mercredi 8 septembre 2021

SÉJOUR EN ALSACE 5/6 : ENTRE LE MONT SAINTE-ODILE ET DIEBOLSHEIM

Une journée, deux sorties ; l'Alsace sous toutes ses facettes.

Quatrième jour de grand beau temps ! Aujourd'hui, nous ne déjeunerons pas sur l'herbe car deux sorties totalement différentes, au départ du gîte, sont au programme. Chacune des deux nous conduit à un site BCN/BPF : celle du matin au Mont Sainte-Odile, celle de l'après-midi, à l'opposé, à Diebolsheim, près du Rhin, le tout en respectant une pause repas au gîte sur le temps de midi.

Le matin

Dès potron-minet, nous démarrons du gîte à vélo. Nous avons un grand choix de routes pour atteindre le Mont Sainte-Odile. Michel P. nous propose d'aller d'abord jusqu'à Barr.

Barr

Nous y rejoingnons la "Route des Vins d'Alsace" qui musarde au flanc des coteaux, entre la plaine alsacienne et la montagne, bordée de vignes et de belles demeures vigneronnes.

Route des Vins d'Alsace

Nous traversons ensuite Heiligenstein.

Heiligenstein

Nous suivons la route des vins jusqu'à Ottrott d'où nous espérons monter au Mont Sainte-Odile par le col de Wolfsgrube. La navigation se fait à l'ancienne, à l'aide de la carte, car Michel P. n'avait prévu initialement de passer par là.

Mont Sainte-Odile, aperçu depuis la route des vins

Ce projet est contrarié car à Ottrott, la route envisagée est totalement fermée à la circulation pour cause de travaux en cours. Qu'à cela ne tienne, nous ferons un détour par Boersch.

Boersch : une porte de la ville

Juste le temps d'admirer une des anciennes portes d'accès à la ville, et nous prenons la D216 jusqu'au col de Wolfsgrube (dont le nom peut se traduire par "fosse aux loups"), où nous retrouvons la trace GPS.

Wolfsgrube (340 m)

L'endroit est fréquenté par des cyclistes, mais aussi, semble-t-il, par des… écureuils!

Attention écureuil!!

L'ascension du Mont Sainte-Odile par la D426 est régulière, ombragée et le revêtement de la chaussée impeccable.

Ascension du Mont Sainte-Odile par la D426 (photo Michel P.)

Depuis Klingenthal, ça représente tout de même un peu plus de 470 m de dénivelé en 8 km, avec une pente moyenne au-delà de 6,5% sur les six derniers kilomètres.

Mon arrivée au Mont Sainte-Odile

Nous prenons le temps de visiter les extérieurs de l'abbaye de Hohenbourg (ou monastère du Mont Sainte-Odile), de déambuler sur une grande terrasse, avec des parterres de fleurs.

Monastère du Mont Sainte-Odile

L'endroit offre aux visiteurs un panorama grandiose. Toute la plaine d'Alsace est à nos pieds, limitée au loin par les escarpements de la Forêt Noire. En bas, les villages sont disposés comme autant de pions sur un immense damier.

Villages vus depuis le Mont Sainte-Odile (photo Michel P.)

Je suis attirée par la chapelle des Anges, aussi appelée "chapelle pendue" à cause de sa situation hardie sur l'éperon le plus avancé du rocher de la terrasse, au-dessus d'un précipice qu'elle surplombe de trois côtés.

Marie-Ange devant la Chapelle des Anges

Après avoir fait le tour du sanctuaire, Michel P. et Claude s'aventurent jusqu'au Col de Kienberg.

Col de Kienberg (712 m)

Le reste de la troupe entame prudemment la descente jusqu'à Barr. La faim nous tenaille et le retour à Stotzheim se fait sur les chapeaux de roue.

Stotzheim : retour au gîte


L'après-midi

Nous prenons la direction du sud-est du Bas-Rhin en mettant le cap sur le village de Diebolsheim, un BCN/BPF dans le Ried, au bord du Rhin. Le relief est plat, nous roulons au milieu des champs de maïs, nous franchissons plusieurs petits cours d'eau et traversons plusieurs villages typiques.

Notre Dame de Neunkirch

L'allure est soutenue, rapide et nous parvenons à Diebolsheim peu de temps avant l'ouverture de l'épicerie "Au plus près". Un lieu multi-services …

“Au plus près”, commerce de proximité à Diebolsheim

Nous accueillons la jeune commerçante avec enthousiasme. Michel P. peut faire tamponner sa carte d'homologation. Nous en profitons pour consommer quelques rafraîchissements. « S'gitt! » (traduction à découvrir sur la photo).

S'gitt!

L'épicière nous conseille d'aller voir l'usine hydroélectrique EDF de Rhinau, implantée sur le Rhin canalisé.

À la sortie du village, Claude photographie Hansel et Gretel, figures emblématiques de ce petit village, juchés sur leur balançoire au milieu d’un rond-point.

Dielbolsheimn : Hansel et Gretel

À l'approche de la centrale hydroélectrique, nous nous rendons compte à quel point la structure est édifiante avec des écluses à deux sas, un barrage et une passerelle panoramique qui offre un point de vue sur la salle des machines.

Site de la centrale hydroélectrique de Dielbolsheimn

Le site ne manque pas d'intérêt et nous remercions l'épicière de Diebolsheim de nous l'avoir conseillé.

Devant le panneau présentant l'île de Rhinau

Quelques kilomètres plus au nord, à Rhinau, un bac gratuit permet de franchir le Rhin. Je lui tourne le dos pour ne pas succomber à la tentation…

Rhinau : un bac gratuit pour traverser le Rhin

Afin de valider ses brevets BCN-BPF, Michel P. n'hésite pas à photographier la pancarte de la localité concernée, essentiellement dans les lieux où il lui est impossible d'obtenir un tampon, mais parfois, par prudence, il procède aux deux opérations. En regardant plus attentivement les pancartes d'entrée de ville, je me rends compte que beaucoup de villages du Bas-Rhin sont jumelés avec des villages de Dordogne. C'est le cas de Rhinau, jumelée avec Beaumont-du-Périgord…

Rhinau (67)

… de Boofzheim, jumelée avec Saint-Aubin-de-Cadelech…

Boofzheim (67)

… ou encore de Marckolsheim jumelée avec Le Bugue. Ce lien très fort entre le Bas-Rhin et la Dordogne remonte à l'année 1939, durant les heures sombres de notre histoire au cours desquelles le Périgord fut une terre d’accueil pour les Alsaciens.

À l’issue de cette journée, mon compteur affiche un total de 96 kilomètres réalisés parmi des paysages et des ambiances d'une incroyable variété !

Retour à Stotzheim : le Muelhbach

Le bilan du jour : deux BCN/BPF et deux nouveaux cols pour Michel P., des cols qui ne comptent pas pour Claude puisqu'il les avait déjà franchis lors d'une précédente visite dans le secteur.

Texte : Marie-Ange, avec quelques apports de Claude
Photos :  Claude, sauf mention contraire

LIENS : 

Première sortie en Alsace (1/6) : De Munster au Col du Petit Ballon
Deuxième sortie (2/6) : Entre Saverne (67) et Dabo (57)
Troisième sortie (3/6) : Vélorama à Strasbourg
Quatrième sortie (4/6) : Vosges du Nord depuis Reischshoffen

mardi 7 septembre 2021

SÉJOUR EN ALSACE 4/6 : VOSGES DU NORD DEPUIS REICHSHOFFEN

Le parcours du jour démarre de Reichshoffen, au nord du Bas-Rhin. Un long transfert en voiture a été nécessaire pour nous rapprocher de nos cibles : deux BCN/BPF pour Michel P., et sept nouveaux cols pour moi. Nos partenaires habituels nous accompagnent : Marie-Ange, Odette, Bob, Marie-Louis et Michel L.


Dès le départ, je m'élance seul. Je prends de l'avance pour pouvoir aller chercher des cols hors circuits. Le premier, accessible après 3 km supplémentaires en aller-retour, s'appelle curieusement le "Col entre les Deux Windstein” ou encore le "Col entre les Deux Châteaux". En alsacien, le nom Windstein évoque le vent (wind) et la pierre (stein).

Col entre les Deux Windstein (314 m)

Les deux châteaux en question, le "Vieux Windstein" et le "Nouveau Windstein", sont tous deux en ruine. Ils sont distants l'un de l'autre de 800 m à peine et accessibles en moins de dix minutes à pied à partir du col. Mais malgré ma curiosité, je ne prends pas le temps d'aller les voir car je ne veux pas faire attendre trop longtemps mes petits camarades. Je me contente des deux panneaux de col!

Col entre les Deux Châteaux

Je retrouve rapidement le tracé officiel et me dirige vers le col suivant qui, lui, est sur le parcours : le Col du Langthal (289 m).

Col du Langthal (289 m)

Mes petits camarades le franchiront un peu plus tard sans même s'en apercevoir car le panneau de col n'est pas au bord de la route. Il est un peu à l'écart, plutôt destiné aux randonneurs qui voudraient se rendre aux ruines du Schoeneck et du Wineck. De plus il est orienté à l'envers par rapport au sens de notre parcours, venant de Jaegerthal…

Panneau du Col du Langthal (289 m)

Pour rejoindre ensuite Obersteinbach, premier BCN/BPF du jour, il suffit de parcourir deux kilomètres en modeste descente. En traversant ce village aux multiples fontaines, je me souviens d'y être déjà passé il y a quelques années.

Obersteinbach, BCN/BPF du Bas-Rhin

À ce propos, je laisse la parole à Marie-Ange : « Pour Michel P. il s'agit d'un pèlerinage puisqu'il y était passé une quarantaine d'années auparavant, en août 1982 exactement, lors de la Semaine Fédérale d’Haguenau. Quant à Claude et moi, nous avions traversé à vélo ce village en juin 2011, alors que nous étions en séjour à Bitche. Je n'en avais gardé aucun souvenir... Il faut dire que ce jour-là nous avions fait plus d’une centaine de kilomètres. »

Plusieurs des curiosités qui font de ce lieu un site remarquable sont à rechercher en dehors du village. Il y a notamment les ruines du château de Wasigenstein, situées sur la commune voisine de Niedersteinbach.

Château de Wasigenstein

J'ai photographié ce panneau à proximité du Col de Klingelfels, que j'étais allé chercher en m'éloignant à nouveau du parcours officiel (7 km aller-retour)… Le col tire son nom de ce rocher remarquable, le Klingelfelsen ; une histoire de cloche (klingel) et de rocher (felsen). Le site se trouve à quelques centaines de mètres, à vol d'oiseau, de la frontière franco-allemande.

Col de Klingelfels (385 m)

Une centaine de mètres auparavant, j'avais franchi un autre col homologué, le Col de Goetzenberg (400 m d'altitude), à l'emplacement duquel je n'ai pas vu de panneau.

Col de Goetzenberg (400 m)

C'est peu après avoir fait demi-tour que j'entends mon téléphone sonner. Marie-Ange m'informe que le petit groupe en a terminé à Obersteinbach. Si je suis d'accord, ils se proposent de repartir sans m'attendre. C'est ok pour moi.

Je reviens dare-dare à Obersteinbach. Je passe ensuite comme une flèche du Bas-Rhin en Moselle. Puis je traverse à vive allure la Forêt Domaniale de Sturzelbronn, limitrophe de l'Allemagne. Un véritable avion de chasse!

Forêt Domaniale de Sturzelbronn

Pendant ce temps, que deviennent mes six compagnons? Voici ce que raconte Marie-Ange : « Notre parcours emprunte dans sa quasi-totalité de très jolies routes forestières, bordées parfois d'anciennes bornes frontalières. C'est sur l'une de ces routes, en plein cœur de la forêt que Claude nous rejoint, un peu avant Philippsbourg. »

Cependant, quand je les rejoins, je vis un bref instant de stress. Le groupe est arrêté sur le bas côté et j'aperçois l'un des nôtres qui est couché au sol. Quelqu'un a-t-il fait un malaise? Absolument pas! Ce n'est que Bob qui s'est couché sous le vélo d'Odette pour tenter de remédier à un problème mécanique. Ouf!

Nous effectuons la pause pique-nique à Philippsbourg, BCN/BPF de la Moselle situé dans le parc régional des Vosges du Nord. Michel P. en profite pour obtenir son tampon, sans oublier la photo "panneau-vélo"!

Philippsbourg, BCN/BPF de Moselle (photo Michel P.)

L'attrait du lieu dépend, entre autres, d'un château en ruine (encore un!) : le château du Falkenstein, que nous ne verrons pas. Pour ma part, en témoignage de mon passage en ces lieux, je photographie de loin le clocher de l'église.

Clocher de l'église de Philippsbourg

Pendant que je m'attarde à prendre quelques photos, à l'endroit où nous quittons la Lorraine pour retrouver l'Alsace, le groupe se scinde en deux. Marie-Ange explique : « À la sortie de Philippsbourg, Claude, Marie-Louis et Bob continuent sur la route départementale où la circulation est importante, les deux Michel, Odette et moi bifurquons sur une toute petite route parallèle à la D1062. »

Région Alsace

Nous rejoindre sera plus difficile que prévu. C'est soudain la Grande Aventure si l'on en croit le récit de Marie-Ange : « Michel P. et moi cherchons à retrouver le trio engagé sur la départementale. Pas d'accès à cette fichue route pourtant toute proche! Nous grimpons sur un talus en poussant nos vélos, enjambons un fossé rempli d'orties, puis passons, avec nos vélos, par-dessus la glissière de sécurité pour rattraper la route que nous devons couper afin de retourner en arrière. L'exercice périlleux ne nous prend que quelques secondes et je vous épargne les détails de cette aventure ! Ce serait trop bête de risquer sa vie le jour même de son anniversaire. »

Nous finissons tout de même par nous retrouver. À l'exception d'Odette et Michel L. qui, après de nombreux ennuis mécaniques rencontrés en chemin, préfèrent rentrer directement à Reichshoffen, nous commençons à escalader les pentes du Grand Wintersberg, point culminant des Vosges du Nord, dont le sommet s'élève à 581 m.

Le Grand Wintersberg

Cette ascension d'environ six kilomètres est très régulière, autour des 6% de moyenne. Notre objectif est d'aller glaner trois nouveaux cols proches du sommet du Grand Wintersberg, sans pour autant gravir les cinq cent derniers mètres (en rouge sur le profil ci-dessous), dont la la pente est un peu plus sévère (plus de 10%).

Profil du Grand Wintersberg, depuis Niederbronn-les-Bains

Le premier des trois cols que nous atteignons s'appelle "Pottaschkopf" mais vous pouvez l'appelez "Pottaschplatz" si le premier nom vous semble trop difficile à prononcer…

Col du Pottaschkopf (482 m)

Je ne vous mens pas! C'est marqué sur le panneau!

Dit Pottaschplatz!

Moins d'un kilomètre plus loin, nous voilà au Col de la Liese (514 m), où nous découvrons le "Chalet du Wintersberg"…

Col de la Liese (514 m) : Chalet du Wintersberg

Bob admire le totem en bois sculpté, érigé à la gloire des randonneurs et offert par le Club Vosgien, un club de randonneurs pédestres fondé à la fin du XIXe siècle.

Col de la Liese : le totem

Au Col de la Liese se trouve également un étonnant rocher sculpté, l'œuvre d'art datant probablement de l'époque celtique.

Col de la Liese : le rocher sculpté

Il nous reste un dernier col à conquérir, le Col de Riesthal (502 m), au prix d'une petite descente… qu'il faudra remonter au retour puisque nous allons retourner à Niederbronn-les-Bains par la même route.

Le Col de Riesthal (502 m) et le vélo de Michel P.

Nous rebroussons donc chemin pour redescendre rapidement à Niederbronn-les-Bains. C'est une très jolie station thermale, où je me serais volontiers attardé pour prendre quelques photos. Mais ce soir, c’est l’anniversaire de Marie-Ange. Comme elle paye un coup à boire et que l'heure approche, les copains semblent maintenant beaucoup plus pressés. Ils ont manifestement décidé d'arrêter de musarder et de rentrer rapidement au bercail… La photo, je la trouverai sur Internet!

Niederbronn-les-Bains (photo Internet)

À la sortie de Niederbronn-les-Bains, nous repérons une voie cyclable qui nous ramène aux voitures, que nous avions laissées sur un parking, à l'entrée de Reichshoffen. Nous y retrouvons Odette et Michel L.

Bilan du jour : deux BCN/BPF pour Michel P. et sept nouveaux cols pour moi (quatre pour Michel). Avec mes variantes, j'ai parcouru 70 km pour 935 m de D+.

Claude, avec la collaboration de Marie-Ange
Photos de Claude, sauf mention contraire

LIENS :

Première sortie en Alsace (1/6) : De Munster au Col du Petit Ballon
Deuxième sortie (2/6) : Entre Saverne (67) et Dabo (57)
Troisième sortie (3/6) : Vélorama à Strasbourg

lundi 6 septembre 2021

SÉJOUR EN ALSACE 3/6 : VÉLORAMA À STRASBOURG

Strasbourg est l'un des six sites BCN/BPF du Bas-Rhin. Pour découvrir la capitale européenne, nous souhaitons naturellement nous y rendre à vélo. Afin de pouvoir prendre notre temps lors de la visite de la ville, nous faisons une approche en voiture jusqu'à Schaeffersheim. L'aller-retour représentera ainsi une soixantaine de kilomètres, quasiment plats, au lieu de quatre-vingt et plus si nous étions partis du gîte.

Strasbourg : la Petite France

Le ciel est lumineux, le thermomètre grimpe vite.

Michel P. se demande si nous allons être capables de nous orienter sur toutes ces pistes cyclables. En apparence, notre sens de la navigation est catastrophique puisque nous nous retrouvons devant le plus célèbre des monuments de Paris, la célèbre Tour Eiffel ! En vérité, il ne s'agit que d'une mini-réplique de la dame de fer, érigée dans un rond-point, à l’entrée de la ville d'Erstein.

Tour Eiffel à Erstein

Depuis Erstein nous regagnons rapidement les bords du canal du Rhône au Rhin pour pédaler en direction de l'euro métropole sur une partie de la véloroute (branche nord).

Canal du Rhône au Rhin

Le chemin de halage est bien aménagé, tout plat, tout droit. L'atmosphère est paisible, les chalands remplacent les bateaux d'excursion croisés le jour précédent sur le canal de la Marne au Rhin, les alignements de platanes nous protègent des ardeurs du soleil alsacien.

Canal du Rhône au Rhin

Nous entrons bientôt dans Strasbourg non sans avoir fait deux fois le tour de la Grande Mosquée. Nous flânons sur les quais de l'Ill, notamment le quai des Bateliers…

Maison ancienne sur le quai des Bateliers

Nous admirons au passage de très beaux édifices, que certains préfèrent découvrir en bateau-mouche.

Bateau-mouche sur l'Ill

D'autres optent pour le batorama…

Batorama

En ce qui nous concerne, nous avons choisi le vélorama. Le décor fluvial, vu depuis les quais ou depuis les nombreux ponts joliment fleuris, c'est très bien aussi.

Eglise protestante Saint-Paul, face à l’Ill

Nous l'apprécions aussi bien depuis les rives de l'Ill que depuis l'un de ses bras d'eau.

Lycée, au bord d'un des bras de l’Ill

Nous arrivons bientôt dans le quartier de la cathédrale, bordé de plusieurs maisons anciennes de toute beauté. La plus spectaculaire, avec ses pans de bois sculptés, est la maison Kammerzell, une construction datant de 1588, époque de la renaissance rhénane.

Strasbourg, maison Kammerzell

Nous restons ébahis devant l'impressionnante cathédrale ciselée. Sa couleur et sa décoration la rendent très originale.

Cathédrale Notre Dame de Strasbourg (photo Michel P.)

Nous admirons longuement l'édifice, sous toutes ses coutures.

Cathédrale de Strasbourg : horloge et cadran solaire

Après quoi, nous nous dirigeons prudemment vers la Petite France, en tâchant de respecter les nombreux piétons et d'éviter les rames du tramway. L'attention soutenue retombe lorsque nous atteignons le quartier le plus pittoresque de la ville, surnommé la "Venise du Nord" en référence aux divers bras de l'Ill et canaux qui le traversent.

La Petite France : pont couvert sur l'Ill

Au Moyen-Âge, ce quartier abritait les tanneurs, les pêcheurs et les meuniers et les habitations traditionnelles à colombages y ont été préservées.

La Petite France : maison des tanneurs

Nous déjeunons dans un parc situé au bord de l'Ill, au point terminal de la Petite France que dominent trois imposantes tours de défense, parmi des parterres d'étudiants qui profitent de cette journée chaude et ensoleillée.

La Petite France : deux des trois tours

Le retour se fait par la même vélo-route, le long du canal du Rhône au Rhin, mais naturellement en sens inverse. Michel P. a-t-il trouvé que la piste cyclable pourrait devenir vite lassante ? Le voilà qui propose une alternative. À la hauteur d'Eschau, il bifurque vers l'ancienne centrale hydroélectrique, passe le pont qui permet de longer les étangs de pêche jusqu'à l'entrée de la forêt. Dans sa roue : Bob, Odette et Michel L.

Durant quelques centaines de mètres, je suis le groupe à distance. Je me dis qu'une balade ombragée sera la bienvenue. Mais petit à petit mon enthousiasme s'estompe en réalisant que nous quittons le bitume, puis que nous roulons sur des chemins de plus en plus boueux. Dans cette mangrove, je redoute les crevaisons pour mon vélo et les attaques de moustiques pour moi. Mon instinct de conservation me pousse à faire demi-tour.

Claude ne veut pas me laisser seule. Nous abandonnons lâchement le groupe des intrépides et rebroussons chemin pour rentrer par le même itinéraire qu'à l'aller. Grand bien nous en a pris car, à la sortie de ce bourbier, les copains ont dû démonter, laver leur vélo, leurs chausses et se gratter le cuir suite aux piqûres de taons et de moustiques.

Nettoyage intégral (photo Michel P.)

À l'arrivée, un nouveau BCN/BPF pour Michel P. mais pas de col aujourd'hui. Claude déclarera avoir fait l'un des parcours les plus plats de son existence de cycliste : 64 m de dénivelé positif en 63 km!

Texte : Marie-Ange, avec quelques apports de Claude
Photos de Claude, sauf mention contraire

LIENS :

Première sortie en Alsace (1/6) : De Munster au Col du Petit Ballon
Deuxième sortie (2/6) : Entre Saverne (67) et Dabo (57)