dimanche 5 mai 2013

RANDONNÉE EN VALLESPIR, LE BOULOU

PYRÉNÉES ORIENTALES

En quittant Roses, le samedi 4 au matin, nous n'avions pas beaucoup de route à faire. Nous avions en effet décidé de dormir le soir-même au Boulou, afin de participer le dimanche matin à la Randonnée en Vallespir, organisée par l'Amicale Cyclo Le Boulou.

Avant de réserver la chambre d'hôtel, Marie-Ange avait pris la peine de téléphoner au responsable du club afin qu'il nous confirme que la randonnée aurait bien lieu. Ça nous est déjà arrivé de faire de longs déplacements pour rien en 2011 et en 2012, alors on se méfie!!!
Le correspondant nous ayant confirmé l'organisation de la randonnée, il nous a en outre précisé que les deux plus grands parcours, 62 ou 85 km, nous faisaient escalader chacun un col: le Col de Llauro (alt. 380 m) sur le "62" et le Col de Sous (alt. 998 m) sur le "85".

Ayant de la route à faire l'après-midi, pour nous rendre dans la haute vallée de l'Aude où nous attendent d'autres aventures vélocipédiques, nous arrivons à l'accueil, au stade des Échards, avec la ferme intention de nous contenter du "62". Mais nos hôtes nous invitent à être plus audacieux : « Il est tôt, vous avez le temps! Et puis il fait beau! Vous verrez, la boucle vers Prats-de-Mollo et le Col de Sous est magnifique... Vous ne regretterez pas! »

Devant ces arguments imparables, je suis vite convaincu. Je me tourne vers Marie-Ange qui, manifestement, n'est pas insensible non plus à cette plaidoirie! Banco! Nous nous engageons donc sur le "85"... qui s'avérera être un "92", kilométrage confirmé par les organisateurs à l'arrivée. Le Président précisant en souriant et avec l'accent : « Si on vous avait dit "92" au départ, vous n'y seriez peut-être pas allés… »

Profil

A noter que la randonnée n'est pas fléchée. Il faudra se contenter de la feuille de route fournie à l'accueil et de la carte Michelin que j'ai pris la précaution d'emporter. Compte tenu de la simplicité du parcours, il faut reconnaître que le fléchage n'était pas nécessaire. J'aurai juste recours à la carte de temps en temps pour mieux situer les endroits où nous passons…

Amélie-les-Bains

Nous voilà donc partis vers Saint-Jean-Pla-de-Corts, puis Céret, Amélie-les-Bains et Arles-sur-Tech. Pendant des kilomètres, c'est un long faux-plat montant qui suit la rivière, Le Tech. De temps en temps, ça redescend un peu, mais rarement. Nous passons de l'altitude 76 au Boulou à 290 m à Arles-sur-Tech, soit, selon Openrunner, 282 m de D+ en 22 km. Une pente moyenne plus que raisonnable. Ensuite, la pente s'accentue jusqu'au premier ravitaillement à Le Tech, au 35e kilomètre (altitude: 533 m; 300 m de D+ sur 13 km).

Ravitaillement Le Tech : des jeunes très souriants pour nous accueillir

Au ravitaillement, nous sommes accueillis par trois jeunes venus aider la famille. Les deux garçons nous avouent être plutôt rugbymen, l'un d'eux pratiquant quand même occasionnellement un peu de VTT. A ce ravitaillement, nous avons la surprise de rencontrer un cyclo de l'US Villejuif, venu lui aussi se perdre en Vallespir!!! Étonnant, non?!

La montée se poursuit vers Prats-de-Mollo (on prononce le "t" et le "s" et on dit "dé molio"! A la Catalane! Un des jeunes du ravito me l'a confirmé en me corrigeant aimablement lorsque je l'ai prononcé à la française, pour ne pas avoir l'air de faire mon "malin"...). Avant d'attaquer le col proprement dit, nous sommes déjà à 742 m d'altitude et au kilomètre 41. Sept kilomètres plus loin, nous franchissons le Col de Sous. Sur la feuille de route, le nom est écrit "Saous", sur le panneau au passage du col: "Soous". L'explication la plus probable de ces orthographes multiples, c'est qu'en Catalan, "Sous" (sans doute la forme véritable) se prononce à peu près "so-ousse". Je suppose donc que les orthographes "Saous" et "Soous" sont des tentatives pour rapprocher l'orthographe de la prononciation locale. Autre curiosité de ce col: sur la carte, il est à 998 m d'altitude, le club des Cent Cols l'estime à 1000 m et Openrunner le situe à 1030! Personnellement, l'idée d'avoir mis dans le 1000 me convient parfaitement!

Claude au Col de Sous (Pyrénées Orientales), 1000 m d'altitude

Marie-Ange au Col de Sous

Petite "misère" après la séance photo en haut du col: je constate que j'ai une crevaison lente à l'avant. En examinant le pneu pour détecter le petit bout de silex coupable, je constate que mon pneu, entaillé en de multiples endroits, est en fin de vie. Je le changerai à l'hôtel ce soir (j'ai prévu un pneu de rechange), sinon les crevaisons risquent de se multiplier et de gâcher mes prochaines sorties...

C'est en redescendant du col, en direction de Le Tech, que nous verrons les paysages les plus beaux du parcours: vallées encaissées, cascades, hameaux perchés, et notamment cette vue sur le Canigou dont le sommet est encore enneigé.

Dans la descente après le Col de Sous

Le sommet du Canigou

Après un nouvel arrêt au ravitaillement (Le Tech), nous nous apprêtons à parcourir les 35 km qui nous restent, pratiquement tout en faux-plat descendant et par la même route qu'à l'aller. Nouvelle "misère" pour mon vélo pendant la descente: la cocotte de frein du côté droit se met à bouger et il suffit que je m'appuie un peu dessus pour que cela freine. J'avais eu le même problème avec la cocotte gauche le dimanche précédent, lors de la première sortie à Roses. Ce jour-là, Thierry R. m'avait aimablement dépanné et m'avait montré comment resserrer la cocotte. Sachant que je vais pouvoir régler le problème moi-même, je ne suis pas inquiet. C'est juste un autre petit boulot pour ma soirée!... En attendant, il faut gérer le retour en évitant de m'appuyer dessus.

A notre arrivée au stade des Échards, après 92 km et 1200 m de D+, nous apprenons qu'il y avait 150 participants cette année. Une grosse satisfaction pour l'AC Le Boulou puisque l'année dernière, par temps exécrable, ils étaient 1 à s'élancer sur cette rando!!! Ils avaient quand même assuré le ravito pour cet unique courageux!

Nous sommes très chaleureusement accueillis par les bénévoles du club. Pour nous remercier d'avoir fait le déplacement, le président nous offre un pack de trois bouteilles de Côtes du Roussillon: un bouteille de rouge, une de blanc et une de rosé (production des Vignerons du Vallespir). Je propose une photo souvenir avec le président... La dame qui accepte de jouer au photographe invite d'autres personnes à se joindre à nous…

Photo souvenir avec, à ma droite le président actuel de l'AC Le Boulou, et à ma gauche le futur président. En vedette: les trois bouteilles de Côtes du Roussillon!

Ensuite, on nous présente à la famille, comme si nous étions des amis de longue date: la femme d'untel, la grand-mère de l'autre, âgée de 90 ans et originaire d'Alicante, les enfants, les amis... On nous raconte la vie du club, les projets, les difficultés... Tout cela avec l'accent et la bonne humeur. On nous invite même à partager le repas des bénévoles! Nous sommes très touchés par cet élan de sympathie... Mais nous déclinons l'invitation car nous partons pour la haute vallée de l'Aude, à la limite de l'Ariège. 2h30 de voiture nous attendent... Ce ne serait pas prudent de prendre la route après un repas festif catalan! Mais nous garderons le souvenir d'un accueil particulièrement amical.

Pour finir, je ne résiste pas à l'envie de partager la photo ci-dessous, prise sur la route de l'Aude et de l'Ariège, un petit clin d'œil amusant à MA, Marie-Ange ou encore Emma, comme dit JPB...

Encouragements pour MA!

Malgré mes petites "misères" mécaniques, cette journée aura été placée sous le signe du sourire!

Claude
Photos personnelles

samedi 4 mai 2013

SÉJOUR À ROSAS, EN CATALOGNE (ESPAGNE)

DU 27 AVRIL AU 4 MAI 2013

Nous avons passé une semaine en Catalogne avec notre club : l'AS Brévannaise. Chaque jour, plusieurs parcours étaient proposés par Michel W., organisateur du séjour.

Mon bilan "cols et montagnes"

Au cours de cette semaine à Rosas (les Catalans disent "Roses" en prononçant le "s"!), j'ai fait 5 sorties pour un total de 475 km. Mon bilan "cols à vélo" a été satisfaisant, avec 9 cols différents homologués par le "Club des Cent Cols" :
  • Coll del Bosc de la Margalla, 440 m (Sant Pere de Rodes)
  • Coll de Perafita, 245 m
  • Coll del Bombo ou de Vidriera, 286 m
  • Collet de l'Airola, 119 m
  • Coll de Reixac, 120 m
  • Coll de Banyuls, 357 m
  • Coll de Balistres, 164 m
  • Coll del Frare, 205 m
  • Coll de Sant Antoni, 69 m
Ce fut une bonne préparation avant d'attaquer des cols plus exigeants dans les Pyrénées au cours de la semaine suivante (voir sur mon site : Pyrénées 2013).


Mes photos

Compte-tenu du décor, j'avais bien l'intention de prendre des photos, beaucoup de photos. Mais j'avais oublié à la maison le câble et le chargeur de mon appareil... C'est ballot! Du coup, j'ai fait beaucoup moins de photos que prévu, craignant à tout moment que ma carte mémoire ne se plaigne de saturation, ou que ma batterie ne me laisse choir! Au total, il y a quand même 79 photos, mises en ligne sur Google Photos.

Voici une de mes vues préférées, même si j'aurais préféré voir Cadaquès sous le soleil!

Cadaquès sous les nuages

Nos parcours

Les parcours étaient variés et nous ont permis de découvrir quelques-unes des richesses de la région.

Dimanche 28 avril

Marie-Ange : Parcours court

Claude  (avec les costauds du club) : Parcours "La Crespia", 115 km

Bernard O., Patrice, Michel W., Manu M. et Jean-Pierre B.

Mardi 30 avril

Claude et Marie-Ange (avec Martine et Mauricette) : Boucle Sant Pere de Rodes + aller-retour Cadaquès, 60 km, 3 cols.
  • Coll del Bosc de la Margalla, 440 m (Sant Pere de Rodes)
  • Coll de Perafita, 245 m
  • Coll del Bombo ou de Vidriera, 286 m

Dans le hall du monastère de Sant Pere de Rodes, ambiance de brume.

Vue sur Roses, peu après le Coll del Bombo

Arrivée d'une super balade avec nos trois cyclotes montagnardes : 1200 m de D+ en 60 km.

Les 3 M: Marie-Ange, Martine et Mauricette

Mercredi 1er mai

Marie-Ange : Parcours court

Claude (avec les costauds du club) : Boucle de La Vajol, 109 km, 2 cols
  • Collet de l'Airola, 119 m
  • Coll de Reixac, 120 m
De passage à Rabós, sur le chemin de La Vajol...

Sur la route de La Vajol, avec Jean-Claude, Alain et Jean-Pierre

Jeudi 2 mai
Claude et Marie-Ange (avec Mauricette + des renforts de costauds de l'ASB sur la fin du parcours) : Boucle de 86 km.

Rosas : Claude, Marie-Ange et Mauricette

Maison décorée à LLers, vue parce qu'on avait loupé la bonne route! C'est parfois sympa de se perdre... un peu...

Maison décorée à LLers

Vendredi 3 mai
Marie-Ange (avec Mauricette) : Aller-retour au Col de Banyuls (357 m), 1 col
  • Coll de Banyuls, 357 m
Panorama du côté du Col de Banyuls (357 m)

Claude (avec les costauds du club) : Boucle de Banyuls, 102 km, 5 cols
  • Coll de Banyuls, 357 m
  • Coll de Balistres, 164 m
  • Coll del Frare, 205 m
  • Coll de Sant Antoni, 69 m
  • Coll del Bombo ou de Vidriera, 286 m
Le peloton brévannais fonce à vive allure vers les cimes enneigées!

Objectif: le Col de Banyuls!

Le col de Banyuls franchi, nous allons revenir à Rosas en suivant la côte… Magnifique mais très sportif!

Banyuls

Après la frontière et le Col de Balistres, voilà Portbou et, tout de suite après, la montée vers le Coll del Frare…

Le port de Portbou, en montant vers le Coll de Frare

Retour au niveau de la mer pour passer par El Port de la Selva, avant le retour vers Rosas par le Coll del Bombo (286 m).

El Port de la Selva

Autres activités, hors vélo

Outre les promenades sur la plage ou les emplettes dans les boutiques de Rosas, on retiendra plus particulièrement…

… la partie de pétanque…

Ça, ça se mesure, n'est-ce pas Michel!

… et la promenade en Eco-boat sur les canaux à Empuriabrava, avec notamment des vélos en déco au pays de l'eau!
 
Empuriabrava

Nous avons bénéficié du pilotage expert de Thierry R. et de la charmante compagnie de Mauricette.

Thierry, Mauricette et Marie-Ange

Bilan du séjour : des dizaines de souvenirs et la forme pour nous engager très prochainement dans de nouvelles aventures!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ La chronique de JPB sur le blog de l'AS Brévannaise : Rosas 2013
➜ Toutes mes photos sur Google Photos

mercredi 24 avril 2013

L'ÉTOILE DE PARIS : « BRIE CHAMPENOISE »

RANDONNÉE PERMANENTE DU LEVALLOIS SPORTING CLUB

Données du parcours
  • Pointage départ - arrivée : Pontcarré 
  • Autres pointages à : Jouarre et Mormant. 
  • 122 km - 720 m de D+
  • Le circuit sur Openrunner : 2344267

Déroulement

J'ai choisi l'une des premières très belles journées de ce printemps 2013, jusque là froid et humide, pour m'élancer sur mon premier circuit de l'Étoile de Paris. Ayant rarement dépassé les 100 bornes depuis le début de la saison 2013, pour cause de météo très dissuasive, j'ai opté pour un des parcours les plus courts (122 km) et les moins vallonnés (720 m de D+). Avantage supplémentaire, le départ de Pontcarré était le plus proche de la maison.

Je suis parti tard, vers 11h, pour cause de rendez-vous matinal chez mon dentiste. Le soleil estival, dont je ne me suis pas assez méfié, en a profité pour m'infliger mes premiers coups de soleil de l'année.

Après le pointage à Pontcarré, j'ai démarré par la route familière de Villeneuve-Saint-Denis, puis Villeneuve-le-Comte. Le beau temps, les bonnes sensations et le vent favorable m'ont permis de démarrer à vive allure, avec très peu de temps de "chauffe", ce qui est rare chez moi... Je me suis dit alors que l'occasion était belle de tester ma capacité à tenir le rythme aussi longtemps que possible... et à savoir rentrer à bon port en gérant la fatigue une fois venu le coup de bambou. C'est ainsi que je suis arrivé à Villeneuve-le-Comte avec une moyenne supérieure à 29 km/h.

Église Notre-Dame-de-la-Nativité à Villeneuve-le-Comte

Après Tigeaux, direction Crécy-la-Chapelle par le pont de Serbonne, en suivant les rives du Grand Morin.

Le Grand Morin à Serbonne

Le Grand Morin à Serbonne

Collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption à Crécy-la-Chapelle
Après la remontée sur le plateau, sans mollir, j'ai repris un rythme soutenu, toujours aidé par un bon vent favorable. En arrivant à Jouarre, lieu de pointage, j'avais fait 41 km à 29,5 km/h de moyenne! Merci le vent! Il vaut mieux lui dire merci maintenant parce qu'ensuite, jusqu'à Mormant, il me faudra faire une cinquantaine de kilomètres avec vent défavorable, ce qui change tout!

Pointage à l'Office de Tourisme de Jouarre, situé dans un bâtiment classé

La D37, entre Doue et Chailly-en-Brie m'a semblé assez pénible, en partie à cause des grands bouts de droit face au vent, mais aussi à cause de la circulation.

Grand sourire à Pécy en apercevant un bâtiment polyvalent, mi-château d'eau, mi-douches municipales. Je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer un usager soumis à une douche très énergique, façon bouche à incendie (j'ai dû voir trop de dessins animés de Tex Avery).

Pécy: château d'eau et douches municipales

A Gastins, je me suis offert un petit détour pour aller voir le moulin à vent. Je pensais ne pas le connaître, mais en arrivant sur place, j'ai reconnu l'endroit. Il y a deux ou trois ans, j'ai participé à une randonnée dont les organisateurs avaient installé là un ravitaillement.

Moulin de Gastins (XVe - XIXe siècle)

Après le pointage de Mormant, j'ai suivi un bon moment le fléchage de notre Randonnée Brévannaise, par Aubepierre, Beauvoir et Chaumes-en-Brie, jusqu'à Châtres.

Les abords de Chaumes-en-Brie aux couleurs de l'AS Brévannaise

Sur la fin du parcours, j'ai choisi une variante après Tournan afin d'éviter les axes les plus fréquentés. Je suis ainsi passé par Favières. Ma variante m'a fait faire quelques kilomètres de plus que j'ai parcourus en mode "décrassage" car je commençais à en avoir plein les pattes.

J'ai fini très satisfait car j'ai réussi à gérer le vent, puis la fatigue, et j'ai plutôt bien encaissé un kilométrage qui, sans être une longue distance, commençait à être conséquent (128 km à mon compteur). Et ma moyenne, bien qu'ayant chuté régulièrement après Jouarre, est restée très acceptable avec 24,5 km/h à l'arrivée.

Retour à Pontcarré: mission accomplie, j'ai commencé à tutoyer les étoiles...
ou plus exactement l'Étoile de Paris

Je me sentais prêt pour les aventures de mai (Stage de Roses, cols dans les Pyrénées) et de juin (cyclomontagnarde du Haut Bugey, Ardéchoise, etc.)

Claude
Photos personnelles

LIENS :



➜ Présentation de cette randonnée permanente sur notre site.

➜ Liens vers mes autres reportages sur l'Étoile de Paris.

➜ Voir la page consacrée à l'Étoile de Paris sur le site du Levallois SC.


dimanche 21 avril 2013

LA BRIARDE, À BRIE-COMTE-ROBERT

Il y a des jours où j'ai la flemme de me lever avant 6h. Je ne peux pas m'y résoudre : c'est psychologique. Il y a des jours aussi où je ne sais pas à l'avance sur quel parcours je vais m'engager. Je suis juste disposé à me laisser porter par les événements. C'est ainsi que, ce dimanche, j'arrive au gymnase Pasteur, à Brie-Comte-Robert, un peu trop tard pour l'horaire officiel du "110" (7h), et beaucoup trop tôt pour celui du "90" (8h), en me disant : «On verra bien». En entrant sur le parking, je croise Roland et Gilbert qui démarrent, puis j'aperçois Pascal L., déjà inscrit sur le "110", qui me dit : « Dépêche-toi, je t'attends! »

Comme il a dit la même chose à Michel W., à Philippe L. et à Gérard G., nous démarrons à cinq, vers 7h20, pour le 110. D'emblée, je comprends qu'on n'est pas venus là pour regarder l'herbe pousser!... Le plus souvent, ce sont Michel W. et Pascal L. qui impriment le rythme et ça roule bon train. Après un petit tour par Chevry-Cossigny et Grisy-Suisnes, nous passons une première fois à Mardilly, où la petite côte est avalée sans ralentir.

Peu après Limoges-Fourches, nous avons en visuel — comme on dit dans le jargon des pilotes de chasse! — le groupe de Roland et Gilbert. Nous effectuons la jonction à hauteur de la SNECMA.

A partir de là et jusqu'au premier passage à Blandy-les-Tours, Jean-Claude L. et Michel D. se joignent à nous. Au ravito, ils décideront d'attendre leurs anciens compagnons de route…

Des Brévannais lors du premier passage au ravitaillement de Blandy-les-Tours

Ravitaillement de Blandy-les-Tours

Après Blandy, nous passons par Bombon. Au Châtelet-en-Brie, petit doute quant à l'orientation. Nous n'avons pas prêté attention, au départ, à l'information qui nous indiquait que le fléchage au sol, à la peinture verte, était remplacé par des affichettes dans la traversée du Châtelet, ainsi que dans celle de Soignolles. Nous étions sur le point de faire demi-tour quand l'un d'entre nous (désolé, je ne sais plus qui) a identifié lesdites affichettes. Ouf!

Au deuxième ravito, à Féricy, Philippe nous dit : « Ne m'attendez plus, je n'ai plus de jambes. » Il faut dire qu'il n'a pas plus de 700 km au compteur depuis début janvier et je comprends que le rythme l'ait prématurément usé, d'autant qu'il ne s'est pas ménagé dans les premières bosses. Personnellement, je n'aime pas trop laisser quelqu'un tout seul, surtout si loin de l'arrivée... Je lui dis : « Dommage! Ça nous donnait un excellent alibi pour lever un peu le pied de temps en temps!!! » Gérard rigole et dit qu'il est d'accord avec moi. C'est Pascal qui, avec autorité, force la décision : « Allez, tu viens avec nous... Et n'oublie pas ton vélo!!! »

Nous repartons vers Héricy, par des routes que je connais un peu pour les avoir pratiquées sur le Trèfle Bellifontain. Nous passons notamment devant le Château de Barbeau.

Peu après le ravitaillement de Féricy: le Château de Barbeau (photo perso, prise en août 2012 lors d'un circuit du Trèfle Bellifontain)

A partir de là, le parcours remonte quasiment tout le temps vers le nord, c'est-à-dire face au vent. Il n'est pas d'une grande violence, mais suffisant pour que nous décidions d'organiser les relais, essentiellement à trois, Michel, Pascal et moi, Gérard prenant sa part de vent à deux ou trois reprises et Philippe restant à l'abri.

Après la côte de Fontaine-le-Port, nous prenons la route de Sivry-Courtry. Je signale à mes partenaires la stèle qui rend hommage à un pilote américain, le Capitaine John C. Ramsay, abattu par les Allemands le 12 juin 1944.

Stèle en hommage au Capitaine Ramsay, aviateur américain (photo perso, prise en août 2012 lors d'un circuit du Trèfle Bellifontain)

Peu avant d'arriver à Courtry, je leur indique aussi cette curiosité, une croix érigée en mémoire d'un certain Adolphe Lamotte, décédé en ce lieu, victime d'un assassin, le 15 septembre 1895, à l'âge de24 ans.

En mémoire d'Adolphe Lamotte, victime d'un assassinat à la fin du 19e siècle
(photo perso, prise en août 2012 lors d'un circuit du Trèfle Bellifontain)

Le deuxième arrêt à Blandy sera de courte durée. Cette fois nous repartons par la belle côte en direction de Fouju. Nouvelle séance de relais jusqu'à Soignolles, en passant par Crisenoy et Champdeuil. Petit détour pour les "gourmands" du 90 et du 110, invités à monter à Cordon pour ensuite refaire la descente et repasser par Mardilly, avec une deuxième fois la montée. S'il y a des organisateurs qui s'efforcent de limiter les difficultés sur leurs circuits, ce n'est pas le cas du club de Brie qui s'est ingénié à nous concocter un parcours garni de bosses, certes pas méchantes mais qui, gravies à bonne allure et se succédant régulièrement, finissent par être usantes.
C'est ainsi qu'après la deuxième montée de Mardilly, nous nous retrouvons devant, avec Pascal. Michel, Philippe et Gérard sont hors de vue. D'un commun accord, et sachant qu'il ne reste plus que 10 bornes, nous décidons cette fois de continuer à rouler sans attendre le regroupement.
A la sortie de Grégy-sur-Yerres, nous saluons puis dépassons Jean-Pierre G. et Arlette.

A l'arrivée, je consulte vite fait mon compteur qui m'annonce un peu moins de 27 km/h de moyenne. Michel W., arrivé peu après, ne s'attarde pas car il rentre sur Limeil en vélo. En revanche, je suis étonné de ne pas voir arriver Philippe... J'apprendrai quand il arrivera, avec pas mal de retard, qu'il s'est trompé avant Grégy et a fait le détour par Combs-la-Ville! Lui qui prétendait ne plus avoir de jambes, voilà qu'il a fait du rab!

Résultats

Sur le panneau des résultats, pas de mention de l'AS Brévannaise. Je ne sais donc pas combien nous étions. En revanche, une surprise pour Arlette: une coupe récompensant ses mérites!

Les plus expérimentés: Hubert G., du Plessis-Trévise (PTC) et Arlette D.

Au final et malgré le froid vif en début de matinée, ce fut une belle matinée de vélo sous le soleil!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Voir l'article de JPB, avec les résultats.

dimanche 7 avril 2013

RALLYE CYCLO DE L'AUBE : VILLENAUXE-LA-GRANDE

CIRCUIT n° 3 : VIGNOBLE DE CHAMPAGNE ET VALLÉE DE LA NOXE
66 km — 532 m de D+

Le soleil est là! La météo ne s'était pas trompée *. Youpi!

Il ne nous faut qu'une vingtaine de minutes pour nous rendre à Villenauxe-la-Grande, départ de ce rallye Cyclo de l'Aube. Nous stationnons en centre ville, près de l'église. Marie-Ange se rend dans une boulangerie... « Pas de sandwiches le week-end! », a dit la boulangère. (air déjà entendu la veille!...). Marie-Ange opte pour des "gourmands", une spécialité locale (du pain aux lardons et au fromage)! Ça fera l'affaire.

L'église de Villenauxe-la-Grande: prêts pour le départ...

Le début du parcours nous fait remonter le cours de La Noxe, petite rivière pleine de charme, jusqu'à sa source située à Nesle-la-Reposte, dans le département de la Marne.

La Noxe, à Villenauxe-la-Grande

Le long de la route, nous découvrons une fontaine étonnante, surmontée d'une statue de Saint Blanchard, premier martyr anglais connu des Britanniques sous le nom de Saint Alban. La plaque explicative nous révèle qu'il fut torturé et décapité en 303. Est-ce que c'est à cause de la décapitation que cette eau a la réputation d'être bonne pour le teint? Mystère!

La fontaine Saint Blanchard (ou Saint Alban)

En arrivant à Nesle-la-Reposte, nous découvrons les vestiges d'une ancienne abbaye, créée par Clovis, qui méritent bien une petite photo.

Ruines de l'ancienne abbaye de Nesle-la-Reposte

Après une petite incursion dans le département de la Marne, puis dans celui de la Seine-et-Marne, nous réintégrons le département de l'Aube. Pendant des kilomètres, nous aurons en point de mire les tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.

Au loin : centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

Nous les approcherons de très près puisque le parcours longe la centrale sur plusieurs kilomètres.

Les tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

A partir de là et jusqu'à Marcilly-sur-Seine, nous ferons une quinzaine de kilomètres avec vent défavorable, ce qui nous incitera à faire une première pause "restauration", spéciale "gourmands".

Pause à l'abri du vent

Puis une seconde à l'entrée de Périgny-la-Rose, commune dont le nom nous rappelle quelque chose... Notre jeu des clins d'œil liés aux noms de lieux, commencé la veille (*), retrouve un second souffle! Il faut dire que le nom de cette commune semble être un croisement entre nos deux communes du Val de Marne : Périgny-sur-Yerres et Mandres-les-Roses…

Un village jumelé avec Périgny-sur-Yerres ou avec Mandres-les-Roses???

Peu après Périgny-la-Rose, nous repassons dans le département de la Marne. Mais c'est la Seine que nous photographions peu après, à Marcilly-sur-Seine.

La Seine

Après Marcilly-sur-Seine, le changement de direction (vers le nord) nous fait penser que le plus dur est fait car nous ne devrions plus avoir de vent défavorable. Erreur! C'est là que nous arrivons dans la partie la plus vallonnée du circuit avec des routes qui serpentent bientôt entre les vignes. A quelques indices subtils, nous savons que nous entrons dans le vignoble de Champagne : pressoirs décoratifs, fermes cossues, centres de dégustation... Et vignes!…

Imposant et élégant pressoir, sur la place de l'église, à La Celle-sous-Chantemerle

Une belle machine qui mérite d'être vue sous un autre angle…

La Celle-sous-Chantemerle

Après La Celle-sous-Chantemerle (un nom de lieu bien sympathique pour des cyclotouristes), nous ne quitterons plus les vignes, jusqu'à notre retour à Villenauxe-la-Grande.

Les vignes, un peu après Chantemerle

Au cours de cette boucle, nous avons vu au moins quatre ou cinq fois des panneaux de direction indiquant sur notre gauche : "Potangis"... Ce qui m'a fait dire : « Nous n'arrêtons pas de tourner autour du Potangis! » Aucune réaction... Soit ma blague n'était pas très drôle, soit Marie-Ange était fatiguée!...

Nous voilà bientôt arrivés à Montgenost, dernière commune de la Marne traversée, avant de revenir dans l'Aube pour un dernier kilomètre et le retour à Villenauxe-la-Grande.

Au final, un week-end plein de découvertes, de cyclotourisme, mais aussi de sport! Plus de 130 km en deux jours avec 1162 m de D+ en tout. Les deux parcours sont classés en "noir" sur le site "Vélo en France", ce qui signifie qu'ils sont considérés comme difficiles. Mais quel plaisir de rouler sur des routes inconnues... et, au moins pour ce dimanche, SOUS LE SOLEIL!

Claude
Photos personnelles

(*) Voir l'article racontant notre circuit de la veille, en Seine-et-Marne: De Provins à Donnemarie-Dontilly.

LIENS :

➜ Présentation du Rallye Cyclo de l'Aube sur notre site (avec liens vers tous les articles que nous avons publiés à ce sujet).

➜ Guides du Rallye Cyclo de l'Aube sur le site de la Ligue Champagne-Ardennes de la FFCT.