samedi 31 août 2013

PLANCHE DES BELLES FILLES, par Marie-Ange

« CET ÉTÉ, J'AI FAIT LA PLANCHE! »

A la piscine? En mer? Dans un lac? La bonne réponse est : en Haute-Saône!

Je l'avais rêvée, je l'avais même évoquée avec certains de l'A.S. Brévannaise, cette fameuse grimpette de la Planche des Belles Filles. Et puis, un beau matin, je me suis finalement retrouvée au pied du mur! Mais comment ai-je pu en arriver là, ce dernier samedi d'août, à la sortie du village de Plancher-les-Mines?

Il y a cinq jours, j'ignorais encore que je reconduirais, ce weekend, mon petit-fils en Haute-Saône. Cinq jours en arrière, je n'étais pas encore sûre de prendre mon vélo dans mes bagages. La décision fut prise au dernier moment, très vite. Et lorsque mon fils me vit débarquer (avec mon vélo!), il comprit tout de suite que j'étais partante pour le grand saut. Les parcours possibles furent étudiés le vendredi soir.

Départ de Mélisey
Dans un premier temps, il me proposa de démarrer du village de Mélisey (dans les environs de Lure), de monter le col des Croix (679 m), puis d'enchaîner avec l'ascension de la Planche des Belles Filles (1148 m) et de revenir à Mélisey par le col de la Chevestraye (611 m). Avait-il oublié que sa vieille mère n'est pas un avion et que nous devions être rentrés pour midi car l'après-midi même il participait à un tri-relais à Vesoul? Je le suppliais donc de revoir les ambitions (les miennes) à la baisse. Un parcours moins long fut finalement adopté : départ de Mélisey, montée du col de la Chevestraye, ascension de la Planche et retour par le même chemin.

Profil de la Planche des Belles Filles. NB: le mur final à 22%, goudronné récemment pour les besoins du Tour de France 2012, ne figure pas sur ce profil.
Toutes les conditions requises pour réussir cette grimpette étaient réunies : temps sec et ensoleillé, température idéale, absence de vent, entraînement à la montagne une bonne partie de l'été, poids de forme. Le col de la Chevestraye ne m'a posé aucun problème.

Premier passage au Col de la Chevestraye (611 m)
Cependant, plus j'approchais de l'objectif plus je le redoutais! Et j'avais raison d'avoir des craintes. D'entrée, visuellement, je vis tout de suite que la Planche des Belles Filles n'allait pas être une simple formalité. Et lorsque certains affirment que tout peut se monter dès l'instant où l'on possède un bon développement, précisément, dans cette montée, je n'y crois plus! Le bon développement contribue au bonheur de la cyclote mais dans cette situation, il ne suffit pas. Il faut avoir de bonnes cuisses, après le parking de la station, dans cette redoutable rampe finale, aménagée spécialement pour les coureurs lors d'une étape du Tour de France 2012 (pente à 22%). Je qualifierai cette montée très difficile même si je l'ai faite jusqu'au parking (plusieurs fois lieu d'arrivée de la cyclosportive des Trois Ballons).

Pente moyenne du prochain kilomètre : 10,5%
Mais après, je me suis carrément asphyxiée, tétanisée sur un passage de la rampe malgré tous les encouragements de Stéphane et de Claude (qui a monté ce mur à deux reprises “les doigts dans le nez”). Je n'avais ni la puissance ni la vélocité pour passer un tel mur. Je tremblais (mais pas de froid!) lorsque j'ai accepté de poser pour la photo. Pas belle à voir, la fille!

Sur la ligne d'arrivée (1035 m), où un panneau rappelle la victoire de Christopher Froome en juillet 2012. Record de l'ascension: 16'11!
Le temps de remercier Stéphane pour sa disponibilité, ses conseils, sa patience et ses encouragements, nous étions déjà dans la descente (moi, sur les manettes de frein!). Petite anecdote pour la fin : sur le chemin du retour, Stéphane (amusé) qui m'attendait en haut du Col de la Chevestraye, n'a pu s'empêcher de me taquiner en me proposant de faire un petit crochet jusqu'à Belfahy et de monter au col des Chevrères.

Col de la Chevestraye : route de Belfahy et du Col des Chevrères
Aucune pitié pour sa pauvre mère qui en avait plein les pattes!... mais pour cette matinée - là seulement!

Marie-Ange,
Médaillée “Belle Fille”?
Photos Marie-Ange et Claude

P.S. L'après-midi même, je suis allée encourager Stéphane qui faisait le tri-relais de Vesoul (triathlon en relais); il était chargé du relais "cycliste", 31 km en 56 minutes. Son équipe s'est classée 29ème sur 168.

Stéphane au tri-relais de Vesoul (31/08/13): son équipe avait le n° 94!

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