lundi 5 juin 2017

GRANDS COLS DANS LES HAUTES-PYRÉNÉES : TOURMALET, ASPIN, PEYRESOURDE…

WEEK-END CLUB DU 2 AU 5 JUIN 2017

A l'occasion de cette Pentecôte 2017, l'ECBP (Entente Cyclotouriste Le Buisson Périgord, notre club) proposait un beau week-end montagnard dans les Hautes-Pyrénées. Marie-Ange et moi y avons participé chacun à notre manière.

Marie-Ange a fait de la randonnée pédestre en compagnie de Jackie J., la femme de Ronnie. Elles ont trouvé de très belles balades à faire autour de Saint-Lary-Soulan.

Les randonneuses, Marie-Ange et Jackie

Quant à moi, j'ai fait partie d'un groupe de sept mercenaires qui se sont lancés à l'assaut de quelques très belles ascensions, dont les mythiques Aspin, Peyresourde et surtout le Tourmalet, le « géant des Pyrénées »!

Les sept mercenaires : Marcel, Francis, Ronnie, Claude, Bernard B., Bernard M. et Bernard H.

Montée aux lacs d'Orédon et de Cap de Long

Vendredi 2 juin 2017

Arrivés aux gîtes d'Aure, à Vielle-Aure, où nous avons été très chaleureusement accueillis par Annie et Marc, nous avons pris le repas ensemble. Puis nous avons regardé le ciel… très menaçant! Nous restions cependant décidés à aller rouler, mais le temps de nous mettre en tenue de vélo, un bel orage a éclaté! Lorsque la pluie s'est calmée, Bernard B. nous a fait remarquer qu'un petit coin plus clair semblait se dégager dans le ciel du sud! Du coup, au lieu d'escalader comme prévu au programme les fortes pentes du Pla d'Adet, nous nous sommes dirigés vers Aragnouet puis les lacs d'Orédon et de Cap de Long. Et nous y avons rencontré le soleil!

Profil de l'ascension jusqu'au barrage de Cap de Long

J'ai trouvé la montée difficile. J'ai même dit à mes camarades qu'elle me semblait plus difficile que le Tourmalet. C'est subjectif bien sûr. A l'appui de mon point de vue, on peut noter sur le profil ci-dessus les nombreux changements de pente qui obligent à jouer souvent du dérailleur. On remarquera aussi plusieurs secteurs en rouge, cette couleur indiquant des pentes supérieures à 10%, ce qu'on ne trouve pas dans le profil du Tourmalet.

Nos efforts ont été récompensés par le spectacle magnifique en arrivant au Lac d'Orédon, BCN/BPF des Hautes-Pyrénées…

Lac d'Orédon

… et un peu plus haut au Lac de Cap de Long.

Lac de Cap de Long

Certains se sont retrouvés à la fin des 22,6 km de montée, pour une photo prise non loin du barrage de Cap de Long, à 2161 m d'altitude (plus haut que le Tourmalet!)… Une montée à 6% de pente moyenne, mais avec des maxima à 12%.

Cap de Long : Bernard H., Francis, Bernard B. et Ronnie

Cap de Long : Claude, Francis, Ronnie et Bernard H.

Nous ne nous éternisons pas sur les lieux car il y fait plutôt frais! Au début de la descente, du haut des lacets, on bénéficie d'une perspective magnifique sur le lac d'Orédon. Sur la photo, on peut repérer Ronnie en rouge, et Francis en jaune.

Lacets entre Cap de Long et Lac d'Orédon

Col de Peyresourde (+ Col d'Azet - Val Louron)

Samedi 3 juin 2017

La météo annonçant des orages sur le coup de midi, il ne nous semble pas raisonnable de nous lancer à l'attaque du Tourmalet. Nous pensons que le choix du Col de Peyresourde permettra un retour avant la pluie… ce qui, on le verra, s'avérera un peu optimiste…

Départ des gîtes d'Aure

Pour l'heure, la brume sur Ancizan ne semble pas réellement menaçante.

Ancizan sous la brume

Après une douzaine de kilomètres, nous atteignons Arreau.

Mairie d'Arreau

La montée vers le Col de Peyresourde commence ici, mais sans pentes très fortes. L'ascension plus sérieuse, celle qui est prise en compte sur le profil ci-dessous, commence à Avajan.

Profil du Col de Peyresourde, depuis Avajan (en venant d'Arreau)

Dans les régions, des panneaux nous rappellent régulièrement que nous sommes sur la Route historique du Tour de France, depuis 1910!

Route du Tour de France

Le sommet du Col de Peyresourde est dans la brume… ou dans les nuages.

Col de Peyresourde en vue… ou presque!

Tout le monde se retrouve au sommet pour une photo souvenir, prise par Bernard B.

Col de Peyresourde : Bernard B., Francis, Ronnie, Bernard M., Claude et Marcel

Au bas de la descente, à proximité du lac de Génos, une grosse averse éclate.

Averse sur Loudenvielle

Tout le monde s'abrite sous l'auvent d'une station service.

Abri bienvenu à Loudenvielle

Quand l'averse se calme, le groupe repart avec la résolution de rentrer par la même route qu'à l'aller, c'est-à-dire par Arreau. Mais Bernard B. et moi choisissons d'aller quand même grimper le Col d'Azet.

Profil du Col d'Azet, depuis Génos

Le Tour de France 2018 passera par ce col… Voici le profil officiel de l'organisateur.

Profil du Col de Val-Louron-Azet, version Tour de France

Durant toute l'ascension, nous n'avons pas pris une goutte d'eau.

Bernard B. au Col d'Azet

Après le passage au sommet et pendant toute la descente, nous affrontons une forte averse avec du froid. Pas fâchés de rentrer sur Saint-Lary-Soulan!


Col du Tourmalet

Dimanche 4 juin 2017

La météo n'est guère plus engageante que samedi. Mais pour ceux qui sont venus exprès afin de grimper le Tourmalet, il n'est pas question de renoncer.

Nous faisons une approche en voiture jusqu'au lac de Payolle. Une descente de 7 km est nécessaire pour rejoindre Sainte-Marie-de-Campan.

La statue d'Eugène Christophe à Sainte-Marie-de-Campan

C'est là que commence l'ascension du Tourmalet. 17 km à 7,37% de pente moyenne sur la totalité. Cependant les 5 premiers kilomètres sont très accessibles. C'est ensuite que les choses se corsent : les 12 kilomètres suivants sont à 8,65% de moyenne, sans répit!

Profil du Col du Tourmalet, depuis Sainte-Marie-de-Campan

Dès le début, les trois Bernard prennent le large. Je reste avec le grupetto jusqu'au moment où la pente devient plus forte. Quand la pente dépasse les 7-8%, je préfère monter à mon rythme, qui est un peu plus rapide. Je m'arrête à l'endroit où Eugène Christophe a brisé sa fourche, en 1913. Un panneau a été implanté pour conserver le souvenir d'une des plus célèbres légendes du Tour.

Eugène Christophe

Compte tenue de la météo, il n'y a pas grand monde dans la traversée de La Mongie.

La Mongie

A l'approche du sommet, je croise les trois Bernard qui amorcent la descente. Je termine tranquillement mon ascension. Je prends quelques photos, notamment le panorama sur le versant opposé, vers Barèges.

Panorama depuis le Tourmalet

Ne voyant pas arriver le grupetto, je commence à redescendre sur quelques centaines de mètres… Les voilà! Demi-tour! Je retourne me poster au sommet du Tourmalet pour immortaliser le sprint entre Ronnie et Francis, qui ne seront départagés qu'à la "photo finish"!

Tourmalet : photo finish!

Une photo souvenir s'impose pour Ronnie, Francis et Marcel qui escaladaient le Tourmalet pour la première fois. Bravo à eux trois pour cette grande première!

Col du Tourmalet

Dans la descente, à partir de La Mongie, nous entrons dans un nuage. Il y fait particulièrement froid, la visibilité y est très faible, surtout pour les porteurs de lunettes embuées… Pas très agréable…

Nuage bas à partir de La Mongie

Pour épargner à nos trois néophytes du Tourmalet la remontée jusqu'au lac de Payolle, sur la route du Col d'Aspin, les Bernard et moi allons chercher les deux véhicules et descendons les récupérer à Sainte-Marie-de-Campan. Fin de la sortie du jour!

Profil de la montée au lac de Payolle depuis Sainte-Marie-de-Campan

Col d'Aspin

Lundi 5 juin 2017

Aujourd'hui, l'objectif est le Col d'Aspin, escaladé depuis Arreau. Nous ne sommes que six car Bernard M. préfère nous attendre au gîte. Francis, fatigué par ses trois premières grosses ascensions, est sur le point de renoncer, mais j'arrive à le convaincre de nous accompagner jusqu'à Arreau.

Sur la route d'Arreau, le long de la Neste d'Aure

Finalement, arrivé à Arreau, Francis décide de continuer avec nous jusqu'au sommet. Pour Marcel, cette ascension du Col d'Aspin est l'occasion de célébrer son anniversaire au sommet.

Anniversaire de Marcel dans le Col d'Aspin

Pour Francis et Ronnie, c'est une opportunité de compléter leur collection de cols rendus célèbres par le Tour de France.

Francis et ses gardes du corps dans le Col d'Aspin

Mais même si l'ascension du Tourmalet, la veille, a laissé des traces dans les cuisses, nos néophytes sont MO-TI-VÉS!

Ronnie, motivé et concentré dans le Col d'Aspin

Ce n'est pas inutile car, si cette montée ne figure pas parmi les plus difficiles, elle n'est pas non plus une simple formalité : 12 km à 6,5% de pente moyenne… Tout de même!

Profil du Col d'Aspin, depuis Arreau

L'ascension s'effectue dans la brume, mais sans pluie.

Col d'Aspin dans la brume

En arrivant au sommet, tout le monde se couvre avant de poser pour la photo! Ce serait ballot de prendre froid. Merci à Bernard B. pour la prise de vue.

Col d'Aspin : Bernard H., Ronnie, Marcel, Francois et Claude

Dans la descente, le ciel se dégage suffisamment pour découvrir de belles vues sur la vallée.

Vallée d'Arreau

La descente n'est pas la spécialité de Francis. Une halte pour l'attendre permet d'effectuer le regroupement.

Ronnie, Bernard H. et Bernard B. : en attendant Francis

Nous sommes bientôt de retour à Arreau, sous un rayon de soleil…

La Neste d'Aure, à Arreau

Nous sommes de retour à Vielle-Aure dans les délais pour prendre la douche puis bénéficier du repas à l'heure prévue.

Compte tenu des conditions météorologiques très médiocres, nous pouvons nous réjouir d'avoir pu rouler tous les jours et d'avoir effectuer les principales ascensions qui étaient l'objectif prioritaire de nos apprentis montagnards. Tout le monde est content de ce week-end, que demander de plus!

Claude
Photos personnelles, sauf mention contraire

LIENS :

Présentation du séjour sur notre site

samedi 27 mai 2017

LES GORGES DE L'AUVÉZÈRE, DORDOGNE

"HISTOIRE DE PÉDALER EN DORDOGNE PÉRIGORD"

Nous avons emprunté le circuit du jour à une brochure concoctée par le Comité Départemental FFCT de la Dordogne (CoDep 24), en partenariat avec le Conseil Départemental.

Histoire de pédaler…

Cette brochure propose 12 circuits, allant des circuits “famille” (entre 15 et 25 km) jusqu'aux randonnées itinérantes, telles que ”Le Tour du Périgord”, long de 577 km.

Nous avons choisi l'un des deux circuits “Vélo sportif” : «Les Gorges de l'Auvézère». La brochure nous a mis en garde : compte tenu des dénivelés importants « il convient d'avoir une bonne condition physique pour s'y risquer à vélo ».

Parcours extrait de la brochure

A partir des indications de la feuille de route, j'ai saisi les données sur Openrunner : 7392633. J'ai ainsi obtenu plus de précisions sur le côté “sportif“ de l'aventure. Selon Openrunner, ce sont 96 km et 1562 m de dénivelé positif qui nous attendent!
Pour ceux qui préfèrent naviguer à l'ancienne, voici la feuille de route, numérisée à partir de la brochure…

Feuille de route extraite de la brochure

Notre parcours

Conformément aux indications de la brochure, nous démarrons de Tourtoirac, par une première traversée de l'Auvézère.

L'Auvézère à Tourtoirac

Le circuit commence par une montée… suivie d'une descente pour arriver à Excideuil.

Château d'Excideuil

Sur la route de Dussac, je m'arrête brièvement pour fixer l'image d'un petit étang charmant, mais privé.

Sur la route de Dussac

Un petit château retient notre attention lors de notre passage à Dussac.

Château de Dussac

La route se poursuit, tranquille, jusqu'à Serrazac.

Serrazac

Les cultures fruitières sont différentes de celles que nous rencontrons habituellement dans notre Périgord Noir (noix, fraises…). Ici, en Périgord Vert, nous avons vu beaucoup de pommiers.

Pommiers

Au prix d'une belle descente, nous rejoignons la vallée de l'Isle. Cette rivière prend sa source en Haute-Vienne, au sud de Limoges, et se jette dans la Dordogne à Libourne. En chemin, elle arrose notamment Périgueux, chef-lieu du département de la Dordogne. Sur notre route se dresse de nouveau un petit château, à Montardy.

Château de Montardy

Nous continuons à remonter le cours de l'Isle en direction de Jumilhac-le-Grand. La rivière y est un peu remuante, comme ici du côté du moulin de Loule.

L'Isle au moulin de Loule

Nous profitons de notre passage à Jumilhac-le-Grand pour nous réapprovisionner en boissons fraîches et pour faire tamponner notre carte de route de la randonnée permanente "Facettes du Périgord", dont un des circuits passe par ici.

Château de Jumilhac-le-Grand

Nous reprenons notre route et, en arrivant à Angoisse, nous nous disons que nous n'aimerions pas habiter dans une commune portant un nom pareil! Des chiens peu fréquentables et extrêmement sonores en remettent une couche! Ils nous font comprendre que nous ne sommes pas du tout les bienvenus. Bonjour l'angoisse!

Angoisse

Dès la sortie d'Angoisse, le joli nom du hameau de Chantalouette nous rassérène, en ramenant à notre mémoire le souvenir d'une sympathique chansonnette de notre enfance… « Alouette, gentille alouette, alouette… je te plumerai!!! » Brrr! Bonjour l'angoisse… pour les alouettes!

Chantalouette

Nous commençons à avoir faim. Le bourg de Payzac se trouve sur notre route à point nommé. Le boulanger et la boulangère nous y accueillent avec beaucoup d'amabilité : collation, rafraîchissements et parasol! Impec!

Boulangerie de Payzac

A la sortie de Payzac, une descente nous ramène jusqu'à l'Auvézère, que nous longeons un moment. Peu après, nous traversons un de ses affluents, le ruisseau des Belles Dames, qui nous inspire forcément une photo de circonstance!

Ruisseau des Belles Dames

Peu après, nous nous attardons longuement dans un endroit charmant, aux abords d'une ancienne forge du XVIIe siècle. Transformée en 1861 en papeterie industrielle pour la fabrication du papier de paille, la papèterie de Vaux apporte le témoignage d'une activité jadis florissante.

Papèterie de Vaux

Ce site industriel, devenu éco-musée, utilisait la force de l'eau du ruisseau des Belles Dames.

Le ruisseau des Belles Dames près de la Papèterie de Vaux

Si le site est indéniablement industriel, il n'en est pas moins champêtre…

Le ruisseau des Belles Dames près de la Papèterie de Vaux

Et nous voilà bientôt arrivés aux portes des Gorges de l'Auvézère à Savignac-Lédrier, dont le château domine élégamment les anciennes forges. Les machines étaient mises en mouvement par la force hydraulique fournie par la rivière. Cette force était cependant tributaire de débit saisonnier de l'Auvézère.

Château des Forges

Subjugués par le charme de l'endroit, nous nous y attardons longuement.

Chute d'eau sur l'Auvézère

Nous revenons sur nos pas pour remonter jusqu'à Savignac-Lédrier, puis nous prenons la route de Saint-Mesmin.

Saint-Mesmin

Une forte descente nous ramène à l'Auvézère que nous traversons pour remonter aussitôt sur le plateau qui domine l'autre rive. La pente est par endroits particulièrement sévère. La vue d'un charmant troupeau de poneys nous récompense de nos efforts.

Poneys

De nouveau, une forte descente nous fait plonger vers la rivière, que nous traversons une fois encore au pont du Pervendoux.

Moulin du Pervendoux

La montée qui suit confirme s'il en était besoin le caractère “sportif” de ce circuit : 2,4 km à 7% de pente moyenne. Quand on a déjà dans les jambes plus de 80 km avec 1300 et quelques mètres de dénivelé, ça pique un peu les cuisses.

D'ailleurs, peu après Génis, un lieu-dit au nom ambitieux enfonce le clou : «Les Montagnes»! Au cas où on ne l'aurait pas encore compris, nous ne sommes pas ici dans une région plate, il faut le savoir!… Cependant, après ce panneau, nous ne rencontrerons plus guère de montées. Ouf!

Les Montagnes

Revenus dans la vallée, nous traversons une fois encore l'Auvézère pour jeter un œil au Moulin de Guimalet, qui tire son nom d'un seigneur du XVe siècle, bâtisseur des lieux et titulaire d'un patronyme qui en jette : Gui Malet de la Jorie de Saint-Médard d'Excideuil.

Moulin de Guimalet

Le retour à Tourtoirac et à son abbaye est apprécié à sa juste valeur. Nous le fêtons avec une nouvelle consommation de boissons fraîches.

Abbaye de Tourtoirac

Le circuit est magnifique, riche de nombreux sites qui valent le détour. Notre seule déception concerne les "Gorges de l'Auvézère", géographiquement parlant. En effet, nous nous attendions à suivre au moins partiellement des gorges encaissées ou à surplomber la rivière en quelque belvédère, ce qui n'est pas le cas… Malgré cette légère réserve, ce parcours vaut vraiment le coup… à condition d'être suffisamment entraîné!

Claude
Photos personnelles et documents numérisés

LIENS :

➜ La trace sur Openrunner : 7392633