jeudi 18 juillet 2013

BREVET DE GRIMPEUR DES MONTS DU LYONNAIS

RANDONNÉE PERMANENTE DE L'ASPTT GRAND LYON
LABEL NATIONAL FFCT n° 204


En abordant ce parcours, nous ne comptions pas relever un défi, mais plutôt peaufiner notre préparation en vue de notre semaine en haute montagne, dont je parlerai dans de prochains articles. C'est la raison pour laquelle nous avons choisi de couper cette longue randonnée (165 km) au dénivelé proche de celui d'une cyclo-montagnarde, en deux tronçons d'environ 80 km avec 1500 m de dénivelé chacun.


Les données globales

Distance : 165 km
Dénivelé positif : 3000 m de D+
Nombre de cols : 5
  • Col de la Croix du Ban, 602 m
  • Col de la Luère, 714 m
  • Col de Malval, 732 m
  • Col de la Croix de Part, 811 m
  • Col de la Gachet, 748 m

Premier tronçon : Mercredi 17 juillet 2013

Pour le premier tronçon, nous sommes partis en vélo de Craponne (69). Le temps était chaud et même lourd, mais le ciel gris ne favorisait pas les photos de paysages. Je vais donc illustrer cet article, de préférence, avec des photos de nous en haut des cols ou sur le vélo... Pour commencer, me voici au sommet de la première difficulté du jour, le Col de la Croix du Ban (602 m). Un petit col, mais des pentes fortes par endroits avec des pourcentages de l'ordre de 12%, notamment dans la traversée de Pollionnay. A froid, c'est un peu dur pour les cuisses!

Col de la Croix du Ban (602 m)
Après la descente, nous prenons la direction de Chevinay où se trouve une église dont le clocher semble couronné... Ce qui m'a donné envie de le photographier.

Église de Chevinay
Peu après, nouvelle ascension jusqu'au Col de la Luère (714 m), par une route en pente régulière et modérée. Au cours de la montée, nous avons aperçu le château de Saint-Bonnet-le-Froid…

Le château de Saint-Bonnet-le-Froid depuis la montée vers le Col de la Luère
Col de la Luère (714 m)
Une fois franchi le Col de la Luère, la route monte encore jusqu'à Saint-Bonnet-le-Froid, à près de 760 m d'altitude. A proximité du château de Saint-Bonnet se trouve un belvédère d'où l'on peut profiter d'un des plus beaux panoramas de la région. Nous ne nous y sommes pas arrêtés cette fois-ci mais nous avions eu l'occasion de l'apprécier lors d'une visite précédente.

Ensuite, il n'y a plus qu'à redescendre un petit peu pour franchir le Col de Malval (732 m).

Col de Malval (732 m)
La descente sur Courzieu nous a permis de souffler un peu. Un coup de tampon à la boulangerie... Et nous attaquons le plus gros morceau de la journée, déjà le quatrième col depuis le départ: le Col de la Croix de Part (811 m). La feuille de route nous indique qu'il s'agit d'une "petite route très pentue, la plus dure de la randonnée". Cette information, à elle seule, avait de quoi nous inquiéter. Mais c'est surtout le panneau "ROUTE BARRÉE", dès le début de la montée qui nous a refroidis! Allions-nous être obligés de remonter par le Col de Malval et faire un important détour avant d'atteindre le col? Finalement, nous avons décidé de tenter notre chance... et nous avons pu passer, mais à pied!!!

Travaux dans la montée du Col de la Croix de Part
C'est après cette zone que nous avons trouvé les pourcentages les plus élevés, autour de 17%, la fin du col étant plus tranquille. Au total, 6,5 km de montée pour une moyenne de 6,9%, avec 1 km à près de 12% de moyenne. Une bonne préparation avant la haute montagne!

Col de la Croix de Part (811 m)
C'est peu après Yzeron, joli village de moyenne montagne perché à 728 m d'altitude, que nous avons quitté le parcours pour nous diriger vers Saint-Martin-en-Haut, avant de retrouver très vite le tracé officiel vers Rontalon. Pointages à Yzeron et à Rontalon.

Une curiosité notable sur la fin de parcours : les vestiges de l'aqueduc romain du Gier, à Chaponost.

Aqueduc Romain du Gier, à Chaponost : les Arches du Plat de l'Air
Dernier pointage à Tassin-la-Demi-Lune, avant le retour vers Craponne, avec en dessert quelques petites montées bien raides qui ont fait dire à Marie-Ange, très fatiguée, que j'avais fait exprès de la faire passer par là! Mais je le promets, j'ignorais qu'il y avait autant de petits murs à escalader sur cette route entre Francheville et Craponne...

A l'arrivée, nous sentions bien dans les cuisses les 1500 m de dénivelé positif! Et à l'idée d'avoir à en refaire autant le lendemain, nous n'étions pas complètement sereins…


Second tronçon : Jeudi 18 juillet 2013

En ce jeudi matin, je consulte la météo sur Internet : orages annoncés en fin de matinée. Avec Marie-Ange, nous nous concertons... Moi, je suis prêt à y aller. Il faut dire qu'au mois de juin, j'ai renoncé à une rando dans le coin à cause des orages annoncés sur la météo… et il n'était pas tombé une goutte! De plus, nous quittons la région le lendemain, vendredi donc, et nous ne savons pas quand nous reviendrons dans le coin. J'ai donc envie de finir cette randonnée que nous avons commencée, et tant pis si nous nous mouillons! Marie-Ange étant du même avis, nous prenons la route pour rejoindre en voiture Saint-Martin-en-Haut, lieu qui n'est pas sur le parcours mais qui est le plus proche de Craponne et convient parfaitement pour aborder le deuxième tronçon.

Le temps était menaçant (montée vers Aveize)… mais il n'a pas mis ses menaces à exécution!
Nous démarrons sous quelques gouttes, mais ça ne durera pas. Il fait un peu frais, contrairement à la veille. Ça ne s'annonce pas très bien... Après quelques kilomètres à peine, Marie-Ange pense avoir un problème avec ses patins de freins. Ne voyant aucun endroit pour m'arrêter sur la droite de la route, je traverse la chaussée avec l'intention de m'arrêter sur le bas-côté gauche. Mais je n'ai pas vu une ornière, cachée par l'herbe. Celle-ci me déséquilibre du côté droit, alors que j'ai déchaussé du côté gauche! Bref, me voilà par terre avec de petites écorchures au genou et au coude. En ce qui concerne les patins de Marie-Ange, en revanche, pas de problème. Peu après, c'est son dérailleur qui tousse! Dans la montée vers Duerne, la chaîne saute sur le petit plateau alors que Marie-Ange souhaiterait rester sur l'intermédiaire. Décidément, cette journée ne s'annonce pas très bien...

Après Duerne, une longue descente nous conduits à Sainte-Foy-l'Argentière, où nous effectuons le premier pointage du jour. La montée vers Aveize n'est pas un col mais mériterait de l'être: 7,8 km de montée pour 347 m de D+.

Dans la montée vers Aveize
Nous redescendons ensuite pour passer à Saint-Symphorien-sur-Coise, puis la route remonte pour traverser successivement Larajasse et L'Aubépin et arriver enfin à Saint-Christo-en-Jarez, dans le département de la Loire, où nous effectuons notre deuxième pointage du jour et où nous prenons une collation.

Saint-Christo-en-Jarez, vu depuis le col de la Gachet
Durant cette longue montée de plus de 8 km, nous sommes passés de l'altitude 530 à 893, soit 363 m de D+. Toujours pas de col, mais nous allons bénéficier toute de même de tous ces efforts car, en quittant Saint-Christo, il suffit de se laisser descendre sur quelques kilomètres pour franchir le col de la Gachet (748 m). Pour ma part, ce sera le seul nouveau col que j'ajouterai à ma collection, car j'avais déjà eu l'occasion d'escalader les 4 cols rencontrés sur le parcours de la veille.

Col de la Gachet (748 m)
Dans la descente vers La Cula, je ressens du mou sous ma selle! Crevaison lente! La journée continue sous le signe des petits tracas... Heureusement, il ne pleut toujours pas. Il y a même de beaux rayons de soleil qui illuminent le paysage pendant que je répare ma crevaison... C'est toujours mieux que de réparer sous l'orage!

Nous effectuons notre dernier pointage (carton plein!) à Saint-Martin-la-Plaine, à ne pas confondre avec Saint-Martin-en-Haut, d'où nous sommes partis. La différence? 275 m de dénivelé et une vingtaine de kilomètres entre les deux communes…

Église de Saint-Martin-la-Plaine
Il nous reste maintenant une longue montée sans gros pourcentages, avec quelques passages où la route redescend un peu, pour rejoindre Saint-André-la-Côte, à 860 m d'altitude, soit plus de 500 m de D+ en 18 km. Au passage, nous retrouvons le département du Rhône, ce que nous indique une borne "à l'ancienne".

Entre Rhône et Loire
Dans la montée, nouveau coup de mou sous la selle! Nouvelle crevaison lente! Malgré une vérification minutieuse lors de la première crevaison, je n'avais rien trouvé dans le pneu. Je suis donc persuadé qu'il s'agit d'un petit bout de silex ou de verre caché dans l'épaisseur du pneu. Si je répare encore, je risque de ne pas trouver le coupable et de bousiller une autre chambre à air. Je décide donc de finir en regonflant le pneu chaque fois que nécessaire... ce qui va s'avérer plus fréquent que je ne l'imaginais. Cependant, j'ai bien fait de choisir cette option car, assis tranquillement à la maison, il me faudra un bon quart d'heure et une fine aiguille pour extirper le minuscule bout de "je ne sais pas trop quoi" (poussé par l'aiguille, il a sauté tout d'un coup et je ne l'ai pas retrouvé).

M'étant arrêté une énième fois pour regonfler mon pneu devant le panneau touristique qui signale... le Signal de Saint-André, j'en ai profité pour faire une dernière photo. Le Signal proprement dit culmine à 934 m d'altitude. Il s'agit d'un des points les plus élevés dans les Monts du Lyonnais. Il paraît que le sommet propose un panorama splendide... Compte tenu des conditions, le temps gris, la menace d'orage, la succession de contretemps, ce n'était pas le bon jour pour faire le détour... Une autre fois peut-être.

La fin, en descente jusqu'à Saint-Martin-en-Haut, ne m'a posé qu'un seul problème : j'ai été obligé de rouler "en position de danseuse" pour soulager la roue arrière afin d'éviter de regonfler trop souvent. Descendre en danseuse, une première!

Panneau touristique du Signal de Saint-André
Sur le retour en voiture, du côté de Thurins, nous avons vu d'énormes flaques d'eau qui nous ont intrigués. En arrivant à Craponne, ma mère nous apprend qu'il y a eu un gros orage! Ma réflexion à ce sujet, c'est que, si nous étions restés à Craponne, nous nous serions dit que nous avions bien fait de ne pas y aller. Alors que, n'ayant reçu que quelques gouttes au départ, nous nous sommes dit que nous avions bien fait de ne pas tenir compte de la météo...

En conclusion, pour qui fait cette randonnée en une seule fois, elle est à peine moins dure qu'une cyclo-montagnarde. Il ne lui manque guère qu'une quinzaine de kilomètres et environ 600 m de dénivelé. En effet, une cyclo-montagnarde doit faire au moins 180 km et 3600 m de D+. Autrement dit, c'est vraiment un parcours idéal pour les grimpeurs et un excellent entraînement avant d'aborder la haute montagne.

A bientôt pour la suite de nos aventures, précisément en haute montagne! (➜ voir Vallée de l'Ubaye 2013)

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Toutes les photos sur Flickr
➜ Page de notre site consacrée à nos séjours dans le Lyonnais (départements du Rhône et de la Loire.

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