mardi 22 juillet 2014

LA BONETTE ET LES PRINCIPAUX COLS ALENTOURS

CIME ET COL DE LA BONETTE + PRÉSENTATION DES PRINCIPAUX COLS VOISINS

En juillet 2013, Marie-Ange et moi avions gravi La Bonette par son versant nord, c'est à dire depuis Jausiers.
➜ Mon récit : Rallye cyclo 20e montée de la Bonette

Une nouvelle ascension par le versant sud, au départ de Saint-Étienne-de-Tinée (Alpes-Maritimes), me donne l'occasion de faire davantage connaissance.


Cime de la Bonette, Col de la Bonette et cols "satellites"

La Cime de la Bonette culmine à 2860 m.

La Cime de la Bonette, 2860 m (photos 2013)

La route qui en fait le tour est la route goudronnée la plus haute de France (2802 m) et une des plus hautes d'Europe, mais ce n'est pas un col, au sens géographique du terme.

Cime de la Bonette  : point culminant de la route, 2802 m (photo 2013)

Le passage homologué par le Club des Cent Cols est le Col de la Bonette, à 2715 m d'altitude.

Le Col de la Bonette, 2715 m (photo 2013)

Certains panneaux évoquent un col de “Restefond / La Bonette”.

Col Restefond / La Bonette ouvert

Il s'agit en réalité de deux cols différents, tous deux homologués par le Club des Cent Cols. Le Col de Restefond (2680 m) est un col muletier. Il correspond au passage historique utilisé avant la création de la route passant par le Col de la Bonette

Col de Restefond (2680 m) et Col de La Bonette (2715 m)
.
Bien que le Col de Restefond ne soit qu'à une vingtaine de mètres à vol d'oiseau de la route actuelle, par le sentier, il est à 380 m de l'embranchement. Son accès est réglementé pour les utilisateurs de vélos ou VTT car il est à l'intérieur du Parc national du Mercantour. Pour ma part, j'y suis allé en marchant à côté de mon vélo. Ce jour-là, le panneau de col était manquant.

Col de Restefond

Deux autres cols homologués par le Club des Cent Cols se trouvent sur la route de la Bonette, ou à proximité immédiate. Côté Saint-Étienne, c'est le Col de Raspaillon, nommé aussi Col des Granges Communes (2513 m). C'est là qu'aboutit le sentier venant du Col de Restefond.

Le Col de Restefond à l'horizon (au centre) vu depuis le Col de Raspaillon

Côté Jausiers, c'est le Faux-Col de Restefond (2639 m), qui malgré son nom est un vrai col. Une controverse existe à son sujet. Selon le Club des Cent Cols, c'est un col muletier, situé à 150 m de la route, par une piste carrossable qui se poursuit ensuite jusqu'au Col de la Moutière ou au refuge de Bayasse. Les puristes considèrent qu'on ne peut le comptabiliser que si on est allé avec son vélo jusqu'à l'emplacement exact. D'autres estiment que, la route surplombant le col (on n'en est qu'à 50 m à vol d'oiseau), ça revient au même.

La Bonette, vue depuis l'emplacement exact du Faux-Col de Restefond

Pour les chasseurs de cols, un col muletier à plus de 2000 m est accessible par un sentier dans le secteur du Camp des Fourches (versant Alpes-Maritimes). Il s'agit du Col des Fourches (2261 m). On est dans le Parc national du Mercantour, donc vélo "tenu en laisse"! Environ 900 m aller-retour en partant du Camp des Fourches.

Mon vélo au Col des Fourches (2261 m)

Il reste un col routier à plus de 2000 m dans ce secteur : le Col de la Moutière (2454 m). Depuis le Faux-Col de Restefond, il semble qu'il ne soit accessible qu'à VTT. En tout cas, on me l'a déconseillé à vélo de route. On peut l'atteindre par une route en démarrant un peu au-dessus de Saint-Étienne-de-Tinée en direction de Saint-Dalmas-le-Selvage et le plateau de Sestrière. Le bitume s'arrête au col.


Les données de la montée depuis Saint-Étienne-de-Tinée

Ces données sont proches de celles du versant nord : longueur et dénivelés sont légèrement supérieurs, la pente moyenne un peu inférieure (➜ Bonette depuis Jausiers).
  • Longueur : 25,8 km
  • Dénivelé : 1652 m
  • Pente moyenne : 6.4%

Profil de la Cime de la Bonette depuis Saint-Étienne

Nous avons effectué cette montée avec nos amis Josy, Micheline et Alain. A cette occasion, Josy et Micheline ont collecté leurs trois premiers cols à plus de 2000 m : le Col des Fourches, le Col de Raspaillon et le Col de la Bonette.
➜ Le récit de Marie-Ange : Des filles et des défi(lle)s.


Aperçu en images de notre ascension depuis Saint-Étienne-de-Tinée

Cascade

Les lacets avant Bousieyas

Micheline à Bousieyas

Marie-Ange à Bousieyas

Josy à Bousieyas

Au-dessus de Bousieyas

Les filles approchent du Camp des Fourches

Arrivée au Camp des Fourches

Alain arrivant au Camp des Fourches : facile!

Un peu à l'écart de la route : le Col des Fourches. Une petite escapade de 900 m aller-retour sur sentier est nécessaire pour lui rendre visite. Attention : accès réglementé pour cause de Parc national du Mercantour!

Claude au Col des Fourches

On y découvre un décor peu commun parsemé de cuvettes naturelles qui ressemblent à des trous d'obus, malheureusement peu visibles sur cette photo.

Les dolines du Salso Moreno

Il s'agit d'une curiosité géologique, observable depuis le Col des Fourches : les dolines du Salso Moreno.

Les dolines du Salso Moreno

Micheline, Marie-Ange et Josy au Col des Fourches

Fin de l'escapade et retour sur la route.

Camp des Fourches (photo Alain)

A l'approche du Col de la Bonette

Allez Josy! C'est bientôt fini

Micheline, Marie-Ange et Josy au Col de la Bonette (2715 m)

Col de la Bonette : borne de pointage pour le brevet des 7 cols de l'Ubaye

Cime de la Bonette (2802 m) : Claude, Marie-Ange, Micheline, Alain et Josy

Cime de la Bonette : défi réussi pour les trois filles!

A bientôt pour de nouvelles aventures cyclo-montagnardes!
➜ L'ensemble du séjour sur notre site : Alpes du sud 2014

Claude
Photos personnelles, sauf mention contraire : Alain
Les photos datent de juillet 2014, sauf celles qui sont mentionnées "2013".

vendredi 18 juillet 2014

AVENTURES À VÉLO AUTOUR DE LA CIMA FAUNIERA (ITALIE)

Arrivés à Vinadio, en Italie, le mardi 15 au soir, nous programmons dès le mercredi l'ascension du Col de Larche, nommé Colle della Maddalena sur le versant italien (voir l'article).

Comme la météo du lendemain s'annonce excellente, nous décidons d'enchaîner avec le Colle Fauniera (du nom du sommet voisin, la Cima Fauniera), connu aussi sous le nom de Colle dei Morti… ainsi qu'avec quelques autres cols à découvrir au fil de l'article!

C'est le début d'une ascension pleine de péripéties et de surprises, bonnes et… moins bonnes!

C'est parti pour l'aventure!

Jeudi 17 juillet 2014

Nous démarrons de Demonte, pour une montée de près de 25 km et 1721 m de dénivelé. Le temps est beau, comme prévu. Tout se présente bien.

Demonte : Oui, les cols, c'est par là!

D'emblée, nous entrons dans le vif du sujet. En effet, les pentes moyennes annoncées ne reflètent pas la réalité car le relief est très irrégulier. Encore plus que ce que l'on peut voir sur le profil.

Profil du Colle dei Morti (ou Fauniera), par Demonte

En effet, on alterne les faux-plats (il y a même des endroits où la route redescend!) et les passages à plus de 10%, devant lesquels nous avons l'impression, à chaque fois, de nous retrouver devant un mur. C'est très casse-pattes, même si ça présente l'avantage d'offrir des phases de récupération.

San Maurizio : là, c'est presque plat!

Au début, les hameaux se succèdent rapidement, comme les changements de pente!

Trinita : jolie chapelle à la façade décorée

A chaque forte pente, Marie-Ange grimace. La route est belle, le soleil brille, le ciel est bleu, la température est douce… Mais en dépit de ces conditions presque idéales, quand on n'a pas les jambes, c'est dur quand même, la montagne!

C'est vrai que la route est belle!

Après une quinzaine de kilomètres, nous arrivons dans la partie où la pente se montre plus régulière. Mais comme elle se stabilise entre 8 et 10% de moyenne, l'effort à fournir est intense. Marie-Ange, qui décidément n'a pas la forme aujourd'hui, commence à me dire qu'elle ne pourra pas aller jusqu'en haut… J'essaye de détourner ses pensées vers la beauté du paysage, sans succès.

Vallone dell'Arma : splendide!

C'est alors que se produit un coup de théâtre!

J'entends un petit claquement sec au niveau de ma roue arrière, et mon vélo freine brutalement comme si j'avais donné un grand coup de patin, alors que je n'ai pas touché aux freins. Je décroche une de mes pédales automatiques en catastrophe et j'évite la chute de justesse. Qu'est-ce qui se passe? Après un examen sommaire, je constate que la roue est voilée… Je la démonte et l'examine plus attentivement : il n'y a pas de rayon cassé… C'est la jante qui s'est fissurée au niveau d'une tête de rayon… ce qui revient au même. Je remets la roue en place et essaye de la recentrer au mieux, mais rien à faire : elle ne tourne plus du tout. Je ne vois pas ce que je pourrais tenter… Ça gamberge à toute allure : entre la frustration de ne pas pouvoir continuer, l'estimation des conséquences possibles de cet incident, l'examen des solutions envisageables, j'ai le cerveau qui fume!…

Finalement, après discussion avec Marie-Ange, une première ébauche de solution est retenue : je vais redescendre à Demonte avec son vélo et remonter la chercher en voiture.

Sur un vélo qui n'est pas du tout à ma taille (je n'ai pas changé la hauteur de selle), je dévale donc les 15 km de descente à vive allure (j'ai failli écrire "à tombeau entrouvert", mais ce serait un peu exagéré!). C'est seulement après 5 ou 6 km de descente que j'ai pris conscience de ma sottise : au lieu d'emprunter TOUT le vélo (trop petit), j'aurais pu me contenter de transférer sa roue arrière sur mon propre vélo. René Vietto y aurait pensé, lui! Tant pis! J'y penserai la prochaine fois (je dis ça, bien sûr, en espérant qu'il n'y aura pas de session de rattrapage!).

Naturellement, nous sommes bien décidés à ne pas quitter Vinadio sans terminer ce que nous avons commencé… Mais pourrai-je faire réparer ma roue d'ici ce soir?

La signora qui tient le magasin de sports de Vinadio, et qui parle très bien français, nous aide avec beaucoup d'amabilité. Elle téléphone à son mari (qui s'y connaît très bien en mécanique vélo) pour savoir où j'ai le plus de chances de faire réparer dans l'après-midi. Au pire, nous propose-t-elle, si je ne parvenais pas à trouver une solution assez vite, ils seraient prêts à me prêter un VTT pour que je puisse rouler demain et terminer l'ascension… Vraiment sympas, ces gens!

Magasin de sports de Vinadio : pas mal comme vélo de remplacement, non?

En définitive (j'abrège les péripéties), je n'aurai pas besoin du VTT. Chez le vélociste de Borgo di San Dalmazzo qu'ils m'ont recommandé, j'achète une paire de roues (dans cette gamme-là, il les vend uniquement par paire, ce que je peux comprendre). Le soir-même, mon vélo est prêt à retourner à l'assaut de cimes. Et ma carte bancaire accepte de ne pas s'appesantir sur l'aspect financier de l'opération…


Vendredi 18 juillet 2014

Après les difficultés de la veille, Marie-Ange ne se sent pas le courage de repartir de Demonte. L'idée retenue, c'est de remonter en voiture jusqu'à l'endroit précis où l'aventure s'est arrêtée. Par chance, il y a juste à cet endroit une petite plate-forme sur la droite de la route qui nous avait permis de faire demi-tour. C'est là que nous laisserons la voiture.

Et c'est reparti!

L'inconvénient en démarrant de là, c'est qu'on est tout de suite dans la partie de l'ascension qui oscille entre 8 et 10%. A froid, c'est un peu dur. Et il y en a pour une dizaine de kilomètres dans les mêmes conditions de pente!

Les paysages ne sont plus les mêmes que la veille. Très vite, c'est la haute montagne.

Alpages

Après les problèmes de jambes constatés hier, Marie-Ange souffre aujourd'hui de quelques nausées dues à l'altitude. C'est dur, mais elle s'accroche. Une pause "fleurettes" lui permet de récupérer un peu. Je lui laisse prendre la photo…

Feuilles de gentiane et anémone à fleurs de narcisse

La montée se poursuit.
Depuis un moment, un col est en vue. Ce n'est pas encore le Colle dei Morti (ou Fauniera), c'est le Colle di Valcavera (2416 m). Quand on y sera, il ne nous restera plus que 900 m à parcourir pour atteindre le terme de cette ascension…
Pour l'instant, nous nous contentons de l'apercevoir de loin. Et nous avons beau rouler, nous n'avons guère l'impression de nous en rapprocher. Il faudra pourtant bien qu'on finisse par y arriver!

Au fond: le Colle di Valcavera

Aaaah! Nous y voilà enfin… Pour la photo devant le panneau, un minuscule aller-retour est nécessaire puisque le col est à une vingtaine de mètres de la route principale.

Colle di Valcavera (2416 m)

Mais comme je l'ai dit, l'ascension ne se termine pas là. Nous repartons en direction du Colle dei Morti.

Vers le Colle dei Morti

Un petit kilomètre entre les deux cols, trois fois rien après ce que nous avons déjà monté! Nous y parvenons rapidement.

Arrivée de Marie-Ange au Colle dei Morti

Nous trouvons là un jeune Italien très aimable qui veut bien nous prendre en photo ensemble, devant la stèle qui rend hommage au champion italien Marco Pantani.

Colle dei Morti (2481 m)

Détail plaisant : notre photographe est monté en voiture et attend sa compagne qui, elle, est en train de monter en vélo, par le versant le plus dur! Nous la verrons arriver peu après et en profiterons pour l'applaudir.

Colle dei Morti : vue du versant nord… et de la femme de notre photographe improvisé! 

Nous pourrions maintenant redescendre par où nous sommes venus, mais ce serait dommage. En effet, un aller-retour de 3 km à peine (aller en descente, retour en montée) peut nous permettre de franchir deux autres cols à plus de 2000 m. Je consulte Marie-Ange… Même si elle n'est pas au top, elle est partante. C'est vrai que ce serait ballot de renoncer si près du but!

Nous commençons donc par rejoindre très rapidement le Colle del Vallonetto (2447 m) qui n'est qu'à 400 m de là. Et en descente, rien de plus facile, évidemment!

Colle del Vallonetto (2447 m)

Puis la descente se poursuit sur 1 km environ jusqu'au Colle d'Esischie (2366 m), où nous nous faisons photographier près de la plaque commémorative célébrant la 20e édition de la célèbre cyclosportive italienne, la "Fausto Coppi" (2007). Et de quatre! Quatre cols à plus de 2000 m au cours de la même sortie! En voilà une belle moisson!

Colle d'Esischie : plaque commémorative de la "Fausto Coppi"

Au Colle d'Esischie, il y a aussi un vrai panneau de col…

Colle d'Esischie (2370 m)

Le moment est venu de faire demi-tour et d'attaquer ce qui devrait être la dernière difficulté du jour : près d'un kilomètre et demi pour remonter au Colle dei Morti.

Au fond : le Colle dei Morti, vu depuis le Colle del Vallonetto

Cette fois, nous ne marquons pas d'arrêt au col et nous enchaînons tout de suite avec la descente jusqu'au Colle di Valcavera.

Et là, nouveau rebondissement!

Depuis hier, une idée un peu farfelue me trotte dans la tête. J'en ai déjà parlé à Marie-Ange… Je la remets sur le tapis. Explication…

Tandis que l'hypothèse de remonter ici avec un VTT était sérieusement envisagée, j'ai consulté attentivement la carte. J'ai vu qu'il y avait un grand nombre d'autres cols à plus de 2000 m dans les environs. Au moins six ou sept, tous hors des routes goudronnées, mais dont plusieurs se situent sur des pistes où circulent aisément des voitures de tourisme. L'un d'entre eux, le Colle della Bandia, ne se trouve qu'à 1500 m du Colle di Valcavera… Si j'osais… Ce serait mieux avec un VTT, bien sûr! Mais j'ai bien envie de tenter le coup avec mon vélo de route. Au mois de juin, la cyclo-montagnarde des Aravis nous a bien fait passer sur une piste similaire sur quelques 2 km pour rallier le Col des Glières… Alors pourquoi pas?

Depuis le Colle di Valcavera, j'observe la piste. Manifestement, il y a très peu de dénivelé… Ça me semble jouable. Allez, je me lance!

Au fond à gauche, le Colle della Bandia, vu depuis le Colle di Valcavera
Marie-Ange ne sent pas le "truc". Elle préfère redescendre et m'attendre sagement à la voiture. Je m'aventure donc tout seul sur la piste en terre… Ma carte bancaire me susurre sournoisement : « Tu te souviens que tu as une roue toute neuve à l'arrière? » Bon, d'accord. Et alors? Tôt ou tard, elle ne sera plus neuve, cette roue…

Sans autre retenue, je roule gaiement jusqu'au site de la Bandia que j'atteins rapidement. Une statue de la vierge, la Madonna della Bandia, y est implantée. La pancarte indique qu'il s'agit d'un lieu de prière inauguré en 2003 et couronnant les désirs d'un certain Don Giulio Bruno… 

Madonna della Bandia (2412 m)
Au col se dressent aussi les ruines d'un camp militaire : « Caserme della Bandia », constitué de plusieurs bâtiments qui ne sont pas sans évoquer le camp des Fourches, sur la route de la Bonette.

Caserme della Bandia (2408 m)

Je n'ai pas dit mon dernier mot!

D'après les repérages effectués précédemment sur la carte, un autre col se trouve à peine 1500 m plus loin : le Colle della Margherina (2420 m). En comparant les altitudes des deux cols et en observant l'aspect de la piste, presque plate, je ne peux m'empêcher de me dire que ça vaut le coup de continuer. Alors je continue!

La piste entre le Colle della Bandia et le Colle della Margherina

Au bout de deux kilomètres, je me dis que ce n'est pas logique. Je devrais déjà y être arrivé! Bizarre! Me serais-je trompé dans l'évaluation de la distance?

Dans le doute, je continue encore un peu… Mais la piste n'est plus "presque plate". Elle descend assez sensiblement. De plus, le revêtement est plus chaotique. Je roule sur des cailloux. Ici, un VTT serait bien préférable. Cependant, j'aperçois pas très loin devant moi une configuration géographique qui ressemble fort à un col… Je pousse donc jusque là. Quand j'y arrive, je cherche d'un rapide coup d'œil circulaire un éventuel panneau. Il est là, couché au sol… Et je lis « Colle Cologna (2394 m) ».

Colle di Cologna (2394 m)

Mince! Ce n'est pas celui que je cherchais! Ça va m'en faire un de plus sans le vouloir! Oh! C'est ballot tout de même!…

Je sors ma carte du sac à dos. Vérification faite, je comprends ce qui s'est passé… Je fais demi-tour et je remonte dans la caillasse "tout-terrain" en essayant de ne penser ni à ma roue arrière ni à ma carte bancaire. Je suis un peu étonné mais ça roule! Tout sur le vélo!

Cette fois, je ne rate pas le coche… ni le col! Voilà le Colle della Margherina! Je l'avais dépassé sans le voir car il est un peu à l'écart, à vingt ou trente mètres de la piste, et en surplomb.
Quand je suis passé juste en dessous, j'ai bien eu un soupçon… Mais j'ai continué. Avec le recul, je n'ai pas le moindre regret. Sans cette erreur, je ne serais jamais allé jusqu'au Colle di Cologna!

Colle della Margherina (2420 m)
A ce moment, j'envoie un sms à Marie-Ange pour la prévenir que je suis allé plus loin que prévu, afin qu'elle ne s'inquiète pas. Puis je fonce sur la piste du retour!

La piste du retour…

Me revoilà bien vite aux ruines de la Bandia.

Caserme della Bandia : le retour

Il ne me reste plus qu'à rejoindre le Colle di Valcavera, après 8 ou 9 km "hors bitume", puis à me laisser descendre jusqu'à la voiture. Fin de l'aventure!

En fin de compte, me voilà donc revenu avec 7 nouveaux cols à plus de 2000 m franchis le même jour. Quand je pense que, la veille, une saleté de jante fissurée me faisait craindre de devoir renoncer à terminer cette ascension.
Quant à Marie-Ange, elle quittera Vinadio avec 4 nouveaux cols à plus de 2000 m. Contrat rempli!

Finalement, tout est bien qui finit bien!
Pardon? L'avis de ma…? … carte bancaire?… Désolé! Pas joignable pour le moment!

Claude
Photos personnelles

LIENS :
➜ Tous nos cols à plus de 2000 m (avec une liste de tous les cols routiers européens supérieurs à 2000 m).
➜ Tout sur nos sorties à vélo au cours de notre séjour 2014 dans les Alpes du Sud.
➜ Sur le site du Club des Cent Cols : Colle dei Morti (voir "Versant sud-est")
➜ Sur le site cycloclimbing : Colle dei Morti et autres
➜ Un reportage de Cyclomaniac sur les cols du coin à plus de 2000 m : 11 cols au total : route + VTT (avec références CCC)
➜ Sur le même sujet, un article de notre ami François (dit "FF"), publié sur le blog de la Ptite-Reinette-2

mercredi 16 juillet 2014

COLLE DELLA MADDALENA OU COL DE LARCHE

Le versant français du Col de Larche est interdit aux vélos et autres véhicules lents (comme les tracteurs, par exemple). La raison de cette interdiction? Un tronçon de 200 à 300 m, pas davantage, est exposé à des chutes de pierres particulièrement dangereuses. Un détecteur de "chute" a été mis en place et déclenche automatiquement un feu rouge qui arrête la circulation dans les deux sens. Cependant, les véhicules trop lents risqueraient de ne pas avoir le temps de dégager la zone assez rapidement en cas d'alerte, d'où l'interdiction.

Voilà pourquoi, dans le Brevet des 7 cols de l'Ubaye, auquel j'ai participé l'été dernier (2013), le Col de Larche a été remplacé par l'ascension à la station de Saint-Anne, à partir de La Condamine.

Pour qui veut ajouter le Col de Larche à sa collection de cols, il existe cependant une solution : le gravir du côté italien, à partir de Vinadio par exemple. C'est ce que nous avons fait.

La forteresse de Vinadio, au départ

Sur le versant italien, le col porte un autre nom : Colle della Maddalena. D'un côté comme de l'autre, il ne lui manque pas grand chose pour faire partie des grands : 9 m pour être précis, puisqu'il s'élève à 1991 m d'altitude. A partir de Vinadio, il est long d'environ 32 km pour un dénivelé positif de 1100 m. C'est un col dont les pentes sont raisonnables et ne dépassent que rarement les 7%. Pas très dur, donc, mais long.

Son défaut majeur est d'être une voie de circulation assez fréquentée entre la France et l'Italie. Même si celle-ci n'est pas très intense, il faut quand même s'attendre à être souvent doublé par des camions.

Profil partiel, depuis Pietraporzio

Sur les 12 ou 13 kilomètres jusqu'à Pietraporzio (dont le nom en dialecte local occitan est Peiropuorc), la pente est très modérée : pas plus de 3% de moyenne. Sur les 18 ou 19 km qui restent, la pente est généralement un peu plus forte.

Pietraporzio

Malgré l'importante circulation automobile, les abords sont fréquentés par de nombreux troupeaux de moutons (on a vu aussi des chèvres), accompagnés de leurs bergers. Et même des marmottes !

Un des nombreux troupeaux rencontrés

Sur le final, la route s'élève plus rapidement et les lacets s'enchaînent.

Quelques-uns des nombreux lacets de la partie finale

Chaque "tornante" est numéroté... Sauf erreur de ma part, le dernier virage porte le numéro 18.

18° tornante

Dans l'un des virages, un panneau commémore une victoire du campionissimo Fausto Coppi... C'était il y a plus de 60 ans...

Panneau rendant hommage à Fausto Coppi

Après le dernier virage, on arrive au bord d'un joli lac... La fin de l'ascension est proche.

Derrière le lac, la fin du Colle della Maddalena

Quand on arrive au col, on découvre une étrange sculpture. J'ai imaginé que ça pouvait représenter une sorte de maquette des montagnes alentours…

Colle della Maddalena

Au col, le panneau implanté du côté français n'est pas très spectaculaire... En outre, il n'est visible que quand on vient d'Italie.

Col de Larche (1991 m) : petit panneau

Quant à la fin de l'ascension italienne, aucun panneau "sommital" ne la matérialise. Au sommet, on ne trouve que ce panneau, visible en venant de France, panneau dont la fonction est d'interdire la route à tout véhicule en cas de chute de neige, entre 20h et 7h du matin... Nous avions vu les mêmes panneaux en différents endroits au cours de la montée.

Colle della Maddalena : ce n'est pas un panneau sommital

La descente ne nous a posé aucun problème. Les chauffeurs de camions qui nous ont doublés nous ont semblé habitués à rencontrer des cyclistes et se sont comportés avec prudence.

En conclusion, malgré la circulation, je pense que ça vaut le coup d'effectuer cette montée au moins une fois.

Claude
Photos personnelles

Retour à Vinadio

jeudi 3 juillet 2014

L'ÉTOILE DE PARIS : « BRIE GÂTINAIS »

RANDONNÉE PERMANENTE DU LEVALLOIS S.C.

Données du parcours
  • Départ : Moissy-Cramayel
  • Pointages : Brétigny-sur-Orge, Blandy-les-Tours et Milly-la-Forêt.
  • 124 km, 640 m de D+

Résumé

L'année dernière, j'avais fait ce circuit en compagnie de Marie-Ange.
➜ Lire mon compte-rendu : Brie-Gâtinais avec Marie-Ange

Cette année, je l'ai refait seul, en inversant le sens de rotation. Parti de Moissy-Cramayel,
j'ai parcouru 124 km en 5h de pédalage. 24,7 km/h de moyenne, dont 23,1 sur les 34 premiers kilomètres (jusqu'au pointage de Brétigny), puis 25,350 km/h sur les 90 km restants.

A part une toute petite erreur d'orientation qui m'a coûté 2 km de rab, tout s'est bien passé.
Je n'ai pas vraiment eu la sensation de souffrir de la chaleur, mais j'ai eu soif! J'ai donc fait plusieurs arrêts pour me ravitailler en boissons fraîches à Brétigny-sur-Orge, à Bois-le-Roi et à Blandy-les-Tours.

À Blandy-les-Tours : merci à "Gérard Philippe" pour la photo...

Petite anecdote

À Blandy-les-Tours, devant la supérette où je me suis ravitaillé, un monsieur m'a aimablement pris en photo... Il m'a dit qu'il s'appelait Gérard... Philippe! Le ton sur lequel il m'a dit ça m'amène à douter du patronyme (mais pourquoi pas?). Il était venu là depuis Andrezel sur un VTT antédiluvien dont les freins étaient manifestement hors service. Gérard m'a confirmé qu'il freinait avec les pieds... Même pas peur!

Claude
Photos personnelles


LIENS :

➜ Présentation de cette randonnée permanente sur notre site.

➜ Toutes nos participations et reportages sur l'Étoile de Paris.

➜ Page consacrée à l'Étoile de Paris sur le site du Levallois SC.

IMAGES DU JOUR...

J'ai sélectionné des photos qui ne font pas double emploi avec celles que j'avais publiées l'année dernière. D'autres images de ce parcours sont donc disponibles dans mon article 2013.


La Seine à Corbeil-Essonnes

Marais de la basse vallée de l'Essonne

L'Essonne à Écharcon

L'Essonne à La Ferté-Alais

Château de Bélesbat, Boutigny-sur-Essonne

La Seine à Chartrettes

La Seine à Chartrettes

Église et château de Blandy-les-Tours