jeudi 14 juillet 2011

TOUR DE L'AITANA

PROVINCE D'ALICANTE, ESPAGNE — 80 km — 1650 m de D+

Ce petit compte-rendu est pour notre ami Jean-Pierre, dit JPB, qui m'a écrit, lorsque je lui ai annoncé mon projet : « Bon, eh bien tu m'attends ! J'arrive ! Un saut de géant et je suis à pied d'œuvre! »

Bien qu'il ait ajouté: « Non, je déconne! », je me fais un plaisir de transformer ce saut de géant en réalité — ou presque!

L'Aitana, c'est le sommet le plus élevé de la région : 1557 m. Il donne son nom à tout le massif qui comprend, entre autres sommets, le Puig Campana (1410 m) et le Monte Ponoig (1187 m.) Pour faire le Tour de l'Aitana, il faut également faire le tour des autres sommets. Cela fait un peu plus de 80 km pour 1650 m de dénivelé positif. Impossible de faire plus court par la route : il n'y en a pas... Il existe bien des possibilités en VTT, mais pas forcément plus faciles car les cols entre les sommets cités sont aussi élevés et les chemins de terre ravinés et remplis de caillasse, c'est pas du velours!

C'est la deuxième fois que je fais le Tour de l'Aitana en vélo, par la route goudronnée. La première fois, c'était en août 2005, avec mon VTT (voir l'article). Cette année, je voulais le faire en vélo de route et en inversant le sens. Voici le profil du parcours…

Le profil
Le parcours
Inverser le sens, ça voulait dire commencer par l'ascension la plus difficile, à froid. La montée démarre de chez moi (altitude environ 100 m)…

Début de la montée, par la "4 voies" vers La Nucia,
avec vue sur le Puig Campana au soleil levant
Entre le 4e et le 8e kilomètre, c'est un faux-plat qui permet de récupérer un peu. Il y a même des portions légèrement descendantes. La route est dominée par la masse imposante du Monte Ponoig.

Portion en faux-plat sous le Monte Ponoig
Malgré la luminosité encore faible à cette heure matinale, on distingue Polop de la Marina (village natal de ma grand-mère maternelle) et la mer au fond…

Vue sur Polop
Puis on attaque le "dur" pendant 7 km, avec plusieurs passages entre 10 et 15% de pente.

Route de Benimantell
On arrivant sur les hauteurs, on aperçoit le village de Guadalest, avec au fond, la Serra d'Aixorta.

Guadalest et Serra d'Aixorta
Après une grimpette d'une quinzaine de kilomètres, me voilà arrivé à l'Altet de Canonge (682 m), qui n'est pas un col car situé sur une corniche. L'ascension la plus dure est terminée.

Altet del Canonge (commune de Benimantell), 682 m
Après une courte descente jusqu'au village de Benimantell, la route est plate pendant quelques centaines de mètres (c'est à noter car il n'y a pas beaucoup d'autres secteurs plats sur le parcours) puis la route recommence à monter. Pente tranquille au début, puis un peu plus forte avant la traversée du village de Confrides, lorsqu'on attaque le col proprement dit, long de 8 km environ. Je vais monter à 966 m d'altitude, par une route très agréable, avec des pourcentages très raisonnables (jamais plus de 7% et le plus souvent inférieurs à 5%).

Vue depuis le Port d'Ares (966 m), nommé Port de Confrides sur les cartes Michelin
La descente est sans problème. C'est la route d'Alcoy que l'on suit presque jusqu'en bas. On la quitte ensuite, peu avant Benasau, pour se diriger vers Alcoleja et l'on attaque le col suivant: "Puerto de Tudons" en Espagnol, ou "Port de Tudons" en Valencien! De toute façon, dans les deux langues, c'est 1024 m et ça grimpe pendant environ 7 km.

Au loin : village d'Alcoleja pendant la montée vers le Port de Tudons
La montée offre, comme partout sur ce parcours, de superbes paysages. Et après un début plus ardu, la pente s'adoucit. Je croise quelques cyclistes qui viennent de franchir le col et attaquent la descente. L'un d'eux me dit: « Queda poco! » C'est gentil à lui de me dire qu'il "reste peu"... Ça motive! En fait, il restait nettement plus que "poco", mais je ne vais pas chipoter... Après tous ces kilomètres d'ascension, on n'est pas à un ou deux kilomètres près…

Sans commentaire...
Certains diraient que l'heure de la récompense est arrivée: 17 km de descente, avec au passage la traversée de Sella, village implanté au pied de la "Sierra" du même nom (en Valencien: "Serra de Sella"). Sur ce versant, le temps est plus couvert... Les photos seront moins belles, mais je devrais avoir moins chaud sur le final... Ce n'est pas plus mal!

Paysage aperçu pendant la descente…
Au fond: le Puig Campana, et juste devant: la Serra de Sella
Un peu plus loin, pendant la descente
L'entrée de Sella avec au fond, toujours le Puig Campana
Après Sella, la descente se poursuit. Le vent a forci et m'incite à la prudence... Modérons la vitesse! Je ne voudrais pas être déséquilibré par une rafale.

Il n'y a plus par la suite de véritable col, mais une succession de côtes, la première d'environ 2 km pour arriver à Finestrat.

Arrivée sur Finestrat. Au fond, la Sierra de Cortina
Après ce village, une longue montée de 4 km en deux temps, interrompue sur quelques centaines de mètres par un passage en faux-plat légèrement descendant... Après le sommet, je fais un dernier arrêt pour photographier la mer, qui est aujourd'hui un peu perdue dans la brume…

Vue sur la mer (un peu perdue dans la brume) après le sommet de la côte de Finestrat
La belle descente qui suit, malgré ses 4 km, s'avère de courte durée... C'est toujours comme ça avec les parcours montagneux! En kilomètres, on a fait autant de descentes que de montées, mais en temps passé, ça n'a rien à voir! Et il faut déjà attaquer le dernier faux-plat, encore 3 km, suivis de 3 km d'une ultime descente... Et je ne suis pas fâché de rentrer. Il est midi et des poussières... Comme le temps est un peu couvert, il ne fait pas chaud. Cela dit, un petit rafraîchissement sera le bienvenu!!! A la vôtre!

Voilà Jean-Pierre! J'espère que la balade t'a plu! Et comme tu le dis si bien: « A bientôt sur le vélo! »

Claude
Photos personnelles

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