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mercredi 16 décembre 2015

FILM SOUVENIR : MARIE-ANGE ET CLAUDE AU CSM

L'ami François D. nous a beaucoup gâtés à l'occasion d'une petite soirée donnée en notre honneur... Un grand merci à lui pour ce petit film réalisé par ses soins avec des photos et vidéos trouvées principalement sur notre site.

A noter que François a eu l'extrême délicatesse de choisir, pour l'illustration sonore, des musiques et chansons écrites, composées et interprétées par votre serviteur.

Nous garderons un souvenir inoubliable de notre (trop bref!) passage chez les Cyclotouristes Saint-Mauriens. Ce petit film en restera un précieux témoignage.

MERCI FRANÇOIS!

Claude
Réalisation François D. 


Salut François!…

François, 2014 (80 ans du club)

mardi 16 juin 2015

PARIS-BAYONNE 2015 : VIEUX RÊVES ET PYRÉNÉES

L'aventure "Paris-Bayonne" est terminée. Le moment est venu de dresser un premier bilan de cette expérience.

Ce qui domine, à cette heure, c'est la profonde satisfaction d'avoir réalisé quelques vieux rêves. Le plus vieux d'entre eux remonte à mon enfance, à l'époque où je me rendais en Espagne en famille. Nous traversions les Pyrénées — en voiture! — en passant par Oloron-Sainte-Marie puis le Col du Somport ou le Col du Pourtalet. J'avais une dizaine d'années et j'étais émerveillé par la beauté des paysages. Déjà, j'avais envie de faire du vélo dans ce décor magnifique, de grimper des cols dans les Pyrénées. Ce que je n'ai pas eu l'occasion de faire avant ce mois de juin 2015!

Col d'Aubisque : beauté du décor!

A l'époque, quand je suivais le Tour de France à la télé, les étapes des Pyrénées me séduisaient toujours davantage que celles des Alpes, montagnes que je ne connaissais pas en vrai. Et pour moi, les Pyrénées mythiques, c'était le Tourmalet bien sûr, mais aussi l'Aubisque, Soulor, Aspin, Peyresourde... et le Col de Menté!

Au Col du Tourmalet : col mythique et sommet de ce Paris-Bayonne

Le Col de Menté, c'est par lui que nous avons abordé la haute montagne sur ce Paris-Bayonne 2015, au cours de l'étape Auch - Bagnères-de-Luchon (176 km à l'arrivée). Tout un symbole car c'est un col qui, dans ma mémoire, est associé à une très vive émotion. C'était le 12 juillet 1971, au cours de la 14e étape du Tour de France, Revel - Luchon. Ce jour-là, Luis Ocaña chuta dans la descente détrempée du Col de Menté et fut contraint à l'abandon alors qu'il portait le maillot jaune.

Ocaña à terre dans la descente du Col de Menté, le 12/07/1971 (photo Internet)
Fervent supporter d'Ocaña, j'en ai pleuré devant ma télé! J'avais 16 ans et, 44 ans plus tard, comme par un fait exprès, je me suis retrouvé dans ce col sous un violent orage de grêle.

Orage sur Ger-de-Boutx, dans la montée du Col de Menté

Les grêlons qui claquent sur le casque, les grêlons qui craquent sous les roues, les grêlons qui font mal quand ils tombent sur les avant-bras... Avec éclairs et tonnerre par dessus le marché! Impressionnant!

Je me suis abrité quelques minutes sous un arbre, suivant l'exemple d'Alain, de Robert et de Babeth. A ce moment-là, j'ai senti monter en moi une détermination inattendue. Pas question de rester là plus longtemps et de me refroidir, pas question de monter dans un véhicule... Et pas question de demander l'avis de mes compagnons d'infortune. « Moi, je repars! », ai-je dit. Ce que j'ai fait aussitôt, imité peu après par mes trois camarades. La grêle avait cessé, mais nous avons fini la montée sous le déluge. Au sommet, plus de pluie mais la température n'était que de 7°.

Arrivée au Col de Menté
En attaquant la descente, celle-là même où Luis Ocaña était tombé, je me suis auto-convaincu, sans que ce soit réellement réfléchi : « Moi, je ne tomberai pas! » Un parfum de revanche? Allez savoir! Peu importe, du moment que ça mobilise énergie et vigilance.

Au sommet, Jean-Marc (membre de l'encadrement) nous a mis en garde : « La descente est très dangereuse. Il y a des coulées de boue et beaucoup de feuilles sur la route. Faites attention! »
Par endroits, même s'il ne pleuvait plus, des petits ruisseaux traversaient la chaussée. Ces conditions ont incité certains cyclos à une prudence extrême qui les faisait descendre au ralenti. Avec Alain, sans avoir l'impression de prendre des risques, nous en avons doublé pas mal. Pour ma part, tout en contrôlant ma vitesse et mes trajectoires, je n'avais pas envie de m'éterniser outre mesure dans cette longue descente de 10 km.

En arrivant en bas, à Saint-Béat, j'ai cru que mes jambes ne pourraient plus recommencer à tourner. Mes genoux semblaient congelés. Il a fallu les remettre en service tout doucement, non sans qu'il m'en reste quelques séquelles sous forme de douleurs intempestives les jours suivants. Mes genoux n'aiment pas du tout le froid!

Ça m'a servi de leçon. Dans les longues descentes des étapes suivantes, même sous la pluie battante (notamment Aspin, puis Tourmalet), même quand il fallait freiner en permanence, j'ai toujours pensé à faire tourner les jambes, ou à les solliciter d'une manière ou d'une autre, parfois en pédalant à l'envers, parfois en me dressant sur les pédales. J'ai aussi couvert mes genoux pour les maintenir un peu plus au chaud. Et ça a fonctionné.

Col d'Aspin : j'ai pensé à couvrir mes genoux...

Au final, j'ai grimpé la plupart des grands cols pyrénéens du Tour de France. A ceux précédemment cités, j'ajouterai le Port de Balès, un costaud comme son nom le suggère (beaucoup s'en sont fait la remarque dans le peloton!) ou encore Marie Blanque, enfin un col gravi sous le soleil.

Marie Blanque sous le soleil

Bien sûr, lors de cette suite d'étapes pyrénéennes, j'aurais préféré n'avoir que du beau temps. Mais bizarrement, les mauvaises conditions météo, je les ai prises comme une opportunité de vivre, à ma modeste échelle, un tout petit bout de la légende du Tour de France. L'expérience n'en fut que plus forte.

Mon arrivée au Col d'Aspin (photo Alain G.)

Le cadeau inattendu de ce Paris-Bayonne a aussi un rapport avec le Tour de France, ainsi qu'avec la montagne et les Pyrénées en particulier. J'ai eu la joie, un peu enfantine certes, c'est-à-dire profonde et sans réserve, de côtoyer un ancien cycliste professionnel, Raymond Martin. Dix Tours de France à son actif, 3e et premier français en 1980. Également meilleur grimpeur du Tour cette année-là, et vainqueur de la superbe étape Pau - Luchon (avec au menu Aubisque, Tourmalet, Aspin et Peyresourde!).

Podium du Tour de France 1980 : Joop Zoetemelk (vainqueur), Hennie Kuiper (2e) et Raymond Martin, avec le maillot à pois (photo Internet)

Raymond Martin fait partie de ces champions qui m'ont fait rêver dans ma jeunesse. Rouler à ses côtés, ce fut comme un complément énergétique naturel! Merci Raymond!

Claude
Photos : collection personnelle, sauf mention contraire. (Merci à ceux qui ont bien voulu effectuer les prises de vue des photos où j'apparais)

Avec Raymond Martin, au départ de l'étape Auch - Bagnères-de-Luchon.

mardi 4 février 2014

PREMIÈRE COURSE À MONTGERON, MARS 1973

En 1972 (j'avais 17 ans), j'ai enfin obtenu de mes parents l'autorisation de m'inscrire dans un club de la Fédération Française de Cyclisme (FFC). Le club partenaire du lycée où j'étais scolarisé était le Vélo Club de Paris... C'est ainsi que je me suis retrouvé portant les couleurs de ce club, sponsorisé par une marque de... cigarettes : Française Menthol ! Authentique!

Avant de m'aligner sur ma première épreuve, il m'a fallu acheter un vélo de course. Mon père exigea que je travaille pour me le payer. Toute la paye de mon premier petit boulot y est passée : 1000 francs! En francs constants, ça équivaudrait à 150 € aujourd'hui, mais en valeur réelle, c'était naturellement beaucoup plus!

Pour gagner ces 1000 francs, j'avais été pompiste durant un mois, en juillet 1972! C'était l'époque où les clients des stations services ne faisaient pas le plein eux-mêmes : le pompiste s'en occupait! En général, pendant que le réservoir se remplissait, on nettoyait le pare-brise, ce qui justifiait un petit pourboire... Dans mon cas, ce n'était pas "pour boire" mais "pour pédaler"!...

Suivant les conseils du club, j'avais acheté mon vélo chez leur vélociste associé... Ce fut donc un vélo de la marque "Charlot"... Je ne plaisante pas!

Le sourire avant le départ

Une fois le vélo acheté, il restait à m'entraîner. Tous les dimanches de l'hiver 1972-1973, je me suis présenté au rendez-vous matinal du Petit-Clamart, à 12 km d'échauffement depuis ma résidence à Chevilly-Larue (94)... Ce qui m'obligeait à me lever beaucoup plus tôt que durant la semaine.

On partait en général en direction du Christ de Saclay puis de la Vallée de Chevreuse... Ensuite, je serais bien incapable de me souvenir des parcours, mais je n'ai pas oublié les principales côtes : Châteaufort, les 17 Tournants, Port Royal... Et on finissait le plus souvent par la Côte de l'Homme Mort, à Jouy-en-Josas, avant de rejoindre Vélizy puis de nouveau le Petit-Clamart.

Les autres côtes que nous empruntions, je n'en connaissais pas les noms... alors je ne suis plus en mesure de les citer ni de les situer.
On faisait une centaine de kilomètres en Vallée de Chevreuse, auxquels il me fallait ajouter le trajet aller retour pour me rendre au Petit-Clamart : + 24 km. Comme il y avait parmi nous des "1ère caté", il y avait des moments où ça roulait très fort, de sorte que moi, junior et débutant, j'étais régulièrement décroché. Mais ensuite, les costauds se débrouillaient pour laisser revenir les attardés, ou bien l'entraîneur qui suivait en voiture nous faisait prendre un petit raccourci, et l'on rentrait tous ensemble.

Cet entraînement me permit de me présenter en bonne condition au départ de ma première course, début mars, à Montgeron (Essonne). Mais je n'avais pas encore intégré toutes les règles. Je me suis par exemple fait remonter les bretelles parce que j'avais mis des chaussettes montantes de couleur marron (horreur!) qui me couvraient les mollets (visibles sur la photo ci-dessous) alors que j'aurais dû porter des socquettes blanches. Un crime!

Pas de socquettes!

Pour la course elle-même, il s'agissait de ce qu'on appelait un tourniquet : un petit circuit en ville de 3 à 4 km à parcourir autant de fois que nécessaire pour atteindre au final les 80 km. Une règle particulière à ce genre d'épreuve : tout coureur distancé qui se faisait rattraper par le peloton était mis hors course.
La difficulté de ces circuits en ville, c'est qu'il y a beaucoup de virages à angle droit. Conséquence : à chaque fois, les premiers passent pratiquement sans ralentir, tandis que plus on est loin de la tête, plus on ralentit. Après chaque virage, on est quasiment obligé de faire un petit sprint pour recoller. C'est ce qui s'appelle "faire l'accordéon".

Le nez dans le guidon!

Ce jour-là, j'ai joué de l'accordéon pendant une heure, au cours de laquelle, nous avons parcouru 40 km (40 km/h de moyenne, ce n'est pas si mal). Puis j'ai explosé. Espérant aller au bout de cette première course, j'ai donné le maximum. Mais en général, les coureurs largués ne cherchent pas à s'organiser pour limiter la casse. On roule juste comme on peut de façon à retarder l'échéance... Contre un peloton organisé, on n'a aucune chance. Et ce qui devait arriver arriva : au soixantième kilomètre, j'ai été rattrapé par le peloton et j'ai été éliminé.

Ainsi s'est terminée ma première course... A noter qu'en cas d'élimination ou d'abandon, on gardait le dossard, alors qu'à l'arrivée, il nous était arraché pour établir le classement… Je ne me souviens plus si ce dossard est celui que je portais ce jour-là où lors d'une autre élimination…

Dossard 73, en 1973! (numérisation personnelle)

Ce qui m'a remis tout cela en mémoire, c'est que dimanche dernier (2 février 2014), au cours du rallye L'Hivernale de Satory, nous sommes passés au Christ de Saclay, aux 17 Tournants, à la Côte de Port-Royal... Des lieux que je fréquentais très régulièrement à l'entraînement, sur mon vélo Charlot, il y a plus de 40 ans... Ça m'a rappelé de bien beaux souvenirs!…

Claude
Photos prises par mon père, sauf mention contraire

Bonus : Vélo et Cigarette!

J'ai retrouvé sur Internet une photo de la même année, 1973. On y voit mieux le maillot que je portais! Il s'agit ici de l'équipe première du V.C. PARIS au circuit de la Beauce et du Perche, en juin 1973.

1973 : V.C. PARIS, sponsorisé par Française Menthol (photo Internet)

Détail amusant, l'année suivante, changement de sponsor, mais pas de couleurs, et toujours des cigarettes : “Gauloises Longues”. Sur la photo ci-dessous, il s'agit du Prix de Châteaufort 1974.
Je serais curieux d'en savoir plus sur la petite histoire du sponsoring d'équipes cyclistes par des fabricants de tabac…

1974 : V.C. PARIS, sponsorisé par Gauloises Longues (photo Internet)

jeudi 30 janvier 2014

NAISSANCE D'UNE PASSION : 12 JUILLET 1964

Puy de Dôme, 20e étape du Tour de France 1964

Cela fera 50 ans le 12 juillet prochain! 50 ans qu'est née ma passion pour le vélo! J'avais 9 ans.

Ce jour-là, j'ai vécu en direct ce duel Anquetil - Poulidor, mais je n'ai rien vu. Ce n'est que bien plus tard que j'ai découvert quelques images, dont celle-ci qui montre l'intensité du "mano a mano" qui opposa les deux champions français.

Anquetil et Poulidor au coude à coude!

Je n'ai rien vu car c'est en écoutant par hasard la radio que j'ai vécu cette fin d'étape d'anthologie.

Mes souvenirs personnels de cet instant sont peu nombreux. Je me souviens de l'endroit où j'étais... Je me souviens que j'ai tout de suite pris le parti de Jacques Anquetil, allez savoir pourquoi. Et je me souviens surtout de l'enthousiasme, voire de la fascination que j'ai ressentie.

J'avais oublié que le vainqueur du jour n'était pas Raymond Poulidor mais Julio Jimenez, un excellent grimpeur espagnol, et c'est en faisant quelques recherches sur Internet que j'ai retrouvé ce détail. Oui, malheureusement pour Julio, un simple détail occulté par l'intensité de la lutte pour le maillot jaune.

Par la suite, pendant de nombreuses années, j'ai été passionné par le Tour de France. J'ai lu des livres sur les champions de l'époque précédente (Bobet, Coppi...), sur l'histoire du Tour (à cette époque, je connaissais par cœur tous les vainqueurs depuis 1903)... J'adorais connaître les petites et grandes anecdotes... René Vietto donnant sa roue à Antonin Magne en 1934, le premier maillot jaune d'Eugène Christophe en 1919, le même Eugène Christophe obligé de réparer lui-même sa fourche sur le Tour de France 1913... Et bien d'autres histoires!

Et dès cette époque, la pratique du vélo m'a procuré un immense plaisir.
Le Tour a cessé de me passionner au milieu des années 90. Aujourd'hui, je ne me désintéresse pas totalement de la compétition cycliste moderne, mais elle ne me fait plus rêver.

En revanche, j'aime toujours autant le vélo! La chance que j'ai, c'est de pouvoir le vivre "en vrai" ce qui, à mes yeux, est bien plus enthousiasmant que d'en être simple spectateur...

Claude
Photos Internet



BONUS : Récits trouvés sur Internet...

TÉMOIGNAGE (Auteur inconnu) : « Ce jour-là, Poulidor met Anquetil à l'agonie... Le Normand avance souvent les yeux fermés, presque inconscient, épaule contre épaule, pour mieux cacher sa faiblesse passagère. Sublime comédie : Poulidor ne lui prendra que quelques secondes car il ne le lâchera qu'à 1 500 mètres du sommet. Dans la dernière étape, Versailles-Paris, Anquetil lui reprendra de quoi assurer son cinquième maillot jaune, avec moins d'une minute d'avance, après cent vingt-sept heures de course. »


AUTRE SOURCE : Texte de Stéphane Moccozet, publié le 12/07/2013 sur le site de France 3 "Auvergne"

« C'était le 12 juillet 1964. Ce jour-là, le sommet du puy de Dôme était noir de monde. Des milliers de spectateurs s'étaient installés sur le géant pour assister au final de la 20ème étape du Tour de France entre Brive-la-Gaillarde et le sommet auvergnat.

Ce jour-là, le peloton a parcouru 237,5 km et, à l'arrivée, c'est Julio Jiménez qui s'est montré le plus fort en attaquant dans la montée du puy de Dôme et en laissant sur place Federico Bahamontès, Raymond Poulidor et Jacques Anquetil. L'Espagnol a remporté dans les volcans sa deuxième victoire d'étape sur ce Tour 64 après un succès quelques jours plus tôt à Andorre mais ce qui est resté dans l'histoire de ce 12 juillet, c'est davantage le duel Poulidor/Anquetil.



Photo Internet

Quand les coureurs partent de Corrèze, Jacques Anquetil, maillot jaune, possède 56 secondes d'avance sur son dauphin. Il reste quatre dont un contre-la-montre individuel favorable à celui qui a déjà remporté quatre fois le Tour. Dans la montée vers le sommet, alors que Jimenez est pris en chasse par Bahamontès, Anquetil et Poulidor avance sur la même ligne. Le bitume défile sous leurs roues et rapprochent Anquetil d'une cinquième victoire finale. Mais à moins d'un kilomètre de l'arrivée, Jacques Anquetil craque et Raymond Poulidor en profite pour s'envoler. L'écart entre les deux coureurs se creuse à vue d'œil mais pas suffisamment pour que Poulidor puisse espérer remporter le Tour de France. Au sommet du puy de Dôme, il devance le maillot jaune de 42 secondes. Au classement général, les deux hommes ne sont plus séparés que par 14 secondes. »


AUTRE COUDE À COUDE ENTRE ANQUETIL ET POULIDOR

Deux ans plus tard, dans le Tour de France 1966, la rivalité entre les deux hommes semble se reproduire. Dès la première étape de montagne, dans les Pyrénées (10e étape, Bayonne-Pau), on les retrouve au coude à coude. Mais cette fois, l'issue sera différente. Aucun des deux ne portera la maillot jaune et la victoire finale reviendra à Lucien Aimar, équipier de luxe de Jacques Anquetil. Ce dernier ne terminera pas le Tour, tandis que Poulidor finira 3e.

Photographe : Jean TESSEYRE

mardi 26 novembre 2013

SOUVENIR DE VÉLO-CAMPING EN 1976 !


SOUVENIRS, SOUVENIRS !

Cette photo, qui date de 1976, a été prise du côté de Larchant, dans la forêt de Fontainebleau. A trois, nous étions allé rejoindre en vélo des copains et des copines qui campaient non loin de la Dame Jouanne, un rocher caractéristique bien connu des amateurs de varappe.

Pour ceux qui ont l'œil exercé, il est manifeste que le vélo n'était pas adapté pour le transport de bagages... Il s'agissait de mon vélo de course, équipé de boyaux. Du coup, tout le barda est sur le dos du bonhomme ! Un peu préhistorique comme système…
… tout comme le look que j'avais à l'époque !…

Claude en 1976

Les deux copains avec lesquels j'avais partagé le trajet à vélo : Bernard (sur son vélo) et Philippe (de dos).

Claude et Bernard

Un souvenir bien sympathique !

Claude

jeudi 25 juillet 2013

HOMMAGE À BERNARD THÉVENET : « MERCI BERNARD ! »

De passage avec mon vélo sur les pentes de la station de Pra-Loup, dans les Alpes de Haute-Provence, de lointains souvenirs ont ressurgi… Récit!

ÇA S'EST PASSÉ LE 13 JUILLET 1975 !

Il y a des jours qui comptent dans la vie d'un homme ! Ce jour-là en est un ! Ce n'est pas un jour de grand bonheur comme on peut en vivre, par exemple, à l'occasion des étapes les plus importantes et positives de notre vie ou de celle de nos enfants. Mais c'est un de ces jours où tout se passe tellement bien que cela nous donne une grande confiance dans la vie, un de ces jours où l'on se sent profondément bien, tout simplement. Un de ces jours dont on ressent encore les bienfaits quand on y repense, plusieurs décennies plus tard !...

1975, c'est l'année de mes 20 ans. C'était l'époque où je pouvais rouler pendant une à deux heures dans un peloton à 40 km/h de moyenne, avec des pointes, sur le plat, au delà des 50 km/h... Plus longtemps, je ne tenais pas... Je n'étais probablement pas assez assidu aux entraînements pour tenir la distance ! Mais ce n'était déjà pas si mal !

Le vendredi 11 juillet 1975, j'avais décidé de me lancer dans un de ces défis que j'affectionne, me rendre en vélo de Chevilly-Larue, où j'habitais à l'époque, à la maison de campagne de mes parents, située après Chartres : 110 km à parcourir en solitaire. Avec un retour prévu le surlendemain, le dimanche 13 juillet, également en vélo et seul.

A l'aller, j'ai bénéficié d'une très belle journée, que certains auraient peut-être trouvée un peu chaude, mais moi, la chaleur, à condition qu'elle ne soit tout de même pas caniculaire, ça me fait du bien. J'ai encore aujourd'hui l'impression qu'elle booste mon énergie. Ne pouvant évidemment pas emprunter en vélo les portions d'autoroute de mon itinéraire habituel, j'ai dû m'arrêter à plusieurs reprises pour me repérer sur la carte. Au final, j'ai mis 4h15, arrêts compris, soit une moyenne proche des 26 km/h, moyenne évidemment plus élevée si on ne compte que le temps de pédalage… Mais à l'époque, je n'avais pas de compteur pour me donner une moyenne exacte excluant les arrêts. Et comme je ne me suis pas amusé à les chronométrer, je ne saurais être plus précis.

Pour le retour, deux jours plus tard, il faisait encore plus chaud, mais il y avait un vent assez soutenu, soufflant dans le bon sens ! Quand le vent s'occupe à la fois de la ventilation et de la propulsion, le cycliste est heureux ! Mais cette fois, une contrainte librement consentie m'imposa une pression supplémentaire ! En effet, je ne voulais à aucun prix manquer la retransmission télévisée de l'étape du jour sur le Tour de France. Cette étape, partie de Nice, se terminait par une arrivée au sommet, à Pra Loup. Nous n'avions pas de téléviseur à la maison de campagne... Et comme j'avais traîné toute la matinée, il ne restait qu'une seule solution pour ne pas louper le final de l'étape : rentrer à Chevilly en un temps record !

Au départ, plutôt que d'emprunter les petites routes tranquilles traversant la Beauce, j'ai choisi d'emprunter sur une dizaine de kilomètres l'autoroute en construction qui passait tout près de la maison de campagne de mes parents... Sur un bitume tout neuf et avec vent favorable, j'ai démarré sur un rythme élevé... Excellent pour se donner d'emblée le bon tempo, à condition de pouvoir tenir la distance. Aucun arrêt inutile cette fois-ci, car j'avais bien repéré l'itinéraire à l'aller... Les côtes, du côté d'Ablis ou de Saint-Arnoult-en-Yvelines furent avalées en gardant un rythme endiablé ! A Limours, je n'ai pas faibli... Encore quelques bosses, un final en ville avec quelques feux tricolores pour revenir sur Chevilly, et une arrivée après seulement 3h20 de trajet, pédalage et arrêts compris ! A l'issue de ce "contre-la-montre" d'une longueur digne des "grands-prix des nations" de légende remportés par Jacques Anquetil, je calculai rapidement ma moyenne : 33 km/h ! J'en suis encore impressionné quand j'y repense aujourd'hui... Mais ce jour-là, je ne m'attardai pas à savourer ma performance ! Vite ! J'allumai la télé !...

Fin d'étape à suspense!

Et là, grosse déception ! Merckx venait d'attaquer sur la fin du col d'Allos, et dans la descente, il avait réussi à distancer ses rivaux, notamment Bernard Thévenet dont j'étais supporter ! Malgré tout mon respect pour Eddy Merckx, j'étais, comme beaucoup à l'époque, un peu exaspéré par la voracité du cannibale, que j'espérais enfin voir battu dans le Tour de France ! De plus, si Merckx remportait ce Tour 75, il battait le record de cinq victoires dans le Tour, qu'il partageait avec Jacques Anquetil, ma première idole, celui qui m'a rendu accroc au vélo, supporter enthousiaste et pratiquant passionné !... Pas de ça, Eddy ! Il ne faut pas reléguer l'idole de mon enfance au second plan !

Merckx en difficulté

Eddy m'a entendu : il a coincé dans la montée sur Pra Loup ! Bernard m'a entendu : il a grignoté seconde par seconde, reprenant d'abord Eddy Merckx puis Felice Gimondi, avant de faire coup double : victoire d'étape et maillot jaune! Un maillot jaune qu'il a conservé jusqu'à la victoire finale à Paris.

Au classement de l'étape, Thévenet devança dans cet ordre : Gimondi, Zootemelk, Van Impe et Merckx! Les initiés remarqueront que le Bourguignon, ce jour-là, a dominé quatre autres vainqueurs du Tour! Ils représentent dix Grandes Boucles à eux cinq! Excusez du peu!

Thévenet au sommet de son art! 

Ai-je besoin de dire l'émotion que j'ai ressentie ? Depuis, j'ai toujours conservé une sympathie particulière pour Bernard Thévenet. Un peu comme s'il incarnait l'un de ces justiciers qui, à l'issue d'un scénario palpitant, finissent par faire triompher le bien ! Sauf que là, ça se passait dans la vraie vie ! Et que je pouvais me dire, sans passer pour un doux rêveur, que les "happy ends", ça n'existe pas que dans les comédies romantiques et les séries policières... Quand on fait du vélo et qu'on se lance dans des défis tels que les doublés longues distances (le lien redirige vers mon article), les Cinglés du Ventoux (idem) et autres descentes nocturnes en VTT (idem), on n'a aucune chance d'aller au bout si on ne croit pas au "happy end"...


38 ans plus tard

En juillet 2013, j'ai eu l'occasion de pédaler sur ces hauts lieux de la légende du Tour!…

Le 22 juillet, j'ai grimpé le Col des Champs (2080 m) et le Col d'Allos (2250 m) dans le sens abordé lors de la 15e étape du Tour 1975 (voir mon article : la Classe Cycle des trois cols).

Trois jours plus tard, j'ai fait l'ascension vers la station de Pra Loup!

L'entrée de Pra-Loup

Ce n'était pas un pèlerinage, mais je suis très content d'avoir pédalé sur ces routes! Content aussi d'avoir redonné des couleurs à ce vieux souvenir, d'avoir mis des images personnelles et situé le décor d'un exploit qui m'a tant marqué !

Trente-huit ans après, j'ai toujours envie de dire : « Merci Bernard ! »

Claude
Photos Internet

LIENS :

➜ Résumé de l'étape sur Wikipédia.

dimanche 5 février 2012

VTT : RANDONNÉE DE DAMMARIE-LES-LYS 2012

RANDONNÉE DU MASSIF FORESTIER DE FONTAINEBLEAU

La photo du jour



Les quatre Brévannais courageux : Luc, Marie-Ange, Claude et Christophe

Souvenirs des éditions précédentes

2003, ma première participation à la randonnée du Massif Forestier de Fontainebleau.

2012, ma neuvième participation en dix éditions.

Après vérification, je constate que je n'ai manqué que l'édition 2007. Cette année-là, j'avais fait l'impasse sur le VTT pendant quelques temps pour mieux préparer la 77 (cyclosportive). Avec le recul, je le regrette un peu... J'ai frôlé le 10/10!... Dommage!

J'ai vérifié aussi dans mes "carnets" (en réalité, un fichier Excel où je note toutes mes sorties vélo), "Dammarie-les-Lys", c'est la randonnée où je compte le plus de participations. Une randonnée pour laquelle je ressens un attachement particulier... En bavardant, avec les organisateurs ce matin, je me suis interrogé sur les raisons de cette fidélité... J'ai réalisé que j'y ai vécu des aventures qui sortent de l'ordinaire, que j'y ai ressenti des émotions fortes, et que j'y ai partagé de grands moments…


L'édition 2003

Lors de ma première participation, en 2003, engagé sur ce qui devait être mon premier "45 bornes VTT", je me suis retrouvé au départ avec Michel M. et Alain D., deux sacrés costauds! Dès l'entame, un train d'enfer est mené par mes deux compagnons sur des routes forestières, sans difficulté certes, mais quand même! 26 de moyenne pendant la première demi-heure... J'ai bien compris que la suite allait être dure!... Emportés par la vitesse, nous avons loupé une bifurcation... Le GPS intégré de Michel nous a permis de revenir sur le circuit après "seulement" 10 km de rab!... Dans la boucle supplémentaire du 45, pas moins d'une douzaine de côtes avaient mis mes cuisses dans un triste état... Sur le final, j'avais l'impression que je n'avançais plus... J'ai fini avec 60 km au compteur et il m'a fallu plusieurs jours avant de pouvoir monter ou descendre des escaliers sans douleurs!…


L'édition 2005

Une autre de mes participations, en 2005, s'est faite dans des conditions météorologiques exceptionnelles. Il avait neigé toute la nuit. Le matin, en me levant, j'ai vu que les routes autour de chez moi étaient toutes blanches... Je me serais bien recouché mais, ayant donné rendez-vous à mon copain Thierry, je me suis senti obligé d'aller au moins voir s'il était présent au rendez-vous... A l'époque, je n'avais pas encore de téléphone mobile... Ma voiture patinant dans la montée de la rue du Tertre, je me disais que j'étais complètement barjot et qu'il n'y avait aucune chance qu'il soit au rendez-vous... Et pourtant, il y était... Aussi barjot que moi!!! Je lui demande: « Alors? Qu'est-ce qu'on fait? » Il répond avec un sourire jusqu'au oreilles: « Maintenant qu'on est là!… »
➜ Le récit complet : Randonnée VTT de Dammarie-les-Lys 2005


Autres souvenirs

Autres grands souvenirs: un parcours réalisé avec Pierrot et Claudine dont j'avais fait la connaissance quelques mois plus tôt à l'Oncéenne... Ce jour-là, Claudine s'amusait à compter les côtes, avec une certaine gourmandise... A un moment, les yeux brillants, elle me dit : « On en est à 15!... » Cela ne l'empêchait pas de suivre la cadence imposée par le groupe!... Et je peux dire qu'on ne ménageait pas la cassette!...

Une année, je me souviens d'avoir fait les derniers kilomètres de plat en compagnie de Charly, à une vitesse oscillant entre 35 et 40 km/h…


Le challenge sur trois ans : 2009 - 2010 - 2011

Ces dernières années, ce fut d'abord la surprise, en 2009, de remporter notre premier challenge... Puis, ce fut la forte mobilisation autour de ce challenge que nous voulions conserver qui a été fort sympathique... Record de Brévannais sur une rando VTT en 2010, avec 28 unités. De nombreux routiers ont répondu présent en 2010 et 2011... En ces occasions, ce fut un plaisir de prêter l'un de mes VTT pour permettre à Mathieu P. puis à Michel W. de participer...

En 2010, il y eut en outre des conditions météorologiques exceptionnelles qui avaient permis à de nombreux routiers de découvrir le plaisir de rouler sur la neige! Et pour moi un nouveau moment de complicité avec Pierrot et Claudine, ainsi que le plaisir d'accompagner Marie-Ange sur sa deuxième rando VTT après les Bagaudes, la première de vrai TT…


Calendrier 2012

Cette année, j'ai tout de suite été contrarié quand j'ai constaté sur le calendrier de la ligue IDF que la date de cette randonnée était avancée d'une semaine (explication de la trésorière, ce matin : la municipalité avait placé une autre manifestation à leur date habituelle). En effet, j'ai vu qu'il y avait télescopage avec la rando du Perce-Neige... Le choix était difficile. Fallait-il soutenir nos voisins de l'ECLB, tout en marquant des points pour le challenge des clubs? Ou augmenter encore mon compteur de participations à Dammarie?

2012 : ma 9e participation

Conditions météorologiques

Mon cœur penchait pour la forêt de Fontainebleau, mais ma raison me titillait... L'annonce de l'annulation du Perce-Neige m'a donc libéré de mes atermoiements... Mes expériences passées me laissaient penser que l'Étoile Sportive de Dammarie n'annulerait pas! Sauf pour cause de tempête sibérienne ou blizzard canadien... Météo France n'annonçant que quelques flocons pour la matinée, je me suis dit que c'était bon...

Une petite sortie de 18 km le samedi après-midi m'a cependant un peu refroidi, dans tous les sens du terme... Au retour, mes doigts gelés se sont réchauffés en déclenchant une vive douleur (j'ai pourtant été prudent)... Mais cela ne m'a pas fait renoncer. Je me suis juste dit que, dans ces conditions de froid, le petit parcours (une trentaine de kilomètres) serait largement suffisant...

Marie-Ange n'ayant plus de rando sur route à se mettre sous les roues décida de se joindre à moi…

Marie-Ange au ravito

Édition 2012

C'est ainsi que nous arrivâmes sur place un peu avant 8h... Le temps de nous préparer, nous voyons Christophe qui s'arrête à notre hauteur. Il s'apprête à prendre le départ du "50"... Il a l'air un peu dépité d'être tout seul!... Mais comme nous faisons le "30" et qu'il est 8h, il démarre...

Nous allons nous inscrire et nous démarrons un quart d'heure plus tard, après avoir croisé Luc qui vient d'arriver avec un de ses potes...

Le jour se lève à peine quand nous démarrons. Les chemins sont blanchis... Je ne pense pas que c'était de la neige, plutôt du givre... La forêt a tout de même revêtu sa parue hivernale et, s'il ne faisait pas si froid, ce serait très agréable... Il manque tout de même cette luminosité qui aurait donné à la végétation francilienne le charme des stations de sports d'hiver...

Peu après le départ, je me rends compte que mes mains se refroidissent plus vite que la veille. Je sens que ça va être dur de ce côté-là... Pour ne pas laisser mes doigts geler, je les replie à l'intérieur des gants, contre les paumes de mes mains. J'espère ne pas avoir à freiner en urgence... Nous n'avons pas parcouru beaucoup de kilomètres quand Luc et son pote nous doublent et prennent les devants... Après une dizaine de kilomètres, la première montée me fait du bien: ça réchauffe un peu! Mais ça ne dure pas... Peu après, l'air froid dû à la vitesse dans la descente annule tout l'effet chauffant de la montée.

Au ravitaillement de mi-parcours, nos hôtes ont le sourire... Ils proposent thé, café ou soupe, en plus des victuailles habituelles... S'ils souffrent du froid, ils ne laissent rien paraître... Ils plaisantent et font un peu les clowns. Je tiens à saluer leur gentillesse... Il faut certes du courage pour aller rouler par ce froid, mais que dire de ceux qui sont restés sur place plusieurs heures de rang à se geler les... orteils... pour nous permettre de satisfaire nos délires de fadas du VTT…

Claude au ravito

A ce ravitaillement, nous retrouvons Luc et son copain et nous parlons de "protection des mains contre le froid"... Luc a des gants de chasseur... Il paraît que c'est très chaud et très doux à l'intérieur (en vente à Décathlon au rayon "chasse")... Quant à son pote, il utilise des "chaufferettes"... Je n'avais jamais vu ça. Ce sont des petits sachets qu'il glisse à l'intérieur de ses gants. Il paraît qu'il en avait aussi sous les pieds, dans les chaussettes... Il a dit utiliser ça en montagne... (en vente chez le même fournisseur).

Après le ravitaillement, où Luc et Christophe repasseront après leurs boucles supplémentaires, Marie-Ange et moi prenons la route du retour... Nous remontons ce que nous avons descendu peu avant (par la même route forestière)... Avec prudence car il y en a qui sont encore dans le sens de l'aller, donc de la descente. Il ne faudrait pas qu'il leur prenne l'idée de couper un virage au moment où nous arrivons. En haut de cette côte, petite hésitation car un panneau a été complètement retourné. Après quelques centaines de mètres dans une mauvaise direction, je m'arrête pour consulter le plan qui nous a été confié. Demi-tour! De retour à l'endroit où se trouve la pancarte fautive, je la remets dans le bons sens... Et nous reprenons le bon parcours. Les kilomètres défilent... Sur le final, coup de fatigue pour Marie-Ange qui a hâte d'en finir... A l'arrivée, j'ai 36 km au compteur... Normal, c'est un "30" un peu généreux, on le sait...

Nous avons droit aux saucisses grillées, comme d'habitude... Nous prenons le temps de bavarder avec Claude, la trésorière, avec Claude, le président, avec Christian, le webmaster, qui me donne de nombreux tuyaux sur la gestion d'un site. A ce propos, voici le lien vers le site des organisateurs.

Les résultats

Nous apprenons ainsi qu'avec 130 participants, ils ne rentrent pas dans leurs frais. Il aurait fallu au moins 200 vététistes pour cela. En année normale, ils accueillent entre 600 et 800 participants!... Le froid a certainement dissuadé pas mal de monde. Mais je pense que le désormais sacro-saint principe de précaution a, sur ce coup-là, été très préjudiciable. La multiplication des annonces alarmistes, laissant craindre tempête de neige et blocage des routes, a fait renoncer beaucoup de ceux que le froid n'avait pas réussi à décourager. Quand on pense que je n'ai même pas vu un seul flocon de toute la matinée...

Ravitaillement à l'arrivée

Une nouvelle très rafraîchissante, dans le bon sens du terme : le gagnant du VTT offert par les cycles "La Petite Reine" a décidé de rétrocéder son lot à un des rares gamins engagés ce matin, un certain Hugo, d'environ 8 à 10 ans. Le VTT sera malheureusement trop grand pour lui pendant encore quelques années... Mais nous l'avons vu s'émerveiller lorsqu'on lui a annoncé qu'il avait gagné ce beau VTT rouge. Il en a oublié instantanément à quel point il avait froid aux pieds dans ses baskets...

Entre temps, nous avions vu arriver Luc, puis Christophe. Claude la "trésorière" a eu la gentillesse de photographier l'équipe des Brévannais au grand complet. Enfin, pour "4", on pourrait dire plutôt au "petit complet"... Les années se suivent et ne se ressemblent pas, après les "28" en 2010, dans des conditions météorologiques pourtant assez comparables...

A son arrivée, Christophe faisait d'ailleurs remarquer, à juste titre, que trois Brévannais de plus auraient suffi pour qu'on soit encore les premiers...

En ce qui me concerne, j'espère être d'attaque en 2013 pour le dixième anniversaire de ma première randonnée du Massif Forestier de Fontainebleau, avec une dixième participation à la clef...

Claude
Photos de Marie-Ange

lundi 29 juin 2009

SOUVENIRS DE VTT AVEC CHRISTOPHE P.

À L'OCCASION DE SA PRISE DE COMMANDEMENT À PUTEAUX

En ce lundi 29 juin 2009, Christophe P., capitaine chez les pompiers et ancien vététiste de l'AS Brévannaise dans les années 2004 et 2005, était à l'honneur ! J'ai eu le privilège de représenter le club lors de la cérémonie à l'occasion de laquelle il a pris le commandement de la 28e compagnie, basée à Puteaux...

Avec Christophe et Pascal, nous avons vécu quelques aventures épiques... Je me souviens notamment d'une randonnée au Coudray-Montceaux, sous une pluie diluvienne... 65 vététistes courageux s'étaient engagés ce jour-là, dont seulement 12 partants sur le 65 km et plus que 5 à l'arrivée, dont les 3 Brévannais... les autres ayant abandonné !

En 5 heures de VTT pour 65 km, nous n'avons cessé de roulé sous la pluie et sur une boue liquide et abrasive... A l'arrivée, j'avais "bouffé" mes deux jeux de plaquettes de freins ! Ça fait cher la randonnée, mais quel souvenir !

Nous avons également participé ensemble à un Audax des 3V. Christophe avait fait les 200 km en VTT, avec des pneus slicks, certes, mais quand même...

Un autre souvenir que je garde de Christophe sur les randonnées, c'est son éternel sourire, et cette grande joie de rouler que nous partagions... Bien souvent, l'un ou l'autre a éprouvé l'envie de formuler cette sensation commune en lançant, sur le ton de la blague, mais avec une réelle conviction : « Elle est pas belle la vie ? » ou encore : « On n'est pas bien, là ? ».

Des ennuis de santé, puis un emploi du temps très chargé dans de nouvelles fonctions avaient obligé Christophe à renoncer pour un temps au VTT et à quitter le club... Il m'a assuré qu'on le reverrait prochainement sur quelques randos ! J'en suis ravi !

Claude


Avec le capitaine Perdrisot