samedi 13 septembre 2014

LEVALLOIS-HONFLEUR 2014, vu par JPB

Je me permets de reproduire ici l'article de mon ami Jean-Pierre B. qui porte un regard bien sympathique sur notre week-end à Honfleur…

Claude

Le gros problème quand on décide de faire le Levallois-Honfleur, ce n'est pas seulement les 216 km à couvrir, ni la couleur du ciel ou la direction du vent, mais c'est aussi souvent la question du retour Honfleur/Levallois !
J'ai résolu le mien avec le concours du Club des Cyclos Saint-Mauriens qui organisait un retour en car le dimanche et qui ont bien voulu m'accepter.
Je remercie donc Claude S. et Marie-Ange, pour m'en avoir parlé, Alain C. et Francois D., respectivement Président et Secrétaire de ce Club, pour leur parfaite organisation et tous les Saint-Mauriens et Saint-Mauriennes pour l'accueil qui m'a été réservé au sein de leur groupe.
Soulignons encore une fois la parfaite organisation de François D. qui dès le premier contact m'a informé qu'il s'occupait de tout : inscription à la randonnée, réservation de l'hôtel ainsi que ma place dans le car et de celle de mon vélo dans la remorque prévue à cet effet, pour le retour sur Saint-Maur, réservation pour le repas du samedi soir, etc. etc., celui de dimanche midi restant libre.

Vendredi 12 après-midi, je confie mon sac à Marie-Hélène et à Alain C. à Saint-Maur.

Samedi matin, réveil à 3h30. Je me rends à vélo à la gare du RER à Boissy-St-Léger pour prendre, à 5h04, le premier train dans lequel je me retrouve avec un couple Villecresnois. Lui, c'est Gilles, un “gros moteur”, et il a roulé avec Daniel P. sur le Tour du Mercantour. Elle, Chantal, se joindra au groupe des Saint-Mauriennes. Nous récoltons quelques cyclistes à Sucy et nous faisons le plein au Parc de Saint-Maur avec les vingt-six Saint-Mauriens.

Station Charles-de-Gaulle - Étoile
Cette troupe, insolite et hétéroclite débarque sur le quai du métro, à Étoile, pour ensuite se laisser glisser jusqu'au Gymnase Marcel Cerdan, 146 rue Danton à Levallois-Perret, lieu de départ.

Dans les rues, autour de l'Arc de Triomphe, nous croisons la faune des noctambules qui, aux portes des boîtes de nuit, résistent encore pour rester éveillés et essayent de digérer leur énième verre d'alcool. Ils sont étonnés et nous encouragent.

Arrivée au gymnase Marcel Cerdan : une queue s'est formée dans la rue en attendant l'ouverture à 6h15 et la remise des enveloppes avec les plaques de cadres.
François D., comme annoncé, s'occupe de récupérer les enveloppes et nous les distribue.

Après avoir fixé nos numéros sur le devant du guidon, le départ réel s'effectue à six heures quarante : je démarre avec Claude et cinq ou six “bleu et jaune”. Les filles formeront un groupe “étau”, accompagnées entre autres de Jean-Pierre M. et d'Alain C.

Nous progressons au milieu de cette gigantesque chenille colorée de cyclistes, certains ne prennent même pas la peine d'accrocher une lumière ! Après avoir franchi la Seine, nous sommes très vite au pied du pont de Suresnes pour attaquer la première côte qui nous remonte sur le plateau, à l'hippodrome de Saint-Cloud, puis après une dernière petite rampe, nous sommes sur le plat à Vaucresson mais avec 14° seulement et dans la brume.
Contrairement à nous, le jour a du mal à se lever.

Me connaissant lent au démarrage et prudent, je laisse filer Claude, ses copains et le Villecresnois. Je suis de loin leur petite loupiote rouge qui rapetisse au fil des mètres et des pourcentages de la pente, je suis quand même à 26 km/h.

Je poursuis mon parcours en sautant de paquets en groupes, dernière côte entre Montainville et Andelu et j'arrive au premier contrôle, juste sous le château de Thoiry. Je n'ai malgré tout pas trop mal roulé, puisque je retrouve Claude et le groupe des quatre Saint Mauriens et je me joins à eux pour repartir.

Le ciel est maintenant dégagé, le soleil étincelant, et la température grimpe gentiment. Nous suivons la roue d'Olivier qui sera pratiquement toujours devant. Il veut arriver le plus tôt possible à La Bonneville-sur-Iton, lieu du ravitaillement de mi-parcours, car il récupère sa compagne qui, venue en train, finira les derniers 100 km avec lui.

Olivier (à dr.), Claude (au centre), devant Jean-Pierre (photo de l'organisation)
Au bout de seulement quelques kilomètres, nous ne sommes plus que deux avec Claude derrière notre locomotive et nous arrivons, vers 11h, au 118e kilomètre, à La Bonneville-sur-Iton.
Nous retrouvons Daniel P., qui lui, est prêt à repartir. Nous prenons notre temps pour avaler notre repas, assis au soleil. Les discussions vont bon train avec les Saint-Mauriens retrouvés.

Pique-nique à La Bonneville-sur-Iton
Je salue le copain de James du club de Pantin qui, avec les jeunes de son club, a l'air de marcher fort. Au moment de notre départ, Claude croise Marie-Ange et les filles qui viennent d'arriver.

Nous ne repartons que tous les deux maintenant pour faire les soixante kilomètres qui nous séparent du dernier ravitaillement, puisque Olivier reste avec sa compagne.

Jean-Pierre, suivi comme son ombre…
Départ à allure prudente mais très vite, un groupe nous aspire. Ça roule vite, à 35 km/h. Une cyclote figure parmi ces costauds et ne semble pas mollir. Après une traversée difficile d'agglomération, à cause de la circulation et des feux, nous sommes décramponnés du groupe. Je suis Claude, en excellente forme, qui me tire à 38 km/h sur la grande ligne droite d'au moins trois kilomètres qui suit la sortie du pays, pour recoller à notre ancien peloton. Un cyclo qui s'est accroché à nous félicite Claude pour son “run”.

De relances en relances, nous atteignons le dernier point de contrôle à Appeville-dit-Annebault.
Court arrêt, rafraîchissement et remplissage des bidons pour les 36 derniers kilomètres. Comme tout à l'heure, la remise en cadence est toujours un peu laborieuse surtout qu'il commence à faire chaud. De nouveau, nous sautons sur les roues d'un groupe qui vient de nous dépasser. Je limite la casse en restant à l'arrière, Claude est bien plus fringant que moi. A Conteville, il reste vingt kilomètres environ, je lâche prise et je termine un peu en roue libre.

C'est toujours un immense plaisir d'apercevoir enfin ce joli port d'Honfleur où nous arrivons, sur quelques mètres de pavés, entre une haie de spectateurs, quelques curieux mais aussi beaucoup d'accompagnateurs et les familles des randonneurs. Il est 16h05, Claude est arrivé depuis cinq bonnes minutes et range un outil car il vient de dépanner trois vététistes qui font de la balade entre Deauville et Honfleur. Un coup d'œil sur mon compteur qui m'annonce 28 km/h de moyenne avec 1050 mètres de dénivelé sur ces 216 kilomètres.

Nous pénétrons dans le Grenier à Sel pour faire pointer nos cartons, récupérer notre sac et le bidon offert et surtout se restaurer et nous rafraîchir. Nous ne sommes pas tout seuls, puisque nous apprenons qu'il y a eu 2 740 inscrits sur cette 30ème édition. Une foule attend dehors les arrivants qui se succèdent d'un flot incessant, en gros, entre quatorze et dix-huit heures.

Une image insolite : deux épouses attendent leurs maris avec deux canettes de bière, le décapsuleur et les deux verres sur un plateau : belle et sympathique initiative Mesdames qui fait énormément plaisir à ces deux privilégiés qui arrivent tout sourire!

La douche est une formalité puisque l'hôtel « Ibis » est à deux pas du port, en face de la gare routière. Je reviens au Grenier à Sel pour applaudir les sept Saint-Mauriennes qui empochent la coupe des plus nombreuses, le club étant quatrième avec 29 participants (pas de cumul, donc une seule coupe pour le club).

Les filles de Saint-Maur à leur arrivée
Puis c'est le tirage au sort des lots offerts par l'organisation : quatre vélos à gagner, entre autres. C'est un gars de Brunoy qui ramènera un « Lapierre ». Un des ses collègues me dit qu'en sept participations à ce tirage, c'est le quatrième vélo qu'ils gagnent ! Bonne chance. Moi j'ai oublié mon carton dans ma chambre !

Après regroupement en début de soirée à l'hôtel, nous nous retrouvons, vers vingt heures, au
« Chat qui Pêche », petit restaurant près du vieux bassin. Nous sommes réunis, presque une trentaine (les deux Villecresnois sont présents), dans une petite salle au premier étage, qui nous est réservée. Discours de François D. pour résumer cette première partie du week-end. L'ambiance est fort agréable. Extinction des feux vers 23h, après une petite balade digestive le long du port, pour revenir à l'hôtel.
Je partage la chambre avec François D.

Dimanche matin, nous suivons François D., qui nous a organisé un « décrassage vélocipédique». Nous sommes une dizaine de cyclistes dont, Claude et deux féminines, Marie-Ange et Gaby. Nous allons découvrir le Pont de Normandie qui saute par-dessus l'estuaire et nous sommes surpris de nous retrouver face à une pente à 9 % pour atteindre le sommet. En redescendant, côté Le Havre, il faut se méfier des coups de vent, en sortant de l'abri des piles du pont.

Pont de Normandie (photo François D.)
Puis ce sera une balade, sur la petite route côtière en direction de Trouville-Deauville, jusqu'à mi-parcours, pour découvrir la mer en descendant sur la petite plage de Villerville. La descente s'amorce à 14 % pour se terminer à 9 %, et bien entendu il faudra remonter ces pourcentages pour rentrer !

Villerville
Eric éclate sa roue arrière dans la descente. Démontage et remontage d'une nouvelle chambre à air et «pan», la nouvelle chambre re-éclate ! En examinant son pneu, il constate une fente de 5 mm sur le bord, près de la jante, provoquée par un patin fixé trop haut. Comme c'est un cycliste d'expérience, il a un pneu neuf et il peut remplacer le défectueux en ayant au préalable rabaissé quelque peu ledit patin ! Cela nous a retardés et nous regagnons Honfleur à tombeau ouvert, les deux cyclotes et quelques-uns des Saint-Mauriens étant repartis devant, car il faut se doucher, regrouper nos vélos et nos sacs, manger et être opérationnels à 14 h précises, heure d'arrivée de notre car du retour !

A l'hôtel, nous restons quelques-uns pour attendre François qui collecte les sacs dans notre chambre, la 202, les vélos étant stockés dans l'arrière-cour de l'hôtel et c'est vers midi que nous partons en chasse dans un petit resto sympa et pas cher ! De fil en aiguille, nous arrivons sur la place de la célèbre église en bois d'Honfleur. Moi, j'ai déjà testé avec Michel W., Bernard O. et Alain A. la bonne table du restaurant « la Lieutenance ». Après un coup d'œil aux prix et un vote rapide, avec François, Claude, Marie-Ange, Jean-Pierre M., Jean-Pierre L. et Gaby nous décidons de nous installer autour de la table que le Maître d'Hôtel nous présente. Nappe, serviette en tissu, cet établissement a une certaine classe, l'addition est correcte et en plus les plats sont bons ! Nous terminons rapidement notre dessert alors que François est parti devant pour réceptionner le chauffeur du car.

Il faudra plus d'une heure pour installer la trentaine de vélos dans une remorque fermée, presque aussi imposante que le car. François en a mouillé le tee-shirt !

Merci François !
Départ d'Honfleur, toujours sous un éclatant soleil et une chaleur aoûtienne vers 15h ; arrivée à St Maur, Place des Marronniers vers 18h !

Je quitte les “jaunes et bleus” et les remercie encore pour cet excellent week-end, et pour leur très bonne organisation. Je rentre par le R.E.R à Boissy, où Michèle m'attend.

Enorme chance d'avoir pu bénéficier d'un temps d'arrière saison comme on aime. Encore une épreuve qu'il faut épingler à son programme. Regrettons de n'avoir été que trois Brévannais engagés sur cette belle randonnée mythique, avec Georges S. et Daniel P. qui a couvert la distance à plus de 31 km/h de moyenne..

Encore Merci aux Saint-Mauriens et à très vite sur le vélo avec vous tous.

JPB
Photos de Claude (sauf mention contraire)

—> Voir l'article de Claude sur le même sujet.

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