jeudi 25 juillet 2013

HOMMAGE À BERNARD THÉVENET : « MERCI BERNARD ! »

De passage avec mon vélo sur les pentes de la station de Pra-Loup, dans les Alpes de Haute-Provence, de lointains souvenirs ont ressurgi… Récit!

ÇA S'EST PASSÉ LE 13 JUILLET 1975 !

Il y a des jours qui comptent dans la vie d'un homme ! Ce jour-là en est un ! Ce n'est pas un jour de grand bonheur comme on peut en vivre, par exemple, à l'occasion des étapes les plus importantes et positives de notre vie ou de celle de nos enfants. Mais c'est un de ces jours où tout se passe tellement bien que cela nous donne une grande confiance dans la vie, un de ces jours où l'on se sent profondément bien, tout simplement. Un de ces jours dont on ressent encore les bienfaits quand on y repense, plusieurs décennies plus tard !...

1975, c'est l'année de mes 20 ans. C'était l'époque où je pouvais rouler pendant une à deux heures dans un peloton à 40 km/h de moyenne, avec des pointes, sur le plat, au delà des 50 km/h... Plus longtemps, je ne tenais pas... Je n'étais probablement pas assez assidu aux entraînements pour tenir la distance ! Mais ce n'était déjà pas si mal !

Le vendredi 11 juillet 1975, j'avais décidé de me lancer dans un de ces défis que j'affectionne, me rendre en vélo de Chevilly-Larue, où j'habitais à l'époque, à la maison de campagne de mes parents, située après Chartres : 110 km à parcourir en solitaire. Avec un retour prévu le surlendemain, le dimanche 13 juillet, également en vélo et seul.

A l'aller, j'ai bénéficié d'une très belle journée, que certains auraient peut-être trouvée un peu chaude, mais moi, la chaleur, à condition qu'elle ne soit tout de même pas caniculaire, ça me fait du bien. J'ai encore aujourd'hui l'impression qu'elle booste mon énergie. Ne pouvant évidemment pas emprunter en vélo les portions d'autoroute de mon itinéraire habituel, j'ai dû m'arrêter à plusieurs reprises pour me repérer sur la carte. Au final, j'ai mis 4h15, arrêts compris, soit une moyenne proche des 26 km/h, moyenne évidemment plus élevée si on ne compte que le temps de pédalage… Mais à l'époque, je n'avais pas de compteur pour me donner une moyenne exacte excluant les arrêts. Et comme je ne me suis pas amusé à les chronométrer, je ne saurais être plus précis.

Pour le retour, deux jours plus tard, il faisait encore plus chaud, mais il y avait un vent assez soutenu, soufflant dans le bon sens ! Quand le vent s'occupe à la fois de la ventilation et de la propulsion, le cycliste est heureux ! Mais cette fois, une contrainte librement consentie m'imposa une pression supplémentaire ! En effet, je ne voulais à aucun prix manquer la retransmission télévisée de l'étape du jour sur le Tour de France. Cette étape, partie de Nice, se terminait par une arrivée au sommet, à Pra Loup. Nous n'avions pas de téléviseur à la maison de campagne... Et comme j'avais traîné toute la matinée, il ne restait qu'une seule solution pour ne pas louper le final de l'étape : rentrer à Chevilly en un temps record !

Au départ, plutôt que d'emprunter les petites routes tranquilles traversant la Beauce, j'ai choisi d'emprunter sur une dizaine de kilomètres l'autoroute en construction qui passait tout près de la maison de campagne de mes parents... Sur un bitume tout neuf et avec vent favorable, j'ai démarré sur un rythme élevé... Excellent pour se donner d'emblée le bon tempo, à condition de pouvoir tenir la distance. Aucun arrêt inutile cette fois-ci, car j'avais bien repéré l'itinéraire à l'aller... Les côtes, du côté d'Ablis ou de Saint-Arnoult-en-Yvelines furent avalées en gardant un rythme endiablé ! A Limours, je n'ai pas faibli... Encore quelques bosses, un final en ville avec quelques feux tricolores pour revenir sur Chevilly, et une arrivée après seulement 3h20 de trajet, pédalage et arrêts compris ! A l'issue de ce "contre-la-montre" d'une longueur digne des "grands-prix des nations" de légende remportés par Jacques Anquetil, je calculai rapidement ma moyenne : 33 km/h ! J'en suis encore impressionné quand j'y repense aujourd'hui... Mais ce jour-là, je ne m'attardai pas à savourer ma performance ! Vite ! J'allumai la télé !...

Et là, grosse déception ! Merckx venait d'attaquer sur la fin du col d'Allos, et dans la descente, il avait réussi à distancer ses rivaux, notamment Bernard Thévenet dont j'étais supporter ! Malgré tout mon respect pour Eddy Merckx, j'étais, comme beaucoup à l'époque, un peu exaspéré par la voracité du cannibale, que j'espérais enfin voir battu dans le Tour de France ! De plus, si Merckx remportait ce Tour 75, il battait le record de cinq victoires dans le Tour, qu'il partageait avec Jacques Anquetil, ma première idole, celui qui m'a rendu accroc au vélo, supporter enthousiaste et pratiquant passionné !... Pas de ça, Eddy ! Il ne faut pas reléguer l'idole de mon enfance au second plan !

Merckx en difficulté

Eddy m'a entendu : il a coincé dans la montée sur Pra Loup ! Bernard m'a entendu : il a grignoté seconde par seconde, reprenant d'abord Eddy Merckx puis Felice Gimondi, avant de faire coup double : victoire d'étape et maillot jaune! Un maillot jaune qu'il a conservé jusqu'à la victoire finale à Paris.

Au classement de l'étape, Thévenet devança dans cet ordre : Gimondi, Zootemelk, Van Impe et Merckx! Les initiés remarqueront que le Bourguignon, ce jour-là, a dominé quatre vainqueurs du Tour! Ils représentent dix Grandes Boucles à eux cinq! Excusez du peu!

Thévenet au sommet de son art! 

Ai-je besoin de dire l'émotion que j'ai ressentie ? Depuis, j'ai toujours conservé une sympathie particulière pour Bernard Thévenet. Un peu comme s'il incarnait l'un de ces justiciers qui, à l'issue d'un scénario palpitant, finissent par faire triompher le bien ! Sauf que là, ça se passait dans la vraie vie ! Et que je pouvais me dire, sans passer pour un doux rêveur, que les "happy ends", ça n'existe pas que dans les comédies romantiques et les séries policières... Quand on fait du vélo et qu'on se lance dans des défis tels que les doublés longues distances (le lien redirige vers mon article), les Cinglés du Ventoux (idem) et autres descentes nocturnes en VTT (idem), on n'a aucune chance d'aller au bout si on ne croit pas au "happy end"...


38 ans plus tard

En juillet 2013, j'ai eu l'occasion de pédaler sur ces hauts lieux de la légende du Tour!…

Le 22 juillet, j'ai grimpé la Col des Champs (2080 m) et le Col d'Allos (2250 m) dans le sens abordé lors de la 15e étape du Tour 1975 (voir mon article : la Classe Cycle des trois cols).

Trois jour plus tard, j'ai fait l'ascension vers la station de Pra Loup!

L'entrée de Pra-Loup
Ce n'était un pèlerinage, mais je suis très content d' avoir pédalé sur ces routes! Content aussi d'avoir redonné des couleurs à ce vieux souvenir, d'avoir mis des images personnelles et situé le décor d'un exploit qui m'a tant marqué !

Trente-huit ans après, j'ai toujours envie de dire : « Merci Bernard ! »

Claude
Photos Internet

LIENS :

➜ Résumé de l'étape sur Wikipédia.

mercredi 24 juillet 2013

BREVET DES 7 COLS DE L'UBAYE : COL DE VARS ET SAINTE-ANNE

Aujourd'hui, je pars avec l'intention de terminer le Brevet des 7 Cols de l'Ubaye. Le programme comprend le Col de Vars (2109 m) et la montée à Sainte-Anne (1830 m), soit 80 km et environ 1530 m de D+.

Hier soir, je suis allé me procurer le maillot du brevet chez un marchand de cycles de Barcelonnette. Et j'ai décidé de le porter pour cette dernière journée. Avec le maillot sur le dos, je sais que je me sentirai motivé pour aller jusqu'au bout. Pas envie d'avoir l'air d'un c... en portant le maillot sans l'avoir mérité!

Une nouvelle fois, nous démarrons ensemble avec Stéphane. Petit échauffement le long de l'Ubaye et, dès la sortie de Barcelonnette, il prend les devants. Je le reverrai une première fois dans le Col de Vars, puis au moment d'amorcer la montée vers Sainte-Anne. Quand j'y arrive, il a déjà fini la montée et la descente! A ce moment-là, il m'annonce qu'il va ajouter à son programme la montée à la station de Pra Loup. C'est une bonne idée! Pour lui! Moi, pour aujourd'hui, ça suffira avec deux ascensions. J'irai à Pra Loup demain!

Le Col de Vars

La montée du Col de Vars est encore différente des précédentes. Rien à voir avec la Bonette, avec la Cayolle ou avec Allos. Parfois annoncé comme un col de 30 km à partir de Barcelonnette, le profil commence par des pentes douces pendant les vingt premiers kilomètres. Sur cette première partie, la pente par kilomètre ne dépasse jamais les 2,5%.

Le profil ci-dessous prend en compte l'ascension à partir des Gleizolles, à 14 km du sommet.

Profil du Col de Vars depuis Les Gleizolles

La pente augmente réellement un peu avant d'arriver à Saint-Paul-sur-Ubaye: 2 km à 4,5% de moyenne. Ensuite, jusqu'à Le Mélezen, ça varie entre 4 et 7%.

Vue sur Le Mélezen, pendant la montée du Col de Vars

Il reste alors la partie la plus dure : 4,7 km à 9,3% de pente moyenne, avec un passage à 11%. On n'est pas loin de la longueur et des pourcentages du Col de Pontis, mais le tracé de la route et la qualité du revêtement rendent le final du Col de Vars beaucoup moins difficile.

Col de Vars : pente à 10% sur le prochain kilomètre

Au sommet, plusieurs cyclos se relaient pour prendre la pose sous le panneau. J'ai été photographié par un randonneur, sans sacoches mais avec sac à dos, qui était en train de faire le voyage du Lac Léman à la Méditerranée. Après le Col de Vars, il avait la Bonette à son programme... Il avait l'intention de se baigner dans la grande bleue le lendemain soir...

Col de Vars (2109 m)

A ce moment-là, un de mes principaux objectifs de la saison est atteint : je viens d'escalader mon 5e col à + de 2000 m. Je remplis désormais les conditions pour intégrer le Club des Cent Cols. Mais il me reste encore une ascension pour obtenir le Brevet de 7 Cols de l'Ubaye. Je prendrai le temps de me réjouir plus tard!

La montée vers Sainte-Anne La Condamine

La montée vers Sainte-Anne en partant de La Condamine-Châtelard, c'est également le début du Col du Parpaillon par le versant est. Les routes se séparent un peu avant la Chapelle Sainte-Anne, la route de la station bifurquant sur la gauche. Le profil ci-dessous prouve que cette montée n'est pas une simple formalité!

Profil de la montée à la station de Sainte-Anne-la-Condamine

Pendant la montée, on a de très belles vues sur la Vallée de l'Ubaye aux environs de La Condamine.

Vue de la Vallée de l'Ubaye pendant la montée à Sainte-Anne

Après un peu moins de 7 km d'ascension, on atteint une toute petite station, perchée à 1830 m d'altitude. La brochure qui présente le brevet indique 9% de pente moyenne et 12% de maximum. Mais je pense que ces chiffres sont faux. Selon mes propres estimations, ce serait plutôt du 7,5% de moyenne, ce qui est déjà pas mal.

Borne de pointage du Brevet des 7 Cols de l'Ubaye, à Sainte-Anne (1830 m)

Après le dernier pointage et avec la satisfaction d'avoir réussi ce brevet, je me suis offert un rafraîchissement à la terrasse d'un bar. Une chance qu'il y en ait un et qu'il soit ouvert! J'ai déjà vu cette année des stations de dimensions comparables où il n'y avait rien pour se payer un coup à boire!

Station de Sainte-Anne la Condamine

Il ne me reste plus qu'une grosse vingtaine de kilomètres en descente pour retourner à Barcelonnette.

Sainte-Anne : il ne reste plus qu'à redescendre

Dans l'après-midi, je me rendrai à l'Office de Tourisme pour faire homologuer mon Brevet des 7 Cols de l'Ubaye. J'en profiterai pour m'offrir le joli tee-shirt technique en souvenir de ce brevet.

Quant à Stéphane, il devra attendre demain pour fêter le brevet. Il lui manque encore le Col de la Bonette... Mais pour lui, j'en suis sûr, ce ne sera qu'une formalité!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Tout sur notre séjour de juillet 2013 dans la vallée de l'Ubaye sur notre site.


mardi 23 juillet 2013

BREVET DES 7 COLS DE L'UBAYE : COL DE PONTIS ET COL SAINT JEAN

Marie-Ange ayant décidé de grimper le Col de la Cayolle en solitaire en partant tôt ce mardi matin — dommage qu'elle ait renoncé à nous raconter ses aventures épiques au milieu des marmottes, des coulées de boue et de la DDE ! —, nous avons attendu son retour, Stéphane et moi, pour prendre la route.

Suivant un conseil donné par le cyclo rencontré dimanche pendant l'ascension de la Bonette (voir l'article), nous avons préféré éviter de faire à vélo la route Barcelonnette - le Lauzet, où la circulation automobile est assez soutenue. Nous avons donc démarré en vélo de Le Lauzet-Ubaye, en fin de matinée.


Le Col de Pontis

L'ascension du Col de Pontis est la plus courte des sept qui ont été retenues pour le "Brevet des 7 Cols de l'Ubaye", avec 5 km seulement, mais sans aucun doute possible, c'est aussi la plus raide: plus de 10% de moyenne sur toute la montée et un maximum de 17%. En voici le profil :

Col de Pontis : profil sud

La route est très étroite (largeur d'une voiture), le revêtement est archaïque, les nids de poules abondent. Tout cela s'ajoute à la pente et au soleil de midi pour faire de cette ascension un véritable défi. Petits braquets indispensables! Heureusement, au hasard des lacets, on peut admirer de superbes vues sur le lac de Serre-Ponçon. La vue de l'eau, même lointaine, met un peu de fraîcheur dans la tête.

Lac de Serre-Ponçon vu pendant la montée vers le Col de Pontis

Sur cette montée, on trouve les habituels panneaux: altitude, kilométrage restant, pente moyenne du prochain kilomètre. Ayant fait des cols de plus de 20 km les jours précédents, ces panneaux auront sur moi un effet très positif, malgré la forte pente annoncée. Très vite, je vois qu'il ne reste plus que 4 km, et bientôt plus que 3!... Bref, trois fois rien! On y va! Et on ne se pose pas de questions!!!

A environ 1 km du sommet, je croise Stéphane qui redescend déjà. Un petit salut et... quelques secondes plus tard, j'entends un bruit de vélo derrière moi. C'est Stéphane qui a décidé de refaire le dernier kilomètre en ma compagnie! Ce qui nous permettra de nous faire photographier ensemble au sommet. Rare privilège pour moi que de poser à ses côtés en haut d'un col comme Pontis (sourire)!

Il ne reste plus qu'à poinçonner la carte et à redescendre…

Avec Stéphane au Col de Pontis (1301 m)

Nous faisons la descente ensemble (je bénéficie d'un avantage pondéral!). Puis Stéphane me distance à nouveau. Je le retrouverai au croisement de routes où il m'attend pour connaître la direction du Col Saint-Jean (1333 m).


Le Col Saint-Jean

Ce col est le plus facile des 7 cols du brevet. 10 km certes, mais une pente moyenne de 4,3% et un revêtement excellent le rendent très roulant.

Dans la montée vers le Col Saint-Jean, de nouveaux points de vue sur le lac de Serre-Ponçon s'offrent à nous.

Lac de Serre-Ponçon, depuis la montée vers le Col Saint-Jean

Panorama en montant au Col Saint-Jean, avec au loin le lac de Serre-Ponçon

En attendant mon arrivée au col, Stéphane a eu le temps d'aller jusqu'à la station du Col Saint-Jean. Nous avons un peu de mal à trouver la borne pour poinçonner la carte du brevet.

Col Saint Jean (1332 m)

Puis nous retournons à la voiture, en commençant par 10 km de descente, suivis de 2 km de plat. Du plat??? Oui, il arrive qu'il y en ait dans cette région!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Notre séjour de juillet 2013 dans la vallée de l'Ubaye sur notre site.

lundi 22 juillet 2013

LA « CLASSE CYCLE » DES TROIS COLS : CAYOLLE - CHAMPS - ALLOS

CIRCUIT COMPRENANT LE FRANCHISSEMENT DE 3 COLS À PLUS DE 2000 M

La photo du jour

Col d'Allos, troisième col à 2000 m du jour : défi réussi!

Pour l'anecdote…

L'idée de ce défi m'a été soufflée par l'ami François… En 2010, il avait publié un article sur le blog de notre club, dans lequel il racontait avoir enchaîné ces trois cols… Arrivé dans la vallée de l'Ubaye avec la ferme intention de suivre ses traces, j'ai eu la surprise amusée de découvrir ses initiales sur la route : FF pour François Fine… Sans doute le fléchage d'une randonnée… Impossible de ne pas penser à lui, à peu près à toutes les bifurcations de la vallée…

Fléchage "FF"

Présentation de la « Classe Cycle ” des 3 cols

Depuis 37 ans, chaque été, au début du mois d'août, le Cyclo Club de l'Ubaye, également organisateur de la Montée de la Bonette, propose cette randonnée aux grimpeurs bien entraînés.

La brochure des randonnées possibles à partir de Barcelonnette (“Les Alpes du Sud à vélo”) propose également ce circuit en randonnée libre.

La distance annoncée est de 124 km (un peu plus ou un peu moins selon l'endroit de Barcelonnette d'où l'on prend le départ). On y enchaîne trois cols à plus de 2000 m d'altitude : le Col de la Cayolle (2326 m), le Col des Champs (2095 m) et le Col d'Allos (2247 m) pour un dénivelé positif total de 3340 m.

Extrait de la brochure “Les Alpes du Sud à vélo”

Les circonstances

J'ai effectué ce parcours au cours d'une semaine passée à Barcelonnette. L'objectif de ce séjour était double : franchir au moins les cinq cols à plus de 2000 m nécessaires pour entrer au Club des Cent Cols et obtenir le Brevet des 7 cols de l'Ubaye.

Ayant monté la Bonette la veille (voir mon article Montée de la Bonette), je n'étais pas très chaud pour enchaîner aussitôt sur ce défi. Mais la météo annonçant une dégradation du temps pour le milieu de la semaine (ce qui s'avérera faux), j'ai préféré me lancer sans attendre dans cette aventure.

Marie-Ange ne m'a pas suivi sur ce périple, préférant jouer à la Mamie gâteau avec Léo, son petit-fils. En revanche, elle m'a adjoint un garde du corps en la personne de Stéphane, le papa dudit Léo. Sur le principe, l'idée m'a semblé très sympathique... Mais après trois ou quatre kilomètres à allure modeste (pour lui!) dans le léger faux-plat montant qui débute l'ascension du Col de la Cayolle, j'étais déjà en recherche d'oxygène. Trop fort pour moi, Stéphane! Je lui ai donc proposé une autre mission, celle d'éclaireur... et je ne l'ai revu qu'à l'arrivée, qu'il a atteint environ trois heures avant moi! On n'a pas eu besoin de la photo finish pour nous départager!…

L'envol de Stéphane dès les premières rampes du Col de la Cayolle

Le parcours

Le Col de la Cayolle par le versant nord se monte bien. La route, assez étroite, suit le cours du Bachelard. On passe dans des gorges, on traverse quelques hameaux. Les pentes sont très raisonnables et il n'y a jamais de forts pourcentages. Depuis Barcelonnette, il y a 29 km à parcourir pour atteindre le sommet, avec 1200 m de D+.

Profil du Col de la Cayolle depuis Barcelonnette

Les huit premiers kilomètres sont quasiment plats ou à faible pente. Ensuite, pendant 13 km, la moyenne de pente par kilomètre varie entre 2 et 5,5%. C'est dans les huit derniers kilomètres que l'on trouve les pourcentages les plus élevés : entre 7,5 et 8%. Rien de terrifiant.

La route du Col de la Cayolle (versant nord), longeant le Bachelard

Visuellement, le paysage est très différent de celui de la montée de la Bonette. Au petit matin, on est longtemps à l'ombre. Pour qui craint la chaleur, c'est idéal. Sur le final, on découvre des prairies colonisées par les marmottes (je les ai entendues siffler mais je n'en ai pas vu).

Route du Col de la Cayolle (versant nord) : prairie à marmottes

Au sommet, j'ai complètement oublié que je devais poinçonner ma carte du Brevet des 7 Cols de l'Ubaye. Heureusement, Marie-Ange fera l'ascension le lendemain, en solo, et remédiera à cette étourderie. Remarque pratique pour les personnes intéressées : la borne n'est pas près de la stèle, mais sur le parking qui se trouve de l'autre côté de la route. Il n'est pas inutile de le savoir!

Col de la Cayolle (2326 m)

Je n'ai eu qu'à tourner la tête vers le sud (la stèle est juste derrière moi) pour bénéficier de cette vue pleine de charme... Que c'est beau, la haute montagne!

Col de la Cayolle (2326 m)

A partir du col, j'entre dans les Alpes Maritimes. La descente par le versant sud est très belle. Quand je vois où la route va passer, tout au bas de la descente, je préfère éviter de penser que je vais devoir remonter tout ça (ou presque!) pour passer au Col des Champs…

Panorama dans la descente du Col de la Cayolle, versant sud

Après quelques kilomètres de descente, je passe à proximité de la source du Var…

Source du Var

... puis je suis un bon moment la haute vallée du Var, jusqu'à Saint-Martin-d'Entraunes (altitude: 1010 m). Après une descente de 16,7 km et plus de 1300 m de dénivelé négatif, j'attaque le deuxième col de la journée : le Col des Champs.

Profil du Col des Champs depuis Saint-Martin-d'Entraunes

Le Col des Champs est plus difficile que le Col de la Cayolle. Par le versant est, il nécessite 16,2 km d'ascension pour 1052 m de D+. Au cours des huit premiers kilomètres, la route s'élève de 600 m, ce qui représente une pente moyenne de 7,5%. Pendant la première partie de la montée, je profite de magnifiques vues sur la haute vallée du Var.

La haute vallée du Var, vue pendant la montée vers le Col des Champs

En arrivant près de Val Pelens, je profite d'un replat pour récupérer. La route redescend même un petit peu. Puis j'attaque une nouvelle montée, longue de 6 km environ, avec des pentes irrégulières pouvant aller jusqu'à 10% de moyenne sur l'avant dernier kilomètre.

Dans ce secteur, j'ai longtemps le soleil sur le dos... Je me dis que si l'on ne veut pas faire cette ascension en plein cagnard, il vaut mieux démarrer très tôt de Barcelonnette…

Vue du Col des Champs, pendant la montée par le versant est

Quand j'arrive au sommet, je comprends pourquoi il s'appelle le Col des Champs! Situé au milieu d'une vaste prairie, le col domine à l'est la Vallée du Var, et à l'ouest celle du Verdon.

Col des Champs (2093 m)

En ce qui concerne l'altitude du Col des Champs, le doute est permis. Sur place, le panneau indique 2080 m, mais d'anciennes photos montrent au même endroit un ancien panneau qui indiquait 2087 m. Il semblerait que le col réel soit un peu plus bas que la route, à 2045 m. Quant au Club des Cent Cols, il a choisi 2093 m qui est donc l'altitude que j'ai retenue... sous toutes réserves!

Panorama au Col des Champs

A partir du Col des Champs, je réintègre le département des Alpes de Haute Provence. La descente vers Colmars est très belle au niveau des paysages, mais en très mauvais état pour ce qui est du revêtement. Je croise beaucoup de cyclos qui font cette montée. Par rapport au versant par lequel je suis monté, la route a l'avantage d'être souvent ombragée.

Dans la descente du Col des Champs vers Colmars

Vers la fin de cette descente de 12 km, je découvre Colmars…

Vue sur Colmars pendant la descente du Col des Champs

Dès la sortie de Colmars, j'attaque la montée vers le Col d'Allos. Un peu plus de 22 km d'ascension seront nécessaires pour atteindre le sommet.

Profil du Col d'Allos

Le début est très facile. Pendant 11 km, la pente moyenne ne dépasse jamais les 4%. Les sensations étant bonnes, j'enroule bien...

Je commence quand même à avoir un peu chaud, alors je m'arrête à Allos pour m'acheter à boire... Du frais, car mon bidon n'a que du tiède à me proposer!

Prairie près d'Allos

En quittant Allos et jusqu'à la station de La Foux d'Allos, ce sont 9 km entre 2 et 5,5% de moyenne. Les kilomètres défilent et je me rapproche du "but" sans me sentir fatigué.

Station de La Foux d'Allos, dans la haute vallée du Verdon

C'est après La Foux d'Allos que la difficulté s'accentue, sans atteindre toutefois des proportions insurmontables. Un peu moins de 7 km à 6-7%, ça se monte…

Dans la montée du Col d'Allos

… sauf que mes cuisses commencent à me rappeler qu'elles n'ont pas encore tout à fait digéré la montée de la Bonette (effectuée hier), suivie depuis ce matin du Col de la Cayolle et du Col des Champs...

Bien que le ciel se soit couvert, il fait encore chaud. J'éprouve le besoin de m'arrêter deux ou trois fois pour boire ou pour prendre des photos... Pour récupérer un peu, quoi! Je profite d'un de ces arrêts pour jeter un coup d'œil sur le chemin parcouru depuis la station de La Foux d'Allos qu'on distingue sur la photo, dans le creux, tout en bas.

Dans la montée du Col d'Allos

J'atteins enfin le col! Je demande à un randonneur s'il veut bien me prendre en photo…

Col d'Allos (2250 m)

Cette fois, je n'oublie pas de poinçonner ma carte du "Brevet des 7 Cols de l'Ubaye". Et je n'ai plus qu'à me laisser redescendre... tout en restant tout de même concentré! Il ne s'agirait pas de se laisser surprendre bêtement au cours des 19 km de descente qui me séparent de mon hébergement à Barcelonnette...


Souvenirs

Pour la petite histoire, la 15e étape du Tour de France 1975, Nice - Pra Loup, franchissait le Col des Champs et le Col d'Allos avant de se terminer avec la montée sur la station de Pra Loup. C'est le Belge Eddy Merckx qui était passé en tête au sommet de ces deux cols, avant d'être débordé dans l'ultime montée par Bernard Thévenet, qui avait remporté l'étape et du même coup endossé le maillot jaune (voir mon article).

Pour ma part, je ne monterai Pra Loup que trois jours plus tard! N'ayant jusque là jamais gravi de cols à plus de 2000 m, en avoir engrangé quatre en deux jours suffit très largement à mon bonheur! Pour l'instant! Il reste à bien récupérer car je suis décidé à valider avant la fin de la semaine les 4 cols ou montées qui me manquent pour obtenir le Brevet des 7 Cols de l'Ubaye.

Affaire à suivre, donc!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Sur notre site, présentation de notre séjour de juillet 2013 dans la Vallée de l'Ubaye.

➜ Sur notre site également, présentation du Brevet des 7 Cols de l'Ubaye.

dimanche 21 juillet 2013

RALLYE CYCLO DE LA 20e MONTÉE DE LA BONETTE

À JAUSIERS (ALPES DE HAUTE PROVENCE)

Au mois de mai, avec Marie-Ange, nous avions tenté de gravir notre premier col à plus de 2000 m en commençant par le plus petit des "2000" en France, le Col de Pailhères, dans les Pyrénées, qui culmine à 2001 m (petit en altitude mais pas en dénivelé ni en pourcentages!)! Les congères sur la route en avaient décidé autrement et le projet ne put aboutir.
➜ voir l'article : Col de Pailhères fermé!

En ce mois de juillet 2013, changement de décor et d'ambition! Nous voici dans les Alpes, à Barcelonnette pour défier cette fois le plus haut des sommets routiers français: la Cime de la Bonette, 2802 m, en passant par le col du même nom, à 2715 m d'altitude! Puisque le plus petit nous a refusé l'accès, nous commencerons par le plus grand! Na!

Marie-Ange dans l'ascension du Col de la Bonette

Pour ce faire, nous avions décidé depuis quelques mois que nous participerions à une randonnée FFCT: le Rallye Cyclo de la Bonette, qui célébrait cette année sa 20e édition. Deux parcours étaient proposés, tous les deux sous forme d'aller-retour :
  • La montée depuis Jausiers, 48 km et 1589 m de D+.
  • Les deux ascensions, nord puis sud, Jausiers - Saint-Étienne-de-Tinée et retour, 104 km et 3230 m de D+.
Une seule montée nous semblant très largement suffisante pour un premier "2000", nous avons opté pour le petit parcours. En revanche, nous sommes partis en vélo de Barcelonnette, ce qui nous a permis d'arriver au pied du col déjà échauffés. Au total, cela nous aura fait un peu plus de 70 km et 1667 m de D+.

Profil du Col de la Bonette depuis Jausiers

Le samedi 20, nous avions déjà fait l'aller-retour Barcelonnette-Jausiers, afin de repérer les lieux et de prendre nos engagements à l'Office de Tourisme: 10 €uros par personne, l'engagement comprenant également le repas pris en commun à l'arrivée, quel que soit le parcours choisi. La bonne surprise à l'arrivée, c'est que pour ce prix-là, nous recevrons en cadeau un polo avec un écusson "Vallée de l'Ubaye / Ubaye-bike" et un bandana façon "pirate", avec une inscription souvenir "20e Montée de la Bonette 2013".

En repérage à Jausiers, la veille de la montée : début de la route de la Bonette. Le vélo est jaune et vert, c'est un signe!

Le dimanche matin, quand nous démarrons de Barcelonnette, il fait encore nuit. Lumières obligatoires.

Le soleil se lève à peine sur la vallée de l'Ubaye

11 km nous séparent du départ de la rando, devant l'Office de Tourisme de Jausiers. Bien que nous ayons déjà nos engagements, nous sommes obligés de repasser par le départ officiel pour obtenir nos cartes de validation et les faire tamponner.

Et c'est parti pour 24 km d'ascension.

Départ du Col de la Bonette : plus que 24 km de montée!

Tout au long de la montée, des panneaux nous renseigneront sur l'altitude, le kilométrage restant, la pente moyenne sur le kilomètre à venir. La pente moyenne sur l'ensemble de la montée est de 6,6%, le pourcentage maximal atteint les 12% mais sur une distance faible, la moyenne par kilomètre ne dépassant que rarement les 8%.

Le saviez-vous? Ce type de borne kilométrique à l'usage des cyclotouristes, qu'on retrouve maintenant dans de nombreuses ascensions, a été inventé par la Communauté de Communes de la Vallée de l'Ubaye en 1999.


Il est encore loin le sommet!

Le début de l'ascension se fait dans l'ombre car le soleil est encore bas, caché derrière les montagnes.

Ombre sur le début de l'ascension

Nous sommes peu nombreux sur la route, la plupart des participants ayant choisi de démarrer un peu plus tard. Nous en croiserons beaucoup en redescendant.

Ayant décidé de monter au rythme de Marie-Ange, je prends pas mal de photos. Les premières manquant de contraste, j'en ai choisi quelques-unes de plus lumineuses, prises plus haut dans la montagne. A ce moment-là, nous avons déjà dépassé les 2000 m! C'est une sensation bien agréable de franchir pour la première fois cette altitude en vélo.

Rien à ajouter…

Au cours de la montée, je bavarde avec un cyclo du coin que j'ai rattrapé. Il me dit qu'il fait l'ascension depuis fort longtemps et qu'il trouve le sommet de plus en plus haut chaque année. Il me donne aussi son sentiment sur les autres grands cols de l'Ubaye: la Cayolle, Allos, Vars... Renseignements qui me seront utiles pour d'aborder la suite de mon programme au cours des jours suivants.

Nous doublons ensuite une dame sur un vélo lourd, équipé de sacoches chargées, elle-même dotée d'un embonpoint conséquent. Je lui exprime mon admiration. Quel courage! La Bonette sur un vélo tout carbone, finalement, c'est facile en comparaison!!!

Un peu plus loin, nous rencontrons les photographes: une dame à la prise de vue, un monsieur pour donner la carte de visite... Ça me rappelle le Ventoux!

Encore plus loin, ce sont les marmottes qui nous accueillent, se signalant par leur sifflement caractéristique. C'est la première fois que j'en vois "en vrai" et ça me fait plaisir. J'essaye d'en photographier, mais mes photos seront décevantes. Il reste les souvenirs. C'est largement suffisant.

A plusieurs reprises, je regarde de tous côtés, me demandant où la route va passer. Elle est où, la cime de la Bonette? Pendant très longtemps, on ne la voit pas. En revanche, la caserne de Restefond est là. On ne doit plus être très loin du sommet. Et puis tout d'un coup, je l'aperçois…

La cime de la Bonette

A partir de là et jusqu'au col de la Bonette, à 2715 m d'altitude, la pente est relativement douce. Juste après le passage du col, un bénévole nous attend avec un petit ravito.

Le Col de la Bonette (2715 m)

Mais pour aller jusqu'à la cime, il reste encore un petit kilomètre à près de 9% de moyenne. Du raide! Marie-Ange me dit qu'elle n'ira pas plus loin. Elle a l'air fatiguée. J'insiste, sans succès. Alors j'y vais tout seul. Je monte par la route sud. Au sommet, échange de bons procédés, je photographie un groupe de motards italiens, puis l'un d'eux me prend à son tour en photo.

Comme nous avons décidé, avec Marie-Ange, de participer au Brevet des 7 Cols de l'Ubaye, je cherche une borne qui est sensée me permettre de valider ma carte... Je ne vois rien, alors je redescends. Au ravito, personne n'a l'air de savoir où peut se trouver cette borne, ni à quoi elle ressemble. Le mystère sera éclairci plus tard: la borne a été arrachée à la fin de l'hiver par un engin de déneigement et n'a pas encore été réinstallée. Un passage à l'Office de Tourisme de Barcelonnette nous permettra de faire valider cette ascension. J'apprends aussi qu'il s'agit de bornes munies de pinces identiques à celles utilisées pour les courses d'orientation. Ce sera plus facile de repérer les suivantes.

N'ayant pas renoncé à convaincre Marie-Ange, qui m'a attendu au ravito, je lui dis que ça vaut vraiment le coup de faire un dernier effort pour aller jusqu'à la cime, ne serait-ce que pour le panorama.

Panorama depuis la Cime de la Bonette, côté sud

Cette fois, j'arrive à la décider et j'y retourne une seconde fois avec elle, par la route nord, qui me semblera plus dure que la route sud. Il est vrai que, doublé par trois cyclos, j'ai essayé de m'accrocher et, pour la première fois au cours de la montée, j'ai senti que l'oxygène n'arrivait plus aussi bien que d'habitude dans mon organisme. J'en conclus qu'on commence à souffrir de la raréfaction de l'oxygène lorsqu'on produit réellement un effort. Sinon, au niveau du souffle — c'était une question que je me posais avant d'aborder la haute montagne —, j'ai trouvé que ça passait bien.

En ce qui concerne Marie-Ange, c'est au niveau des jambes qu'elle a eu une petite alerte sur le final. Au bord des crampes, elle a dû faire les 50 derniers mètres à pied.

La montée finale vers la Cime de la Bonette, peu après le passage du col, par la route nord

Au point culminant de la montée, à 2802 m d'altitude, on n'est pas encore réellement à la Cime de la Bonette (2860 m), qu'on ne peut atteindre qu'à pied. Le sommet de cette route qui revendique, abusivement semble-t-il, le titre de "plus haute route d'Europe", est matérialisé par une sorte de menhir. Marie-Ange m'y photographie à son tour lors de mon second passage.

Cime de la Bonette (2802 m)

La descente, bien que longue, ne pose pas de problème particulier. La route est plus large et plus belle que sur d'autres cols du coin, notamment les Cols de la Cayolle, d'Allos ou encore de Pontis.

A la fin de la descente, à proximité de l'Ubaye, nous cherchons un peu avant de trouver la salle des fêtes où aura lieu le repas.

Fin de la descente : nous retrouvons l'Ubaye, à Jausiers

On nous remet nos cadeaux. Et comme nous sommes parmi les premiers, les organisateurs ont le temps de bavarder avec nous et de nous raconter des tas de choses...

Il nous faudra attendre environ trois quarts d'heure avant le repas, mais ça valait le coup de patienter, ne serait-ce que pour la convivialité. En revanche, nous ne resterons pas pour le gâteau. Fort justement, les organisateurs ont décidé d'attendre l'arrivée de ceux qui sont partis sur le grand parcours. Il fallait bien que tout le monde profite de cette belle déco!

La 20e Montée de la Bonette, ça se fête! (Je précise, afin d'éviter tout malentendu que, pour Marie-Ange et moi, ce n'était que la première! Mais peut-être pas la dernière…)

Nous nous contenterons donc de l'emporter... en souvenir et en photo!

En tout cas, objectif premier "2000" : cette fois, c'est dans la poche!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Tout sur notre séjour de juillet 2013 dans la vallée de l'Ubaye sur notre site.