantillons !

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Toutes les photos sur Google photos.

dimanche 3 juillet 2005

DÉFI : WEEK-END ROUTE + VTT

ou CLAUDE, L'INDESTRUCTIBLE ! (OU PRESQUE…)

Bon, soyons raisonnable! Je n’oserai pas me comparer à Jacques Anquetil lors de son célèbre défi : enchaîner le Critérium du Dauphiné et Bordeaux-Paris et les gagner tous les deux. Mais tout de même, cet enchaînement personnel restera un grand moment ! Que je renouvellerai, c'est sûr !

Samedi 2 juillet 2005 : 235 km sur route

Première partie du défi : Randonnée des Châteaux, à Fontainebleau, en compagnie de James S., dit "le Chamois", et de Michel C., dit "le Petit Lapin".

Entre le Château de Fontainebleau et le Château de Saint-Fargeau, j’ai fait 235 km sur route, mon record personnel de distance en vélo dans la même journée.

J'avais encore de très bonnes jambes sur le final car, après plus de 200 km parcourus, j'ai grimpé comme un bolide la côte de Sorques, après Épisy. J'ai même fait des pointes à plus de 40 km/h sur le plat dans les derniers kilomètres. Mes deux compagnons de route qui n'ont pas pu suivre ce rythme ne m'ont revu qu'à l'arrivée. Ces bonnes sensations m'ont permis de me sentir capable de remettre ça le lendemain, mais en VTT.

Après cela, se relaxer pour être prêt à repartir le dimanche…

Dimanche 3 juillet 2005 : 55 km en VTT

Deuxième épisode : Randonnée VTT de Mennecy (91)

55 km (« seulement ! », pourrait-on dire) pour cette rando d’avant la trêve estivale ! L’exploit, en fait n’est pas dans la distance du jour mais mais dans le fait "d'enchaîner", après les plus de 200 km effectués la veille. A noter que ce n'est pas le même vélo, et ce n'est pas la même façon de pédaler et qu'il faut s'adapter à ces changements. Avec un bon entraînement dans les deux pratiques, ça ne pose pas vraiment de problème.

J'ai fait cette randonnée à ma main, tranquille, sans chercher à faire une "perf", comme on dit. L'essentiel était d'aller au bout. Cela dit, 55 km en VTT, c'est quand même un peu long pour un décrassage… Il a fallu gérer! Mais tout s'est bien passé.

Mon copain Pascal, dit “le TGV” ou encore “Ariane 6”, était le seul autre membre du club sur cette randonnée. Parti après moi, arrivé longtemps avant, je me demande encore comment j’ai fait pour le reconnaître vue la vitesse à laquelle il m’a doublé !…

Ce défi enchaînant + de 200 km sur route et + de 50 km VTT m'a apporté beaucoup de satisfaction. Si le calendrier le permet, je remets ça l'année prochaine!

Claude

PS : Dans le même genre de défi, les 22 et 23 avril 2006, j'ai effectivement enchaîné un 200 Audax (les 3V : 210 km exactement) et un 55 km VTT sur la Jean Racine, une rando VTT particulièrement vallonnée. Le must du genre, je l'ai réalisé les 21 et 22 avril 2007, avec de nouveau 210 km en Audax (les 3V) et 75 km VTT à la Jean Racine, avec 2000 m de D+.
—> Lire le récit de défi.

dimanche 26 juin 2005

VTT : LE RAID DES CADOLES 2005, À BAR-SUR-SEINE (AUBE)

LES TÉMOIGNAGES DE LAURENT, MATHIEU ET CLAUDE

Nos amis de l'ASPTT Paris nous avaient proposé quelques places dans le gîte qu'ils avaient loué à Bar-sur-Seine. Finalement, je fus le seul à profiter de leur offre, ce qui m'a permis de me lever un peu plus tard. Deux heures de sommeil en plus, ce n'était pas du luxe avant d'affronter un 80 kilomètres particulièrement costaud ! Le dimanche matin, nos deux jeunes, Laurent Magnier (22 ans) et Mathieu Kolasiak (23 ans) ont fait la route ensemble et sont venus me rejoindre.

Au final, beaucoup de péripéties, d'incidents, d'efforts, de chutes, de blessures et des réactions variées, dont je vous laisse lire quelques extraits...

Claude

Mathieu (penché sur son guidon), Laurent (tee-shirt blanc, casque rouge) et Claude, au premier rang sur la ligne de départ

Laurent lors de la
 Jean Racine 2005
Le point de vue de Laurent (initialement inscrit sur le 80 km)

« Pour ma part, je n'ai pu faire que 25 km ! En tout, j'ai cassé ma chaîne trois fois et donc je ne pouvais pas tenter plus, surtout qu'à ma deuxième intervention, j'ai aussi cassé mon dérive-chaîne.Enfin bon, je dois dire que les 25 kilomètres m'ont déjà suffi. Je n'ai jamais fait un parcours aussi technique et dangereux : c'était vraiment un raid.
Je ne sais même pas comment Claude a fait pour le 80, je lui tire mon chapeau !
Bon ! Au final, je vais changer ma chaîne et aussi ma cassette ! »


Mathieu lors du Rallye
des Orchidées 2005
Le point de vue de Mathieu (60 km)

5h30 sur la selle (avec les temps morts car j'ai paumé mon capteur de compteur) pour faire 60 bornes, dont 10 bornes de boue seulement pour moi, mais dix bornes de descente avec le pied dans les virages pour éviter de glisser (merci les pneus pour terrain sec !) Sinon, raid très éprouvant mais somptueux !

Historique : Bon train jusqu'au premier ravito, poussé par la horde de sauvages qui pédalaient toutes voiles dehors dans les singles du premier tronçon. Au premier ravito, j'ai attendu Claude et Laurent 20 minutes, en vain... Sachant qu'il restait encore 40 bornes à faire, je suis reparti seul, sans mes collègues en jaune et vert, en espérant qu'il ne leur était rien arrivé, et en espérant retrouver un peu de roulant, et moins de singles.

Quelle fut mon hallucination quand je ne vis que du single jusqu'au 2e ravito !... Le single, c'est marrant, c'est technique, les descentes se font tout à la glisse, c'est génial ! Mais bon, ça va 5 minutes. On se fait des frayeurs, c'est dur pour les jambes, les bras, la tête...

Au 2e ravito, sous un soleil qui tape, tape très dur, je recharge mon Camelbak de 2 litres de flotte et je repars à bon train comme au début...

Après 40 km environ, je commence à peiner et à me faire dépasser dans les singles, alors que c'est moi qui dépassais au début, les jambes commencent à picoter, bref je sens que c'est la fin et que je vais souffrir sur les 20 derniers kilomètres (de toute manière, j'ai toujours un creux à 40 bornes).

Encore un peu de singles et enfin on se retrouve sur un terrain large, crayeux, caillouteux, dans les vignes, qui monte, monte, monte, monte, monte, monte... 'tain ! J'avais l'impression que ça n'en finissait pas, mais je montais quand même à mon train, un peu fatigué, comme les gars avec qui je montais. Ah là, personne ne klaxonnait pour passer comme dans les singles, c'était tout le monde à la même enseigne, et tout le monde à petit train.

À ce moment-là, sous le soleil, buvant de la flotte à chaque tronçon de montée (il m'en paraissait mille des tronçons), mon corps commençait à ne plus aller : envie de vomir, envie pour la petite commission et envie pour la grosse et tout ça en même temps. Je vous raconte pas le moral !

Quelle ne fut pas ma joie en arrivant au sommet pour le 3e ravito, près de la stèle de la Sainte Vierge de je-ne-sais-plus-quoi : quelle beauté dans le paysage ! Il fallait bien ça pour me remonter le moral d'autant que le tonnerre grondait sur les 13 km restant.

Après quelques étirements, quelques verres de citron, quelques pâtes de fruits et quelques "WOAH, c'est beau!", je suis remonté sur ma monture en priant d'arriver avant l'orage. Que nenni, à peine le temps de finir ma soi-disant prière que le monstrueux nuage me tombait dessus. Alors là, comme par magie je retrouvai mes forces. J'ai fait les 10 derniers kilomètres, sous la pluie, comme si je faisais une course de XC (Cross Country) : la tête dans le guidon ! À fond ! J'avais retrouvé un second souffle avec la fraîcheur, et des jambes! Bon, ça glissait un peu, donc ça m'a permis de me préserver un peu dans les descentes mais les 4 derniers kilomètres sur le plat.... personne ne m'a doublé! J'étais content d'arriver, sale, boueux, mais en pleine forme (dixit Laurent) à 14h00 !

Conclusion :

  • Heureux d'avoir participé à cette aventure!
  • Content de ne pas avoir fait le 80.
  • Trop de singles à mon goût mais bien quand même pour le côté TRÈS technique.
  • Le cuir du coude droit laissé dans les sous-bois, suite à une glissade impromptue de la roue arrière.
Les leçons tirées :
  • Ne pas se coucher à 2h du mat' quand on se lève à 5h.
  • Préférer partir en gîte avec les gars de l'ASPTT.
  • Prendre des rations salées car marre du sucré au 3e ravito.
  • Faire le 80 km l'année prochaine.
En tout cas, l'année prochaine, même s'il y a trop de singles, j'y retourne, car les Cadoles, c'est une super rando de la mort qui tue tout et surtout les jambes et le moral! »

Le point de vue de Claude (80 km)

« D'abord, je n'ai pas du tout aimé le début. Je n'avais pas fait 5 km qu'un coup de frein inopportun m'a fait passer par dessus le vélo et je suis tombé sur la tête (Qui a dit : « on avait remarqué » ?). Dès lors, je n'ai pas cessé d'avoir la pétoche dès que ça glissait un peu, or ça glissait presque tout le temps : racines, cailloux mouillés, ou simples dévers pas piqués des vers!... J'étais tout le temps crispé, inquiet... Du coup, j'ai rapidement été distancé par les deux jeunes.

Puis j'ai rattrapé Laurent, qui avait cassé sa chaîne, et je lui ai donné un petit coup de main pour réparer. Reparti devant lui, je pensais qu'il allait très vite me rattraper et j'ai été très étonné de ne plus le revoir par la suite. Au premier ravito, je me suis fait mettre un peu de pommade car ma chute m'avait laissé une forte douleur musculaire au cou. Je suis resté plus d'un quart d'heure à guetter Laurent et ne le voyant pas, je suis reparti. Je me suis demandé s'il était passé sans que je le voie ou s'il avait coupé par la route pour rentrer directement... Bref, compte tenu du chemin qu'il me restait à faire, j'ai préféré ne pas attendre plus longtemps.

Claude... avant que ça se gâte!
Par la suite, j'ai quand même connu de bons moments, notamment dans la très longue côte dont parle Mathieu. J'étais tellement content de pouvoir enfin me lâcher un peu dans un chemin large et roulant, que j'ai tout grimpé à plus de 20 à l'heure. J'en ai doublé quelques uns qui n'ont pas eu le temps de lire le nom du club sur mon maillot ! (Qui a dit : « frimeur » ?) À l'inverse, je n'ai pas aimé, mais alors pas du tout, le “single” pourri, plein d'une boue glissante (voir l'état du pneu avant sur la photo ci-dessous), une véritable savonnette, qui se trouvait une dizaine de kilomètres avant l'arrivée. J'en ai fait plus de la moitié à pied ! Mais malgré ma prudence, je me suis payé une autre gamelle, avec pour conséquence un joli hématome au mollet gauche, large comme une assiette à dessert (enfin presque !)...

Contrairement à Mathieu, je n'ai pas pris l'orage car le circuit du 80 bornes nous éloignait de la zone arrosée. Quand je suis arrivé sur les lieux du déluge, il ne pleuvait plus mais toute la flotte avait rempli les flaques sur les bords de Seine, des flaques qui couvraient souvent toute la largeur du chemin, avec pas loin de 10 cm d'eau par endroits. Je ne pensais pas voir ça en cette saison. Mais finalement, c'était assez sympa de rouler à fond dans les flaques en soulevant des gerbes d'eau et de boue ! Souffrir de la chaleur au début de la rando et rentrer crotté comme en plein hiver, c'est un comble!

Dans la dernière montée, la flotte dévalait la pente comme dans un petit torrent. J'ai grimpé ça à bon rythme, sans me poser de questions. J'ai fini vers 16h15 et, à part les douleurs dues aux chutes, pas de problèmes musculaires à l'arrivée. Il faut dire que les interminables sentiers sinueux souvent glissants ou dangereux ne permettaient pas les cadences élevées et m'ont obligé, finalement, à ménager la musculature plus que je n'aurais cru au départ.

Ah, là, ça rigole moins déjà, hein !

En conclusion…

Je suis vraiment content d'avoir fait cette randonnée et d'avoir terminé le parcours de 80 km, mais honnêtement, je ne crois pas que je reviendrai. En fait, il y avait sans doute un peu trop de singles et de technique à mon goût. Je me suis même surpris à bénir les trop rares chemins larges et roulants que je n'apprécie guère d'habitude!

Malgré tout, j'invite les amateurs de “Vrai TT” qui ne connaissent pas encore cette randonnée à participer au Raid des Cadoles... Attention, c'est une randonnée qui se prépare! Physiquement et techniquement. Mais franchement, elle vaut le détour, et les « releveurs de défis » ne seront pas déçus du voyage !

PS: Je tiens à remercier particulièrement Paul et les amis de l'ASPTT qui, non contents de m'avoir accueilli dans le gîte qu'ils avaient réservé, ont lavé mon VTT pendant que je prenais ma douche... Ils sont chouettes les copains!… »