jeudi 2 juin 2011

RANDONNÉE DES COTEAUX DE LA SEINE

5e SOUVENIR ANDRÉ CASAR*, MANTES-LA-VILLE (78)

(*) André Casar était le père du cycliste professionnel français Sandy Casar. Président de la section cyclisme du CA Mantes-la-Ville (CAMV) à partir de 1981, décédé en 2004.

Nous avions repéré à l'avance cette randonnée, la seule proposée en Île-de-France le jeudi de l'ascension. La perspective d'une randonnée au parcours très largement tracé en Haute-Normandie ne manquait pas de charme. A l'approche de l'échéance, il nous restait à choisir entre le parcours de 83 km et celui de 119. Il y avait aussi un "200", mais nous l'avions exclu par précaution, souhaitant garder quelques forces pour le week-end... Pour nous aider à trancher, nous cherchons des infos sur le site du club organisateur et tombons sur les parcours détaillés ainsi que les plans. Après consultation, nous constatons que le 119 va jusqu'aux Andelys, au pied des ruines de Château Gaillard... L'envie de revoir ce site magnifique, dans l'un des secteurs les plus pittoresques de la vallée de la Seine, nous conduit donc à opter pour ce parcours.

Parcours du "119 km"
 Pour nous rendre au départ, à Mantes-la-ville, il nous faudra 3/4h de route pour quelques 70 kilomètres, presque intégralement sur autoroute. Moins de temps que pour aller à Boissy-aux-Cailles ou à Buthiers, par exemple...
Après enregistrement, nous prenons le départ en compagnie d'un petit groupe d'une dizaine d'unités, dont un couple en tandem qui s'élance sur le 83 et quelques licenciés du club de Vernon qui partent pour le 200. Ça roule tranquillement pour la traversée de Mantes-la-Jolie, ce qui nous laisse le temps d'admirer sa Collégiale aux tours très aérées, dont on peut apprécier l'élégance sur cette photo trouvée sur Internet… (lien vers l'article associé).

Collégiale de Mantes-la-Jolie (photo du net) 
Finalement, nous arrivons très vite dans la campagne. Débute alors une succession de montées régulières et de descentes paisibles. Dans les descentes, le tandem nous distance aisément, et nous le rattrapons dans les montées... Le petit groupe reste ensemble jusqu'à Vétheuil où nous attend la première grosse bosse, en direction de Chérence, avec un final un peu raide (les organisateurs parlent de 13% sur les 70 derniers mètres). Nous suivons ensuite la route des crêtes qui passe au dessus de La Roche-Guyon, lieu qui me rappelle l'Audax Deauville-Levallois de septembre dernier. J'ai un léger regret de ne pas avoir traversé à nouveau cette ville très jolie, mais la route des crêtes d'où l'on domine la Seine offre par endroits des panoramas magnifiques qui compensent cette très légère frustration.

Nous poursuivons donc notre parcours sur les hauteurs en bavardant avec les cyclos de Vernon qui nous apprennent qu'ils préparent l'Ardéchoise, certains sur deux jours, d'autres sur trois... Nous redescendons ensuite sur Gommecourt, traversons le très joli village de Sainte-Geneviève lès-Gasny, très animé pour cause de brocante, puis c'est une nouvelle montée, pas très difficile mais assez longue, qui nous conduit jusqu'à Bois-Jérôme-Saint-Ouen. Nous traversons un petit bout de la forêt de Vernon, puis redescendons vers la Seine, traversons Vernon et suivons le fleuve jusqu'à Port-Mort. Peu après, nous attaquons la côte suivante, pour l'essentiel en sous-bois, et nous remontons sur le plateau, jusqu'à Cléry. La descente vers Vézillon fait penser à une descente de col, avec ses virages en épingle à cheveux, rendus dangereux à cause des gravillons. Je me demande ce qu'elle doit donner dans l'autre sens... Un des cyclos de Vernon, toujours en notre compagnie, me confirme, en habitué des sorties dans la région, qu'elle fait partie des plus belles ascensions du coin! Nous arrivons peu après aux Andelys, sous la falaise de Château-Gaillard, où se situe le premier contrôle…

Château-Gaillard
Après un arrêt prolongé pour profiter du cadre, faire quelques photos, nous restaurer, le redémarrage est un peu rude... Mais le paysage nous fait oublier cela. Insensiblement, nous remontons sur un plateau qui domine la Seine, sur la rive gauche cette fois, par Venable et Tosny.

Vue de la Seine et de l'étang des Mousseaux (prise devant l'ancien moulin à vent de Tosny)
A partir de Gaillon, nous quittons les bords de Seine pour nous enfoncer dans la campagne normande. Une dernière grosse montée nous attend pour nous hisser au lieu-dit des "Rotoirs". Par la suite la principale difficulté sera le vent, qui commence à souffler sévèrement. Sans oublier la fatigue, qui commence à se faire sentir... Au deuxième contrôle, à La Heunière, au kilomètre 81, nous prenons le temps de bien boire et de nous restaurer, tout en bavardant avec des cyclotes de Maurepas et les messieurs du club organisateur qui nous proposent un petit café...

Sur le final, un gros coup de mou face au vent nous empêche d'apprécier vraiment les paysages ou les constructions pittoresques, comme l'église de Blaru (cliquer sur ce lien pour en savoir plus)…

Blaru : l'église Saint-Hilaire, très pittoresque (photo prise l'année suivante)
A Notre-Dame de la Mer, nous n'avons pas l'énergie pour aller jusqu'au belvédère... Après consultation de la carte, je le regrette. On devait avoir une superbe vue sur... Mais non, pas la mer! La vallée de la Seine... Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi ce patelin s'appelle "Notre-dame de la Mer"... Il semblerait que ce soit en souvenir des envahisseurs vikings venus de la mer…

Après La Villeneuve-en-Chevrie et Saint-Illiers-la-Ville, nous arrivons à "La Belle-Côte" (c'est le nom du village!)... Comme nous sommes toujours sur le plateau, nous nous attendons donc à une "Belle Descente", ce qui ne manque pas de se produire! La route est large, peu sinueuse et pourtant nous ne nous sentons pas en sécurité dans cette longue descente car des rafales de vent nous obligent à tenir bien fermement le guidon... Les derniers kilomètres sont les moins agréables du parcours car nous traversons un site en travaux puis une zone industrielle et enfin les rues de la ville pour revenir au stade Aimé Bergeal, lieu du contrôle d'arrivée, où les dames ont la surprise de se voir offrir une rose.

Un peu déçus de ne pas avoir vu la Seine sur les 50 derniers kilomètres, alors qu'on n'en était pas très loin, nous interrogeons les organisateurs qui nous expliquent qu'il y a trop de circulation sur la route qui longe la rive gauche du fleuve.

En conclusion, une randonnée pleine de satisfactions malgré les difficultés, en particulier le plaisir de découvrir des routes et des paysages inconnus. Et l'envie, si la forme est là, de revenir en 2012 sur le "200". En effet, il paraît que les paysages les plus beaux du parcours se trouvent au-delà des Andelys. On nous a parlé notamment de Lyons-la-Forêt, qui compte parmi les plus beaux villages de France… De quoi aiguiser notre curiosité…

Claude


Château-Gaillard

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