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samedi 22 avril 2017

BRM 200 KM, ORGANISÉ PAR L'ASPTT PÉRIGUEUX

J'ai participé ce samedi à mon premier Brevet de Randonneurs Mondiaux (BRM) sur une distance officielle de 200 km. Je ne connaissais pas la formule et j'ai donc eu le plaisir de la découvrir : un parcours non fléché, avec divers contrôles dans des plages horaires définies à l'avance.

Halte pour contrôle et repas à Jumilhac-le-Grand (Dordogne)

L'épreuve était organisée par le club de l'ASPTT Périgueux, basé à Coulounieix-Chamiers, sous le patronage de l'Audax Club Parisien (ACP).

Départ du Gymnase ASPTT à Coulounieix-Chamiers

Après un départ à la fraîche (1°), la température n'a cessé de monter pour atteindre les 30° au moment de notre passage à Brantôme… Le tout sous un beau soleil! Une belle journée pour faire un "200"!

Château de La Chapelle-Faucher

Dès le début, le rythme assez soutenu et des vêtements adéquats nous ont permis de ne pas avoir trop froid… à l'exception d'un des 14 engagés qui, insuffisamment couvert, a été contraint de rebrousser chemin.

Nous avons ensuite constitué un groupe pour rouler ensemble sur la plus grande partie du parcours.
Malgré une petite erreur qui nous a imposé 3 ou 4 km supplémentaires, nous avons retrouvé la bonne route… à temps pour apprécier de splendides décors qu'on avait failli louper! Cela aurait été regrettable!

Château de Le Verdoyer

Après un premier pointage à Oradour-sur-Vayres (Haute-Vienne), nous avons prolongé la matinée jusque vers 13h30 pour un second contrôle et arrêt repas à Jumilhac-le-Grand, avec quelques 130 km au compteur.
Heureuse surprise, un pique-nique nous attendait sur la place, devant le château. Un grand merci à Philippe pour son initiative : le pique-nique était royal!

Jumilhac-le-Grand : pause repas

En outre, nous avons déjeuné dans un décor superbe : le très beau château de Jumilhac.

Château de Jumilhac-le-Grand

Nous avons ensuite repris la route, en direction de Thiviers.

Sur la route de Thiviers

Sur ce tronçon, j'ai repéré de jolis plans d'eau (que je n'ai pas eu le temps de photographier) et de belles bâtisses…

Sur la route de Thiviers

La montée vers Thiviers ayant fait exploser le groupe, nous avons effectué un regroupement à la sortie de la ville, afin de rouler ensemble jusqu'à Brantôme, sur un tracé favorable aux relais et accompli à bonne vitesse. La chaleur étant maintenant de la partie, il s'est avéré nécessaire de re-remplir les bidons à Brantôme.

Ravitaillement en eau à Brantôme

Brantôme, BCN-BPF de Dordogne, mérite largement de s'y attarder. Mais ce n'est pas le but d'un BRM…

Brantôme : BCN-BPF de la Dordogne

Nous avons donc rapidement filé vers Bourdeilles, en empruntant une très jolie route le long de la Dronne.

Vallée de la Dronne, entre Brantôme et Bourdeilles

Le troisième et dernier contrôle a été effectué "au vol" en passant par Bourdeilles.

Bourdeilles, troisième contrôle

La D2 nous a ensuite ramenés jusqu'à Chancelade.

Abbaye de Chancelade

Nous sommes arrivés à Coulounieix-Chamiers un peu avant 17h. Pour ma part, j'avais un peu moins de 8h de pédalage pour 212 km et environ 2000 m de dénivelé, soit une moyenne de 27,2 km/h. Un excellent entraînement en vue du Paris-Nice Cyclo auquel je dois participer dans un peu moins de deux mois.

Claude
Photos personnelles



samedi 28 mars 2015

BREVET AUDAX 200 KM, À LONGPERRIER

Un temps pourri?...

Les quelques quarante participants de ce Brevet Audax 200 km de Longperrier ont bouffé de la pluie et du vent pendant près de 6 h.

Longperrier, 6h39 : ambiance humide
Après 120 km, le parcours nous ramenait à Longperrier pour y prendre le repas.

Repas à Longperrier (photo Patrick A.)
Certains, qui étaient venus en voisins de Dammartin-en-Goële, ont profité de ce circuit "en 8" pour jeter l'éponge (une éponge bien imbibée!) et rentrer prématurément à la maison, non sans avoir déjeuné en notre compagnie. Une jeune femme m'a avoué en souriant que c'était la première fois qu'elle effectuait 120 km et que ça lui suffisait. L'autre féminine présente a elle aussi renoncé, ses freins l'ayant lâchement abandonnée, dans l'ultime descente de la matinée, à 500 m du resto... Incapable de s'arrêter au feu rouge, elle a évité de justesse une voiture qui traversait. Elle en a été quitte pour une grosse frayeur mais les enquêteurs semblent écarter la thèse d'un nouvel acte terroriste à Dammartin-en-Goële...
Il y eut par ailleurs quelques autres défections dont je n'ai pas fait le décompte.

Pour les motivés, de l'ordre d'une trentaine, le parcours se poursuivit donc l'après-midi, sans pluie. Au cours de cette deuxième boucle, longue de 80 km, le vent a réussi à balayer le ciel et nous avons pu entrapercevoir quelques échantillons de soleil. Ainsi, vers 18h30, nous avons terminé ce brevet parfaitement secs... et bien aérés!... Que demander de plus?...

... Ou un temps pour rire?

Sur les brevets Audax, il y en a qui croient que ça ne rigole pas car une certaine discipline est de rigueur. D'ailleurs, selon ce que m'ont dit les habitués, les participants aux longues distances (300, 400, 600 et plus) respectent scrupuleusement les règles édictées par l'UAF, conditions incontournables du succès et de la sécurité du groupe : rouler par deux, ne jamais empiéter sur la moitié gauche de la chaussée, ne pas doubler le capitaine de route, etc.

Sur les "200" en revanche, il y a toujours des néophytes, dont certains s'avèrent de dangereux "rebelles"... Le comportement des trois plus "turbulents" du jour allait s'avérer très pénible... Ayant commencé par en être agacé, j'ai finalement préféré m'en amuser en compagnie de mon copain Gérard, en envisageant de décerner, à l'arrivée, un "Prix Citron". Les trois principaux nominés seront désignés ici par des surnoms amicaux pour préserver leur anonymat : Arlequin, Petit Coq et Rouge-Tomate.

Arlequin, l'homme au collant multicolore, annonça d'emblée la couleur. Son atout pour remporter le prix : doubler tout le monde à fond la caisse puis ralentir tout en restant bien à gauche et se laisser dépasser par la droite... En toute insécurité! L'esprit frondeur, faisant mine de ne pas savoir qui était le capitaine de route, il s'est tout de même un peu assagi dans l'après-midi et, malgré son K-Way rose bonbon, a fini par passer presque inaperçu. Médaille de bronze...

Petit Coq, lui, souhaitait qu'on n'ignore pas sa pointe de vitesse en côte. Sa fierté : doubler et distancer le capitaine de route, faire accélérer l'allure au moment où il fallait ralentir, et faire ainsi exploser le peloton... Médaille d'argent. Longtemps en course pour le titre, il a été coiffé au poteau par...

... le vainqueur, qui est : Rouge-Tomate! Je me demande si je n'aurais pas dû le surnommer plutôt Andréas tant il m'a semblé suicidaire. Distancé au moindre faux-plat montant, son visage congestionné prenait la même teinte cramoisie que son imper, d'où le surnom... Hésitant entre la gauche et la droite (veille d'élection oblige?), il nous obligeait à le doubler un peu en catastrophe (le mot n'est pas trop fort!). Une fois terminée la zone qui l'avait mis en difficulté, il faisait l'effort pour retrouver une place vers l'avant du peloton, en faisant des queues de poisson pour s'immiscer entre ses petits camarades. Autant dire qu'il a passé sa journée à faire l'élastique et à jouer au yoyo avec sa fréquence cardiaque. Une façon comme une autre de se rappeler les jeux de son enfance.

Sur la fin du parcours, alors qu'il était pour le énième fois en train de remonter le peloton, avec Petit Coq calé dans sa roue — à ce moment-là, il n'avait pas encore dit son dernier mot! —, tous deux bien enracinés sur la chaussée de gauche, il a frôlé à la fois le suicide et une voiture qui venait en face. Sachant qu'en cas de choc frontal, ils auraient été projetés sur le reste du peloton façon boule de bowling, je préfère ne pas penser au strike que ça aurait pu faire...

Je n'ai pas pu m'empêcher de leur dire, avec une bienveillance toute paternelle : « Il va falloir arrêter les conneries, tous les deux! ». Petit Coq est monté sur ses ergots et s'est défendu bec et ongles! A l'entendre, c'est moi qui avais mauvais esprit. Ben voyons!

Que ces messieurs se mettent en danger, qu'ils aillent même se faire tuer si ça les chante, ça m'est bien égal... Mais pas quand je suis dans les parages. Vous imaginez les conséquences d'un crash au sein du peloton? La visite de François Hollande et de Bernard Cazeneuve venus apaiser les familles endeuillées, la mise en place d'une cellule psychologique pour réconforter les témoins de l'accident... C'est un coup à rentrer à pas d'heure et à rater Le plus grand cabaret du monde!

L'élastique de Rouge-Tomate ayant fini par casser, le capitaine de route a alors observé une halte imprévue pour lui permettre de rejoindre le groupe et de finir dans le peloton. Quand il nous a rejoints, il n'a rien trouvé de mieux que de houspiller Petit Coq sous prétexte que ce dernier ne l'avait pas attendu! S'il restait le moindre doute, celui-ci a été instantanément balayé! Médaille d'or incontestable...

En attendant Rouge-Tomate...

Passer du bon temps en dépit du mauvais temps!

Ces anecdotes quelque peu terrifiantes — ça fait froid dans le dos, hein?! — ne doivent pas laisser croire qu'on vit dans l'angoisse perpétuelle au sein d'un peloton Audax. On se livre à de multiples conversations. Ainsi, les kilomètres défilent plus vite et on découvre des gens étonnants, au passé sportif d'une richesse souvent exceptionnelle. Aperçu...

J'ai bavardé par exemple avec un ancien marathonien, ayant commencé le vélo en septembre dernier. À l'occasion de cet Audax, il a pulvérisé son record de distance sur un vélo, passant de 80 km pour son précédent record à 200 km! Même pas peur! Ce qui l'a le plus impressionné à l'occasion de cette expérience? Le plaisir de découvrir autant de paysages... Prometteur, le garçon!

J'ai été content de revoir Daniel, de Château-Thierry, un habitué de l'Euro PN. Il m'a parlé de ses 3 Paris-Brest-Paris, de ses 7 diagonales, entre autres!... Et de ses projets... Je n'en fais pas la liste, qui est plus qu'impressionnante! Le week-end prochain, par exemple, ce sera sa 18e Flèche Vélocio. Pour cette édition, 520 km à parcourir en 24 heures, en compagnie d'Olivier. Rien que ça!

Son copain Olivier, avec qui j'ai également partagé deux Euro PN, prépare quant à lui, outre ladite Flèche Vélocio, le prochain Paris-Brest-Paris. Il m'a raconté comment, en 2011, il avait dû renoncer pour raisons de santé, après avoir réussi tous les brevets qualificatifs. Cette fois-ci, il compte bien aller jusqu'au bout... en compagnie de Daniel.

Eric, plus connu sous le sobriquet de Bob (qu'il n'apprécie guère), également familier de l'Euro PN, est l'un des participants du Paris-Pékin 2008. Il m'a avoué qu'il n'avait pas trop la forme en ce début de saison, même si, il y a 10 jours, le Brevet Audax 300 km auquel il a participé s'était plutôt bien passé. Je le crois d'autant plus volontiers qu'il a dû renoncer sur le final et a terminé dans la voiture. Pas si facile un 200 Audax quand on n'est pas en forme.

J'ai aussi beaucoup parlé avec mon copain Gérard, aigle d'or dans toutes les disciplines Audax, aimant particulièrement le ski de fond, également amateur de régates en équipage et d'œnologie. Il m'a parlé de son Brevet des Cimes Françaises, et notamment d'un Luchon-Bayonne d'anthologie... Nous partageons un goût pour des pratiques variées, mais je suis un tout petit joueur à côté de lui! Un de ses prochains projets : un 300 km Audax du côté de Madrid...

Avec Jean-Michel, vice-président de l'UAF, nous avons parlé de ses 4 Paris-Brest-Paris, dont deux en randonneur et deux en Audax. Quand je lui ai demandé ce qui était le plus dur entre un PBP Audax et un PBP Randonneur, la réponse m'a scotché : « Ni l'un ni l'autre. » Et il est évident qu'il a dit cela en toute sincérité, sans la moindre forfanterie. Jean-Michel, c'est du solide!

J'ai également eu le plaisir de faire la connaissance de Marc, un ami de Jean-Michel. Ancien du club de Montastruc, dans le sud-ouest, et amoureux de cette région, c'est un grand amateur de cyclo-montagnardes, de routes vallonnées et de voyage à vélo en autonomie.

Bref, au sein de ce peloton Audax, on a passé 12 heures ensemble, dont 9 heures à pédaler, on a pris la flotte, on a affronté le vent, mais on ne s'est pas ennuyé une seconde...

Marc, Jean-Michel et Monique, au ravitaillement d'Apremont
Pour conclure, il me reste à remercier Charly, l'organisateur, et à décerner le "Prix Orange" à son épouse Monique qui a consacré sa journée à nous chouchouter, à nous préparer des ravitaillements aux petits oignons... ou plus exactement aux petits pains au chocolat, à nous distribuer nos cartons homologués, etc.

MERCI MONIQUE! MERCI CHARLY!

Claude
Photos personnelles (sauf mention contraire)


samedi 21 mars 2015

BREVET AUDAX 150 KM, À BOIS-LE-ROI

ORGANISATION DE L'UAF (UNION DES AUDAX FRANÇAIS)

42 participants, dont 4 Cyclotouristes Saint-Mauriens, se sont retrouvés pour ce nouveau Brevet Audax de 150 km organisé par l'UAF. Les conditions météorologiques n'étaient pas enthousiasmantes, mais il n'a pas plu. Le soleil a vainement tenté de percer la couche nuageuse mais il a fini par renoncer. 3° au démarrage à 7h30 puis 8° à l'arrivée : autant dire que lors des arrêts, il était difficile de ne pas se refroidir.

Comme pour le 100 km "Premier Pas" du 7 mars dernier (voir l'article), le départ a été donné devant la gare de Bois-le-Roi. De nombreux habitués étaient présents, dont Patrick Aguettant, président de l'UAF, Jean-Michel Vincelot, capitaine de route émérite, ou encore Jacques Torgue, secrétaire de l'UAF (en jaune sur la photo ci-dessous).


Au départ de Bois-le-Roi : Claude, Bernard, Olivier et Jacques

Petite pause technique en forêt, à l'Aire des Huit Routes…

Aire des Huit Routes
… Puis première pause avec ravitaillement (personnel) à Rampillon, devant la magnifique église Saint-Éliphe.

Rampillon
Le groupe s'apprête à repartir. Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le nom du restaurant, Le Sirocco (à vendre!), le vent est plutôt glacial.

Rampillon
La deuxième pause a lieu à (et non "dans") La Tombe, un endroit où le repos est le bienvenu mais dont personne ne souhaite qu'il soit éternel. Sans doute un effet du froid, présageant à terme d'une inéluctable rigor mortis…

La Tombe
Conversations avec deux des féminines présentes ce jour : Sylvie, du club de Levallois, et Maryvette que certains du club ont côtoyée lors du voyage en Chine avec la FFCT en novembre dernier. Précision de Marie-Ange, en forme de clin d'œil à Caïn et à Victor Hugo : « L'œil (du photographe) était dans (à) La Tombe et regardait... Olivier, Claude, Sylvie et Maryvette. Cette dernière nous a demandé de saluer les "quatre Cyclotouristes Saint-Mauriens Chinois". »

La Tombe, Claude avec Sylvie et Maryvette
La voiture suiveuse...

La Tombe
Nous marquons un arrêt non programmé à Moret-sur-Loing, pour permettre à Jean-Michel, notre Gentil Organisateur, de prendre des nouvelles de quelques attardés. Compte tenu de leur retard, il est convenu qu'ils nous rejoindront à Thomery pour le repas.

Moret-sur-Loing
Le restaurant "Aux Tilleuls" à Thomery nous a proposé un excellent repas, avec un menu original et fin.

Ensuite, traversée "circulaire" de la forêt de Fontainebleau, en grande partie par la Route Ronde, et retour à Bois-le-Roi.

Retour à Bois-le-Roi

A l'arrivée, les compteurs affichaient 150,0 km! Ça c'est de la précision! Et 22,5 km/h de moyenne : allure régulée!…

Les quatre Saint-Mauriens à l'arrivée
Pour ma part, rendez-vous est pris avec quelques-uns des participants pour le Brevet Audax de 200 km qui aura lieu samedi prochain à Longperrier, à côté de Dammartin-en-Goële.

Claude
Photos Claude et Marie-Ange (sauf mention contraire)


samedi 13 septembre 2014

LEVALLOIS-HONFLEUR 2014, vu par JPB

Je me permets de reproduire ici l'article de mon ami Jean-Pierre B. qui porte un regard bien sympathique sur notre week-end à Honfleur…

Claude

Le gros problème quand on décide de faire le Levallois-Honfleur, ce n'est pas seulement les 216 km à couvrir, ni la couleur du ciel ou la direction du vent, mais c'est aussi souvent la question du retour Honfleur/Levallois !
J'ai résolu le mien avec le concours du Club des Cyclos Saint-Mauriens qui organisait un retour en car le dimanche et qui ont bien voulu m'accepter.
Je remercie donc Claude S. et Marie-Ange, pour m'en avoir parlé, Alain C. et Francois D., respectivement Président et Secrétaire de ce Club, pour leur parfaite organisation et tous les Saint-Mauriens et Saint-Mauriennes pour l'accueil qui m'a été réservé au sein de leur groupe.
Soulignons encore une fois la parfaite organisation de François D. qui dès le premier contact m'a informé qu'il s'occupait de tout : inscription à la randonnée, réservation de l'hôtel ainsi que ma place dans le car et de celle de mon vélo dans la remorque prévue à cet effet, pour le retour sur Saint-Maur, réservation pour le repas du samedi soir, etc. etc., celui de dimanche midi restant libre.

Vendredi 12 après-midi, je confie mon sac à Marie-Hélène et à Alain C. à Saint-Maur.

Samedi matin, réveil à 3h30. Je me rends à vélo à la gare du RER à Boissy-St-Léger pour prendre, à 5h04, le premier train dans lequel je me retrouve avec un couple Villecresnois. Lui, c'est Gilles, un “gros moteur”, et il a roulé avec Daniel P. sur le Tour du Mercantour. Elle, Chantal, se joindra au groupe des Saint-Mauriennes. Nous récoltons quelques cyclistes à Sucy et nous faisons le plein au Parc de Saint-Maur avec les vingt-six Saint-Mauriens.

Station Charles-de-Gaulle - Étoile

Cette troupe, insolite et hétéroclite débarque sur le quai du métro, à Étoile, pour ensuite se laisser glisser jusqu'au Gymnase Marcel Cerdan, 146 rue Danton à Levallois-Perret, lieu de départ.

Dans les rues, autour de l'Arc de Triomphe, nous croisons la faune des noctambules qui, aux portes des boîtes de nuit, résistent encore pour rester éveillés et essayent de digérer leur énième verre d'alcool. Ils sont étonnés et nous encouragent.

Arrivée au gymnase Marcel Cerdan : une queue s'est formée dans la rue en attendant l'ouverture à 6h15 et la remise des enveloppes avec les plaques de cadres.
François D., comme annoncé, s'occupe de récupérer les enveloppes et nous les distribue.

Après avoir fixé nos numéros sur le devant du guidon, le départ réel s'effectue à six heures quarante : je démarre avec Claude et cinq ou six “bleu et jaune”. Les filles formeront un groupe “étau”, accompagnées entre autres de Jean-Pierre M. et d'Alain C.

Nous progressons au milieu de cette gigantesque chenille colorée de cyclistes, certains ne prennent même pas la peine d'accrocher une lumière ! Après avoir franchi la Seine, nous sommes très vite au pied du pont de Suresnes pour attaquer la première côte qui nous remonte sur le plateau, à l'hippodrome de Saint-Cloud, puis après une dernière petite rampe, nous sommes sur le plat à Vaucresson mais avec 14° seulement et dans la brume.
Contrairement à nous, le jour a du mal à se lever.

Me connaissant lent au démarrage et prudent, je laisse filer Claude, ses copains et le Villecresnois. Je suis de loin leur petite loupiote rouge qui rapetisse au fil des mètres et des pourcentages de la pente, je suis quand même à 26 km/h.

Je poursuis mon parcours en sautant de paquets en groupes, dernière côte entre Montainville et Andelu et j'arrive au premier contrôle, juste sous le château de Thoiry. Je n'ai malgré tout pas trop mal roulé, puisque je retrouve Claude et le groupe des quatre Saint Mauriens et je me joins à eux pour repartir.

Le ciel est maintenant dégagé, le soleil étincelant, et la température grimpe gentiment. Nous suivons la roue d'Olivier qui sera pratiquement toujours devant. Il veut arriver le plus tôt possible à La Bonneville-sur-Iton, lieu du ravitaillement de mi-parcours, car il récupère sa compagne qui, venue en train, finira les derniers 100 km avec lui.

Olivier (à dr.), Claude (au centre), devant Jean-Pierre (photo de l'organisation)

Au bout de seulement quelques kilomètres, nous ne sommes plus que deux avec Claude derrière notre locomotive et nous arrivons, vers 11h, au 118e kilomètre, à La Bonneville-sur-Iton.
Nous retrouvons Daniel P., qui lui, est prêt à repartir. Nous prenons notre temps pour avaler notre repas, assis au soleil. Les discussions vont bon train avec les Saint-Mauriens retrouvés.

Pique-nique à La Bonneville-sur-Iton

Je salue le copain de James du club de Pantin qui, avec les jeunes de son club, a l'air de marcher fort. Au moment de notre départ, Claude croise Marie-Ange et les filles qui viennent d'arriver.

Nous ne repartons que tous les deux maintenant pour faire les soixante kilomètres qui nous séparent du dernier ravitaillement, puisque Olivier reste avec sa compagne.

Jean-Pierre, suivi comme son ombre

Départ à allure prudente mais très vite, un groupe nous aspire. Ça roule vite, à 35 km/h. Une cyclote figure parmi ces costauds et ne semble pas mollir. Après une traversée difficile d'agglomération, à cause de la circulation et des feux, nous sommes décramponnés du groupe. Je suis Claude, en excellente forme, qui me tire à 38 km/h sur la grande ligne droite d'au moins trois kilomètres qui suit la sortie du pays, pour recoller à notre ancien peloton. Un cyclo qui s'est accroché à nous félicite Claude pour son “run”.

De relances en relances, nous atteignons le dernier point de contrôle à Appeville-dit-Annebault.
Court arrêt, rafraîchissement et remplissage des bidons pour les 36 derniers kilomètres. Comme tout à l'heure, la remise en cadence est toujours un peu laborieuse surtout qu'il commence à faire chaud. De nouveau, nous sautons sur les roues d'un groupe qui vient de nous dépasser. Je limite la casse en restant à l'arrière, Claude est bien plus fringant que moi. A Conteville, il reste vingt kilomètres environ, je lâche prise et je termine un peu en roue libre.

C'est toujours un immense plaisir d'apercevoir enfin ce joli port d'Honfleur où nous arrivons, sur quelques mètres de pavés, entre une haie de spectateurs, quelques curieux mais aussi beaucoup d'accompagnateurs et les familles des randonneurs. Il est 16h05, Claude est arrivé depuis cinq bonnes minutes et range un outil car il vient de dépanner trois vététistes qui font de la balade entre Deauville et Honfleur. Un coup d'œil sur mon compteur qui m'annonce 28 km/h de moyenne avec 1050 mètres de dénivelé sur ces 216 kilomètres.

Nous pénétrons dans le Grenier à Sel pour faire pointer nos cartons, récupérer notre sac et le bidon offert et surtout se restaurer et nous rafraîchir. Nous ne sommes pas tout seuls, puisque nous apprenons qu'il y a eu 2 740 inscrits sur cette 30ème édition. Une foule attend dehors les arrivants qui se succèdent d'un flot incessant, en gros, entre quatorze et dix-huit heures.

Une image insolite : deux épouses attendent leurs maris avec deux canettes de bière, le décapsuleur et les deux verres sur un plateau : belle et sympathique initiative Mesdames qui fait énormément plaisir à ces deux privilégiés qui arrivent tout sourire!

La douche est une formalité puisque l'hôtel « Ibis » est à deux pas du port, en face de la gare routière. Je reviens au Grenier à Sel pour applaudir les sept Saint-Mauriennes qui empochent la coupe des plus nombreuses, le club étant quatrième avec 29 participants (pas de cumul, donc une seule coupe pour le club).

Les filles de Saint-Maur à leur arrivée

Puis c'est le tirage au sort des lots offerts par l'organisation : quatre vélos à gagner, entre autres. C'est un gars de Brunoy qui ramènera un « Lapierre ». Un des ses collègues me dit qu'en sept participations à ce tirage, c'est le quatrième vélo qu'ils gagnent ! Bonne chance. Moi j'ai oublié mon carton dans ma chambre !

Après regroupement en début de soirée à l'hôtel, nous nous retrouvons, vers vingt heures, au
« Chat qui Pêche », petit restaurant près du vieux bassin. Nous sommes réunis, presque une trentaine (les deux Villecresnois sont présents), dans une petite salle au premier étage, qui nous est réservée. Discours de François D. pour résumer cette première partie du week-end. L'ambiance est fort agréable. Extinction des feux vers 23h, après une petite balade digestive le long du port, pour revenir à l'hôtel.
Je partage la chambre avec François D.

Dimanche matin, nous suivons François D., qui nous a organisé un « décrassage vélocipédique». Nous sommes une dizaine de cyclistes dont, Claude et deux féminines, Marie-Ange et Gaby. Nous allons découvrir le Pont de Normandie qui saute par-dessus l'estuaire et nous sommes surpris de nous retrouver face à une pente à 9 % pour atteindre le sommet. En redescendant, côté Le Havre, il faut se méfier des coups de vent, en sortant de l'abri des piles du pont.

Pont de Normandie (photo François D.)

Puis ce sera une balade, sur la petite route côtière en direction de Trouville-Deauville, jusqu'à mi-parcours, pour découvrir la mer en descendant sur la petite plage de Villerville. La descente s'amorce à 14 % pour se terminer à 9 %, et bien entendu il faudra remonter ces pourcentages pour rentrer !

Villerville

Eric éclate sa roue arrière dans la descente. Démontage et remontage d'une nouvelle chambre à air et «pan», la nouvelle chambre re-éclate ! En examinant son pneu, il constate une fente de 5 mm sur le bord, près de la jante, provoquée par un patin fixé trop haut. Comme c'est un cycliste d'expérience, il a un pneu neuf et il peut remplacer le défectueux en ayant au préalable rabaissé quelque peu ledit patin ! Cela nous a retardés et nous regagnons Honfleur à tombeau ouvert, les deux cyclotes et quelques-uns des Saint-Mauriens étant repartis devant, car il faut se doucher, regrouper nos vélos et nos sacs, manger et être opérationnels à 14 h précises, heure d'arrivée de notre car du retour !

A l'hôtel, nous restons quelques-uns pour attendre François qui collecte les sacs dans notre chambre, la 202, les vélos étant stockés dans l'arrière-cour de l'hôtel et c'est vers midi que nous partons en chasse dans un petit resto sympa et pas cher ! De fil en aiguille, nous arrivons sur la place de la célèbre église en bois d'Honfleur. Moi, j'ai déjà testé avec Michel W., Bernard O. et Alain A. la bonne table du restaurant « la Lieutenance ». Après un coup d'œil aux prix et un vote rapide, avec François, Claude, Marie-Ange, Jean-Pierre M., Jean-Pierre L. et Gaby nous décidons de nous installer autour de la table que le Maître d'Hôtel nous présente. Nappe, serviette en tissu, cet établissement a une certaine classe, l'addition est correcte et en plus les plats sont bons ! Nous terminons rapidement notre dessert alors que François est parti devant pour réceptionner le chauffeur du car.

Il faudra plus d'une heure pour installer la trentaine de vélos dans une remorque fermée, presque aussi imposante que le car. François en a mouillé le tee-shirt !

Merci François !

Départ d'Honfleur, toujours sous un éclatant soleil et une chaleur aoûtienne vers 15h ; arrivée à St Maur, Place des Marronniers vers 18h !

Je quitte les “jaunes et bleus” et les remercie encore pour cet excellent week-end, et pour leur très bonne organisation. Je rentre par le R.E.R à Boissy, où Michèle m'attend.

Enorme chance d'avoir pu bénéficier d'un temps d'arrière saison comme on aime. Encore une épreuve qu'il faut épingler à son programme. Regrettons de n'avoir été que trois Brévannais engagés sur cette belle randonnée mythique, avec Georges S. et Daniel P. qui a couvert la distance à plus de 31 km/h de moyenne..

Encore Merci aux Saint-Mauriens et à très vite sur le vélo avec vous tous.

JPB
Photos de Claude (sauf mention contraire)

LIENS :

➜ Voir l'article de Claude sur le même sujet.

WEEK-END "LEVALLOIS - HONFLEUR, 30e ÉDITION"

Comme il y a 2 ans, Levallois-Honfleur a commencé par une expédition dans le RER, très tôt le matin (voir le récit de Marie-Ange au sujet du Levallois-Honfleur 2012).

Station Charles de Gaulle Étoile : premier RER du jour!
Dès les abords de la Place de l'Étoile, plusieurs groupes se constituent, au hasard des feux rouges, qui bloquent les uns, et des orientations aléatoires qui dispersent les autres. Mais tout le monde se retrouve finalement à bon port.

Arrivé le premier au Palais des Sports Marcel Cerdan, rue Danton, Olivier a pris place dans la file d'attente. C'est lui qui récupère toutes les enveloppes contenant nos plaques de cadre et nos cartes de route. Puis François nous les distribue. Nous sommes une trentaine à attendre notre précieux sésame : les Cyclotouristes Saint-Mauriens (nous sommes 29 du club, ce qui nous place au quatrième rang pour le classement au nombre de participants) et quelques amis de clubs voisins qui se sont associés à nous.

En dehors des filles qui ont décidé de rester ensemble, accompagnées de quelques chevaliers servants dévoués (Alain C., Jean-Marc, Jean-Pierre M. et Michel R.), pas de consignes particulières pour les autres. Les regroupements et les dispersions s'effectuent en fonction des difficultés du parcours et des diverses haltes.

Une partie des Cyclos Saint-Mauriens au ravito de La Bonneville-sur-Iton
Pour ma part, j'ai essayé d'attendre les autres à plusieurs reprises, notamment à la pause "repas", pour essayer de rouler en groupe. Mais j'ai constaté que ça ne fonctionnait pas. Quand rien n'est convenu au départ, c'est difficile. J'ai donc fini par rouler à mon rythme, sans m'occuper d'autre chose. 

Je n'étais pas parti avec l'intention de faire une performance particulière, et c'est donc sans rien avoir prémédité que j'ai amélioré mon meilleur temps sur un Levallois-Honfleur. J'ai ainsi parcouru les 215 km en 7h16 (temps de pédalage), soit 29,6 km/h de moyenne. Mais il faut relativiser. En 2005, j'avais fait plus de 28 km/h de moyenne avec de la pluie sur les trois quarts du parcours. C'était plus dur.

Récapitulatif des principales données GPS, sur Strava

Cette année, le temps idéal, ni trop chaud, ni trop frais, favorisait les bonnes performances. Et le vent, sans être vraiment favorable, s'est débrouillé pour ne pas s'opposer trop souvent à notre progression en restant latéral et modéré pour l'essentiel du parcours. Ça aide!

Avec jean-Pierre, sur la route d'Honfleur (photo de l'organisation)

A noter qu'après le dernier ravitaillement d'Appevile-dit-Annebault, j'ai parcouru les 40 km restant à 32,9 km/h, ma meilleure moyenne sur une distance de 40 km depuis que j'utilise un GPS, c'est-à-dire quelques mois (c'est Garmin qui m'indique ce "record"!). C'est moins rapide que lors de ma première participation en 2005 (35 à 36 km/h dans la dernière heure), mais à l'époque, j'étais resté calé dans la roue d'un copain qui roulait très fort, tandis que cette année, j'ai fait quasiment tout le final en solo. Encore une histoire de relativité, comme dirait Albert.

A l'arrivée, ça faisait plaisir de partager la joie des copains et des copines qui venaient de boucler leur premier "200" : Patricia, Éric, Jean-Pierre L., Michel LC, Patrick, Thierry A. (pardon à ceux que j'aurais pu oublier).

Je ne terminerai pas sans signaler que nous étions les premiers au nombre de féminines. Bravo et merci les filles! Grâce à vous, nous avons fait des tas de jaloux!

Arrivée à Honfleur : Gabrielle, Marie-Ange, Chantal, Patricia, Anne, Micheline et Josy

Un grand merci à François pour l'organisation sans faille du week-end au niveau du club, à Marie-Hélène pour le transport des bagages, et à Marie-Ange pour la gestion du repas commun du samedi soir.

Je souhaite aussi remercier les clubs de Levallois et de Honfleur pour cette belle organisation, ainsi que pour tous les cadeaux reçus, avec une mention particulière en ce qui concerne Jacques, Bernard et Véronique pour l'accueil chaleureux qu'ils nous ont réservé.

Le Grenier à Sel : les filles sur le podium

Contrairement à beaucoup d'autres participants qui rentraient au bercail le soir-même, nous sommes restés à Honfleur pour continuer à profiter du week-end…


dimanche 14 septembre

Décrassage autour d'Honfleur

Lors de ma participation en 2010, j'avais été frustré de ne voir ni Honfleur, ni la mer (voir mon article sur Levallois-Honfleur 2010). En 2012, j'avais pris le temps de voir Honfleur. Cette année, j'étais bien décidé à aller voir la mer!

Tous ceux qui sont partants pour rouler en ce dimanche matin, un petit groupe de 13 unités, se retrouvent devant l'hôtel. Premier objectif fixé par François, notre capitaine de route : monter à l'assaut du pont de Normandie! Bon. J'espère qu'après, on ira voir la mer!!!

Ascension du pont de Normandie

La montée est impressionnante! Et la vue est belle, malgré la brume…

Soleil et brume autour du Pont de Normandie
C'est bien joli tout ça, mais c'est la Seine! Moi, je veux voir LA MER!

Retour à Honfleur… Quelques photos…

Dimanche à Honfleur

Et on repart. Cette fois, on prend la direction de la mer (il était temps!).

Sur la route de la mer…
Quand on y arrive enfin, la mer est partie! C'est marée basse!

Plage de Villerville à marée basse…
On fait quand même une photo souvenir…

Villerville : François, Alain, Thierry, Jean-Pierre M., Jean-Pierre L., Marie-Ange, Gabrielle, Dominique et Claude

Certains ne sont pas sur la photo car occupés à réparer une crevaison d'Éric… On a connu pire comme cadre et comme conditions pour réparer une crevaison.

Villerville : Éric et Patrick
Une petite contrariété tout de même pour Éric : pneu fichu ! Heureusement, il avait un pneu de secours dans sa musette.


Fin de week-end

Nouveau retour à Honfleur et, après une bonne douche (y en a-t-il de mauvaises?), c'est l'heure d'un petit resto de bonne facture (je ne parle pas du prix!).

Restaurant La Lieutenance (merci à François pour la photo)
Il ne restait plus qu'à charger bagages et vélos dans le car…
Chargement des vélos

… et à effectuer un retour sans histoires.

Enfin… Sans histoires, c'est vite dit! J'en connais qui ont profité de quelques photos volées pour en raconter des histoires, n'est-ce pas Patrick?

Une façon comme une autre de prolonger le grand plaisir que nous avons eu à partager ce magnifique week-end en Normandie.

Claude
Photos : Claude et Marie-Ange (sauf mention contraire)

LIENS :

➜ Lire le compte-rendu de JPB : un autre regard sur le même week-end!