samedi 8 septembre 2012

LEVALLOIS - HONFLEUR, par Marie-Ange

RANDONNÉE LONGUE DISTANCE : 216 km — 1050 m de D+

En première partie d'article, on trouvera le récit de Marie-Ange, suivi de celui de Claude. On trouvera ensuite une sélection de photos souvenirs.


Un dimanche matin à Honfleur, en septembre (photo de Claude)

Le récit de Marie-Ange : « J'IRAI REVOIR LA NORMANDIE »…

En septembre 2010, je m'étais rendue à Honfleur, mais au volant de la voiture accompagnatrice, afin d'assurer l'assistance technique des copains du club engagés sur la 25ème édition (voir l'article de Claude).

 En 2011, j'avais envisagé de réaliser ce deux cents bornes, à vélo cette fois-ci. J'avais même réservé mon hébergement à Honfleur. Mais, faute de mental au beau fixe, j'avais renoncé, contrariée, à ce projet dès la fin des grandes vacances. Les « grandes » distances me faisaient peur. Je gardais en mémoire mes mésaventures sur l'Audax 200 km de Villecresnes ; je venais d'en découdre avec le Tour du Lac Léman (randonnée permanente de 185 km), au cours duquel je m'étais mal alimentée, d'où des difficultés à le boucler. Bref, je n'ai aucune honte à avouer qu'un "200" me fichait carrément la trouille. Mes états d'âme oscillaient entre le manque de confiance en moi et la terrible envie de partir de Paris pour aller à la mer à vélo.

La confiance restaurée après l'enchaînement des parcours de la Rand'Oh 2012 (voir l'article de Claude) d'une part, ayant fait l'apprentissage de la gestion des coups de découragement sur le vélo d'autre part, et afin de ne plus rester sur une impression d' « inachevé », j'avais fait de Levallois-Honfleur l'objectif final de ma saison. Plus question d'abandonner l'idée... jusqu'à ce qu'une sciatique soit venue me pourrir la vie et le moral il y a plus d'un mois ! Heureusement, sur les conseils d'un copain, j'ai obtenu rapidement un rendez-vous chez un ostéopathe de rêve ! A partir de là, il n'était plus question de faire marche arrière.

Je ne tiens pas à vous conter le trajet point par point car la plupart des lecteurs connaissent la chanson par cœur ou ont interprété le refrain au moins une fois dans leur vie. En revanche, j'ai à cœur de faire un retour aux cyclos et cyclotes qui ont partagé ce qui, pour moi, était une grande première : aller au-delà d'un deux cents kilomètres.

Madame Frédérique Bénitah, présidente des Cyclos Saint-Mauriens, était bien loin de se douter, en proposant des places de retour dans son car, qu'elle allait innover et impulser un rassemblement inter-clubs.

Levallois-Honfleur 2012 : un melting pot réussi! (collection Frédérique)

D'entrée, la « mayonnaise » a bien pris, unissant, pour un jour, des licenciés du club de Saint-Maur, de Brévannes, de Sucy, d'Ormesson, de Belleville et même d'Ivry. Des cyclos, avec des affinités communes qui choisiront de ne plus se quitter sur toute la longue distance. Le charisme naturel de Frédérique fera le reste... Sur la totalité du parcours, nous pédalerons à allure régulière et notre capitaine de route fera preuve d'une grande vigilance, soucieuse et attentive à ne laisser personne au bord du chemin (cinq cyclos du groupe faisaient un "deux cents" pour la première fois, et pour moi, ce n'était que le second). Et c'est un groupe soudé qui entrera dans Honfleur en fin d'après-midi.

Au sein de cette petite troupe, huit féminines ont pédalé dans la même direction, dans la joie et la bonne humeur, avec pour slogan : « Toutes à Honfleur » ! Des cyclos, bien qu'expérimentés, se sont proposés pour nous accompagner et ont volontairement décidé de s'adapter à notre rythme, conscients qu'ils ne profiteraient pas du vent favorable pour tenter de battre des records personnels. Puisse cette façon solidaire de pédaler se renouveler plus souvent sur des défis communs !

Marie-Ange


Le résumé de Claude : LEVALLOIS-HONFLEUR 2012 "EN BREF"
  • 16 km — 1050 m de D+
  • 2716 participants
    • dont 144 féminines
    • et 19 jeunes
  • 14 Brévannais: 1 coupe (classement des clubs les plus nombreux: 19e ex-aequo)
    • Un merci "spécial" à James Savin, inscrit sur place le matin même, sans qui nous n'aurions pas gagné cette coupe (le classement s'arrête aux clubs ayant 14 engagés!)

Guy L., sur le podium pour récupérer notre coupe

Gagner une coupe à Honfleur, ça fait plaisir. Maryan, le président du club, prévenu par sms, a partagé ce bon moment "en temps réel"!

Une coupe pour le club!
  • Clubs les plus nombreux, 1ers ex-aequo avec 117 engagés! (oui, cent dix-sept!) :
    • ASASPP Sapeurs Pompiers
    • Les Z'Éparpillés
  • Club ayant le plus de féminines : le Rueil Athlétic Club, avec 6 engagées.

Chez les féminines, nos amies et compagnes de route des Cyclotouristes Saint-Mauriens montent sur la deuxième marche du podium avec 5 unités! En réalité, avec l'appoint de Laurence, du club de Belleville, ainsi que d'Isabelle D. et Marie-Ange B., nos deux féminines "maison", ce sont 8 féminines qui ont roulé ensemble et se sont soutenues mutuellement toute la journée : sans aucun doute le groupe qui contenait le plus de féminines sur cette édition!

Claude

Les copines du CSM récompensées (collection Frédérique)

AUTRES IMAGES DE CETTE AVENTURE…
(photos de Claude, sauf mention contraire)

RER, il est cinq heures, Paris s'éveille... Gabrielle, Anne et Frédérique aussi…
Descente du RER

Levallois, prêt(e)s à en découdre! (collection Frédérique)

Premier ravitaillement, à Thoiry (collection Frédérique)
Le groupe (merci à François D., des Cyclos Saint-Mauriens, pour la photo)
Micheline et les moutons, à l'occasion d'un... "arrêt au stand" (pas pour elle, mais pour moi!!!)

Dernier ravito, à Appeville dit Annebault: déjà 179 km parcourus et toujours le sourire

James aime faire le clown ! Et il a du talent pour ça !… (avec Guy, Yves et Claude)
Promenade à Honfleur : Le Jardin Retrouvé

Honfleur : promenade sur la plage

Honfleur : Isabelle et Guy offrent un pot à tout le monde (collection Frédérique)

Honfleur : dernière photo avant de prendre la route du retour (collection Frédérique)

dimanche 2 septembre 2012

31e PARIS - CAMBRAI CYCLOTOURISTE

RANDONNÉE LONGUE DISTANCE : 215 km - 1105 m de D+

Comme l'a indiqué JPB dans sa chronique au sujet de la Saintryenne, nous étions deux Brévannais sur Paris-Cambrai : Pascal Leclercq et moi, en compagnie d'un troisième larron, Yves Brepson, ancien Brévannais, associé à l'aventure pour le co-voiturage.

Paris, dimanche matin, 6h30

Cette année, pas de pluie au départ, contrairement à l'année dernière, ce qui a permis de mieux profiter de la traversée de Paris au lever du jour... Départ, donc, sous la Tour Eiffel. En tête, les cyclos du club organisateur, le Vélo Santé Cambrai, dont certains membres portaient au départ un nœud papillon sur leur maillot. Explication du président en personne: pour célébrer la 31e édition, ils se sont mis sur leur 31!…

Paris, 7h: le départ. En tête, le club du Vélo Santé Cambrai

Les trente premiers kilomètres ont été parcourus à allure Audax, derrière le véhicule de l'organisation et sous la protection de quelques motards. Itinéraire "grand luxe" dans Paris avec, entre autres, les Invalides, le Pont Alexandre III, les Grand et Petit Palais, le bas des Champs-Élysées, la place de la Concorde, la Madeleine, l'Opéra Garnier... Puis banlieue un peu moins sélecte du 9-3, entre Pantin et Drancy, en passant par Bobigny...

Lorsque la voiture ouvreuse s'écarte, après 30 km déjà parcourus, les pelotons se forment et l'allure augmente. Presque une heure et demie d'échauffement: les jambes tournent bien. Du côté des pistes de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, ça roule déjà à 30 à l'heure...

​Cette année, le ravitaillement n'est pas à Ermenonville, mais à Dammartin-en-Goële. Yves repart très vite. A partir de là et jusqu'à l'arrivée, il sera tantôt devant, tantôt derrière, mais toujours à son rythme. Abrégeant les arrêts, il finira avec une moyenne inférieure à la nôtre mais finalement avec fort peu de retard sur nous. Le chassé-croisé avec lui m'a naturellement fait penser à une faible qui s'intitulerait "Les deux lièvres et la tortue"! Mais une tortue pas si lente que ça!

Avec Pascal, nous prenons un peu plus de temps. J'enlève mon coupe-vent. Il fait encore un peu frais, mais à la vitesse à laquelle nous roulons, l'organisme se réchauffe vite de l'intérieur! Nous nous retrouvons rapidement à quatre, en compagnie d'un couple qui roule "sérieux", monsieur devant et madame bien à l'abri dans la roue... L'allure étant franchement soutenue, nous nous contentons de nous maintenir dans leur sillage, sans prendre de relais. Bientôt, nous rattrapons le seul cyclo du SMUS présent sur l'épreuve, avec qui nous avions bavardé quelque minutes avant le départ. Il se joint au petit groupe. J'apprendrai à l'arrivée que ce cyclo "au long cours" est parti le matin de Santeny pour rejoindre la Tour Eiffel en vélo. Et qu'il repartira sur sa machine après l'arrivée à Cambrai de façon à aller prendre le train à Saint-Quentin, à 40 km de là... Ceci afin d'avoir un train direct! Il ne lui restera plus qu'à rentrer à Santeny... toujours à vélo! Au total, autour de 320 km dans la journée... J'en suis épuisé rien que d'y penser...

Dans la côte de Montepilloy, le couple réduit l'allure et nous les distançons. Nous nous retrouvons à trois. Dans la descente qui suit, nous rattrapons et doublons Yves. Nous poursuivons notre "échappée" en trio. Nous nous relayons bien et l'allure ne faiblit pas: toujours au-dessus de 30 à l'heure…

Longueil-Sainte-Marie: excusez la photo un peu de travers car prise en roulant!

Un peu avant Longueil Sainte-Marie, nous sommes rejoints par le peloton. Une bonne trentaine

d'unités. Sur le plat, ce groupe roule fort! Sensiblement au-dessus de notre rythme, puisque ça dépasse tout le temps les "35" à l'heure, avec des pointes à 40, voire 45 dans les faux-plats descendants. Sans nous concerter, nous estimons, Pascal et moi, que ça veut le coup de "prendre ce train"... Mais il y a là des cyclos qui sont dangereux: débordements fréquents sur la moitié gauche de la chaussée, alors que la route n'est pas privatisée, trajectoires incertaines, avec des "un coup à gauche, un coup à droite". À deux reprises, j'ai bien cru qu'un des cyclos du club organisateur, particulièrement imprudent, allait se payer un collision frontale avec une bagnole! Le même qui, distancé chaque fois que la route montait un peu, repassait devant dès que possible en faisant des queues de poisson... Bref, à un moment Pascal me dit: « C'est dangereux, je vais rester derrière...» Le problème, c'est que derrière, on est soumis aux effets d'accordéon... De plus, comme nous montons mieux que la plupart des cyclos du groupe, nous sommes obligés d'en doubler des paquets à la moindre pente... Heureusement, le problème sera vite résolu! En effet, la plus longue côte du parcours, L'Écouvillon (ne pas oublier de lire le "v"), se présente. Les trois kilomètres de montée font le ménage! Parti avec un peu de retard sur la tête du groupe, je double presque tout le monde. Un jeune homme qui s'est calé dans ma roue me dit en arrivant en haut «Ça décrasse!», ce qui me fait sourire. Pascal qui était revenu à ma hauteur à mi-pente, n'a pas suivi. Quand il me rejoindra au ravito de Thiescourt, il me donnera l'explication: il a été obligé de tout monter sur la plaque car il n'arrivait pas à passer le "39"... qui finalement passera tout seul en arrivant en haut!

Thiescourt, un nom tout à fait approprié pour un ravito qui ne dure pas longtemps! En effet, pas de plateau repas, mais un sandwich, avec gâteau, barre de céréales et boissons. Personnellement, comme je l'avais déjà dit dans mon article l'année dernière, je préfère ça à un plateau repas, et à plus forte raison à un repas au restau. On repart plus vite, on se refroidit moins, les cuisses sont moins raides au redémarrage...

Avant de repartir, nous regardons nos compteurs: jusque là, nous avons fait 27,4 km/h de moyenne, ce qui est très satisfaisant puisque cela inclut les 30 premiers kilomètres à allure imposée. Il reste une centaine de kilomètres à faire, que nous effectuerons jusqu'au bout à deux, avec Pascal.

Jusqu'au ravitaillement de Péronne, malgré une succession de toboggans, la moyenne se maintient. Nous nous relayons régulièrement avec Pascal, sans faiblir. Ça me rappelle que l'année dernière, sur ces mêmes routes, c'est avec Yves que nous avions enchaîné les relais…

Ravitaillement de Péronne

Au ravitaillement de Péronne, je suis un peu surpris. On a l'impression qu'ils ont été dévalisés alors que, selon moi, il y a encore beaucoup de monde derrière. Il n'y a plus que de l'eau à boire, pas grand chose à manger et plus de verres! Finalement, des bénévoles arrivent avec des bouteilles de coca. Mais on est obligé de vider des petites bouteilles d'eau pour y mettre ensuite un peu de coca... le système D! Un petit bémol dans une organisation par ailleurs plus que satisfaisante. Pascal profite de cet arrêt pour passer un coup de fil à son frère Christian et lui donner rendez-vous à l'arrivée à Cambrai...

Ravitaillement de Péronne: Pascal téléphone à son frère Christian

A partir de Péronne, le parcours est différent de l'année dernière. Il reste une quarantaine de kilomètres, qui ne devraient pas poser de problème même s'il y a maintenant un peu de vent et qu'il est souvent défavorable. Nous repartons et retrouvons vite un bon rythme. Cependant, tout à coup, alors que je viens de prendre un long relais, je m'étonne que Pascal ne soit pas encore passé... Je me retourne et ne l'aperçois pas! Je ralentis, il se rapproche un peu, mais si peu que je me dis qu'il doit avoir un souci. Je m'arrête donc et dès qu'il me rejoint, j'ai l'explication: il a avalé une bestiole, qui s'est logée sans doute dans la trachée. Ça l'irrite, ça le fait tousser... Il a beau boire et manger, rien n'y fait. Ce qui prouve que ce n'est pas au niveau de l'œsophage que ça se passe... Il finira le parcours en toussant et en crachant, ce qui fatigue énormément! Du coup, je resterai devant jusqu'à l'arrivée... Pas seulement pour le protéger du vent, mais pour me protéger personnellement de ses fréquentes expectorations (Pascal, je rigole!...). Cette petite mésaventure aura fait légèrement baisser notre moyenne, qui à l'arrivée ne sera "que" de 27,2 km/h. Pas mal quand même.

Noir et blanc? Ou blanc et noir?

A Cambrai, nous sommes accueillis par Marie-Ange, venue nous récupérer. Nous la remercions très chaleureusement tous les trois car elle s'est levée très tôt pour nous accompagner à la Tour Eiffel, puis elle s'est rendue à Moisenay pour faire le rallye en compagnie de Maryan, Sébastien et Gilles M.: 64 km à 24 de moyenne. Elle a ensuite repris la route pour Cambrai et c'est encore elle qui a conduit au retour!... C'est aussi de l'endurance!

A l'arrivée à Cambrai, Pascal a également retrouvé son frère Christian, venu en voisin en compagnie de sa petite famille. Ils nous ont accueillis en héros, ce qui fait toujours plaisir (même si pour ma part, je sais rester modeste en regard des véritables exploits réalisés par Pascal!!!). Christian m'a confirmé — un commentaire déposé sur l'article des Cinglés me l'avait laissé supposer — qu'il avait plaisir à retrouver et à lire sur notre blog ainsi que sur notre site les diverses aventures de son frère.

Nous avons partagé un moment de détente sur la place Aristide Briand, ce qui nous a permis de voir Robert Marchand sur le podium, une nouvelle fois à l'honneur après sa participation au 100 km (départ de Thiescourt). Nous avons aussi eu droit à un moment rare de cabaret en plein air et en milieu d'après-midi, avec danseuses et plumes dans le... dos. Puis, nous nous sommes retirés un peu à l'écart pour nous changer et enfin prendre la route du retour. Un retour un peu perturbé aux abords de Paris par les embouteillages habituels du dimanche soir.

Rentrer à la maison sur le coup de 20h quand on est parti le matin avant 6h, ça fait une longue journée! Mais franchement, ça vaut le coup. Et Paris-Cambrai est une belle épreuve, qui ne manque pas de séduire ceux qui la découvrent. La preuve, on y revient!

Et en plus, vous avez droit aux bêtises à l'arrivée! Que demander de plus!...

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Mon article sur le 30e Paris-Cambrai, en 2011.

Pascal accueilli par Christian et sa famille

samedi 25 août 2012

TRÈFLES DE L'ÎLE-DE-FRANCE : LE TRÈFLE BELLIFONTAIN

AUTOUR DE FONTAINEBLEAU (77)

  • 4 circuits — 363 km
  • Du 22 au 25 août 2012

➜ Sur notre site, présentation et liens au sujet des Trèfles de l'Île-de-France.

J'ai eu envie de tester les 4 circuits en 4 jours, avec retour à la maison entre chaque. C'est faisable, sans problème. Mes villes de départ — Voisenon, Mormant, Recloses et Saint-Vrain — ont été choisies de façon à réduire au minimum le trajet en voiture.

Marie-Ange et moi avons fait ensemble trois des quatre circuits. Nous avons fait le quatrième circuit chacun de notre côté.

Le château de Fontainebleau, départ officiel des 4 "feuilles" du Trèfle bellifontain

Mercredi 22 août 2012

CIRCUIT n° 2, 77 km
  • Contrôles : à Fontainebleau, Soisy-sur-École et Blandy-les-Tours. 
  • Départ réel : Voisenon. 

La particularité de ce parcours est qu'on y voit beaucoup de châteaux particulièrement réputés: Vaux-le-Vicomte, Blandy-les-Tours, Fontainebleau, mais aussi quelques châteaux plus modestes qui ne manquent pas de charme, comme Fleury-en-Bière ou Nainville-les-Roches.

Vaux-le-Vicomte, à mon avis un des châteaux d'Île-de-France les plus intéressants à visiter

Si on ajoute à cela un petit tour du côté de l'École (la rivière!!!), deux passages sur la Seine, la traversée de la forêt de Fontainebleau avec notamment les Gorges d'Apremont et Barbizon, il est clair que ce circuit bénéficie d'une forte concentration de centres d'intérêt.

Blandy-les-Tours, le broyeur de pommes, juste en face du château médiéval

Cependant, en cette fin août 2012, nous aurions pu nommer ce circuit "Châteaux et... travaux". En effet, au cours de cette balade, nous avons rencontré pas moins de quatre secteurs en travaux qui nous ont contraints à des détours plus ou moins longs... Pas de quoi gâcher le plaisir pour autant, en cette belle journée aux températures plus douces que les jours précédents.

Travaux à Voisenon! Dans l'ambiance dès le départ... et au retour!

Jeudi 23 août 2012

CIRCUIT n° 3, 102 km
  • Contrôles : à Fontainebleau, Mormant et Donnemarie-Dontilly. 
  • Départ réel : Mormant. 
Parcours effectué seul. La partie que j'ai préférée se situe le long de la Seine, mais n'est pas indiquée sur la feuille de route!... En arrivant à Héricy, après Barbeau, ne pas hésiter à tourner à droite pour rejoindre le bord de Seine (des panneaux l'indiquent). Une petite route très agréable suit le fleuve jusqu'au pont de Valvins.

La Seine, du côté d'Héricy (à moins que ce ne soit Vulaines-sur-Seine?...) 

Parmi les curiosités qui m'ont marqué: l'église de Rampillon, avec sa tour de château fort et son superbe portail…

Rampillon, église du XIIIe siècle

… et le château de Barbeau.

Domaine de Barbeau, dans la forêt du même nom, entre Féricy et Héricy

En plus du tourisme, j'ai roulé un peu plus "sport" puisque j'ai bouclé les 100 bornes à plus de 25 de moyenne... Et même 26,3 km/h pour les 70 premiers kilomètres, avant de lever le pied pour mieux savourer la promenade le long de la Seine...


Vendredi 24 août 2012

CIRCUIT n° 4, 95 km
  • Contrôles : à Fontainebleau, Lorrez-le-Bocage et Château-Landon. 
  • Départ réel : Recloses (proche de la sortie d'autoroute d'Ury).
Un temps un peu plus gris pour ce circuit. Une longue promenade en forêt de Fontainebleau. Des passages près du Loing, puis du Lunain…

Lavoir sur le Lunain, à Paley

Ce circuit a eu le mérite de nous conduire sur des routes d'Île-de-France que nous n'avions jamais pratiquées. Entre Nonville et Paley, je conseille de suivre la petite route qui suit la rive gauche du Lunain plutôt que la D58, proposée sur la feuille de route. Beaucoup plus tranquille, elle me semble aussi plus pittoresque. A noter qu'à Lorrez-le-Bocage, un léger détour est nécessaire pour voir le château, et qu'à Château-Landon, ce n'est pas un château qui justifie la halte "tampon", mais une belle église du XIe siècle…

Souppes-sur-Loing, un cadre bien agréable pour une pause sandwiches

Sur la fin de notre parcours, nous sommes passé à Larchant, où j'allais camper dans ma jeunesse. Je me souviens de ma découverte de la Basilique Saint Mathurin, au début des années 70. Sauf erreur de ma part, rien n'a changé depuis cette première visite, il y a pile poil 40 ans!

Larchant : Basilique Saint Mathurin, le porche de la tour écroulée

Samedi 25 août 2012

CIRCUIT n° 1, 89 km
  • Contrôles : à Fontainebleau, Milly-la-Forêt et Saint-Vrain. 
  • Départ réel : Saint-Vrain. 
L'imperméable, prudemment logé dans le sac à dos, n'aura finalement pas été utile! La météo prévoyait un peu de pluie; il n'y en eut guère... Nous ne nous en plaindrons pas.

Particularité de ce circuit : tracé pour l'essentiel dans le département de l'Essonne, il s'avérera plus vallonné que les trois autres. Quelques belles grimpettes sont en effet au programme. La première pour nous à la sortie de La Ferté-Alais, puis entre Milly-la-Forêt et Boutigny-sur-Essonne ou encore entre Boissy-le-Cutté et Orgemont.

Malgré le ciel moins lumineux, j'ai eu le plaisir de prendre quelques photos : encore des lavoirs, encore des rivières, encore des châteaux!…

La Ferté-Alais, un lavoir au bord de l'Essonne

Ah! Il y avait aussi la halle de Milly pour varier les plaisirs!!!

La célèbre halle de Milly-la-Forêt

Ce qui est sûr, c'est que de se balader en vélo au milieu d'un tel décor, même un peu "grisouillant", c'est toujours du plaisir…

L'Essonne, vue d'un pont entre Boutigny (sur Essonne) et Vayres (sur... Essonne!)

Au hasard des routes de ce circuit, de nombreux endroits m'ont rappelé des randos VTT auxquelles j'ai participé: du côté de Cerny, Videlles, Milly-la-Forêt, Boutigny-sur-Essonne, D'Huison-Longueville, etc. Toujours du vallonné! D'excellents souvenirs!…

Sur la fin du parcours, nous avons fait un petit détour de 2 ou 3 km, à partir de Bouray-sur-Juine, pour voir le château de Mesnil Voisin, que nous avons vu en cours de rénovation.

Le château du Mesnil Voisin (commune de Bouray-sur-Juine)
A bientôt pour un autre trèfle de l'Île-de-France…

Claude
Photos : Claude et Marie-Ange


samedi 11 août 2012

RANDONNÉE DE LA VALLÉE DE LA MARNE 300 KM : CRÉTEIL - ÉPERNAY - CRÉTEIL

RVM CIRCUIT N° 2 — 300 km — 1926 m de D+
VENDREDI 10 ET SAMEDI 11 AOÛT 2012


➜ Présentation des RVM (Randonnées de la Vallée de la Marne) sur notre site.


Préparatifs

L'année dernière, fin août 2011, j'avais testé le circuit n° 1 des Randonnées de la Vallée de la Marne, celui de "Château-Thierry" (200 km). C'était pour moi une "première" car je n'avais encore jamais fait un "200" en solitaire sur une journée. De nombreux incidents de parcours avaient rendu cette aventure assez éprouvante et je m'étais dit à l'époque que je ne referais pas d'autre RVM. Et puis cette année, dès la fin de l'hiver, j'ai changé d'avis. J'avais envie de tester le "300" sur deux jours, avec nuitée à Épernay. Je pensais m'engager dans cette nouvelle aventure au printemps, éventuellement avec des partenaires, mais mon programme chargé ne m'a pas permis de trouver un créneau favorable avant l'été. Finalement, je me suis lancé dans un nouveau défi solitaire...

C'est mercredi soir, moins de deux jours avant le départ, que j'ai choisi la date. Ayant consulté la météo, j'ai vu que deux jours consécutifs de grand beau temps sur toute la France étaient annoncés, alors qu'une dégradation était à craindre pour les jours suivants. Le beau temps m'a permis de limiter la charge. En effet, n'ayant pas de sacoches, j'ai transporté tout ce qui m'était utile pour ces deux jours dans un petit sac à dos. Précision pour les curieux: il s'agit d'un "camelbak" grand volume, dans lequel j'avais mis, en plus de mes affaires, une poche à eau protégée par une enveloppe isotherme, la garantie de boire frais pendant relativement longtemps. Poids total du sac, avec eau : 4 kilos.


L'aller : de Créteil à Épernay

Vendredi 10 août 2012

Réveil à 6h. Le temps de déguster un bon petit déjeuner, avec notamment du Gatosport au chocolat, d'achever tous les préparatifs et de prendre la photo symbolique, j'ai démarré vers 7h25. A noter que j'ai revêtu pour cette randonnée mon nouveau maillot du Ventoux. Par ailleurs, j'ai laissé sous la selle ma plaque des "Cinglés" (voir mon article à ce sujet)... Un peu de superstition, sans doute, puisque je me suis dit en m'habillant le matin que cette référence au Ventoux me porterait chance…

Vendredi, 7h25, au départ de Créteil: Mo-ti-vé!

Première vue sur la Marne, au Pont de Créteil...

Pour sortir de la partie urbaine du circuit, grosso modo de Créteil jusqu'à Croissy-Beaubourg, j'ai utilisé une feuille de route personnelle. En effet, ne connaissant pas bien ce secteur de la banlieue parisienne, les indications de la feuille de route officielle m'ont semblé trop succinctes. J'avais donc préparé un itinéraire beaucoup plus détaillé sur lequel j'avais inscrit le nom de chaque rue empruntée. Cela m'a été très utile pour traverser sans encombres Saint-Maur, Champigny et Villiers. A Croissy-Beaubourg cependant, première difficulté d'orientation... La feuille de route officielle indique seulement qu'il faut rejoindre Chanteloup-en-Brie par la D5. Je me demande si la configuration des lieux n'a pas été sensiblement modifiée depuis l'élaboration du parcours... En tout cas, j'ai dû faire demi-tour pour ne pas m'engager sur une voie rapide (une bretelle de la Francilienne?)... Ne voyant pas comment me retrouver sur la D5 sans passer par cette voie rapide, j'ai préféré contourner la difficulté en passant par Torcy, Collégien, Bussy-Saint-Martin, Guermantes et Conches-sur-Gondoire... J'ai reconnu là un tronçon de la randonnée d'Emerainville. Je suggère aux organisateurs des RVM de vérifier cette partie du parcours et, au besoin, d'y apporter quelques modifications...

Par la suite, bref arrêt photo à Trilbardou (vue de la Marne)…

La Marne à Trilbardou

… puis à Varreddes (canal de l'Ourcq, avec une petite pensée pour mon ami Joao qui avait fait un voyage à vélo le long de ce canal il y a quelques années).

Canal de l'Ourcq à Varreddes

Quand j'arrive à Crouy-sur-Ourcq, point de contrôle, il est 11h30. J'entre dans une boulangerie pour m'acheter une boisson fraîche et faire tamponner ma carte de route... Initialement, j'avais pensé déjeuner à Château-Thierry. Mais mon estomac, par l'odeur alléché, me conseille de ne pas attendre jusque là! Je m'offre donc également une petite pizza "calzone" que je déguste sur la place du marché, face à la fontaine…

Premier contrôle, à Crouy-sur-Ourcq,
photographié devant la fontaine par une aimable Crouycienne...

Après ce repas léger, je m'engage ensuite sur une petite route tranquille, où se succèdent des sites intéressants : étang de Vasset, Maison de la Sainte Trinité de Cerfroid…

Cerfroid

A Belleau, où j'étais déjà passé sans m'arrêter l'année dernière lors du "200" des RVM, je prends le temps de visiter le cimetière américain d'Aisne-Marne et son mémorial de la première guerre mondiale. Cet ensemble commémoratif est situé au pied de la colline sur laquelle se dresse le Bois Belleau, où nombre de ceux qui sont inhumés ici ont perdu la vie, pour la plupart en 1918. Il y a là 2289 victimes identifiées et 1060 soldats, non retrouvés ou non identifiés, dont les noms apparaissent sur les murs de la chapelle.

Le cimetière américain d'Aisne-Marne, à Belleau

Il est environ 13h30 quand j'arrive à Château-Thierry, au kilomètre 107 selon la feuille de route.

La Marne à Château-Thierry

J'ai bien fait de manger à Crouy-sur-Ourcq, ce qui m'a permis de prendre mon temps sur le chemin pour des photos et des visites... Mais comme il me reste entre 50 et 60 km à parcourir pour atteindre Épernay, je m'offre un ravitaillement gourmand avec boissons fraîches et gâteau... Puis je fais un petit tour du centre ville et prends quelques nouvelles photos. A propos de la photo ci-dessous, une anecdote sympathique : un chauffeur de taxi qui arrivait sur ma gauche, s'est arrêté pour me laisser prendre la photo! Ça m'a tellement surpris (agréablement!) que j'en ai oublié de vérifier mon cadrage pour aller plus vite et il manque le... lièvre!

Décoration d'un rond-point à Château-Thierry, patrie de Jean de La Fontaine:
le lièvre et la tortue...

Le parcours emprunte ensuite la Route Touristique du Champagne et pénètre bientôt dans le Parc Naturel de la Montagne de Reims. En passant près de Châtillon-sur-Marne, j'aperçois de loin la gigantesque statue d'Urbain II, au pied de laquelle se situait un ravitaillement lors de mes deux participations au Brevet Cyclotouriste de la Montagne de Reims.

Châtillon-sur-Marne : la statue d'Urbain II

Ensuite, je reconnais des routes déjà empruntées sur cette épreuve en 2011 (le circuit 2012 passait sur l'autre rive de la Marne) : Binson-et-Orquigny, Reuil et sa côte, Venteuil avec sa vue magnifique sur la vallée de la Marne et le château de Boursault. Je laisse sur ma gauche la route de Hauvillers, souvenir d'une belle grimpette sur le BCMR. Je ne suis pas fâché d'éviter aujourd'hui cet effort supplémentaire car mes cuisses ne sont pas programmées en mode "ascension". La traversée de la Marne à Cumières est l'occasion de photographier une nouvelle fois cette rivière avant l'arrivée prochaine à Épernay.

La Marne à Cumières, dernière localité traversée avant Épernay

A l'entrée d'Épernay, capitale du Champagne, j'arbore un large sourire en découvrant la décoration d'un rond-point: une jolie grappe de raisin dont les fruits sont des roues de vélo. J'y vois la représentation symbolique de cette randonnée au pays des vignes…

Un rond-point, à l'entrée d'Épernay

Faisant le tour du rond-point, j'ai également photographié un superbe grand bi jaune, implanté là en 2012! Une pancarte indique: « Épernay fête les sports : le Tour de France ». Il faudra peut-être leur dire que le Tour de France n'a jamais été disputé sur des grands bis...

Au même rond-point

Dans le centre ville d'Épernay, je suis les panneaux indiquant l'Office de Tourisme, où je fais tamponner ma carte de route ainsi que le carton bleu du CoDep 94. L'hôtesse m'offre également un plan de ville qui me sera très utile, en premier lieu pour trouver l'hôtel, en second lieu pour sortir de la ville et trouver la bonne direction pour le départ du lendemain...

A l'hôtel, deux surprises un peu désagréables m'attendent. La première : j'ai choisi cet hôtel parce qu'il fait restaurant, afin de ne pas être obligé de ressortir le soir... et le restaurant est fermé! La seconde : j'ai téléphoné la veille pour connaître l'horaire du petit déjeuner. On m'a répondu "7h", ce qui me convenait, mais une fois sur place, on me dit que c'est "8h" le week-end!... Ne voulant pas démarrer si tard avec environ 150 km à faire et un temps qui risque d'être chaud à la mi-journée, j'annule le petit déjeuner et je vais faire un tour en ville pour faire quelques achats en vue d'un petit déjeuner improvisé... Je trouve également un petit restau qui propose des viandes avec, parmi les accompagnements au choix, des pâtes... Chouette! Je commande, en précisant au garçon que je suis content de pouvoir manger des pâtes, compte tenu du fait que j'ai fait du vélo toute la journée et que je recommence demain... Et quelques minutes plus tard, la serveuse m'apporte mes aiguillettes de canard aux airelles, garnies d'une montagne de... frites!!! « Le sort s'acharne! », me dis-je en souriant. Mais l'erreur est très vite réparée...

Il ne me reste plus qu'à rentrer à l'hôtel en empruntant pour la troisième fois de la journée l'avenue de Champagne, qui offre une impressionnante succession d'hôtels particuliers au nom de prestigieuses marques de champagne. Dans la cour de la maison Moët & Chandon, je photographie la statue du célèbre Dom Pérignon, "père" du champagne…

A Épernay, la statue de Dom Pérignon

Avant de me coucher, j'allume la télé... Je ne vais pas m'éterniser car le sommeil me gagne... J'ai juste le temps de voir que l'équipe de France de handball est bien partie dans le match qui l'oppose à la Croatie, pour une place en finale. Quant à Renaud Lavillenie, il a bien entamé le concours du saut à la perche... Mais le moment est venu de l'extinction des feux : je ne saurai les résultats que demain...

Kilométrage officiel de cette première étape : 160 km, mais un peu plus à mon compteur : 167 km. Vitesse moyenne : 21 km/h. Cuisses : lourdes… Je n'ai pas le poids exact, mais j'espère que la nuit va les alléger sensiblement! Sinon, le retour risque d'être dur-dur…


Le retour : D'Épernay à Créteil

Samedi 11 août 2012

J'ai mis le réveil à sonner à 6h... Mais à 5h38, je sens que je suis bien réveillé... Je décide de me lever. J'allume la télé (BFMTV) car je suis impatient de connaître les résultats des Français aux JO : les handballeurs sont qualifiés pour la finale et Renaud Lavillenie est en or, avec un beau coup de poker réussi sur son dernier saut! La journée commence bien pour mon moral!

Mon petit déjeuner improvisé me donne toute satisfaction : deux pains au chocolat et aux amandes avec du jus d'orange en canette... Je me sens suffisamment calé... Je quitte l'hôtel à 7h moins le quart. Heureusement que j'ai pris la décision de zapper le petit déjeuner servi à 8h. Sur ce coup, je gagne au moins une heure et demie pour rouler à la fraîche... C'est le cas de le dire d'ailleurs, car j'ai mis le coupe-vent pour démarrer et, si je ne m'en suis pas servi la veille, je me réjouis à cet instant de l'avoir emporté.

Premier rond-point et premier arrêt, à 100 m de l'hôtel... et première photo de la journée, pour saisir la lumière naissance sur ce bâtiment original…

Le jour se lève sur Épernay et la maison de champagne de Castellane, imposant bâtiment inscrit à l'inventaire des monuments historiques

Second arrêt 1 km plus loin, en centre ville, pour acheter de l'eau fraîche à la boulangerie, dont l'ouverture matinale me rend un fier service... Bidon et poche à eau sont prêts. Il est 7h : c'est l'heure du véritable départ... Le plan de ville offert par l'Office de Tourisme me permet de trouver facilement la route de Pierry.

Je roule tranquille sur les premiers kilomètres. Les cuisses sont moins lourdes qu'hier soir, mais elles me font bien sentir leur présence, signe qu'elles désapprouvent cette nouvelle séance de pédalage prolongé. Si j'en crois la feuille de route, ce sont 140 km qui m'attendent. Me doutant que ce sera un peu plus, je décide de couper mentalement la poire en deux... Je vais d'abord aller à Jouarre, où se situe le contrôle suivant: 83 km, ça fait déjà moins peur! Pour le final, on verra après!

Plusieurs arrêts photographiques, à Orbais-l'Abbaye (église abbatiale), à Condé-en-Brie (halle + château + mini ravito avec barre de céréales), à Chezy-sur-Marne (pont sur la Dhuys), à Nogent-l'Artaud (ruines de l'abbaye royale Sainte Claire)... Ça roule!

La halle de Condé-en-Brie

Condé-en-Brie, le château des princes de Condé (XVIe siècle)

Pont sur la Dhuys à Chézy-sur-Marne
Les ruines de l'Abbaye Royale Sainte Claire à Nogent-l'Artaud

C'est à croire que ça roule trop bien! Car à Pavant, je file… tout droit dans la mauvaise direction! Je traverse tout le village pour m'apercevoir, en consultant ma carte, que c'était "avant Pavant" (plus exactement à l'entrée du patelin) que j'aurais dû tourner à gauche. L'erreur ne m'est pas totalement imputable! En effet, j'ai bien vu la route, j'ai bien lu le panneau qui indiquait "Bassevelle", mais sur la feuille de route, la localité suivante est "La Noue-Brayer", et elle n'était pas indiquée sur les panneaux indicateurs... C'est pourquoi j'ai continué tout droit. En fait, La Noue-Brayer fait partie de la commune de Bassevelle. L'itinéraire suivi ne passant pas dans le village principal, la feuille de route n'en fait pas mention bien que ce soit la seule indication à la bifurcation... Dans de telles circonstances, peut-être faudrait-il ajouter sur la feuille de route la "direction"...

Peu après, j'arrive à La Belle-Idée. Là, je m'autorise une variante personnelle afin d'éviter la D407 qui me semble un peu trop fréquentée. Au lieu de passer par Bussières, je prends un petit "rallongi" par Boitron puis Orly-sur-Morin, où une petite boulangerie rustique me décide à faire un nouveau mini ravitaillement, avec en particulier des boissons fraîches. Je retrouve le parcours à Saint-Ouen-sur-Morin, pour le perdre à nouveau quelques kilomètres plus loin, à Saint-Cyr-sur-Morin. Même problème que précédemment : les panneaux indicateurs mentionnent des localités dont il faut prendre la direction dans un premier temps, avant de bifurquer ensuite... Bon, j'en serai quitte pour un détour de quelques kilomètres...

Quand j'arrive à Jouarre, il n'est pas loin de midi. Je vais d'abord faire tamponner ma carte de route à l'Office de Tourisme, qui siège dans l'ancienne Charreterie de l'Abbaye Notre-Dame de Jouarre. Cet édifice, construit entre 1440 et 1470, a reçu en 1996 le prix du plus bel Office de Tourisme d'Île-de-France. Une charmante hôtesse, apparemment passionnée par son village, me conseille de revenir visiter la crypte mérovingienne, datant du VIIe siècle, la plus ancienne construction de cette sorte en Europe. Elle me donne des cartes, des brochures et surtout, par son enthousiasme, l'envie de revenir avec plus de temps pour la découverte de ce site classé BCN/BPF (brevets touristiques FFCT).

Tour de l'abbaye de Jouarre, face à l'Office de Tourisme: le soleil n'est pas du bon côté. Difficile de faire un meilleur cadrage sans être à contre-jour

Je pensais prendre le temps de m'attabler à Jouarre pour un vrai repas. Mais il n'y a pas grand chose question restauration et finalement, je préfère me contenter d'une quiche lorraine et ne pas m'attarder davantage. Tiens, ça fait un moment que je n'ai plus pensé à mes cuisses... C'est bon signe ça! Elles ont dû se faire une raison et accepter de se faire oublier!

Pour quitter Jouarre, nouvelles hésitations. Toujours la même "chanson". Je dois aller ensuite à Pierre-Levée, mais c'est la direction de Signy-Signets, commune non traversée, que les panneaux indiquent... Je commence à comprendre le "truc" et je consulte la carte dès que j'ai le moindre doute... Bref, pour ceux qui n'auraient pas encore compris, à moins d'avoir un GPS, la carte est incontournable!!!

De Pierre-Levée à Crécy-la-Chapelle, la tendance est au dénivelé négatif... Les jambes tournent bien, les sensations sont bonnes. Je me sens moins fatigué que ce matin. Tous ceux qui font du vélo savent que la fatigue n'est pas une donnée logique. Un esprit cartésien penserait probablement que plus on roule plus on est fatigué... Curieusement, ça ne marche pas comme ça. L'avantage d'avoir des regains d'énergie, c'est qu'aussitôt le moral se remet au beau fixe, la moyenne augmente... On ressent même parfois une certaine euphorie, inimaginable quelques heures, voire quelques minutes plus tôt...
A Crécy-la-Chapelle, je m'offre un petit tour de ville et le plaisir de quelques photos à l'occasion de la traversée du Grand Morin, juste avant l'entrée du lieu-dit Le Faubourg, commune de Voulangis.

Crécy-la-Chapelle, le Grand Morin

Je remonte sur le plateau par Voulangis. Je comprends au cours de cette côte que je n'ai pas pris l'itinéraire officiel qui aurait dû me faire traverser Villiers-sur-Morin et Dainville. Mais cette fois, sans le vouloir, j'ai pris un raccourci... ça compense un peu. Je me retrouve ainsi, pour quelques centaines de mètres sur la N36, avant de bifurquer à droite en direction de Villeneuve-le-Comte. A partir de là, les routes sont connues. Je sais qu'il n'y aura plus de côtes... Il y a peut-être aussi un peu de vent favorable... Toujours est-il que je me mets à rouler à une vitesse qui m'impressionne moi-même. Le compteur reste tout le temps entre 30 et 35 km/h jusqu'à Pontault-Combault.

Avant d'attaquer les cadences infernales, ma moyenne se situait autour de 21,6 km/h depuis le départ d'Épernay et plus de 100 km parcourus. La moyenne ne va quasiment pas cesser d'augmenter jusqu'à mon arrivée à Créteil où mon compteur affichera 22,7 km/h. Légèrement au dessus de la moyenne Audax pour les 156 km en solitaire de ce samedi, avec de multiples arrêts touristiques et photographiques... Ce qui me surprend le plus, c'est que j'ai beaucoup mieux fini que je n'avais commencé. En revanche, j'ai été nettement plus fatigué le lendemain qu'après les Cinglés du Ventoux. Je me rends compte que ce sont des types d'efforts très différents.

Pour finir, je prends une dernière photo, Randonnée de la Vallée de la Marne oblige, à l'occasion de l'ultime traversée de la Marne entre Saint-Maur et Créteil.

Dernière traversée de la Marne par la passerelle du Halage, qui relie Saint-Maur à Créteil

La boucle est (presque) bouclée!

A l'arrivée, mon compteur totalise 323 km en deux jours, mon appareil photo a enregistré une bonne cinquantaine de photos, et ma mémoire retiendra une nouvelle expérience menée à bien avec cet échantillon de voyage à vélo, sans sacoches mais avec sac au dos, expérience qui me laissera beaucoup de bons souvenirs.

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Présentation des RVM (Randonnées de la Vallée de la Marne) sur notre site.

➜ Vous trouverez plus de détails sur les parcours et toutes les informations pratiques (tarifs, demandes de cartes de route, etc.) sur le site du CODEP 94.

➜ Récit de la RVM 200 km "Château-Thierry", faite en 2013 avec Marie-Ange.