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lundi 5 juin 2017

GRANDS COLS DANS LES HAUTES-PYRÉNÉES : TOURMALET, ASPIN, PEYRESOURDE…

WEEK-END CLUB DU 2 AU 5 JUIN 2017

A l'occasion de cette Pentecôte 2017, l'ECBP (Entente Cyclotouriste Le Buisson Périgord, notre club) proposait un beau week-end montagnard dans les Hautes-Pyrénées. Marie-Ange et moi y avons participé chacun à notre manière.

Marie-Ange a fait de la randonnée pédestre en compagnie de Jackie J., la femme de Ronnie. Elles ont trouvé de très belles balades à faire autour de Saint-Lary-Soulan.

Les randonneuses, Marie-Ange et Jackie

Quant à moi, j'ai fait partie d'un groupe de sept mercenaires qui se sont lancés à l'assaut de quelques très belles ascensions, dont les mythiques Aspin, Peyresourde et surtout le Tourmalet, le « géant des Pyrénées »!

Les sept mercenaires : Marcel, Francis, Ronnie, Claude, Bernard B., Bernard M. et Bernard H.

Montée aux lacs d'Orédon et de Cap de Long

Vendredi 2 juin 2017

Arrivés aux gîtes d'Aure, à Vielle-Aure, où nous avons été très chaleureusement accueillis par Annie et Marc, nous avons pris le repas ensemble. Puis nous avons regardé le ciel… très menaçant! Nous restions cependant décidés à aller rouler, mais le temps de nous mettre en tenue de vélo, un bel orage a éclaté! Lorsque la pluie s'est calmée, Bernard B. nous a fait remarquer qu'un petit coin plus clair semblait se dégager dans le ciel du sud! Du coup, au lieu d'escalader comme prévu au programme les fortes pentes du Pla d'Adet, nous nous sommes dirigés vers Aragnouet puis les lacs d'Orédon et de Cap de Long. Et nous y avons rencontré le soleil!

Profil de l'ascension jusqu'au barrage de Cap de Long

J'ai trouvé la montée difficile. J'ai même dit à mes camarades qu'elle me semblait plus difficile que le Tourmalet. C'est subjectif bien sûr. A l'appui de mon point de vue, on peut noter sur le profil ci-dessus les nombreux changements de pente qui obligent à jouer souvent du dérailleur. On remarquera aussi plusieurs secteurs en rouge, cette couleur indiquant des pentes supérieures à 10%, ce qu'on ne trouve pas dans le profil du Tourmalet.

Nos efforts ont été récompensés par le spectacle magnifique en arrivant au Lac d'Orédon, BCN/BPF des Hautes-Pyrénées…

Lac d'Orédon

… et un peu plus haut au Lac de Cap de Long.

Lac de Cap de Long

Certains se sont retrouvés à la fin des 22,6 km de montée, pour une photo prise non loin du barrage de Cap de Long, à 2161 m d'altitude (plus haut que le Tourmalet!)… Une montée à 6% de pente moyenne, mais avec des maxima à 12%.

Cap de Long : Bernard H., Francis, Bernard B. et Ronnie

Cap de Long : Claude, Francis, Ronnie et Bernard H.

Nous ne nous éternisons pas sur les lieux car il y fait plutôt frais! Au début de la descente, du haut des lacets, on bénéficie d'une perspective magnifique sur le lac d'Orédon. Sur la photo, on peut repérer Ronnie en rouge, et Francis en jaune.

Lacets entre Cap de Long et Lac d'Orédon

Col de Peyresourde (+ Col d'Azet - Val Louron)

Samedi 3 juin 2017

La météo annonçant des orages sur le coup de midi, il ne nous semble pas raisonnable de nous lancer à l'attaque du Tourmalet. Nous pensons que le choix du Col de Peyresourde permettra un retour avant la pluie… ce qui, on le verra, s'avérera un peu optimiste…

Départ des gîtes d'Aure

Pour l'heure, la brume sur Ancizan ne semble pas réellement menaçante.

Ancizan sous la brume

Après une douzaine de kilomètres, nous atteignons Arreau.

Mairie d'Arreau

La montée vers le Col de Peyresourde commence ici, mais sans pentes très fortes. L'ascension plus sérieuse, celle qui est prise en compte sur le profil ci-dessous, commence à Avajan.

Profil du Col de Peyresourde, depuis Avajan (en venant d'Arreau)

Dans les régions, des panneaux nous rappellent régulièrement que nous sommes sur la Route historique du Tour de France, depuis 1910!

Route du Tour de France

Le sommet du Col de Peyresourde est dans la brume… ou dans les nuages.

Col de Peyresourde en vue… ou presque!

Tout le monde se retrouve au sommet pour une photo souvenir, prise par Bernard B.

Col de Peyresourde : Bernard B., Francis, Ronnie, Bernard M., Claude et Marcel

Au bas de la descente, à proximité du lac de Génos, une grosse averse éclate.

Averse sur Loudenvielle

Tout le monde s'abrite sous l'auvent d'une station service.

Abri bienvenu à Loudenvielle

Quand l'averse se calme, le groupe repart avec la résolution de rentrer par la même route qu'à l'aller, c'est-à-dire par Arreau. Mais Bernard B. et moi choisissons d'aller quand même grimper le Col d'Azet.

Profil du Col d'Azet, depuis Génos

Le Tour de France 2018 passera par ce col… Voici le profil officiel de l'organisateur.

Profil du Col de Val-Louron-Azet, version Tour de France

Durant toute l'ascension, nous n'avons pas pris une goutte d'eau.

Bernard B. au Col d'Azet

Après le passage au sommet et pendant toute la descente, nous affrontons une forte averse avec du froid. Pas fâchés de rentrer sur Saint-Lary-Soulan!


Col du Tourmalet

Dimanche 4 juin 2017

La météo n'est guère plus engageante que samedi. Mais pour ceux qui sont venus exprès afin de grimper le Tourmalet, il n'est pas question de renoncer.

Nous faisons une approche en voiture jusqu'au lac de Payolle. Une descente de 7 km est nécessaire pour rejoindre Sainte-Marie-de-Campan.

La statue d'Eugène Christophe à Sainte-Marie-de-Campan

C'est là que commence l'ascension du Tourmalet. 17 km à 7,37% de pente moyenne sur la totalité. Cependant les 5 premiers kilomètres sont très accessibles. C'est ensuite que les choses se corsent : les 12 kilomètres suivants sont à 8,65% de moyenne, sans répit!

Profil du Col du Tourmalet, depuis Sainte-Marie-de-Campan

Dès le début, les trois Bernard prennent le large. Je reste avec le grupetto jusqu'au moment où la pente devient plus forte. Quand la pente dépasse les 7-8%, je préfère monter à mon rythme, qui est un peu plus rapide. Je m'arrête à l'endroit où Eugène Christophe a brisé sa fourche, en 1913. Un panneau a été implanté pour conserver le souvenir d'une des plus célèbres légendes du Tour.

Eugène Christophe

Compte tenue de la météo, il n'y a pas grand monde dans la traversée de La Mongie.

La Mongie

A l'approche du sommet, je croise les trois Bernard qui amorcent la descente. Je termine tranquillement mon ascension. Je prends quelques photos, notamment le panorama sur le versant opposé, vers Barèges.

Panorama depuis le Tourmalet

Ne voyant pas arriver le grupetto, je commence à redescendre sur quelques centaines de mètres… Les voilà! Demi-tour! Je retourne me poster au sommet du Tourmalet pour immortaliser le sprint entre Ronnie et Francis, qui ne seront départagés qu'à la "photo finish"!

Tourmalet : photo finish!

Une photo souvenir s'impose pour Ronnie, Francis et Marcel qui escaladaient le Tourmalet pour la première fois. Bravo à eux trois pour cette grande première!

Col du Tourmalet

Dans la descente, à partir de La Mongie, nous entrons dans un nuage. Il y fait particulièrement froid, la visibilité y est très faible, surtout pour les porteurs de lunettes embuées… Pas très agréable…

Nuage bas à partir de La Mongie

Pour épargner à nos trois néophytes du Tourmalet la remontée jusqu'au lac de Payolle, sur la route du Col d'Aspin, les Bernard et moi allons chercher les deux véhicules et descendons les récupérer à Sainte-Marie-de-Campan. Fin de la sortie du jour!

Profil de la montée au lac de Payolle depuis Sainte-Marie-de-Campan

Col d'Aspin

Lundi 5 juin 2017

Aujourd'hui, l'objectif est le Col d'Aspin, escaladé depuis Arreau. Nous ne sommes que six car Bernard M. préfère nous attendre au gîte. Francis, fatigué par ses trois premières grosses ascensions, est sur le point de renoncer, mais j'arrive à le convaincre de nous accompagner jusqu'à Arreau.

Sur la route d'Arreau, le long de la Neste d'Aure

Finalement, arrivé à Arreau, Francis décide de continuer avec nous jusqu'au sommet. Pour Marcel, cette ascension du Col d'Aspin est l'occasion de célébrer son anniversaire au sommet.

Anniversaire de Marcel dans le Col d'Aspin

Pour Francis et Ronnie, c'est une opportunité de compléter leur collection de cols rendus célèbres par le Tour de France.

Francis et ses gardes du corps dans le Col d'Aspin

Mais même si l'ascension du Tourmalet, la veille, a laissé des traces dans les cuisses, nos néophytes sont MO-TI-VÉS!

Ronnie, motivé et concentré dans le Col d'Aspin

Ce n'est pas inutile car, si cette montée ne figure pas parmi les plus difficiles, elle n'est pas non plus une simple formalité : 12 km à 6,5% de pente moyenne… Tout de même!

Profil du Col d'Aspin, depuis Arreau

L'ascension s'effectue dans la brume, mais sans pluie.

Col d'Aspin dans la brume

En arrivant au sommet, tout le monde se couvre avant de poser pour la photo! Ce serait ballot de prendre froid. Merci à Bernard B. pour la prise de vue.

Col d'Aspin : Bernard H., Ronnie, Marcel, Francois et Claude

Dans la descente, le ciel se dégage suffisamment pour découvrir de belles vues sur la vallée.

Vallée d'Arreau

La descente n'est pas la spécialité de Francis. Une halte pour l'attendre permet d'effectuer le regroupement.

Ronnie, Bernard H. et Bernard B. : en attendant Francis

Nous sommes bientôt de retour à Arreau, sous un rayon de soleil…

La Neste d'Aure, à Arreau

Nous sommes de retour à Vielle-Aure dans les délais pour prendre la douche puis bénéficier du repas à l'heure prévue.

Compte tenu des conditions météorologiques très médiocres, nous pouvons nous réjouir d'avoir pu rouler tous les jours et d'avoir effectuer les principales ascensions qui étaient l'objectif prioritaire de nos apprentis montagnards. Tout le monde est content de ce week-end, que demander de plus!

Claude
Photos personnelles, sauf mention contraire

LIENS :

➜ Présentation du séjour sur notre site

dimanche 4 mai 2014

WEEK-END CLUB EN CHAMPAGNE (1er au 4/05/2014)

De l'eau (de la Marne) et des bulles (de champagne) : quelle effervescence !

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point.
Les Cyclotouristes Saint-Mauriens en sont un témoignage. »


Château-Thierry : décor urbain "Le Pot de Terre et le Pot de Fer", en guise d'évocation des fables de Jean de La Fontaine, natif du lieu

C'est pour changer un peu des routes de l'Île-de-France qu'une vingtaine de Cyclotouristes Saint-Mauriens ont effectué une escapade de quatre jours, dite “hors base”, en quittant , le jour de la fête du muguet, le P.A.V.* à 7h30 précises. Trois cyclistes de la STAARP** et un cycliste de l'US Métro ont également participé, en tandem, à ce séjour club.

Le but de cette itinérance était d'atteindre, dans un premier temps, la ville natale de Jean de La Fontaine, Château-Thierry (Aisne), où fut dressé le camp de base. Dans un second temps, le groupe fit une courte incursion dans l'Oise pour admirer Pierrefonds et son imposant château fort, en passant par la ville natale d'Alexandre Dumas (Villers-Cotterêts).

François à Pierrefonds...

Cap fut ensuite mis sur la capitale du champagne, Epernay (département de la Marne), avant de revenir à Saint-Maur-des-Fossés, en passant notamment par Orbais-l'Abbaye, Condé-en-Brie et Jouarre. Le tout à vélo, naturellement.

Orbais-l'Abbaye

L'objectif était double :
— sportif : les cyclos ont accumulé les kilomètres et les ascensions, flirtant avec les côtes de la Montagne de Reims;
— et touristique : le parcours permettait de découvrir, entre autres, quelques lieux historiques de la Grande Guerre, des châteaux, des abbayes, le vignoble champenois…

Devant le cimetière allemand de Belleau

Grâce à la plante à clochettes blanches à laquelle on prête une vertu porte-bonheur, la pluie (menaçante parfois) nous a épargnés durant la quasi totalité de ce voyage de plus de 400 km (environ 440 en fonction de l'étalonnage du compteur de chacun), pour un dénivelé positif cumulé d'environ 3900 m. Les cyclos, qui avaient misé sur une amélioration des conditions météorologiques ont finalement gagné, même s'ils ont été alternativement freinés ou poussés par le vent.

Le bilan sportif a été plus que satisfaisant. De nombreux membres du groupe ont battu leurs records personnels de jours consécutifs de vélo, de distance et de dénivelé sur une même journée! Les sourires — malgré la fatigue — en disaient long sur la satisfaction des uns et des autres d'avoir pu gérer l'enchaînement des difficultés, notamment lors de l'escapade vers Pierrefonds, longue de 135 km avec près de 1500 m de D+.

Venteuil : vignobles de la Vallée de la Marne

Le bilan touristique, très positif également, en a cependant laissé quelques uns sur leur faim... Certains se seraient bien attardés davantage à Pierrefonds pour visiter le château ou à Epernay pour explorer quelques caves (avec dégustation!)... Les contraintes de la gestion du groupe et des distances à parcourir relativement élevées ne le permettaient pas. Mais tant mieux! Quand on n'est pas rassasié, ça donne envie de recommencer!…

Lieu du pique-nique à Épernay : le parc de la mairie

En tout cas, l'enthousiasme général était très perceptible, en dépit de quelques petits aléas rencontrés sur le parcours…

Route en chantier du côté de Vincelles, sur le parcours vers Epernay

Quelques “escorteurs d'escadre du CSM” se sont relayés pour accompagner le groupe, les uns à l'aller jusqu'à Chessy (une des nouvelles recrues du club a même poussé jusqu'à Château-Thierry!), d'autres au retour depuis Villeneuve-le-Comte!

Sur la portion d'Epernay à Château-Thierry, un licencié du club de Château-Thierry, connu de quelques membres du club, est venu à notre rencontre et nous a accompagnés un moment, en compagnie de son petit-fils.

Avec Daniel C. (président du club de Château-Thierry) et son petit-fils à Condé-en-Brie

Le service d'intendance et d'appui logistique a admirablement accompli sa mission. Deux véhicules d'assistance ont transporté bagages, ravitaillements et matériel nécessaire. Un grand GRAND merci à Marie-Hélène C. et à Alain D.

La Marne à Saint-Maur : retour au Pont de Chennevières, après environ 450 km de vélo!

Au cours de ce séjour la convivialité était de mise et deux participants ont arrosé leur anniversaire de manière pétillante! Grâce à tous les participants et à ceux qui ont permis de rassembler ce groupe, la bonne humeur s'est développée tout au long de ces quatre jours qui sont passés bien trop vite. Et certains rêvent déjà de prochains voyages...

Marie-Ange et Claude
Photos personnelles

* P.A.V. = Parking à vélos, lieu de rendez-vous du club, à Saint-Maur (94).
** STAARP = Section Tandem des Auxiliaires des Aveugles de la Région Parisienne.


LIENS :

➜ La vidéo de François : Week-end du CSM à Château Thierry

AU SUJET DE LA RANDONNÉE PERMANENTE À LAQUELLE NOUS AVONS PARTICIPÉ

➜ Présentation des Randonnées de la Vallée de la Marne (RVM) sur notre site.
➜ Récit de Claude sur sa participation à la RVM 300 km (Créteil - Épernay) en 2012.
➜ Récit sur la participation de Claude et Marie-Ange à la RVM 200 km (Créteil - Château-Thierry) en 2013.

Saint-Maur, pont de Chennevières : c'est fini! A la prochaine fois…

lundi 20 mai 2013

PENTECÔTE 2013 À CHAMBERET : LE TOUR DU MONT CEIX

En ce lundi de Pentecôte, le temps matinal sur le Village Vacances des Roches de Scoeux (prononcez "ceux") n'était pas très engageant. La preuve, Guy L. avait pris sa douche avant le petit déjeuner! Quand Guy prend sa douche le matin de bonne heure, il faut le savoir, mesdames messieurs, ça signifie d'une manière irrévocable: « Pas de vélo aujourd'hui! »

Du coup, l'optimisme de la tablée s'en est trouvé lui aussi douché! Pour ma part, j'étais venu à Chamberet (pensez au champagne et prononcez "chambré") avec l'idée de découvrir au minimum le massif des Monédières, le col des Géants et le Plateau de Millevaches. Mais les deux parcours qui auraient permis ces découvertes font environ 90 km. Même si le temps avait été favorable ce lundi, impossibles de les boucler avant l'heure fatidique de l'incarcération des vélos dans le camion.

Tenté de rouler avec JPB, Michel W. et Damien, je renonce rapidement quand j'apprends qu'ils veulent faire le circuit n° 3, « Autour du Mont Gargan », que j'ai déjà fait samedi. Tant qu'à rouler, autant voir autre chose... Cela dit, “voir” est un bien grand mot! A l'heure où les décisions se prennent, les hauteurs de Scoeux sont quasiment noyées dans une brume tenace qui m'amène à m'interroger : « Est-ce le brouillard qui est monté jusque-là, où sont-ce les nuages qui sont descendus jusqu'à nous? »

Bref, on n'y voit goutte... Ou plutôt si! On voit trop de gouttes! Ce qui, pour un cyclo porteur de lunettes, revient au même!

Dans ma tête, j'ai quasiment renoncé à rouler ce matin. Mais avec Marie-Ange, nous pensons à Jean-Claude, co-organisateur du séjour avec Anne-Marie... Hier soir, il nous a dit qu'il attendrait au rond-point de l'arboretum, vers 8h30, ceux qui souhaiteraient faire le tour du Mont Ceix (prononcez "Cé", même si vous avez envie de faire des blagues avec “Mont Ceix”! Il ne faut pas jouer avec “Mont Ceix”!!!).

C'est le plus petit des parcours envisagés pour ce lundi, environ 27 km, mais avec un dénivelé positif d'environ 480 m. Pas si mal! Avantages: pas de stress concernant l'heure de retour, et si on est mouillé, on le sera moins longtemps! Nous appelons Jean-Claude, nous laissons un message... Peu après, il nous rappelle et nous dit qu'il est prêt à démarrer. C'est décidé! Nous nous dépêchons. Pas le temps de faire passer l'info pour le cas où d'autres seraient intéressés. Et nous descendons à la rencontre de Jean-Claude. Dans ma précipitation, j'ai oublié de mettre des sous-gants... Mes doigts transformés en capteurs de température me font regretter cet oubli! Mais je ne suis pas inquiet car le dénivelé annoncé me convainc que j'aurai l'occasion de me réchauffer.

Dans la descente, nous sommes doublés par Pierrot et Claudine, qui partent sur le circuit de 53 km. Cela aurait été sympa aussi de rouler avec eux. Ce sera pour une autre fois, j'espère.

Peu après, nous retrouvons Jean-Claude, qui nous dit combien il est heureux de pouvoir faire cette sortie. En temps qu'organisateur du week-end, il aurait été déçu de ne pas sortir au moins une fois sur les trois jours. Pendant que nous roulons, il nous décrit ce que nous pourrions voir s'il n'y avait pas de brume! À l'entendre, ça a l'air très beau en effet!

Rouler avec lui présente un autre avantage: pas besoin de consulter carte ou feuille de route : nous nous laissons guider.

Bientôt, le ciel se dégage enfin et nous pouvons vérifier qu'il ne nous a pas menti. Le décor de cette balade est vraiment magnifique. En arrivant près de l'étang de Cros, je m'arrête prendre une photo. J'y passe un peu plus de temps que prévu car hier soir, après avoir immortalisé le défi de Damien et de Guy (voir l'article de JPB), j'ai laissé mon appareil paramétré sur "portrait de nuit". Je m'en rends compte quand le flash se déclenche... Je rectifie le paramétrage et double la photo…

Étang de Cros

Peu après, je rejoins Jean-Claude et Marie-Ange, qui se sont arrêtés pour m'attendre et j'en profite pour les photographier à leur tour, au milieu du décor forestier.

Jean-Claude et Marie-Ange près de l'étang de Cros

A partir de là, nous roulons un bon moment entre les grands conifères de la Forêt de Châteauneuf. Pas une voiture! Le calme! La route et la forêt nous appartiennent!

Forêt de Châteauneuf

À un carrefour, nous voyons un panneau qui indique la direction du Mont Ceix. (Je sais! Il y en a qui vont dire : « Ah bon? C'est curieux! Tu as besoin d'un panneau pour savoir où il est? »). Jean-Claude dit qu'on ne peut pas aller jusqu'en haut avec un vélo de route... Nous passons donc notre chemin.

En arrivant à Trassoudaine, Jean-Claude nous propose une variante par rapport au circuit "officiel". Je ne me souviens plus de ses arguments, mais peu importe. S'il nous propose cette variante, c'est qu'il a de bonnes raisons! Alors allons-y! Suivons le guide! J'allais dire "les yeux fermés", mais il ne faut pas exagérer non plus! On est en vélo!!!

Trassoudaine
Trassoudaine

Trassoudaine

La route est sinueuse, toujours dans la forêt. Qu'est-ce qu'on est bien!

C'est alors que Jean-Claude nous raconte l'importance que ce circuit représente pour lui. Il y a quelques années, suite à un grave accident, il pensait ne plus pouvoir refaire de vélo. Un an jour pour jour après son accident, il remontait sur son vélo, encouragé et soutenu par des amis cyclos de Corrèze. Et sa première sortie, c'était sur ce parcours. Il avait fini épuisé. Mais tellement heureux...

Quelques kilomètres plus loin, nous passons devant une maison... Le propriétaire est dehors, s'occupant de son jardin. Jean-Claude s'arrête. A la familiarité du ton, je comprends qu'ils se connaissent. Puis je comprends que l'interlocuteur de Jean-Claude fait du vélo. Un café nous est proposé... C'est sympa mais... Le temps nous est compté! Salutations amicales. Nous repartons. Jean-Claude nous révèle peu après qu'il s'agit d'un de ces amis qui l'ont soutenu après son accident, un de ceux qui l'accompagnaient lors de son retour sur le vélo... On perçoit l'émotion quand il en parle.

Jean-Claude nous dit aussi qu'il aime faire ce petit tour avec Anne-Marie, son épouse. Ça ne fait pas très longtemps qu'elle fait du vélo. Au début, elle a eu parfois envie de jeter son vélo dans le fossé tellement c'était dur. Maintenant, elle y a pris goût. Et elle aime particulièrement faire ce circuit, que Jean-Claude a décidé de nommer: « La balade d'Anne-Marie ».

La balade se termine bientôt. Nous approchons du panneau qui marque le début du "jeu" proposé dans le quiz d'Anne-Marie, consistant à compter le nombre de tour de pédales jusqu'au sommet… Jean-Claude nous laisse là et nous retrouvera pour l'apéro. Je décide de faire le jeu et je compte 340 tours de pédale, contre un peu moins de 300 pour Jean-Claude. Hier soir, Damien avait compté 320 tours. J'ai mouliné un peu plus qu'eux! Mais un peu moins que Guy qui avait compté 380.

Quand Marie-Ange me rejoint devant l'accueil du Village Vacances, elle me dit : « Qu'est-ce que je suis contente d'avoir fait cette balade! ». Sentiment que je partage, sans réserve.

Nous n'avons pas pris une goutte de pluie. Ou si nous en avons pris, nous les avons déjà oubliées! Grâce à la beauté des paysages, au plaisir partagé, aux échanges chaleureux, le soleil ne nous a même pas manqué!

Cela dit, nous nous sommes promis de revenir, pour savoir si c'est aussi agréable par beau temps!!!

En commençant cet article, je ne pensais pas avoir tant de choses à raconter. Je me suis laissé porter pour les souvenirs et les photos. Porté aussi par l'envie de remercier ainsi Jean-Claude et Anne-Marie pour leur enthousiasme et pour le temps qu'ils ont consacré à préparer ce week-end. Un week-end gâché par la pluie? Ah bon?! je ne m'en souviens plus!…

Texte et photos : Claude

LIENS :

Sur le blog de l'AS Brévannaise…
➜ Le récit complet du week-end par JPB.
➜ L'article présentant les photos de Jean-Claude et Anne-Marie.

Uzerche, où nous nous sommes promenés le dimanche après-midi
(photo Jean-Claude et Anne-Marie)