samedi 31 août 2013

PLANCHE DES BELLES FILLES, par Marie-Ange

« CET ÉTÉ, J'AI FAIT LA PLANCHE! »

A la piscine? En mer? Dans un lac? La bonne réponse est : en Haute-Saône!

Je l'avais rêvée, je l'avais même évoquée avec certains de l'A.S. Brévannaise, cette fameuse grimpette de la Planche des Belles Filles. Et puis, un beau matin, je me suis finalement retrouvée au pied du mur! Mais comment ai-je pu en arriver là, ce dernier samedi d'août, à la sortie du village de Plancher-les-Mines?

Il y a cinq jours, j'ignorais encore que je reconduirais, ce weekend, mon petit-fils en Haute-Saône. Cinq jours en arrière, je n'étais pas encore sûre de prendre mon vélo dans mes bagages. La décision fut prise au dernier moment, très vite. Et lorsque mon fils me vit débarquer (avec mon vélo!), il comprit tout de suite que j'étais partante pour le grand saut. Les parcours possibles furent étudiés le vendredi soir. 

Départ de Mélisey
Dans un premier temps, il me proposa de démarrer du village de Mélisey (dans les environs de Lure), de monter le col des Croix (679 m), puis d'enchaîner avec l'ascension de la Planche des Belles Filles (1148 m) et de revenir à Mélisey par le col de la Chevestraye (611 m). Avait-il oublié que sa vieille mère n'est pas un avion et que nous devions être rentrés pour midi car l'après-midi même il participait à un tri-relais à Vesoul? Je le suppliais donc de revoir les ambitions (les miennes) à la baisse. Un parcours moins long fut finalement adopté : départ de Mélisey, montée du col de la Chevestraye, ascension de la Planche et retour par le même chemin.

Profil de la Planche des Belles Filles. NB: le mur final à 22%, goudronné récemment pour les besoins du Tour de France 2012, ne figure pas sur ce profil.

Toutes les conditions requises pour réussir cette grimpette étaient réunies : temps sec et ensoleillé, température idéale, absence de vent, entraînement à la montagne une bonne partie de l'été, poids de forme. Le Col de la Chevestraye ne m'a posé aucun problème.

Premier passage au Col de la Chevestraye (611 m)

Cependant, plus j'approchais de l'objectif plus je le redoutais! Et j'avais raison d'avoir des craintes.

Sculpteur d'arbres… au pied de la Planche!

D'entrée, visuellement, je vis tout de suite que la Planche des Belles Filles n'allait pas être une simple formalité. Et lorsque certains affirment que tout peut se monter dès l'instant où l'on possède un bon développement, précisément, dans cette montée, je n'y crois plus! Le bon développement contribue au bonheur de la cyclote mais dans cette situation, il ne suffit pas. Il faut avoir de bonnes cuisses, après le parking de la station, dans cette redoutable rampe finale, aménagée spécialement pour les coureurs lors d'une étape du Tour de France 2012 (pente à 22%). Je qualifierai cette montée très difficile même si je l'ai faite jusqu'au parking (plusieurs fois lieu d'arrivée de la cyclosportive des Trois Ballons).

Pente moyenne du prochain kilomètre : 10,5%

Mais après, je me suis carrément asphyxiée, tétanisée sur un passage de la rampe malgré tous les encouragements de Stéphane et de Claude (qui a monté ce mur à deux reprises “les doigts dans le nez”). Je n'avais ni la puissance ni la vélocité pour passer un tel mur. Je tremblais (mais pas de froid!) lorsque j'ai accepté de poser pour la photo. Pas belle à voir, la fille!

Sur la ligne d'arrivée (1035 m), où un panneau rappelle la victoire de Christopher Froome en juillet 2012. Record de l'ascension: 16'11!

Le temps de remercier Stéphane pour sa disponibilité, ses conseils, sa patience et ses encouragements, nous étions déjà dans la descente (moi, sur les manettes de frein!). Petite anecdote pour la fin : sur le chemin du retour, Stéphane (amusé) qui m'attendait en haut du Col de la Chevestraye, n'a pu s'empêcher de me taquiner en me proposant de faire un petit crochet jusqu'à Belfahy et de monter au col des Chevrères.

Col de la Chevestraye : route de Belfahy et du Col des Chevrères

Aucune pitié pour sa pauvre mère qui en avait plein les pattes!... mais pour cette matinée - là seulement!

Marie-Ange,
Médaillée “Belle Fille”?
Photos Marie-Ange et Claude

BONUS

L'après-midi même, je suis allée encourager Stéphane qui faisait le tri-relais de Vesoul (triathlon en relais); il était chargé du relais "cycliste", 31 km en 56 minutes. Son équipe s'est classée 29ème sur 168.

Stéphane au tri-relais de Vesoul (31/08/13): son équipe avait le n° 94!

mercredi 21 août 2013

L'ÉTOILE DE PARIS : « BRIE GÂTINAIS »

RANDONNÉE PERMANENTE DU LEVALLOIS SPORTING CLUB

Le lecteur intéressé pourra en savoir plus sur cette organisation en consultant la présentation que nous avons faite sur notre site, ou la page consacrée à l'Étoile de Paris sur le site du Levallois SC.

Données du parcours
  • Circuit de 120 km — 640 m de D+. 
  • Pointage départ - arrivée : Brétigny-sur-Orge. 
  • Autres pointages à : Blandy-les-Tours et Milly-la-Forêt. 

Déroulement

C'était mon quatrième parcours de "L'Étoile de Paris", qui en compte cinq (voir toutes nos participations à l'Étoile de Paris, sur notre site).

Pour la première fois, Marie-Ange m'accompagnait, ce qui m'a permis d'être sur quelques photos.

Au départ de Brétigny-sur-Orge, la boulangère à laquelle je me suis adressé n'avait pas de tampon à apposer sur nos cartes de validation, mais elle a bien voulu nous donner deux tickets de caisse. Ça marche aussi pour l'homologation.

En dehors de cela, il n'y a pas beaucoup de péripéties à raconter. Du soleil, du ciel bleu, un petit air de vacances en cette deuxième quinzaine d'août… Bref, un déroulement sans histoires…

Je me contenterai donc d'un aperçu de cette balade en images…

Claude
Photos personnelles


Aperçu en images

Château d'Écharcon

L'Essonne entre Écharcon et Mennecy

Toujours l'Essonne, entre Écharcon et Mennecy

Château de Vaux-le-Vicomte

Chartrettes : devant la mairie

Milly-la-Forêt : une borne "Voie de la liberté"

Milly-la-Forêt : la Halle

La Ferté-Alais : l'Essonne et le lavoir

dimanche 11 août 2013

DU CÔTÉ DE FINESTRAT : PUIG CAMPANA ET SIERRA DEL CASTELLET

Pendant nos vacances au bord de la mer, sur la Costa Blanca (Espagne), nous avions décidé de nous reposer après la semaine de vélo en haute montagne de la fin juillet, plus précisément dans la vallée de l'Ubaye, où nous avons fronchi plusieurs cols à plus de 2000 m… 
➜ Voir mon article sur le Brevet des 7 cols de l'Ubaye

Afin de conserver la forme en vue de nos objectifs de septembre, nous avons tout de même fait quelques petites balades dans l'arrière-pays, très montagneux, en privilégiant faibles kilométrages mais dénivelés importants. L'un de ces parcours d'entretien nous a ainsi conduits dans les environs de Finestrat (province d'Alicante) : 750 m de D+ en 40 km.

Profil du parcours

Les passages les plus pentus se trouvent après le village de Finestrat, lorsqu'on monte vers la fontaine du moulin (Font del Molí) puis sur les flancs du Puig Campana.

La belle lumière matinale nous a donné l'occasion de faire quelques nouvelles photos du Puig Campana et de ses environs, avec notamment les superbes “dentelles” du Monte Castellet...

La balade en quelques images…

El Puig Campana, vu du sud-est, pendant la montée vers Finestrat

Finestrat : Font del Molí

Finestrat : Font del Molí (2)

Monte Castellet

Monte Castellet (2)

El Puig Campana, vu de l'ouest

En redescendant vers Finestrat...

El Puig Campana, vu du sud-ouest

Pour revenir à notre point de départ, à L'Alfàs del Pi, nous avons suivi l'avenue qui longe d'un côté le parc à thème Terra Mitica, de l'autre le golf de Benidorm et ses hôtels de luxe.

Benidorm : Hôtel Meliá Villaitana, conçu dans l'esprit des villages locaux
Golf de Benidorm

Compléments…
Pour une présentation plus détaillée du secteur et des explications sur le nom de la Sierra del Castellet, voir mon autre article sur skyrock (randonnée pédestre entre Puig Campana et Sierra del Castellet).

Claude
Photos personnelles

jeudi 25 juillet 2013

HOMMAGE À BERNARD THÉVENET : « MERCI BERNARD ! »

De passage avec mon vélo sur les pentes de la station de Pra-Loup, dans les Alpes de Haute-Provence, de lointains souvenirs ont ressurgi… Récit!

ÇA S'EST PASSÉ LE 13 JUILLET 1975 !

Il y a des jours qui comptent dans la vie d'un homme ! Ce jour-là en est un ! Ce n'est pas un jour de grand bonheur comme on peut en vivre, par exemple, à l'occasion des étapes les plus importantes et positives de notre vie ou de celle de nos enfants. Mais c'est un de ces jours où tout se passe tellement bien que cela nous donne une grande confiance dans la vie, un de ces jours où l'on se sent profondément bien, tout simplement. Un de ces jours dont on ressent encore les bienfaits quand on y repense, plusieurs décennies plus tard !...

1975, c'est l'année de mes 20 ans. C'était l'époque où je pouvais rouler pendant une à deux heures dans un peloton à 40 km/h de moyenne, avec des pointes, sur le plat, au delà des 50 km/h... Plus longtemps, je ne tenais pas... Je n'étais probablement pas assez assidu aux entraînements pour tenir la distance ! Mais ce n'était déjà pas si mal !

Le vendredi 11 juillet 1975, j'avais décidé de me lancer dans un de ces défis que j'affectionne, me rendre en vélo de Chevilly-Larue, où j'habitais à l'époque, à la maison de campagne de mes parents, située après Chartres : 110 km à parcourir en solitaire. Avec un retour prévu le surlendemain, le dimanche 13 juillet, également en vélo et seul.

A l'aller, j'ai bénéficié d'une très belle journée, que certains auraient peut-être trouvée un peu chaude, mais moi, la chaleur, à condition qu'elle ne soit tout de même pas caniculaire, ça me fait du bien. J'ai encore aujourd'hui l'impression qu'elle booste mon énergie. Ne pouvant évidemment pas emprunter en vélo les portions d'autoroute de mon itinéraire habituel, j'ai dû m'arrêter à plusieurs reprises pour me repérer sur la carte. Au final, j'ai mis 4h15, arrêts compris, soit une moyenne proche des 26 km/h, moyenne évidemment plus élevée si on ne compte que le temps de pédalage… Mais à l'époque, je n'avais pas de compteur pour me donner une moyenne exacte excluant les arrêts. Et comme je ne me suis pas amusé à les chronométrer, je ne saurais être plus précis.

Pour le retour, deux jours plus tard, il faisait encore plus chaud, mais il y avait un vent assez soutenu, soufflant dans le bon sens ! Quand le vent s'occupe à la fois de la ventilation et de la propulsion, le cycliste est heureux ! Mais cette fois, une contrainte librement consentie m'imposa une pression supplémentaire ! En effet, je ne voulais à aucun prix manquer la retransmission télévisée de l'étape du jour sur le Tour de France. Cette étape, partie de Nice, se terminait par une arrivée au sommet, à Pra Loup. Nous n'avions pas de téléviseur à la maison de campagne... Et comme j'avais traîné toute la matinée, il ne restait qu'une seule solution pour ne pas louper le final de l'étape : rentrer à Chevilly en un temps record !

Au départ, plutôt que d'emprunter les petites routes tranquilles traversant la Beauce, j'ai choisi d'emprunter sur une dizaine de kilomètres l'autoroute en construction qui passait tout près de la maison de campagne de mes parents... Sur un bitume tout neuf et avec vent favorable, j'ai démarré sur un rythme élevé... Excellent pour se donner d'emblée le bon tempo, à condition de pouvoir tenir la distance. Aucun arrêt inutile cette fois-ci, car j'avais bien repéré l'itinéraire à l'aller... Les côtes, du côté d'Ablis ou de Saint-Arnoult-en-Yvelines furent avalées en gardant un rythme endiablé ! A Limours, je n'ai pas faibli... Encore quelques bosses, un final en ville avec quelques feux tricolores pour revenir sur Chevilly, et une arrivée après seulement 3h20 de trajet, pédalage et arrêts compris ! A l'issue de ce "contre-la-montre" d'une longueur digne des "grands-prix des nations" de légende remportés par Jacques Anquetil, je calculai rapidement ma moyenne : 33 km/h ! J'en suis encore impressionné quand j'y repense aujourd'hui... Mais ce jour-là, je ne m'attardai pas à savourer ma performance ! Vite ! J'allumai la télé !...

Fin d'étape à suspense!

Et là, grosse déception ! Merckx venait d'attaquer sur la fin du col d'Allos, et dans la descente, il avait réussi à distancer ses rivaux, notamment Bernard Thévenet dont j'étais supporter ! Malgré tout mon respect pour Eddy Merckx, j'étais, comme beaucoup à l'époque, un peu exaspéré par la voracité du cannibale, que j'espérais enfin voir battu dans le Tour de France ! De plus, si Merckx remportait ce Tour 75, il battait le record de cinq victoires dans le Tour, qu'il partageait avec Jacques Anquetil, ma première idole, celui qui m'a rendu accroc au vélo, supporter enthousiaste et pratiquant passionné !... Pas de ça, Eddy ! Il ne faut pas reléguer l'idole de mon enfance au second plan !

Merckx en difficulté

Eddy m'a entendu : il a coincé dans la montée sur Pra Loup ! Bernard m'a entendu : il a grignoté seconde par seconde, reprenant d'abord Eddy Merckx puis Felice Gimondi, avant de faire coup double : victoire d'étape et maillot jaune! Un maillot jaune qu'il a conservé jusqu'à la victoire finale à Paris.

Au classement de l'étape, Thévenet devança dans cet ordre : Gimondi, Zootemelk, Van Impe et Merckx! Les initiés remarqueront que le Bourguignon, ce jour-là, a dominé quatre autres vainqueurs du Tour! Ils représentent dix Grandes Boucles à eux cinq! Excusez du peu!

Thévenet au sommet de son art! 

Ai-je besoin de dire l'émotion que j'ai ressentie ? Depuis, j'ai toujours conservé une sympathie particulière pour Bernard Thévenet. Un peu comme s'il incarnait l'un de ces justiciers qui, à l'issue d'un scénario palpitant, finissent par faire triompher le bien ! Sauf que là, ça se passait dans la vraie vie ! Et que je pouvais me dire, sans passer pour un doux rêveur, que les "happy ends", ça n'existe pas que dans les comédies romantiques et les séries policières... Quand on fait du vélo et qu'on se lance dans des défis tels que les doublés longues distances (le lien redirige vers mon article), les Cinglés du Ventoux (idem) et autres descentes nocturnes en VTT (idem), on n'a aucune chance d'aller au bout si on ne croit pas au "happy end"...


38 ans plus tard

En juillet 2013, j'ai eu l'occasion de pédaler sur ces hauts lieux de la légende du Tour!…

Le 22 juillet, j'ai grimpé le Col des Champs (2080 m) et le Col d'Allos (2250 m) dans le sens abordé lors de la 15e étape du Tour 1975 (voir mon article : la Classe Cycle des trois cols).

Trois jours plus tard, j'ai fait l'ascension vers la station de Pra Loup!

L'entrée de Pra-Loup

Ce n'était pas un pèlerinage, mais je suis très content d'avoir pédalé sur ces routes! Content aussi d'avoir redonné des couleurs à ce vieux souvenir, d'avoir mis des images personnelles et situé le décor d'un exploit qui m'a tant marqué !

Trente-huit ans après, j'ai toujours envie de dire : « Merci Bernard ! »

Claude
Photos Internet

LIENS :

➜ Résumé de l'étape sur Wikipédia.

mercredi 24 juillet 2013

BREVET DES 7 COLS DE L'UBAYE : COL DE VARS ET SAINTE-ANNE

Aujourd'hui, je pars avec l'intention de terminer le Brevet des 7 Cols de l'Ubaye. Le programme comprend le Col de Vars (2109 m) et la montée à Sainte-Anne (1830 m), soit 80 km et environ 1530 m de D+.

Hier soir, je suis allé me procurer le maillot du brevet chez un marchand de cycles de Barcelonnette. Et j'ai décidé de le porter pour cette dernière journée. Avec le maillot sur le dos, je sais que je me sentirai motivé pour aller jusqu'au bout. Pas envie d'avoir l'air d'un c... en portant le maillot sans l'avoir mérité!

Une nouvelle fois, nous démarrons ensemble avec Stéphane. Petit échauffement le long de l'Ubaye et, dès la sortie de Barcelonnette, il prend les devants. Je le reverrai une première fois dans le Col de Vars, puis au moment d'amorcer la montée vers Sainte-Anne. Quand j'y arrive, il a déjà fini la montée et la descente! A ce moment-là, il m'annonce qu'il va ajouter à son programme la montée à la station de Pra Loup. C'est une bonne idée! Pour lui! Moi, pour aujourd'hui, ça suffira avec deux ascensions. J'irai à Pra Loup demain!

Le Col de Vars

La montée du Col de Vars est encore différente des précédentes. Rien à voir avec la Bonette, avec la Cayolle ou avec Allos. Parfois annoncé comme un col de 30 km à partir de Barcelonnette, le profil commence par des pentes douces pendant les vingt premiers kilomètres. Sur cette première partie, la pente par kilomètre ne dépasse jamais les 2,5%.

Le profil ci-dessous prend en compte l'ascension à partir des Gleizolles, à 14 km du sommet.

Profil du Col de Vars depuis Les Gleizolles

La pente augmente réellement un peu avant d'arriver à Saint-Paul-sur-Ubaye: 2 km à 4,5% de moyenne. Ensuite, jusqu'à Le Mélezen, ça varie entre 4 et 7%.

Vue sur Le Mélezen, pendant la montée du Col de Vars

Il reste alors la partie la plus dure : 4,7 km à 9,3% de pente moyenne, avec un passage à 11%. On n'est pas loin de la longueur et des pourcentages du Col de Pontis, mais le tracé de la route et la qualité du revêtement rendent le final du Col de Vars beaucoup moins difficile.

Col de Vars : pente à 10% sur le prochain kilomètre

Au sommet, plusieurs cyclos se relaient pour prendre la pose sous le panneau. J'ai été photographié par un randonneur, sans sacoches mais avec sac à dos, qui était en train de faire le voyage du Lac Léman à la Méditerranée. Après le Col de Vars, il avait la Bonette à son programme... Il avait l'intention de se baigner dans la grande bleue le lendemain soir...

Col de Vars (2109 m)

A ce moment-là, un de mes principaux objectifs de la saison est atteint : je viens d'escalader mon 5e col à + de 2000 m. Je remplis désormais les conditions pour intégrer le Club des Cent Cols. Mais il me reste encore une ascension pour obtenir le Brevet de 7 Cols de l'Ubaye. Je prendrai le temps de me réjouir plus tard!

La montée vers Sainte-Anne La Condamine

La montée vers Sainte-Anne en partant de La Condamine-Châtelard, c'est également le début du Col du Parpaillon par le versant est. Les routes se séparent un peu avant la Chapelle Sainte-Anne, la route de la station bifurquant sur la gauche. Le profil ci-dessous prouve que cette montée n'est pas une simple formalité!

Profil de la montée à la station de Sainte-Anne-la-Condamine

Pendant la montée, on a de très belles vues sur la Vallée de l'Ubaye aux environs de La Condamine.

Vue de la Vallée de l'Ubaye pendant la montée à Sainte-Anne

Après un peu moins de 7 km d'ascension, on atteint une toute petite station, perchée à 1830 m d'altitude. La brochure qui présente le brevet indique 9% de pente moyenne et 12% de maximum. Mais je pense que ces chiffres sont faux. Selon mes propres estimations, ce serait plutôt du 7,5% de moyenne, ce qui est déjà pas mal.

Borne de pointage du Brevet des 7 Cols de l'Ubaye, à Sainte-Anne (1830 m)

Après le dernier pointage et avec la satisfaction d'avoir réussi ce brevet, je me suis offert un rafraîchissement à la terrasse d'un bar. Une chance qu'il y en ait un et qu'il soit ouvert! J'ai déjà vu cette année des stations de dimensions comparables où il n'y avait rien pour se payer un coup à boire!

Station de Sainte-Anne la Condamine

Il ne me reste plus qu'une grosse vingtaine de kilomètres en descente pour retourner à Barcelonnette.

Sainte-Anne : il ne reste plus qu'à redescendre

Dans l'après-midi, je me rendrai à l'Office de Tourisme pour faire homologuer mon Brevet des 7 Cols de l'Ubaye. J'en profiterai pour m'offrir le joli tee-shirt technique en souvenir de ce brevet.

Quant à Stéphane, il devra attendre demain pour fêter le brevet. Il lui manque encore le Col de la Bonette... Mais pour lui, j'en suis sûr, ce ne sera qu'une formalité!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Tout sur notre séjour de juillet 2013 dans la vallée de l'Ubaye sur notre site.


mardi 23 juillet 2013

BREVET DES 7 COLS DE L'UBAYE : COL DE PONTIS ET COL SAINT JEAN

Marie-Ange ayant décidé de grimper le Col de la Cayolle en solitaire en partant tôt ce mardi matin — dommage qu'elle ait renoncé à nous raconter ses aventures épiques au milieu des marmottes, des coulées de boue et de la DDE ! —, nous avons attendu son retour, Stéphane et moi, pour prendre la route.

Suivant un conseil donné par le cyclo rencontré dimanche pendant l'ascension de la Bonette (voir l'article), nous avons préféré éviter de faire à vélo la route Barcelonnette - le Lauzet, où la circulation automobile est assez soutenue. Nous avons donc démarré en vélo de Le Lauzet-Ubaye, en fin de matinée.


Le Col de Pontis

L'ascension du Col de Pontis est la plus courte des sept qui ont été retenues pour le "Brevet des 7 Cols de l'Ubaye", avec 5 km seulement, mais sans aucun doute possible, c'est aussi la plus raide: plus de 10% de moyenne sur toute la montée et un maximum de 17%. En voici le profil :

Col de Pontis : profil sud

La route est très étroite (largeur d'une voiture), le revêtement est archaïque, les nids de poules abondent. Tout cela s'ajoute à la pente et au soleil de midi pour faire de cette ascension un véritable défi. Petits braquets indispensables! Heureusement, au hasard des lacets, on peut admirer de superbes vues sur le lac de Serre-Ponçon. La vue de l'eau, même lointaine, met un peu de fraîcheur dans la tête.

Lac de Serre-Ponçon vu pendant la montée vers le Col de Pontis

Sur cette montée, on trouve les habituels panneaux: altitude, kilométrage restant, pente moyenne du prochain kilomètre. Ayant fait des cols de plus de 20 km les jours précédents, ces panneaux auront sur moi un effet très positif, malgré la forte pente annoncée. Très vite, je vois qu'il ne reste plus que 4 km, et bientôt plus que 3!... Bref, trois fois rien! On y va! Et on ne se pose pas de questions!!!

A environ 1 km du sommet, je croise Stéphane qui redescend déjà. Un petit salut et... quelques secondes plus tard, j'entends un bruit de vélo derrière moi. C'est Stéphane qui a décidé de refaire le dernier kilomètre en ma compagnie! Ce qui nous permettra de nous faire photographier ensemble au sommet. Rare privilège pour moi que de poser à ses côtés en haut d'un col comme Pontis (sourire)!

Il ne reste plus qu'à poinçonner la carte et à redescendre…

Avec Stéphane au Col de Pontis (1301 m)

Nous faisons la descente ensemble (je bénéficie d'un avantage pondéral!). Puis Stéphane me distance à nouveau. Je le retrouverai au croisement de routes où il m'attend pour connaître la direction du Col Saint-Jean (1333 m).


Le Col Saint-Jean

Ce col est le plus facile des 7 cols du brevet. 10 km certes, mais une pente moyenne de 4,3% et un revêtement excellent le rendent très roulant.

Dans la montée vers le Col Saint-Jean, de nouveaux points de vue sur le lac de Serre-Ponçon s'offrent à nous.

Lac de Serre-Ponçon, depuis la montée vers le Col Saint-Jean

Panorama en montant au Col Saint-Jean, avec au loin le lac de Serre-Ponçon

En attendant mon arrivée au col, Stéphane a eu le temps d'aller jusqu'à la station du Col Saint-Jean. Nous avons un peu de mal à trouver la borne pour poinçonner la carte du brevet.

Col Saint Jean (1332 m)

Puis nous retournons à la voiture, en commençant par 10 km de descente, suivis de 2 km de plat. Du plat??? Oui, il arrive qu'il y en ait dans cette région!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Notre séjour de juillet 2013 dans la vallée de l'Ubaye sur notre site.

lundi 22 juillet 2013

LA « CLASSE CYCLE » DES TROIS COLS : CAYOLLE - CHAMPS - ALLOS

CIRCUIT COMPRENANT LE FRANCHISSEMENT DE 3 COLS À PLUS DE 2000 M

La photo du jour

Col d'Allos, troisième col à 2000 m du jour : défi réussi!

Pour l'anecdote…

L'idée de ce défi m'a été soufflée par l'ami François… En 2010, il avait publié un article sur le blog de notre club, dans lequel il racontait avoir enchaîné ces trois cols… Arrivé dans la vallée de l'Ubaye avec la ferme intention de suivre ses traces, j'ai eu la surprise amusée de découvrir ses initiales sur la route : FF pour François Fine… Sans doute le fléchage d'une randonnée… Impossible de ne pas penser à lui, à peu près à toutes les bifurcations de la vallée…

Fléchage "FF"

Présentation de la « Classe Cycle ” des 3 cols

Depuis 37 ans, chaque été, au début du mois d'août, le Cyclo Club de l'Ubaye, également organisateur de la Montée de la Bonette, propose cette randonnée aux grimpeurs bien entraînés.

La brochure des randonnées possibles à partir de Barcelonnette (“Les Alpes du Sud à vélo”) propose également ce circuit en randonnée libre.

La distance annoncée est de 124 km (un peu plus ou un peu moins selon l'endroit de Barcelonnette d'où l'on prend le départ). On y enchaîne trois cols à plus de 2000 m d'altitude : le Col de la Cayolle (2326 m), le Col des Champs (2095 m) et le Col d'Allos (2247 m) pour un dénivelé positif total de 3340 m.

Extrait de la brochure “Les Alpes du Sud à vélo”

Les circonstances

J'ai effectué ce parcours au cours d'une semaine passée à Barcelonnette. L'objectif de ce séjour était double : franchir au moins les cinq cols à plus de 2000 m nécessaires pour entrer au Club des Cent Cols et obtenir le Brevet des 7 cols de l'Ubaye.

Ayant monté la Bonette la veille (voir mon article Montée de la Bonette), je n'étais pas très chaud pour enchaîner aussitôt sur ce défi. Mais la météo annonçant une dégradation du temps pour le milieu de la semaine (ce qui s'avérera faux), j'ai préféré me lancer sans attendre dans cette aventure.

Marie-Ange ne m'a pas suivi sur ce périple, préférant jouer à la Mamie gâteau avec Léo, son petit-fils. En revanche, elle m'a adjoint un garde du corps en la personne de Stéphane, le papa dudit Léo. Sur le principe, l'idée m'a semblé très sympathique... Mais après trois ou quatre kilomètres à allure modeste (pour lui!) dans le léger faux-plat montant qui débute l'ascension du Col de la Cayolle, j'étais déjà en recherche d'oxygène. Trop fort pour moi, Stéphane! Je lui ai donc proposé une autre mission, celle d'éclaireur... et je ne l'ai revu qu'à l'arrivée, qu'il a atteint environ trois heures avant moi! On n'a pas eu besoin de la photo finish pour nous départager!…

L'envol de Stéphane dès les premières rampes du Col de la Cayolle

Le parcours

Le Col de la Cayolle par le versant nord se monte bien. La route, assez étroite, suit le cours du Bachelard. On passe dans des gorges, on traverse quelques hameaux. Les pentes sont très raisonnables et il n'y a jamais de forts pourcentages. Depuis Barcelonnette, il y a 29 km à parcourir pour atteindre le sommet, avec 1200 m de D+.

Profil du Col de la Cayolle depuis Barcelonnette

Les huit premiers kilomètres sont quasiment plats ou à faible pente. Ensuite, pendant 13 km, la moyenne de pente par kilomètre varie entre 2 et 5,5%. C'est dans les huit derniers kilomètres que l'on trouve les pourcentages les plus élevés : entre 7,5 et 8%. Rien de terrifiant.

La route du Col de la Cayolle (versant nord), longeant le Bachelard

Visuellement, le paysage est très différent de celui de la montée de la Bonette. Au petit matin, on est longtemps à l'ombre. Pour qui craint la chaleur, c'est idéal. Sur le final, on découvre des prairies colonisées par les marmottes (je les ai entendues siffler mais je n'en ai pas vu).

Route du Col de la Cayolle (versant nord) : prairie à marmottes

Au sommet, j'ai complètement oublié que je devais poinçonner ma carte du Brevet des 7 Cols de l'Ubaye. Heureusement, Marie-Ange fera l'ascension le lendemain, en solo, et remédiera à cette étourderie. Remarque pratique pour les personnes intéressées : la borne n'est pas près de la stèle, mais sur le parking qui se trouve de l'autre côté de la route. Il n'est pas inutile de le savoir!

Col de la Cayolle (2326 m)

Je n'ai eu qu'à tourner la tête vers le sud (la stèle est juste derrière moi) pour bénéficier de cette vue pleine de charme... Que c'est beau, la haute montagne!

Col de la Cayolle (2326 m)

A partir du col, j'entre dans les Alpes Maritimes. La descente par le versant sud est très belle. Quand je vois où la route va passer, tout au bas de la descente, je préfère éviter de penser que je vais devoir remonter tout ça (ou presque!) pour passer au Col des Champs…

Panorama dans la descente du Col de la Cayolle, versant sud

Après quelques kilomètres de descente, je passe à proximité de la source du Var…

Source du Var

... puis je suis un bon moment la haute vallée du Var, jusqu'à Saint-Martin-d'Entraunes (altitude: 1010 m). Après une descente de 16,7 km et plus de 1300 m de dénivelé négatif, j'attaque le deuxième col de la journée : le Col des Champs.

Profil du Col des Champs depuis Saint-Martin-d'Entraunes

Le Col des Champs est plus difficile que le Col de la Cayolle. Par le versant est, il nécessite 16,2 km d'ascension pour 1052 m de D+. Au cours des huit premiers kilomètres, la route s'élève de 600 m, ce qui représente une pente moyenne de 7,5%. Pendant la première partie de la montée, je profite de magnifiques vues sur la haute vallée du Var.

La haute vallée du Var, vue pendant la montée vers le Col des Champs

En arrivant près de Val Pelens, je profite d'un replat pour récupérer. La route redescend même un petit peu. Puis j'attaque une nouvelle montée, longue de 6 km environ, avec des pentes irrégulières pouvant aller jusqu'à 10% de moyenne sur l'avant dernier kilomètre.

Dans ce secteur, j'ai longtemps le soleil sur le dos... Je me dis que si l'on ne veut pas faire cette ascension en plein cagnard, il vaut mieux démarrer très tôt de Barcelonnette…

Vue du Col des Champs, pendant la montée par le versant est

Quand j'arrive au sommet, je comprends pourquoi il s'appelle le Col des Champs! Situé au milieu d'une vaste prairie, le col domine à l'est la Vallée du Var, et à l'ouest celle du Verdon.

Col des Champs (2093 m)

En ce qui concerne l'altitude du Col des Champs, le doute est permis. Sur place, le panneau indique 2080 m, mais d'anciennes photos montrent au même endroit un ancien panneau qui indiquait 2087 m. Il semblerait que le col réel soit un peu plus bas que la route, à 2045 m. Quant au Club des Cent Cols, il a choisi 2093 m qui est donc l'altitude que j'ai retenue... sous toutes réserves!

Panorama au Col des Champs

A partir du Col des Champs, je réintègre le département des Alpes de Haute Provence. La descente vers Colmars est très belle au niveau des paysages, mais en très mauvais état pour ce qui est du revêtement. Je croise beaucoup de cyclos qui font cette montée. Par rapport au versant par lequel je suis monté, la route a l'avantage d'être souvent ombragée.

Dans la descente du Col des Champs vers Colmars

Vers la fin de cette descente de 12 km, je découvre Colmars…

Vue sur Colmars pendant la descente du Col des Champs

Dès la sortie de Colmars, j'attaque la montée vers le Col d'Allos. Un peu plus de 22 km d'ascension seront nécessaires pour atteindre le sommet.

Profil du Col d'Allos

Le début est très facile. Pendant 11 km, la pente moyenne ne dépasse jamais les 4%. Les sensations étant bonnes, j'enroule bien...

Je commence quand même à avoir un peu chaud, alors je m'arrête à Allos pour m'acheter à boire... Du frais, car mon bidon n'a que du tiède à me proposer!

Prairie près d'Allos

En quittant Allos et jusqu'à la station de La Foux d'Allos, ce sont 9 km entre 2 et 5,5% de moyenne. Les kilomètres défilent et je me rapproche du "but" sans me sentir fatigué.

Station de La Foux d'Allos, dans la haute vallée du Verdon

C'est après La Foux d'Allos que la difficulté s'accentue, sans atteindre toutefois des proportions insurmontables. Un peu moins de 7 km à 6-7%, ça se monte…

Dans la montée du Col d'Allos

… sauf que mes cuisses commencent à me rappeler qu'elles n'ont pas encore tout à fait digéré la montée de la Bonette (effectuée hier), suivie depuis ce matin du Col de la Cayolle et du Col des Champs...

Bien que le ciel se soit couvert, il fait encore chaud. J'éprouve le besoin de m'arrêter deux ou trois fois pour boire ou pour prendre des photos... Pour récupérer un peu, quoi! Je profite d'un de ces arrêts pour jeter un coup d'œil sur le chemin parcouru depuis la station de La Foux d'Allos qu'on distingue sur la photo, dans le creux, tout en bas.

Dans la montée du Col d'Allos

J'atteins enfin le col! Je demande à un randonneur s'il veut bien me prendre en photo…

Col d'Allos (2250 m)

Cette fois, je n'oublie pas de poinçonner ma carte du "Brevet des 7 Cols de l'Ubaye". Et je n'ai plus qu'à me laisser redescendre... tout en restant tout de même concentré! Il ne s'agirait pas de se laisser surprendre bêtement au cours des 19 km de descente qui me séparent de mon hébergement à Barcelonnette...


Souvenirs

Pour la petite histoire, la 15e étape du Tour de France 1975, Nice - Pra Loup, franchissait le Col des Champs et le Col d'Allos avant de se terminer avec la montée sur la station de Pra Loup. C'est le Belge Eddy Merckx qui était passé en tête au sommet de ces deux cols, avant d'être débordé dans l'ultime montée par Bernard Thévenet, qui avait remporté l'étape et du même coup endossé le maillot jaune (voir mon article).

Pour ma part, je ne monterai Pra Loup que trois jours plus tard! N'ayant jusque là jamais gravi de cols à plus de 2000 m, en avoir engrangé quatre en deux jours suffit très largement à mon bonheur! Pour l'instant! Il reste à bien récupérer car je suis décidé à valider avant la fin de la semaine les 4 cols ou montées qui me manquent pour obtenir le Brevet des 7 Cols de l'Ubaye.

Affaire à suivre, donc!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Sur notre site, présentation de notre séjour de juillet 2013 dans la Vallée de l'Ubaye.

➜ Sur notre site également, présentation du Brevet des 7 Cols de l'Ubaye.