mercredi 30 juillet 2014

BREVET DES 7 COLS DE L'UBAYE, par Marie-Ange

A la fin de la semaine très sportive passée en compagnie de nos amis du club des Cyclotouristes Saint-Mauriens, au coeur de la vallée de la Tinée, j'étais rassasiée d'ascensions et j'avais tout simplement envisagé de mettre la pédale douce avant la Semaine Fédérale de Saint-Pourçain-sur-Sioule. C'était sans compter sur l'excellente mémoire de Claude qui avait gardé dans un coin de sa tête que l'été dernier je n'avais pas eu le temps de décrocher le "Brevet des 7 cols de l'Ubaye", ayant "seulement" escaladé les cols de la Bonette, de la Cayolle et d'Allos…

Col de la Bonette en 2013, auprès de Notre-Dame du Très-Haut
Il me restait à valider la montée de Saint-Anne, les cols de Saint-Jean, de Pontis et de Vars. Claude, lui, était déjà entré en 2013 dans le cercle des "brevetés des 7 cols", tout comme mon fils Stéphane (voir la page de notre site sur le Séjour Ubaye 2013).

A la suite du séjour à Auron, nous avons donc basculé dans la vallée de l'Ubaye, à Jausiers (au gîte d'étape et de séjour de l'Ardoisière que je vous recommande absolument), afin que je puisse homologuer ce fameux brevet cyclotouriste.
Claude m'a donc gentiment poussée à me remettre en selle (je n'ai pas eu besoin de me faire prier beaucoup) et m'a accompagnée au bout de cette aventure. Il n'était plus question pour moi de reculer car Claude s'était muni d'une nouvelle carte de compostage et était fin prêt à franchir une nouvelle fois tous les cols comptant pour ce brevet.

Borne de pointage du Col de Vars
J'ai remplacé la montée de Saint-Anne par celle du Col de Larche, en démarrant de Vinadio, sur le versant italien (voir l'article), respectant ainsi les conditions initiales de ce brevet qui faisait passer les cyclistes par ce col avant qu'il ne soit interdit aux petites reines par un arrêté préfectoral.

Col de Larche (1991 m)
Table en relief du Col de Larche
Au cours d'une même journée, le 29 juillet, j'ai réalisé l'ascension du Col Saint-Jean depuis Le Lauzet-Ubaye, col qui, grâce à sa pente douce, pourrait être encore plus agréable si la circulation automobile ne venait en gâcher le plaisir…

Col Saint-Jean (1332 m)
... puis celle du Col de Pontis depuis Savines-le-Lac. L'ascension de ce col est courte mais présente de forts pourcentages. Heureusement, j'ai vite oublié les efforts fournis tant le panorama est splendide ("un balcon sur le lac de Serre-Ponçon").

Le lac de Serre-Ponçon, vu depuis la montée au Col de Pontis
Une surprise m'attendait au village de Pontis : la visite d'un "musée école"(dans le cadre du réseau des musées de la vallée).

Musée de Pontis : la maîtresse retourne à l'école
Le lendemain, le 30 juillet, le plus dur me guettait avec un grand col des Alpes à atteindre : la montée du Col de Vars depuis Jausiers. J'avais bien étudié le profil de ce versant Sud et je m'étais psychologiquement préparée à la dernière rampe : cinq kilomètres à 10% de pente moyenne.

Arrivée au sommet du Col de Vars
Col de Vars (2109 m)
Nous ne nous sommes pas attardés au sommet car Claude avait choisi de regagner rapidement la vallée pour enchaîner, seul cette fois-ci, sur le col de la Cayolle. Mais c'est une autre histoire... Moi, j'en avais bien fini avec les sept cols!

Chaque année, 400 "héros ordinaires" décrochent ce brevet. En 2014, j'ai enfin réussi à faire partie de ceux-là!

Marie-Ange
Photos de Claude


Barcelonnette : Brevet terminé!!!

COL DE VARS ET COLS (AU PLURIEL!) DE LA CAYOLLE

Nous sommes venus passer quelques jours à Jausiers afin de terminer le Brevet des 7 Cols de l'Ubaye (voir la présentation de ce brevet sur notre site). En ce 30 juillet, il ne manque plus qu'un col à Marie-Ange pour l'obtenir : le Col de Vars. C'est donc notre premier objectif du jour…

Nous quittons Jausiers vers 8h. La météo a annoncé du beau temps, mais pour l'heure, le soleil a du mal à percer la brume matinale…

L'Ubaye à Jausiers, au niveau du Pont de Restefond La Bonette
A La Condamine-Châtelard, nous continuons à croire au beau temps à venir, malgré le plombage du ciel! Le soleil fait des efforts, c'est évident! Plus que nous d'ailleurs, car les premiers kilomètres du Col de Vars, c'est un faux-plat montant peu exigeant.

Traversée de La Condamine
Lorsque nous arrivons à hauteur de la forteresse de Tournoux, nous sentons que les efforts du soleil commencent à payer!

Percée du soleil sur l'Ubaye et sur la forteresse de Tournoux
A Saint-Paul-sur-Ubaye, à l'évidence, les nuages s'accrochent encore, ils tentent de résister, mais il est clair (c'est le cas de le dire!) qu'ils ne vont pas tarder à lâcher le morceau (ce qui n'est pas notre cas, naturellement!)

Arrivée à Saint-Paul-sur-Ubaye
En moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, nous voilà à la sortie de Saint-Paul et l'heure de la défaite a définitivement sonné pour la grisaille. On voit bien encore quelques vapeurs têtues qui tentent désespérément, dans un sursaut d'orgueil stérile, de se maintenir autour des cimes…

Sortie de Saint-Paul-sur-Ubaye
Mais c'est un ciel bleu quasiment limpide qui veille sur la fin de notre ascension, dans ces quatre ou cinq derniers kilomètres où le Col de Vars cherche à se montrer sévère, affichant des pentes autour des 9 ou 10%.

Grand beau temps sur le Col de Vars
Et voilà ! Le Col de Vars est atteint : Marie-Ange a bouclé brillamment (à l'instar du soleil du jour) son Brevet des 7 Cols de l'Ubaye. Je ne vous en dis pas plus et vous invite à lire son propre récit à ce sujet.

Col de Vars (2109 m)
En ce qui me concernent, les efforts du jour ne s'arrêtent pas là!

En effet, pour accompagner Marie-Ange sur la fin de son brevet, j'ai décidé de prendre une nouvelle carte de pointage et j'ai commencé un deuxième brevet. Or, après l'ascension du Col de Vars, il ne me manque plus que d'aller grimper une nouvelle fois le Col de la Cayolle pour en terminer.

Me sentant très bien après cette ascension, je décide d'enchaîner aussitôt ce joli col que j'ai découvert l'année dernière (voir l'article). Je laisse donc Marie-Ange rentrer à Jausiers à son rythme et je file.

Après une halte à Jausiers pour me restaurer, je poursuis vers Barcelonnette.

Le Col de la Cayolle n'est pas un col difficile. Il est juste un peu long : 29 km depuis Barcelonnette.

Profil du Col de la Cayolle
L'année dernière, j'étais parti très tôt. Le jour se levait à peine quand j'ai longé les Gorges du Bachelard et il y faisait franchement froid. Cette fois-ci, j'y arrive en début d'après-midi. Il fait bien meilleur, même si ce ne sont pas les grosses chaleurs cet été, et la lumière change complètement l'aspect des gorges.

Les Gorges du Bachelard
La montée s'effectue en douceur dans un cadre de verdure très apaisant…

Vallée du Bachelard
En arrivant à Fours, j'aperçois un point d'eau. Mon bidon étant presque vide, il est temps de refaire les niveaux. Je sors un sachet de poudre de perlimpinpin et compose une boisson "thé-pêche", à la fois rafraîchissante et énergétique. Bien que je n'en ressente pas le besoin, je consomme aussi un tube de gel… Ça fait plus d'un an que je le trimballe dans ma petite sacoche de cadre sans que j'aie eu besoin de m'en servir. La date limite d'utilisation étant dépassée, je me dis que le moment est venu de le sacrifier, afin d'éviter d'avoir un coup de mou sur la fin…

Entrée de Fours : pente à 4%
La suite de la montée m'éblouit. Si je m'écoutais, je n'arrêterais pas de prendre des photos. Je me réfrène un peu car je sais qu'à la fin, beaucoup se ressemblent… Surtout quand on ne sait pas distinguer les sommets les uns des autres.

Le refuge de Bayasse et la vallée
En photographiant le refuge de Bayasse, j'ai une pensée pour Olivier, qui en a été responsable pendant plusieurs années. Désormais il tient l'hôtel de Jausiers où nous sommes hébergés. Je reparlerai d'Olivier… Pour l'instant, je continue à monter, toujours sous le charme des paysages.

Pont sur le Bachelard 
Il y a quand même des occasions de photos que je n'ai pas envie de rater… Je me dis que celle-ci ne ressemblera pas aux autres.

Amas de rochers au milieu d'une prairie
En arrivant au Col de la Cayolle, je photographie deux Néerlandais, le père et le fils. Puis je me fais photographier à mon tour.

Col de la Cayolle (2326 m)
Il me reste à faire poinçonner ma carte du Brevet des 7 Cols de l'Ubaye. Mes deux nouveaux copains néerlandais cherchent comme moi la borne. Ce sont eux qui la trouvent les premiers. Elle n'est pas à proximité du col, mais à l'autre extrémité du parking.

Borne de pointage, avec au fond le refuge de la Cayolle
Ça y est! J'ai terminé une seconde fois le Brevet des 7 Cols de l'Ubaye. Ce soir, avec Marie-Ange, nous irons à l'Office de Tourisme de Barcelonnette pour récupérer le précieux document.

Brevet des 7 Cols de l'Ubaye
Mais l'histoire n'est pas finie!

En effet, en ce qui concerne le Club des Cent Cols (CCC), ces nouvelles ascensions de Vars et de la Cayolle ne m'apportent aucun bénéfice puisque je les ai déjà franchis l'année dernière. Mais j'ai une atout secret dans ma manche!

Hier soir, en consultant le catalogue des cols français, j'ai vu qu'il existait un "Ancien Col de la Cayolle", différent du nouveau et lui aussi homologué par le CCC. Et si j'y allais? Encore faut-il qu'il soit accessible avec mon vélo…
Grâce au lien inclus dans le catalogue informatisé, je peux le situer sur une carte. Manifestement il est en dehors de tout sentier. Sur le point de renoncer, j'interroge cependant Olivier, dont j'ai parlé plus haut. Il connaît le coin comme sa poche. Il me dit que l'Ancien Col de la Cayolle se trouve à 300 m du col actuel et qu'il n'y a aucun problème pour y aller. Il suffit de se frayer un passage à travers champ. Il me donne enfin un indice qui me sera très utile pour trouver le col : celui-ci est matérialisé par une ancienne borne frontière…

Première prairie traversée… Ça pourrait être un col, mais je n'ai pas fait 300 m. De toute façon, il n'y a pas de borne en vue…

Première prairie…
Deuxième prairie… Ça pourrait aussi être un col… Mais toujours pas de borne en vue…

Deuxième prairie…
Ce qui est clair, c'est que j'embête les marmottes. Elles doivent se demander ce que vient faire là ce vélo qui se balade sur le dos d'un imbécile… Je commence à me dire que je vais cesser de les déranger et retourner sur la route… Mais pas avant d'aller jeter un coup d'œil près de ce névé que j'aperçois là-bas, à une centaine de mètres…

Prairie et névé…
Bingo! Voilà la borne et le col!

Ancien Col de la Cayolle (2338 m)
D'un côté, la Croix de Savoie, symbole du Royaume de Piémont Sardaigne, de l'autre la Fleur de Lys, emblème du Royaume de France.

Ancien Col de la Cayolle (2338 m)
C'est mon 25e col à plus de 2000 m d'altitude. Ça mérite bien un petit souvenir… Mais comme les marmottes refusent catégoriquement de me photographier, j'en serai quitte pour me tirer le portrait tout seul. C'est très à la mode en ce moment! On appelle cet autoportrait photographique un "selfie", ou un "égoportrait" si on est Québécois.

Selfie à l'Ancien Col de la Cayolle (2338 m)
On pourrait croire que l'aventure se termine là. Que nenni!

Ce serait oublier un peut vite que je suis encore à 29 km de Barcelonnette — certes, tout en descente — et qu'il me restera ensuite environ 8 à 10 km, essentiellement en faux-plat montant, pour retourner à Jausiers, près du Château des Magnans où se trouve mon hébergement.

Jausiers, Château des Magnans
Un objectif en remplaçant un autre, je décide maintenant de m'entraîner et de me mettre en confiance en vue de mon prochain défi de l'été. En effet, je manque encore de repères cette année sur des parcours alliant à la fois distance et dénivelé. Or le Brevet de Grimpeur du Ballon d'Alsace, prévu courant août (voir le récit), c'est plus de 130 km et 2900 m de D+.

Je profite donc de ces presque 40 km pour m'assurer que les jambes tiennent bien la distance. Je fais d'abord la descente sans musarder, tout en relançant lorsque la pente est faible. Puis, tout en maintenant un effort raisonnable, je couvre la distance entre Barcelonnette et Jausiers en restant toujours autour de 30 km à l'heure. A la fin, je sens que ça commence à tirer un peu sur les cuisses, mais au niveau cardiaque et respiratoire, tout va très bien.

A l'arrivée, le GPS annonce 123 km et 2165 m de D+. Bien sûr, il faudra faire plus pour être Grand As du Ballon d'Alsace. Mais je sais maintenant que c'est tout à fait jouable.

Voilà une journée bien remplie, et riche en objectifs atteints. Excellent pour la confiance!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Lire l'histoire de l'Ancien Col de la Cayolle (petite étude personnelle)

lundi 28 juillet 2014

BERCHA, BOUCHIET ET CHAVALET EN VTT

Après le succès de ma première ascension à la Baisse du Colombier et au Col du Blainon (voir l'article), je suis prêt à remettre ça.

En ce lundi matin, je retourne donc au magasin Intersport à Auron. "Mon" VTT m'attend. Avec Stéphane, les formalités sont vite expédiées et je démarre.

Dès la sortie d'Auron, au bout de la route, j'aperçois le premier but à atteindre : la Baisse de la Bercha (2110 m). C'est le creux qu'on aperçoit au fond, à peu près au milieu de la photo.

Baisse de la Bercha, aperçue depuis la sortie d'Auron
Après le parking de Chastellarès, je quitte la route goudronnée pour emprunter la piste. C'est une piste bleu de descente VTT nommée "Champ Roulon". Le dépliant "Espace VTT 2014" annonce 600 m de dénivelé en 6 km, soit du 10% de pente moyenne jusqu'à la Baisse de la Bercha.

Baisse de la Bercha : ça se rapproche déjà… un peu!
Manifestement, au début, on n'est pas sur du 10%… Ce qui veut dire que ce sera plus sur la fin! Mais n'anticipons pas.

Au détour d'un virage, j'aperçois maintenant toute la Cime du Bouchiet (2202 m), qu'on voit au centre sur la photo ci-dessous. On distingue à gauche le Col du Bouchiet, et à droite la Baisse de la Bercha.

La Cime du Bouchiet (2202 m)
Un petit coup d'œil en arrière permet de voir tout ce qui a déjà été monté… Ça booste le moral!

Vue (lointaine) sur quelques maisons d'Auron
Le Col du Bouchiet se rapproche… visuellement! En réalité, la piste qu'on voit sur la photo ci-dessous va bientôt bifurquer à droite car il faut d'abord franchir la Baisse de la Bercha, puis contourner le sommet qu'on aperçoit sur la droite : la Cime du Bouchiet.

Dans le secteur où a été prise la photo, la pente est à 13,4% de moyenne sur 1 km, dont un passage d'une centaine de mètres à 19%. J'avoue avoir marché un peu dans cette zone, d'autant que souvent, quand la pente est forte, la terre est davantage lessivée par les pluies et il ne reste que les cailloux, ce qui ne favorise pas l'adhérence.

Vue (de plus en plus proche) sur le Col du Bouchiet
Le kilomètre suivant, le dernier avant la Baisse de la Bercha, est plus raisonnable puisqu'il n'est qu'à 11,8% de moyenne. Cependant la dernière rampe se mérite : 200 m à 13%, suivis d'encore 200 m à… 16%! Heureusement, à cet endroit, le sol accroche assez bien.

La Baisse de la Bercha est au bout du chemin!
Quand j'arrive au col, je m'arrête quelques instants : photos, hydratation, ravitaillement… Il ne faut pas oublier que je ne suis qu'à 2100 m et que j'envisage de monter jusqu'à 2324 m au Col du Chavalet. L'effort n'est pas terminé.

Un cyclo rencontré là me demande : « Vous êtes monté par là? » et ça a l'air de l'étonner. Oui, je suis monté par là et ce n'était pas facile, surtout sur la fin! Alors il m'explique qu'il est monté par l'autre versant, suivant une autre route non revêtue qui passe près du Puy d'Auron : c'est plus long mais la pente est beaucoup moins forte (logique!). Je sais grâce à lui par où je vais redescendre…

Baisse de la Bercha (au niveau de la cabane). Au fond : la Cime de la Bercha
Non loin du col se trouve un très joli lac (voir la photo prise en redescendant).

Le Col du Bouchiet (2155 m) n'est distant que de 500 m environ, avec 8,8% de pente moyenne (maxi : 12%). J'y arrive rapidement.

Col du Bouchiet (2155 m)
Maintenant, je ne sais pas trop ce que je vais trouver car les cartes n'indiquent pas de piste entre le Col du Bouchiet et le Col du Chavalet (2324 m). C'est pourtant la même large piste qui continue, avec des caractéristiques similaires : roulante quand la pente n'est pas trop forte (ça arrive!), plus difficile à accrocher dans la caillasse dans le cas contraire. A deux ou trois reprises, je n'hésiterai pas à franchir quelques dizaines de mètres à pied. Il faut dire que certains passages sont à plus de 20%. Le plus "hard" selon Openrunner atteindrait même les 33% sur 100 m. Dans ce cas-là, il n'y a pas de honte à monter à pied, n'est-ce pas!!!

La piste entre le Col du Bouchiet et le Col du Chavalet
La distance entre les deux cols est d'environ 1,2 km. Mais sur cette distance, on s'élève tout de même de 169 m. Je vous épargne le calcul : ça fait 14% de pente moyenne. Compte tenu de la faible distance, le col est rapidement en vue.

Col du Chavalet en vue
A l'approche du col, j''aperçois deux bergers à côté d'un 4x4. Deux gros chiens blancs viennent vers moi en aboyant. L'un des bergers hurle : « A pied, à pied! »
Moi, j'ai cru qu'il disait : « Au pied, au pied ! », alors j'ai continué à rouler. Le même berger se met à vociférer :  « Il est vraiment bouché celui-là! Je vous dis de descendre du vélo! »
Du coup, je fais ce qu'il me dit tout en lui faisant remarquer : « Désolé! J'ai cru que vous parliez à votre chien ! »
Je ne sais pas pourquoi, la conversation s'est arrêtée là.

Col du Chavalet (2324 m)
Après les quelques photos d'usage pour immortaliser mon passage au col, je repars dans l'autre sens, direction le Col du Bouchiet d'abord, la Baisse de la Bercha ensuite.

Retour : jolie vue sur le lac et la Cime de la Bercha (la Baisse est entre les deux)
De retour à la Baisse de la Bercha, j'emprunte la piste dont m'a parlé le cyclo que j'ai rencontré tout à l'heure. C'est vrai que la montée doit être plus aisée par ce côté-là : terre battue et peu de caillasse. Des véhicules de tourisme ordinaires y circulent aisément. On n'est pas sur de la piste pour 4x4.

De temps en temps, on bénéficie de belles vues sur la vallée de la Tinée.

Vue sur la vallée de la Tinée
Mais je ne regarde guère le paysage pour rester vigilant sur la trajectoire car la descente est assez rapide, sauf quand je rattrape une voiture, ce qui m'oblige à ralentir! Heureusement, il n'y en avait qu'une et j'ai pu la doubler assez vite…

Retour sans problème et expérience concluante. Et envie de refaire de la haute montagne en VTT!

Claude
Photos personnelles

Données GPS : 18,6 km et 1028 m de D+.

dimanche 27 juillet 2014

BAISSE DU COLOMBIER ET COL DU BLAINON À VTT

Depuis que je suis arrivé à Auron, ça me trotte dans la tête. Chaque matin, en regardant par la fenêtre du chalet, ils sont là, face à moi, qui me narguent…

De quoi est-ce que je parle? Des cols à plus de 2000 m au-dessus de la station d'Auron! Des cols qui ne sont pas sur des routes goudronnées et qu'on ne peut donc franchir qu'en VTT.

Espace VTT 2014
Une fois atteints les objectifs en vélo de route fixés pour cette semaine (Bonette, Moutière, Lombarde, Couillole, etc.), une fois repartis nos amis Josy, Micheline et Alain, une opportunité m'est offerte de ne pas quitter Auron sans aller les voir de plus près.

Après avoir consulté diverses cartes, pris de multiples renseignements auprès des gens du coin et jeté un œil aux prévisions météo, je suis décidé. En ce dimanche après-midi, je vais louer un VTT au magasin Intersport d'Auron, géré par Stéphane… Et c'est parti!

Perché sur un VTT un peu grand pour moi (il ne restait que celui-là), je me rends par la route jusqu'au plateau de Chastellarès : 3 km sans difficulté. Ça redescend même un peu pour arriver au départ des remontées mécaniques, qui est aussi l'arrivée des pistes de ski et des pistes de descente à VTT.

On m'a recommandé de ne surtout pas monter par les sentiers empruntés par les descendeurs VTT, ceux qui pratiquent ce que les initiés nomment la "DH" (abréviation de "downhill", lui-même abréviation de "downhill mountain biking"). A la vitesse à laquelle ils descendent, la collision serait inévitable et dévastatrice.

Je monte donc par une large piste qui permet à des véhicules adaptés d'atteindre la Baisse du Colombier (2076 m). De Chastellarès jusqu'au col, ce sont 4 km d'ascension pour 453 m de D+, soit 11,3% de pente moyenne. A plusieurs reprises, la pente atteint 16 à 18% sur une centaine de mètres.

Piste et pente!
J'ai marché en poussant le vélo sur une centaine de mètres à un endroit où, en plus d'une forte pente, la piste était couverte de sortes de galets très instables sous les roues. N'ayant pas le vélo suffisamment en main et sans pédales automatiques, j'ai préféré ne pas tenter le diable.

A la Baisse du Colombier, je n'ai pas vu de panneau de col. En revanche, il y a de nombreux panneaux destinés aux descendeurs VTT.

Baisse du Colombier (2076 m) : départ d'une piste réservée VTT dite "Colombier Express"
Pour rejoindre le Col du Blainon dont l'altitude est inférieure, il faut cependant d'abord monter encore un peu. La piste n'est plus en terre et en cailloux, mais en "prairie herbeuse"… En me retournant, j'aperçois (et je photographie) la Baisse du Colombier (dans le creux), le Sommet du Colombier où se situe l'arrivée du télésiège (on distingue une construction) et au fond Las Donnas.

Piste herbeuse, entre Colombier et Blainon
La pelouse fait bientôt place à un sentier. Un peu étroit mais pas trop, un peu en dévers mais pas trop, un peu de pente à droite mais pas trop, et comme la terre est bien sèche, ça passe!

Sentier, entre Colombier et Blainon
Au Col du Blainon, je suis tout heureux de trouver un vrai panneau, que je photographie en compagnie de mon VTT de location.

Col du Blainon (2014 m)
La descente m'inquiète un peu. Davantage que la montée, pour être honnête. La piste caillouteuse par laquelle je suis monté ne m'inspire pas. Les cailloux roulant facilement, l'adhérence est moins bonne que sur terre. Je préfère donc m'orienter vers une des pistes de descente VTT qui emprunte un sentier en terre.
Je choisis celle qui me semble la plus facile, une piste verte nommée "Belvédère des Chamois" : 410 m de dénivelé négatif en 3,5 km. Ça descend fort par moment, mais ça reste d'un niveau que je peux gérer. En restant prudent naturellement car le pilotage est plus délicat quand on n'est pas sur son propre VTT et que, de plus, les pieds ne sont pas accrochés aux pédales…

Piste de descente : vue sur Auron, à travers les arbres
Finalement, je prends beaucoup de plaisir à effectuer cette descente. A part une morsure sournoise infligée à ma jambe droite par une pédale en liberté, tout s'est bien passé. Dans quelques jours l'hématome et les traces de dents auront disparu! Il n'y a pas eu de chute, c'est l'essentiel.

Sur la piste verte de descente VTT, dite "Belvédère des Chamois"
Le bilan étant très satisfaisant, je remets ça demain matin. Au programme : trois autres cols à plus de 2000 m. Un peu plus haut en altitude, donc un peu plus de D+, un peu moins bien repérés sur le plan… On verra bien : l'aventure continue!

En rendant le vélo à Stéphane, je lui dis : « A demain! »

Claude
Photos personnelles

—> Lire la suite (3 autres cols à plus de 2000 m en VTT) : Bercha, Bouchiet et Chavalet

Piste de descente