vendredi 11 mai 2018

COLS AU PAYS BASQUE : JAIZKIBEL ET CASTILLO DEL INGLÉS

En stage à Hendaye avec notre club, l'Entente Cyclo le Buisson Périgord (ECBP), nous avons fait une incursion en Espagne pour découvrir la frange côtière du Guipuzcoa, entre Irun et San Sebastian.

Départ d'Azuréva Hendaye ; six des huit participants à cette balade
(Jacky, Marie-Ange, Claude, Christian H., Christian T. et Daniel V.)
Le Guipuzcoa est une des sept provinces basques. Sa capitale est San Sebastian, ou “Donostia” en basque.

Les sept provinces basques (doc. Internet)
Outre l'intérêt touristique, Marie-Ange et moi avions pour objectif de franchir sept nouveaux cols homologués par le Club des Cent Cols, les deux premiers sur les pentes du Jaizkibel, les cinq suivants sur la route du Castillo del Inglés.
  1. Atxaingo lepoa ou Collado de Atxain (457 m)
  2. Jaizkibelgo gaina ou Puerto de Jaizkibel (437 m)
  3. Urdaineko haitza ou Collado de Urdaine (189 m)
  4. Pikoketako gaina ou Alto de Pikoketa (465 m)
  5. Elurretxeko lepoa ou Collado de Elurreche (502 m)
  6. Otzarteko lepoa ou Collado de Otzarte (459 m)
  7. Erlaizko lepoa ou Collado de Erlaitz (444 m)
Le Jaizkibel, vu depuis le port d'Hendaye
Depuis Hendaye, nous avions une belle vue sur la ville d'Hondarribia (également connue sous le nom de Fontarrabie). Notre premier objectif du matin : contourner la baie de Txingudi (ou Chingoudy), formée par l'embouchure de la Bidassoa entre la France et l'Espagne, pour nous rendre en face…

Hondarribia et la baie de Chingudy
Malgré l'heure matinale, la traversée d'Hendaye, puis d'Irun, s'est faite au milieu de la circulation automobile. Nous étions contents d'arriver à Hondarribia, ville médiévale réputée pour ses fortifications.

Hondarribia : église Notre-Dame de l'Assomption
Après quelques hésitations dues à des sens interdits que mon GPS n'avait pas prévus, nous voilà au pied du Jaizkibel : un peu moins de 10 km d'ascension avec un profil très irrégulier.

Profil du Jaizkibel depuis Hondarribia
Au cours de la montée, nous avons traversé le hameau de Guadalupeko Ama.

Guadalupeko Ama
Au cours de la montée, nous avons aperçu des… chevaux? Non! Des “pottoks”!… Attention : ça se prononce “potiok" et le pluriel basque est “pottoka”… C'est parfois un peu compliqué le basque!
Ces pottoks sont des chevaux très rustiques, de petite taille, que les Hommes côtoient depuis fort longtemps. En effet, leur morphologie particulière permet de les identifier clairement sur les peintures rupestres locales, aux grottes de Sare, mais aussi à Lascaux.

Pottoks du Jaizkibel
L'ascension se poursuit, avec par endroits de beaux pourcentages…

Jaizkibel en vue!
 Les vues sur l'océan sont magnifiques. A cet endroit situé au sud du golfe de Gascogne, les eaux océaniques portent le nom de “Mer Cantabrique”.

Vue sur la mer cantabrique
Tout le monde a apprécié les paysages. Et nous avons franchi le premier col du jour, le Collado de Atxain, sans même nous en apercevoir.

Un cadre superbe
L'arrivée au Puerto de Jaizkibel (altitude selon le panneau : 455 m) a marqué la fin de notre première grande ascension.

Puerto de Jaizkibel : le panneau
Selon le Club des Cent Cols et Openrunner, l'emplacement exact du Puerto de Jaizkibel est légèrement en dehors de la route, en contrebas.

Puerto de Jaizkibel : emplacement exact
Passé le col, de nouvelles vues panoramiques en direction de San Sebastian s'offrent à nous.

Panorama depuis le Puerto de Jaizkibel
Nous attaquons la descente vers Lezo. C'est par ce côté que montent les coureurs professionnels lors de la “Clasica San Sebastian” car le profil est plus exigeant que par le versant que nous avons gravi. L'épreuve propose même cette ascension sélective à deux reprises!
Certains dans notre groupe se sont réjouis de l'aborder en sens inverse…

Profil du Jaizkibel depuis Lezo
Après un peu plus de 8 km, nous atteignons le port de Lezo.

Port de Lezo
Un peu de ville à traverser, avec pistes cyclables et ronds-points, et nous voilà à Errenteria, où Bernard H. nous offre une petite pause “crevaison”.

Errenteria : les frères Hervé à la manœuvre
 J'en profite pour visiter la ville, enfin… le kiosque à musique!

Errenteria
Nous traversons ensuite Oiartzun, dont le quartier d'Elizalde se trouve au pied de la seconde et dernière grande ascension du jour, vers le Castillo del Inglés, une montée de 12 km, avec 5 cols sur le trajet. Le profil ci-dessous indique des pentes moyennes par kilomètre, ce qui ne permet pas de voir qu'après plusieurs de ces petits cols, la route redescend un peu.

Profil du Castillo del Inglés depuis Oiartzun
Le premier de ces 5 cols s'appelle “Urdaineko haitza” (littéralement : “rocher d'Urdaine”)

Christian et Marcel franchisse l'Urdaineko haitza (189 m)
Quelque kilomètres plus loin, nous atteignons un autre col, le “Pikoketako gaina” ou “Alto de Pikoketa” (465 m).

Pikoketa
Nous ne sommes pas les seuls sur la route…

Peloton groupé de moutons à poils longs
… mais des spectateurs passionnés regardent passer les troupeaux de cyclistes en ordre dispersé…

Vache (à droite!)
Un nouveau col se présente, “Elurretxeko lepoa”, point culminant de notre parcours du haut de ses 502 m.

Arrivée à l'Elurretxeko lepoa (502 m)
Nous arrivons peu après au “Château de l'Anglais” ou, pour les amateurs de la langue basque : Inglesaren Gastelua. En guise de “castillo”, ce ne sont guère que quelques ruines, juste entraperçues au dessus de la route, au milieu des arbres.

Castillo del Inglés
La route est très agréable, sous une belle lumière filtrée par les branchages.

Castillo del Inglés
Peu après, nous entendons des encouragements inattendus. Ce sont nos amis vététistes, venus faire une boucle dans ce secteur, qui ont interrompu leur pique-nique pour nous saluer bruyamment! Merci à eux!

Vététistes de l'ECBP près du Castillo del Inglés
Après le Castillo del Inglés, encore deux cols sont franchis, sans gros efforts, les cols de Otzarte (459 m) et de Erlaitz (444 m), où nous apercevons des ruines.

Erlaitzko lepoa (444 m)
Comme pour le Jaizkibel, le versant par lequel nous abordons la descente du Castillo del Inglés est plus raide que la montée. Ceux qui n'aiment pas les fortes pentes descendantes préfèrent aborder les plus gros pourcentages (14-15%) avec prudence.

Ascension du Castillo del Inglés depuis Irun
De retour dans la vallée, nous prenons la route de Béhobie où nous retrouverons la France.

Frantzia : 1 km
 Nous apercevons au milieu de la Bidassoa l'Île des Faisans, un site historique très particulier. Lieu de négociations et d'alliances entre la France et l'Espagne, cette île minuscule est aujourd'hui un territoire ayant un statut de condominium. “Elle est administrée alternativement par la France et l'Espagne avec un changement d'administration tous les six mois. Il s'agit du seul exemple dans les relations internationales contemporaines d'une souveraineté alternée sur un même territoire” (Wikipedia).

L'Île des Faisans
A l'arrivée, nos compteurs indiquaient une soixantaine de kilomètres et les GPS affichaient plus ou moins 1400 m de dénivelé positif. Avec le temps magnifique, tout le monde s'est régalé! Et malgré l'accumulation des difficultés, nous sommes rentrés à temps pour l'apéro! Timing parfait!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

☛ Toutes les photos sur Flickr
☛ Notre séjour à Hendaye 2018 sur notre site
☛ Notre parcours sur Openrunner : 8240518

samedi 24 mars 2018

INITIATION 100 KM AUDAX DE LUZECH (LOT)

Chaque année, au mois de mars, le Lot organise une initiation Audax 100 km. Cette année, après Salviac en 2016 et Cahors en 2017 (liens vers nos articles), c'était au tour de Luzech de concocter un parcours.

Le parcours


Nous avons eu le plaisir d'y retrouver quelques connaissances lotoises…
 
Le groupe au départ (photo de l'organisation)
C'était la première fois que le club de Luzech organisait un Audax. Les habitués de ce genre de brevet se sont vite rendu compte que, malgré une bonne volonté évidente, l'affaire n'était pas très bien maîtrisée. Il n'en reste pas moins que la balade fut agréable et on mettra les problèmes de régulation sur le dos d'une météo peu favorable…

Luzech : derniers préparatifs avant le départ
Au départ, nous étions environ 25 et les organisateurs ont préféré faire deux groupes.

Le sourire malgré la pluie annoncée
Beaucoup de vignobles dans la première partie du parcours…
Le vignoble lotois, appellation “Cahors”
 … notamment jusqu'à Albas.

Albas
Après Albas, le crachin a la mauvaise idée de se renforcer. Et la pluie devient vraiment "humide" lorsque nous arrivons à Puy-l'Evêque. C'est justement l'endroit choisi par les organisateurs pour effectuer un regroupement… Ça tombe bien, et je ne parle pas seulement de la pluie! En effet, il y a de quoi s'abriter pour laisser passer l'averse. Le clin d'œil plaisant : l'auvent qui nous évite de nous mouiller appartient à l'entreprise Aquareso, une entreprise… “au service de l'eau”!

Puy-l'Evêque
 Lorsque la pluie cesse (elle ne reviendra plus), nous poursuivons le long du Lot que nous traversons au pont de Touzac, où un panneau nous que le passage à pied est obligatoire pour les cyclistes. Les lattes métalliques humides et glissantes nous incitent à respecter sagement cette obligation.

Pont de Touzac
 Après une brève incursion dans le Lot-et-Garonne, du côté de Condat, nous revenons dans le Lot et atteignons Saint-Martin-le-Redon où nous marquons la pause de la mi-parcours, une pause écourtée afin de rattraper le retard dû à la halte prolongée de Puy-l'Évêque.

Saint-Martin-le-Redon
Après cette pause, le départ s'effectue un peu en ordre dispersé de sorte que le groupe avec lequel nous rejoignons Frayssinet-le-Gélat n'est pas celui dans lequel nous étions au début… Tant pis! On avance et on garde le rythme, c'est l'essentiel.

Frayssinet-le-Gélat
A partir de Frayssinet-le-Gélat nous attend la côte la plus exigeante du parcours, en direction de Cazals. Nous la montons sans difficulté particulière et voilà bientôt le château de Montcléra, indice que la plus grosse difficulté du parcours est derrière nous.

Château de Montcléra
Une fois passé Cazals, il nous reste 25 km à parcourir, en direction du sud, pour rejoindre la rive droite du Lot. Nous admirons au passage quelques décors séduisants, même si nous regrettons de les découvrir sur fond de ciel gris…

La Butte
 J'effectue une brève halte pour photographier Les Junies et son château…

Château des Junies
… puis un peu plus loin la rivière “le Vert” à Castelfranc, juste avant qu'il ne se jette dans le Lot…

Castelfranc
 Encore quelques kilomètres le long du Lot et nous voilà de retour à Luzech, ville construite au milieu d'un méandre (ou cingle) du Lot.

Luzech
Une de nos dernières photos sera pour la tour de l'ancien château de Luzech.

La tour de Luzech
A l'arrivée, nous sommes pile à l'heure par rapport à l'horaire calculé sur la base de 20 km/h de moyenne, moyenne requise pour une initiation Audax. Nous avons à notre compteur GPS 100 km et 850 m de D+. Même si nos vêtements ne sont pas très mouillés, nous sommes contents d'avoir prévu des vêtements de rechange.

Nous échangeons quelques mots avec nos hôtes, autour d'un verre de l'amitié, avant de prendre la route du retour vers la Dordogne. Et sans doute à l'année prochaine pour une nouvelle initiation Audax dans le Lot!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

Trace Openrunner : 8034133

dimanche 11 mars 2018

OUVERTURE DU CODEP 24, À PÉRIGUEUX (DORDOGNE)

La saison 2018 est lancée! Organisée sous forme de concentration, l'ouverture du CoDep 24 a eu lieu à Périgueux ce dimanche 11 mars 2018. 

Parmi les 124 participants, les couleurs de l'ECBP étaient bien représentées avec 9 licenciés, dont une féminine (moi!).

L'équipe de l'ECBP au départ (photo Marie-Ange)
La "commission parcours" de l'ECBP avait bien planché sur cette randonnée d'Ouverture pour concocter un joli parcours et les GPS ont été bien utiles.
  • 69 km, 571 m de D+
  • Trace Openrunner : 8252431 
Malgré trois crevaisons et un vent fou, souvent défavorable, aucun abandon ne fut à noter.

Première crevaison après 2 km à peine!
Peu importe les aléas, la solidarité l'a emporté et le moral est resté au beau fixe (absence totale de giboulées et humeur égale au sein du petit groupe). Nous sommes partis et revenus ensemble. La succession de réparations ne nous a pas permis de musarder.

Troisième crevaison
Dommage! Car nous sommes passés à proximité de très beaux sites : l'abbaye de Chancelade, le prieuré de Merlande…

Prieuré de Merlande
… le château de Fayolle…

Château de Fayolle
… sans oublier les bords de l'Isle…

Château de La Roche sur les bords de l'Isle
Nous avons réussi à rallier dans les temps le siège du CoDep 24, où la garbure nous attendait en guise de récompense!

Ça "garbure" pour tout le monde!
« Mars qui rit, malgré les averses, prépare en secret le printemps » (Théophile Gautier).

Plus qu'une dizaine de jours à espérer des routes sèches et une excellente saison cyclotouriste.

Marie-Ange
Photos Claude (sauf mention contraire)


LIENS :

➜ Toutes nos photos sur Google Photos

dimanche 18 février 2018

LES LADIES À BICYCLETTE DE DÉREK KINZETT

Je voudrais vous faire partager une découverte récente. Derek Kinzett, un artiste anglais, a développé une technique de sculpture avec du treillis métallique galvanisé. Bien que l'aspect "grillage" ait des connotations a priori peu glamour, je suis tombé sous le charme de deux jolies cyclistes ainsi sculptées qui m'ont semblé particulièrement originales.

Lady & the Bicycle (photo Internet)
Les jeunes "ladies" ont des poses manifestement peu propices à la balade à vélo. Leur attitude évoque plutôt ces cavalières qui montent "en amazone", ce qui n'est pas vraiment pratique pour pédaler mais ne manque pas d'élégance…

Lady & the Bicycle (photo Internet)
Je vous invite à découvrir d'autres créations, sans rapport avec le vélo, sur le site dédié à l'œuvre de Derek Kinzett (en anglais) : Derek Kinzett wire sculpture


L'artiste

Derek Kinzett est un artiste anglais contemporain, né en 1966.

Il a passé son enfance à Dodington Park, dans le Gloucestershire, région qu'il a quittée en 1977, avec sa famille, pour aller vivre dans le Wiltshire.

Il a effectué ses études d'Art et de Design au "Wiltshire College" de Trowbridge. Il les a achevées en 1984, avec à la clé un diplôme en Sculpture et Design Tridimensionnels.

En 2004, il a présenté sa collection “Esprit Intérieur” avec des sculptures à base de treillis métallique galvanisé. Autrement dit, il sculpte le grillage!

Derek Kinzett (photo Internet)

Son travail a acquis respect et reconnaissance pour le soin qu'il apporte aux détails. Il a reçu des commandes de clients tels que Tim Green de la Tate Gallery, Lord Ethan Stewart ou encore l'acteur Nicolas Cage. 

En 2011, il fut l'un des trois sculpteurs britanniques sélectionnés au Symposium International de Sculpture en Corée du Sud.

Ses œuvres sont exposées essentiellement dans des collections privées, au Royaume Uni, aux Etats-Unis, en Russie et en France.

Claude
Photos Internet

LIEN :

☛ Voir Vélo et sculpture sur mon site.