dimanche 5 mai 2019

ESCAPADE CORRÉZIENNE ENTRE BRETENOUX (LOT) ET SEXCLES (CORRÈZE)

AVEC LES CYCLOS RANDONNEURS FLÂNEURS... DU QUERCY

Il est un petit territoire à quelques encablures de la Dordogne et tout proche du Quercy, une terre rêvée à portée de roue, en marge des axes de circulation...

Aux confins de la Corrèze et du Cantal

Il s'agit de la Xaintrie, dans le département de la Corrèze, pays natal de quelques-uns de mes ancêtres de la branche paternelle. Cet entre-deux géographique à l'ouest du Massif Central, enclavé entre le Limousin et le Cantal, se présente sous la forme d'un plateau granitique entaillé de gorges profondes formées par le cours de trois rivières : la Cère, la Dordogne et la Maronne.

La Maronne à Basteyroux

“Xaintrie”... Le nom de ce petit bout de terre demeure une énigme. Plusieurs hypothèses plus ou moins sérieuses peuvent être envisagées quant à l'étymologie de ce patronyme. Le nom proviendrait de "Lou Chaintrie" ou "Santia" lesquels, en occitan, signifient "borne, limite". Ou bien, la Xaintrie serait-elle la terre de tous les saints? A commencer par les noms des lieux : Saint Bonnet (patronyme figurant dans ma généalogie), Saint-Mathurin Léobazel, La Chapelle-Saint-Géraud, Saint Julien-le-Pèlerin, etc. A moins que "Xaintrie" ne découle de "ceint par les rivières"? Alors peu importent les conditions climatiques et le ressenti glacial de ce 5 mai 2019, je n'aurais voulu manquer pour rien au monde, le rendez-vous de la sortie dominicale des CRQ (Cyclos Randonneurs du Quercy) qui allait nous plonger au coeur de ce joli coin de France.

Place des Xaintries, à Sexcles

Nous n'étions que huit à partir de l'ancienne bastide de Bretenoux, sur les coups de neuf heures, dans une ambiance quasi-hivernale. En mai, on ne fait pas toujours ce qu'il nous plaît! Même Viviane, qui ne s'était pas découverte d'un fil, a eu pitié de Claude et lui a fourni une paire de gants en matière polaire! L'onglée l'empêchera même de dégainer son appareil-photos et de prendre des clichés durant le premier quart du parcours. Et pourtant, que de belles choses à voir dès le début! Nous avons suivi la Cère en prenant insensiblement de l'altitude à partir de Gagnac-sur-Cère et en prenant la direction des gorges de la Cère. A partir de Gagnac, la route s'est élevée, surplombant le cours de la Cère. Rien de tel qu'une belle montée au milieu des forêts pour bien se réchauffer mais aussi pour appréhender la majesté des lieux, le village de Laval-de-Cère se dévoilant à travers le feuillage vert des arbres, en contrebas, dans la vallée.

Laval-de-Cère

Ici, au milieu des bois, le silence n'était à peine troublé que par le gazouillis des oiseaux et le murmure de l'eau des sources. A l'intersection de la D14 avec la D139, le sous-bois a laissé la place à la verdure des premiers herbages.

Herbages

Nous avons continué à monter jusqu'au village de Camps, porte d'entrée sur un plateau exposé aux rafales d'un vent glacial qui est venu jouer les trouble-fêtes. Nous avons courageusement avalé les bosses. Sur ce tronçon du parcours, le bâti, dans une campagne vallonnée, est très dispersé. Cependant, au gré des différents villages, j'ai pu découvrir un patrimoine riche de son habitat rural : les corps de ferme avec le cachet des pierres du pays et leurs massives granges-étables couvertes en ardoise…

Grange-étable à Camps

… les puits fermés et couverts par un toit en ardoise ou en lauze…

Puits fermé à Sexcles

… ou encore de beaux édifices comme le château de Rieux.

Château de Rieux

Une halte pour un regroupement, devant la stèle érigée en mémoire d'un ancien site de l'armée secrète, nous a rappelé que le département de la Corrèze fut indéniablement l'endroit où les maquis connurent leur développement le plus important.

Ancien site de l'armée secrète

Hommage aux combattants de l'armée secrète

La pause pique-nique, initialement prévue à Goulles, a finalement eu lieu dans le village natal de mes aïeux, à Sexcles. Claude et Michel P. m'ont accompagnée dans la visite de ce charmant village pendant que le reste de la troupe trouvait refuge sous le préau de l'école.

Sexcles : pique-nique sous le préau de l'école

Le ravitaillement fut vite expédié, Viviane nous "maudissant" d'avoir préféré un déjeuner sur les hauteurs plutôt que dans la vallée de la Dordogne!

A partir de Sexcles, la seconde moitié de la balade et le retour à Bretenoux se feront essentiellement en descente, dans un décor où le bois constitue l'une des richesses locales.

Société de bois de la Xaintrie

Nous avons longé et franchi la Maronne, paradis des pêcheurs où le vairon et le chabot tiennent compagnie à la truite fario…

La Maronne près du village de L'Hôpital

… avant de retrouver la vallée de la Dordogne à Monceaux-sur-Dordogne.

La Dordogne à Monceaux

Chocolats chauds et cafés consommés en terrasse, au soleil, nous ont redonné l'énergie nécessaire pour continuer à pédaler le long de la Dordogne, à nous émerveiller à l'entrée de Beaulieu-sur-Dordogne, et à retrouver la Cère à Biars-sur-Cère.

La Cère, à Biars

Pour Rolande et moi, cette incursion en Corrèze, entre terres et eaux, longue de plus de 80 km et néanmoins physique avec plus de 1000 m de dénivelé positif, a retenti comme le prélude (ou l'échauffement) au week-end des féminines des 25 et 26 mai prochains, organisé par le CoDép 46, un voyage à Neuvic, en Corrèze. Un avant-goût pour un séjour qui se voudra à la fois sportif et culturel, à Bort-les-orgues, au viaduc des Rochers Noirs, à Gimel-les-Cascades.

Marie-Ange
Photos : Marie-Ange et Claude

mercredi 1 mai 2019

ENTRE CAUSSES ET VALLÉES, AU DÉPART DE GRAMAT (LOT)

AVEC LES CYCLOS RANDONNEURS FLÂNEURS… DU QUERCY

Michel P. nous avait fixé un rendez-vous à Gramat, capitale du Causse, à la croisée des voies Cahors/Limogne, Rodez/Périgueux pour une sortie à la journée. Pas étonnant donc de retrouver à neuf heures sur la grande place du foirail nos amis gramatois, martelais et cadurciens. Au total, quatorze participants affluant de Dordogne et de différents coins du Lot ont profité pleinement de la douceur de ce premier jour du mois de mai en Occitanie, sous un ciel lumineux et ensoleillé, pour rouler de concert.

Cyclos Randonneurs Flâneurs et Cyclos Randonneurs du Quercy

Marie-Louis, le régional de l'étape, nous a guidés (les yeux fermés) sur les vingt premiers kilomètres, sur le Causse central lotois, royaume de la pierre, par des petites routes bordées de murets de pierres sèches d'où nous pouvions de temps en temps apercevoir une cazelle au milieu d'un champ. Lors de la traversée du village de Reilhac, puis de celui d'Espédaillac Pierre M. n'a pas manqué de nous rappeler que nous nous trouvions dans le fameux "triangle noir du Quercy" réputé pour offrir le ciel nocturne le plus pur de France. En plein jour, il nous était certes impossible de contempler les étoiles mais la suite du parcours allait nous réserver une multitude de choses qui méritaient grandement des arrêts successifs.

A partir de Grèzes, Guy F. a mené le groupe, via une descente technique, depuis le plateau surplombant la rivière Célé jusqu'à Espagnac-Sainte-Eulalie. Nous étions sortis des Causses pour pénétrer dans la vallée resserrée du Célé. Sur ce tronçon d'une trentaine de kilomètres environ, entre Espagnac-Sainte-Eulalie et Boussac, la route que nous avons empruntée longe le GR 651 et les villages sont des étapes sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Sainte-Eulalie (près d'Espagnac)

Il y règne une atmosphère intimiste. Une halte s'est naturellement imposée à la résurgence du village de Corn (recommandation de Bob : veuillez prononcer 'Cour', S.V.P., en occitan).

Corn

Corn

Un court répit avant de nous extraire de la vallée profonde pour entamer la longue remontée en direction de Reyrevignes, frontière naturelle entre le Quercy et le Limargue. Cet effort d'ascension sur le coustalou (petit chemin qui monte) nous ayant ouvert l'appétit, nous ferons la pause "ravito" à Reyrevignes, au kilomètre 45.

Passage délicat !

Rolande et Guy n'ont pas permis à Viviane de faire sa courte sieste et ont donné le signal de la reprise, impatients de nous conduire sur leurs terres, de château en château, d'église en église. D'abord à Assier où Michel P. a immortalisé cette randonnée par la photo de groupe devant le château, un exemple d'architecture de la Renaissance édifié par Galiot de Genouillac, chef des armées de François 1er et vainqueur en 1515 de la célèbre bataille de Marignan mais également grand amateur d'art (voir les photos de Michel sur le site des CRQ).

Château d'Assier

Toujours à Assier, nous avons abandonné pour un temps nos fidèles destriers pour faire le tour complet de l'église Renaissance Saint-Pierre d'Assier, monument exceptionnel, à la gloire du fameux grand maître d'artillerie de François 1er. L'édifice tire sa renommée d'une frise sculptée extérieure narrant ses exploits militaires et ceinturant ce bel ouvrage d'art.

Eglise Saint-Pierre à Assier : frise sculptée

Absorbé par la contemplation du bas-relief, Daniel oubliera son téléphone devant l'église! Cela lui vaudra un aller-retour dont il se serait bien passé sur la suite du parcours mais qui se soldera néanmoins par une bonne nouvelle car le portable sera retrouvé par son heureux propriétaire. Qui osera prétendre dorénavant que le 1er mai n'est pas un jour "porte-bonheur"?

C'est à Assier que notre ami Bob quittera le groupe pour achever seul son périple de 200 km, départ et retour de chez lui à vélo.

Message de Bob qui nous est parvenu dans la soirée : "Lou BòB es bien arribat...200 qms CRQ capitat ! M’o chagut sougamen me tira del lièch, e de salta soubre ma bicilèto un pauc abons la crico d’aubo."
Traduction : Bob est bien arrivé... 200 km réussis! Il m’a suffi seulement de m’extraire du lit, et de sauter sur ma bicyclette un peu avant le point du jour.

Nous avons ensuite rallié la commune de Lacapelle-Marival qui se situe aux confins de trois régions naturelles (Ségala, Limargue et Causse) et sur les premiers contreforts du Massif Central pour nous attarder au pied de son château construit à la fin du 13ème siècle.

Château de Lacapelle-Marival

Lacapelle-Marival : la halle

Lacapelle-Marival : tout le monde évite l'entrée de la maison de retraite !

Sur la portion finale dont le profil faisait état de coteaux vallonnés, Marie-Louis et Viviane ont repris la tête peloton, avec une échappée et une avance conséquente sur les attardés. Nous avons traversé le village d'Anglars où l'Ouysse prend officiellement sa source, puis Rueyres, Bio…

Eglise de Bio

… avant de longer l'hippodrome du Tumulus à Gramat. Quant à l'arrivée à Gramat, elle s'est jugée au sommet d'un ranquétou (raidillon) avant l'agréable surprise qui nous attendait. Marie-Louis avait en effet tenu à nous convier chez lui pour fêter son anniversaire... et lever nos verres à la santé de Pierre M., le tout nouveau retraité.

Marie-Ange
Photos de Claude


lundi 22 avril 2019

PÂQUES EN PROVENCE 2019, JOUR 3/3 : GORGES DE LA MÉOUGE ET COL DE LA PIGIÈRE

RANDONNÉES CYCLOS DANS LES PAYS DU BUËCH

➜ Voir le récit de la première journée (samedi 20/04) : Autour des Rochers de Hongrie

➜ Voir le récit de la deuxième journée (dimanche 21/04) : Concentration à Upaix

Troisième boucle

Le lundi 22 avril, nous avons choisi de partir tous ensemble à la découverte d'un des hauts lieux naturels du Parc Régional des Baronnies Provençales : les Gorges de la Méouge, en y accédant par le village du Plan. Certains seront peut-être tentés de revoir ce petit joyau de la nature, site préservé classé Natura 2000, lors de la retransmission télévisée de la 17ème étape du Tour de France, le 24 juillet 2019, qui mènera les professionnels depuis le Pont du Gard jusqu'à Gap?

Joyaux des Gorges de la Méouge

En ce lundi de Pâques, par chance, il n'y avait pas d'affluence dans les gorges. Nous avons profité, en toute quiétude, d'une route pittoresque et étroite.

Route pittoresque

Les arrêts "photo" furent nombreux, notamment à la hauteur du pont roman à trois arches.

Pont roman (et non "romain")

Claude, curieux, a mis pied à terre pour lire (partiellement) et surtout photographier chaque panneau explicatif.

Exemple de panneau "Ribiers, Val de Méouge"

A la sortie des gorges, la vallée s'ouvre sur le village de Barret-sur-Méouge dont la façade de l'école est ornée d'un superbe cadran solaire.

Barret-sur-Méouge : Cadran solaire

Avant de nous séparer en trois groupes, nous avons posé pour la photo du séjour sur le pont qui traverse la Méouge et qui permet d'atteindre le village de Salérans.

Douze Cyclos Randonneurs du Quercy en Val de Méouge (photo Michel P.)

L'endroit est magique et les eaux cristallines de la rivière attirent les pêcheurs amateurs de "truite fario".

Pêcheur de la Méouge

Nous n'avons pas eu le temps de nous attarder pour admirer la technique de pêche, car le col d'Araud (une variante au parcours) tendait les bras à quatre d'entre nous (Claude, Michel P., Robert et moi-même). Nous l'avons atteint après 4 km de montée, la pente moyenne étant de 6% avec un final avoisinant les 10%.

Col d'Araud

Nous sommes redescendus vers le village de Lachau, accompagnés par un cycliste du pays qui nous a conduits à la fontaine afin d'y refaire le plein de bidons!

Lachau

Nous avons rejoint la D542 et c'est au pied de la montée vers Eygalayes que notre petit groupe s'est scindé en deux duos, Michel P. et Robert optant pour les cols de Muze et Saint-Jean (voir le récit de Michel), Claude et moi pour la direction de Séderon et du col de la Pigière (968 m). Après la pause ravito à Séderon, nous avons repris notre périple en quittant la D542 à la bifurcation "Col de Macuègne / Col de la Pigière".

Bifurcation : début du Col de la Pigière

La D546 qui mène au col de la Pigière est une belle route au revêtement parfait, sans circulation. Un vrai régal d'autant que la pente est régulière et raisonnable.

Col de la Pigière

Nous avons basculé dans la vallée du Jabron…

Le Jabron

… et rallié Sisteron après 28 km d'une descente menée tambour battant mais qui m'a paru interminable.

Sisteron

A notre arrivée au gîte, nos compteurs affichaient 92 km et 1148 m de dénivelé positif.


En conclusion

Nous avions envisagé de clore notre séjour en nous attaquant à l'ascension de la Montagne de Lure. Mais la météo du mardi 23 avril, orientée à la pluie et au vent, nous a fait renoncer à ce projet. Dommage, car la "cousine du Ventoux" (c'est ainsi que la surnomment certains cyclistes), du haut de ses 1826 m, a veillé sur nous durant tout notre weekend pascal. Nous aurions bien aimé la remercier en allant la saluer d'un peu plus prêt!

Crêtes enneigées sur la Montagne de Lure

Malgré quelques incidents mécaniques qui nous auront valu deux aller-retour chez les vélocistes de Gap, ce séjour en Provence fut une réussite. La bonne humeur communicative de chacun, l'organisation matérielle parfaite et une météo printanière favorable ont largement contribué à rendre ces quatre jours inoubliables.

Après avoir testé Pâques en Périgord en 2016, puis Pâques en Provence en 2019, nous envisageons, Claude et moi de participer à la 13ème édition de Pâques en Quercy, les 10-11-12-13 avril 2020 dans la cité du safran du Quercy, à Cajarc, dans le Lot.

Marie-Ange
Photos : Marie-Ange et Claude (sauf mention contraire)

dimanche 21 avril 2019

PÂQUES EN PROVENCE 2019, JOUR 2/3 : CONCENTRATION À UPAIX

RANDONNÉES CYCLOS DANS LES PAYS DU BUËCH

➜ Voir le récit de la première journée (samedi 20/04) : Autour des Rochers de Hongrie

Deuxième boucle

Le dimanche 21 avril avait lieu la concentration "Pâques-en-Provence" à Upaix, organisée par le club de Gap avec l'aide des clubs de Briançon, Vars et Veynes, sous l'égide de la Fédération française de cyclotourisme et sous la houlette du CoDep des Hautes-Alpes. Cette grande rencontre amicale se déroule, chaque année, sous le signe du souvenir. Elle rend hommage à l'une des figures emblématiques du cyclotourisme français, Paul de Vivie (pseudonyme : "Vélocio"), qui avait pris l'habitude, chaque année, à Pâques, de rallier à vélo Saint-Etienne à Pernes-les-Fontaines, dans le Vaucluse, afin de rendre visite à ses amis, cyclos locaux.

Pour nous, Cyclos Randonneurs du Quercy, pas de chasse aux cols en cette journée festive mais une chasse aux œufs qui a ouvert très tôt à Ribiers. Attablées autour d'une tasse de café au bistro du coin pour patienter en attendant le retour d'Odette qui avait oublié la batterie de son V.A.E. au gîte, Henriette, Suzanne, Viviane et moi avons profité de la distribution des œufs en chocolat si gentiment offerts par la généreuse équipe du village.

Ribiers : la chasse est ouverte!

Nous avons pris soin de les répartir dans des sacoches différentes, le conseil étant bien sûr de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier! La douzaine (pas d'œufs mais de cyclos) finalement reconstituée, nous avons pris la direction d'Upaix via Laragne-Montéglin avec l'espoir de retrouver quelques connaissances parmi les 1200 cyclotouristes présents à ce rassemblement d'envergure nationale de la FFVélo. C'était donc parti pour une matinée pleine de surprises! Au fur et à mesure de sa progression vers Upaix, notre groupe a salué de plus en plus de cyclos. Les Cent Colistes étaient facilement reconnaissables grâce à leurs tenues aux couleurs de la confrérie. C'est au pied de l'ancien village d'Upaix, très très haut-perché, que Claude a eu l'agréable surprise de croiser Hubert D., le régional, licencié au club de Gap ainsi que Charlotte, son épouse, que nous ne connaissions que virtuellement, par sites et blogs interposés. Comme le hasard a bien fait les choses et combien émouvante fut cette belle première rencontre!

Upaix : rencontre avec Hubert et Charlotte

Pour notre petit peloton, Michel P. avait soigneusement élaboré un parcours d'une quarantaine de kilomètres seulement qui nous a permis de profiter d'une longue pause à Upaix. Nous avons pris le temps de grimper jusqu'à la Tour médiévale…

Messire Michel de la Tour d'Upaix

… d'où nous jouissions d'une vue panoramique sur la vallée et les montagnes.

Tables d'orientation au sommet de la tour

Nous avons pu flâner, sous le soleil, dans les ruelles d'Upaix…

Upaix : chapelle des pénitents

… faire enregistrer nos licences pour le Challenge de France, acheter la médaille commémorative, nous restaurer sous les platanes de la place, au bar associatif de la bourgade…

Upaix : soutien inconditionnel au bar associatif!

… admirer l'exposition de cycles anciens dans la Chapelle des Pénitents.

Upaix : petite pensée pour Anthony, notre jeune ami passionné de vélos anciens

Au cours de cette matinée, Claude et moi avons été chaleureusement accueillis par Evelyne B. et Nicolas E., présidente et secrétaire, au stand du comité régional d'Ile-de-France.

Upaix : Claude avec Nicolas, un ami de longue date venu d'Île-de-France

En début d'après-midi le ciel est devenu de plus en plus menaçant, nous poussant à quitter les lieux à regret. Nous sommes rentrés par la vallée de la Durance, via le village du Poët, en longeant le canal EDF…

Le canal et le village du Poët

… laissant de côté le hameau des Œufs et le Col des Hostes que Michel P. ne manquera pas d'aller quérir le lendemain. (voir son récit).

A suivre : Gorges de la Méouge et Col de la Pigière

Marie-Ange
Photos : Claude

samedi 20 avril 2019

PÂQUES EN PROVENCE 2019, JOUR 1/3 : AUTOUR DES ROCHERS DE HONGRIE

RANDONNÉES CYCLOS DANS LES PAYS DU BUËCH

Fraîchement débarqués en Dordogne il y a trois ans, Claude et moi avions participé, en 2016, à "Pâques en Périgord". Depuis ce temps, nous n'avons cessé de sillonner les routes du Périgord et cette année nous avions envie de changer de décor. Les Cyclos Randonneurs du Quercy et les Cyclos Randonneurs Flâneurs nous ayant invités à nous essayer à l'ambiance familiale de leurs séjours, nous les avons rejoints à Ribiers, dans les Hautes-Alpes, à l'occasion de la concentration de Pâques-en-Provence.

Le Buëch près de Ribiers, entre Hautes Alpes et Alpes de Haute Provence

A notre arrivée, le vendredi après-midi, nous avons été forcés de constater que notre hébergement avait été choisi par un grimpeur! Le gîte d'accueil (une ancienne grange et ancienne bergerie entièrement restaurées en bois) se situait en effet au-dessus du bourg de Ribiers, au lieu-dit "La Flogère"... qui domine la petite vallée de Clarescombes!

Ribiers

Et si la rampe finale d'accès au logement convenait parfaitement aux biquettes du cru, elle nous a semblé fort raide au retour de chacune de nos sorties! Mais n'avions-nous pas choisi de faire un weekend sportif avec des montées techniques pour les plus affutés? Et puis, une bergerie ayant autrefois abrité le fameux Agneau de Sisteron, le lieu semblait approprié pour célébrer comme il se doit la fête de l'Agneau pascal!

Mélangez petites routes, vallées sauvages, rivières et torrents, immenses vergers de pommiers en fleurs et champs de lavande, villages perchés de la partie provençale des Hautes-Alpes avec leur cadran solaire et vous obtenez un véritable paradis à vélo! Le tout sous la surveillance d'imposants sommets alpins enneigés! De quoi ravir les douze cyclotouristes que nous sommes.


Pommiers et lavandes entre La Flogère et Ribiers

Première boucle


Le samedi 20 avril, Michel P. avait tracé un circuit de 71 km pour 1087 m de dénivelé positif autour des Rochers de Hongrie par les torrents du Sasse et du Grand Vallon avec 4 cols à la clé. Pas de grands cols mythiques qui font rêver les cyclistes, mais de jolis raidillons pour tester nos qualités de grimpeurs!

Depuis Ribiers, nous avons traversé le Buëch…

Viviane et Odette traversant le Buëch près de Ribiers

Nous avons ensuite longé le canal E.D.F. avec en fond de décor les sommets enneigés de la Montagne de Lure.

Canal E.D.F.

La traversée du canal fut l'occasion d'effectuer une revue des effectifs… Il manquait juste Claude qui prenait les photos!

Viviane et Michel P.

Michel L.

Marie-Ange

Henriette

Odette et Marie-Louis

Guy et Suzanne

Joseph et Robert

Après avoir traversé la Durance, nous avons longé le Sasse en direction de la Motte-du-Caire.

Le long du Sasse

En route vers l'Égypte… euh, vers Le Caire

Point de pyramides culminant dans les parages mais une belle montée, courte et pentue, menant au col du Château (804 m).

Près du Col du Château

Avant d'atteindre l'emplacement de ce col, nous avons bifurqué pour aller glaner un col en option en aller-retour : le Coulet (825 m). Un col pour cyclistes aguerris, l'état du chemin étant mauvais et variable. J'ai dû descendre de ma monture et la pousser sur quelques mètres pour ne pas risquer la chute.

Le Coulet

Une photo de groupe…

Le Coulet : Guy, Claude, Joseph, Michel P., Robert et Michel L.
… et demi-tour pour rejoindre le col du Château, puis le col du Haut Forest (845 m d'après le Club des Cent Cols / 833 m sur la carte IGN) à l'entrée du village de Melve.

Col du Haut Forest : Marie-Ange, Suzanne, Odette et Viviane

Les 5 km de descente jusqu'au bas du village perché de Sigoyer ont été une formalité. C'est là que nous avons piqueniqué, face au Ventoux que nous devinions dans le lointain, en arrière-plan.

Pique-nique à Sigoyer

Nous avons repris suffisamment de force pour atteindre le dernier col de la journée, le col de Grêle (728 m) que Michel a qualifié de "col du tonnerre"!

Un col du tonnerre!

Nous avons continué notre route en traversant les villages de Vaumeilh et de Valernes.

Valernes

… en franchissant le torrent du Sasse…

Le Sasse, non loin de Valernes

… pour rejoindre Sisteron, la perle de Haute Provence, où la pause s'est tout naturellement imposée.

Sisteron : le pont sur la Durance

Sur le retour, la route entre Sisteron et Ribiers étant barrée, nos capitaines de route futés (comme des bisons) nous ont concocté une déviation avec l'aide de la carte et des traces GPS. Nous avons pu finalement recalculer un itinéraire bis et rallier notre camp de base sans problème.

A suivre : Concentration à Upaix

Marie-Ange
Photos : Claude