lundi 13 septembre 2021

MILLE ET UN COLS : ASCENSION DU GRAND BALLON

Franchir un millième col* était mon objectif au début de la saison 2020. Confinements successifs, annulations d'organisations et de séjours ne m'ont pas permis de l'atteindre. En ce mois de septembre 2021, c'est désormais chose faite.

(*NB : On ne compte pas deux fois le même col, même si on l'a franchi à plusieurs reprises, y compris si c'était par des accès différents.)

Col du Haag : millième col 

Pour franchir ce cap mythique, j'ai choisi de gravir le Grand Ballon au départ de Cernay, dans le Haut-Rhin. Quand j'étais à l'école primaire, nous l'appelions plutôt "Ballon de Guebwiller". Nous devions retenir que c'était le point culminant des Vosges, à 1424 m d'altitude.

Pourquoi ce choix? Tout d'abord, parce que je pouvais y trouver des cols que je n'avais encore jamais franchi. Deuxième raison : parce que le Grand Ballon étant le point culminant du massif des Vosges, cela en faisait un sommet très attractif. Et enfin, parce que l'ascension depuis Cernay représentait plus de 1000 m de dénivelé positif. Plus de mille mètres pour un millième col : un joli symbole!

Profil de l'ascension du Grand Ballon, depuis Cernay

Les spécialistes de la chasse aux cols ne manqueront pas de faire remarquer que le Grand Ballon, malgré les indications figurant sur certaines bornes, n'est pas un col! Pas plus que l'Alpe d'Huez ou le Mont Ventoux d'ailleurs, qui sont pourtant des "cols mythiques" selon la terminologie du Tour de France!

Le Grand Ballon en point de mire

C'est que pour nous, membres du Club des Cents Cols, le mot "col" n'est pas synonyme de "grandes ascensions". En tout cas, pas uniquement. Nos cibles sont des passages géographiques ayant la configuration caractéristique d'un col, grosso modo une forme de selle de cheval, et ce quelle que soit l'altitude. Celle-ci peut aller, si je m'en tiens aux cols routiers en France, d'une vingtaine de mètres (col de Beaulieu, dans les Alpes Maritimes : 17 m!) à un peu moins de 2800 m pour les plus hauts, l'Iseran ou le Col Agnel dans les Alpes…
Selon ces critères, le Grand Ballon n'est donc pas un col!

Point culminant de la route sous le Grand Ballon : ce n'est pas un col!

Le choix du Grand Ballon peut dès lors sembler étrange! Mais il y a une explication : il arrive fréquemment qu'au cours d'une même ascension, on franchisse plusieurs cols géographiques. Ce fut le cas lors de cette journée mémorable. Sans quitter la route qui nous conduisait au sommet, Marie-Ange et moi avons franchi trois cols.

Le premier, le col du Herrenfluh (837 m), se situait vers le dixième kilomètre, non loin des modestes vestiges d'un château médiéval.

Col du Herrenfluh (837 m)

Le col suivant, nommé Col de Silberloch (906 m), se trouvait au douzième kilomètre, au lieu-dit "Le Vieil Armand”, francisation très approximative du nom alsacien : le Hartmannswillerkopf, éperon rocheux s'élevant à 956 m.

Le site Internet dédié à cet endroit nous apprend que « un Monument National y est érigé en souvenir des combats qui s’y déroulèrent durant le premier conflit mondial, principalement en 1915. Le Vieil Armand était alors un sommet stratégique âprement disputé par les armées française et allemande. »

Mémorial du Vieil Armand, non loin du Col de Silberloch (906 m)

Le troisième col rencontré sur le parcours était pour nous un "col fauteuil", selon un terme employé par certains centcolistes. Autrement dit : un col franchi en descente. Ça compte aussi ! Il s'agissait du Col Amic (825 m).

Col Amic (825 m)

Lorsqu'on est en vélo de route, outre les "cols fauteuils", il existe une autre astuce pour compléter nos collections de cols sans efforts démesurés : aller chercher des cols non revêtus, dit aussi "muletiers", lorsqu'ils sont situés à proximité du parcours. Au cours de l'ascension du Grand Ballon, j'en ai glané deux. Le premier, à 50 m seulement de la route, s'appelait le Col du Freundstein (860 m). Très facile à atteindre par une piste parfaitement plate et praticable.

Col du Freundstein (860 m), vu depuis la route.

Pour atteindre le second col muletier, dit "Col du Sudel" ou "Firstacker” (955 m), j'ai dû m'éloigner de la route d'une centaine de mètres, sans pour autant descendre de vélo, la piste en terre étant elle aussi parfaitement praticable.

Col du Sudel ou Firstacker (955 m)

Avec ce cinquième col franchi depuis le départ de Cernay, mon total s'élevait désormais à 999. Plus qu'un col pour "mettre dans le mille"! Mais avant d'atteindre cet objectif, je devais d'abord terminer l'ascension du Grand Ballon, toujours en compagnie de Marie-Ange…

Dernières rampes du Grand Ballon

Au sommet, nous avons pris le temps de nous restaurer en terrasse et au soleil (pour moi : quiche lorraine et tarte aux myrtilles avec crème Chantilly…)

Grand Ballon

Un dernier coup d'œil au panorama…

Panorama vers le nord du Grand Ballon

Le col suivant, le millième pour moi, n'était plus qu'une formalité : un autre "col fauteuil"… Encore fallait-il d'abord avoir réussi à grimper jusqu'au Grand Ballon avant de pouvoir se laisser glisser jusqu'au Col du Haag (1233 m).

Col du Haag (1233 m)

J'avais comme une envie de m'y attarder pour savourer l'instant…

Ferme auberge au Col du Haag

Encore un regard vers le Grand Ballon, décidément assez fascinant…

Le Grand Ballon, vu depuis le Col du Haag

La moisson de cols n'était cependant pas terminée puisque, quelques centaines de mètres plus loin, nous franchissions le Col du Moorfeld (1197 m), mon mille et unième, au prix d'une modeste remontée, suivie de quelques centaines de mètres de descente.

Col du Moorfeld (1197 m), vu en me retournant

Avant d'amorcer le gros de la descente, nous sommes passés par Le Markstein (1200 m d'altitude environ).

Le Markstein

Au bas de la descente, nous avons fait une halte à Buhl, devant une petite Tour Eiffel. Celle-ci rend hommage à Maurice Koechlin, enfant du pays, ingénieur et concepteur de la Tour Eiffel, dont le brevet a par la suite été racheté par Gustave Eiffel.

Cette halte est l'occasion de remercier Marie-Ange pour m'avoir accompagné sur cette aventure, comme sur bien d'autres auparavant… Malgré l'assistance électrique, elle n'a pas ménagé ses efforts, craignant une défaillance de la batterie… Merci aussi à elle pour les photos souvenirs!

Buhl : hommage à Maurice Koechlin (1856-1946)

À notre retour à Cernay, mon GPS indiquait environ 70 km et plus de 1300 m de dénivelé positif. Le profil de la balade est là pour confirmer que le franchissement de mon millième col s'est avéré sportif!

Profil approximatif de notre parcours

Il ne nous reste plus qu'à nous motiver pour de nouvelles aventures! Nous avons déjà quelques idées qui nous trottent dans la tête…

Claude
Photos personnelles, avec la participation de Marie-Ange

jeudi 9 septembre 2021

SÉJOUR EN ALSACE 6/6 : LE CHAMP DU FEU

Aujourd'hui, nous ne roulerons pas avec nos compagnons de route des Cyclos Randonneurs du Quercy. Chacun a reçu carte blanche pour concocter le parcours qui lui convient. Pour ma part, j'ai élaboré un programme copieux : 75 km et 1370 m de D+. Mon objectif est de franchir ainsi sept cols, dont cinq nouveaux pour ma collection personnelle. Marie-Ange bénéficiant d'une assistance “éclectique” (tantôt les jambes seules, tantôt un peu de batterie…), elle ne comptabilise plus ses cols… Mais elle est partante pour m'accompagner.

Profil du circuit prévu (source : Opentunner)

Le matin

La météo n'annonce pas de pluie. Pas avant demain, en tout cas. Forts de cette information, Marie-Ange et moi prenons sereinement le départ, depuis Stotzheim, dans la plaine d'Alsace, où se situe notre hébergement. Cap sur l'ouest, en direction des Vosges! Je ne me doute pas, à ce moment-là, que la journée va être pour moi longue et mouvementée! 

Dès que nous arrivons à Andlau, après six ou sept kilomètres de route, un petit crachin nous surprend. Nous nous arrêtons peu après pour revêtir nos vêtements de pluie et nous abriter quelques instants. L'accalmie qui suit nous permet de repartir mais dure peu de temps. Un peu avant Le Hohwald, très exactement à l'entrée du hameau de "La Vallée", la pluie devient trop pénétrante. Nous nous abritons sous un auvent. Nous n'avons fait que 14 km et un peu plus de 300 m de D+.

Dans ces conditions dégradées, Marie-Ange ne se sent pas bien. Ni pour continuer à monter, ni pour redescendre sur une chaussée devenue glissante. Il est clair qu'il vaut mieux renoncer. Je rentre seul à Stotzheim, sur un rythme soutenu. J'y laisse mon vélo et je retourne chercher Marie-Ange avec la voiture.

L'après-midi

La météo n'annonce pas de pluie (bis). Espérant qu'elle ne se trompe pas une seconde fois de la journée, je décide de repartir, avec le même programme. Mais cette fois, j'y vais seul. Marie-Ange préfère ne pas tenter le diable. Elle a bien raison!

La première ascension de mon parcours est la plus longue et de loin. J'ai prévu de grimper jusqu'au Champ du Feu, point culminant du Bas-Rhin, c'est-à-dire à 1099 m d'altitude. Depuis Saint-Pierre, dans la plaine d'Alsace, cela représente 921 m de D+ en 24,5 km.

Le Champ du Feu, profil depuis Saint-Pierre

Ayant démarré sitôt le repas terminé, je ne tarde pas à éprouver des "embarras". Je passe tout de même Andlau, puis le hameau de La Vallée où notre ascension s'est arrêtée ce matin. Je me rends compte alors que je suis trop couvert. C'est que ce matin, j'ai eu froid. Alors j'omets bêtement de prendre en compte la hausse de température qui s'est opérée depuis.

Sous mon coupe-vent, je suis maintenant trempé. Beaucoup plus que ce matin, mais cette fois, c'est de la sueur! De plus, je sens que je n'ai pas trop la pêche… Peut-être une digestion difficile? Ou parce que c'est l'heure de la sieste?

En arrivant au village du Hohwald, j'aperçois des toilettes publiques. Je suis aussi heureux que si j'avais découvert l'Eldorado! Je passe sur certains détails… et je repars après avoir bu, consommé un tube énergétique, rangé le coupe-vent et laissé sécher mon maillot.

Après ça, je me sens mieux. J'arrive bientôt au Col du Kreuzweg (766 m), un col que je connais déjà pour l'avoir franchi lors d'une cyclomontagnarde en 2015.

Col du Kreuzweg (768 m)

Après un kilomètre de descente, j'attaque le passage dont la pente est la plus forte, entre 7 et 8% de moyenne. J'en ai pour 4 km environ, alors je prends mon temps pour économiser mes forces et je finis par arriver au Col de la Charbonnière (961 m).

Col de la Charbonnière (960 m)

Ensuite, il me reste un peu moins de deux kilomètres à gravir pour atteindre le Champ du Feu. Au sommet, le Club Vosgien a fait construire dès 1898 une tour d'observation haute de 23 m. Elle était à l'époque en territoire allemand. Quand j'y passe, la tour est en partie masquée par des échafaudages.

Le Champ du Feu : tour en travaux

Voici l'aspect de cette tour sans les échafaudages…

La tour du Champ du Feu (photo Internet)

Le Col du Champ du Feu (1077 m) est un peu plus loin, à 1 km environ en redescendant vers le versant opposé. Je n'y ai pas vu de panneau.

Col du Champ du Feu (1077 m)

Pendant trois ou quatre kilomètres, je reste sur une route de crête, la Route des Myrtilles, tantôt en faux plat descendant, tantôt en faux plat montant.

Au moment où la descente se fait plus forte, j'ai la mauvaise surprise de trouver des amas de gravillons sur la route. J'en ai rarement vu autant. Le danger de chute est grand. Les gens qui refont les routes de cette façon se moquent des risques occasionnés pour les cyclistes.

Autre mauvaise surprise lorsque je bifurque à gauche pour atteindre le Col de la Franzluhr. Celui-ci est censé être un col routier. Il y a peut-être eu du bitume jadis ; il en reste quelques traces de ci de là. Mais c'est comme s'il n'y en avait plus. Je fais 3 km de montée, dont deux sans revêtement avec plus de 7% de pente. En vélo de route, ce n'est pas évident. Je suis content que Marie-Ange ne soit pas avec moi. Elle n'aurait pas aimé passer par là. Elle aurait dû tout monter à pied.

Arrivé au col, j'avise un arbre avec des panneaux d'orientation. D'après le GPS, je suis au bon endroit. Une trace sur l'arbre semble indiquer qu'il fut un temps où il y avait un panneau de col, mais celui-ci a disparu…

Col de la Franzluhr (825 m)

Il a pourtant existé. J'en aurai la confirmation sur Internet. Quelques indices prouvent qu'il s'agit bien du même arbre.

Col de la Franzluhr : panneau

Le Col de la Franzluhr étant annoncé comme routier sur au moins un versant, je m'attends à trouver du bitume pour la suite du parcours. Erreur! Je ferai encore deux kilomètres sur piste avant de retrouver un revêtement digne de ce nom.

Au cours de la descente, au sortir de la zone boisée, j'aperçois au loin le village de Grendelbruch.

Grendelbruch

Mais avant de l'atteindre, j'ai encore deux cols à trouver. Trop content de profiter d'une descente goudronnée, je rate l'embranchement qui doit me permettre de me rendre au col suivant, le Col de Bruchberg (674 m)… Heureusement, mais un peu tardivement, le GPS m'alerte : « Hors Circuit ». Demi-tour! Je remonte les quelques centaines de mètres descendus par erreur. Et j'arrive à la nécropole nationale de Grendelbruch.

Grendelbruch : nécropole nationale

Je pense être arrivé au Col de Bruchberg, mais mon GPS me dit que non. Il faut monter encore un peu.
À l'endroit présumé, je cherche en vain un panneau de col…

Col du Bruchberg (674 m)

Selon une photo trouvée sur Internet, il y en avait un! Mais où?

Col du Bruchberg : panneau vu sur Internet

Au col suivant, nommé “Hauteur de Grendelbruch” (543 m), même scénario. Je cherche en vain un panneau.

Hauteur de Grendelbruch (543 m)

Décidément, je n'ai pas de chance, car il y en avait un aussi! Mais où????

Hauteur de Grendelbruch : panneau vu sur Internet

Sur le retour, les petites misères continuent. Comme l'heure tourne, je décide de renoncer au final que j'ai prévu, par le Col de Wolfsgrube (déjà franchi) et la Route des Vins d'Alsace. Pour gagner du temps, je décide de rallier directement la plaine, au sud d'Obernai, et d'y rester jusqu'à Stotzheim. Ça devrait être moins vallonné et plus rapide. Hélas, en voulant aller vite, je n'étudie pas assez le nouvel itinéraire et je me mélange les pinceaux. Une fois dans la plaine, j'emprunte malencontreusement une voie qui me fait remonter sur la Route des Vins. C'est malin!

Quand j'arrive enfin au gîte, accompagné par quelques gouttes et sous un ciel qui s'assombrit, tout le monde est déjà à l'apéro… C'était juste!

Bilan de ma journée : 105 km et 1850 m de D+. Je suis cuit, mais j'ai finalement réussi à franchir les cinq cols prévus ce matin. Je suis content de ma journée!

Texte : Claude
Photos personnelles, sauf mention contraire

LIENS :

Première sortie en Alsace (1/6) : De Munster au Col du Petit Ballon
Deuxième sortie (2/6) : Entre Saverne (67) et Dabo (57)
Troisième sortie (3/6) : Vélorama à Strasbourg
Quatrième sortie (4/6) : Vosges du Nord depuis Reischshoffen


mercredi 8 septembre 2021

SÉJOUR EN ALSACE 5/6 : ENTRE LE MONT SAINTE-ODILE ET DIEBOLSHEIM

Une journée, deux sorties ; l'Alsace sous toutes ses facettes.

Quatrième jour de grand beau temps ! Aujourd'hui, nous ne déjeunerons pas sur l'herbe car deux sorties totalement différentes, au départ du gîte, sont au programme. Chacune des deux nous conduit à un site BCN/BPF : celle du matin au Mont Sainte-Odile, celle de l'après-midi, à l'opposé, à Diebolsheim, près du Rhin, le tout en respectant une pause repas au gîte sur le temps de midi.

Le matin

Dès potron-minet, nous démarrons du gîte à vélo. Nous avons un grand choix de routes pour atteindre le Mont Sainte-Odile. Michel P. nous propose d'aller d'abord jusqu'à Barr.

Barr

Nous y rejoingnons la "Route des Vins d'Alsace" qui musarde au flanc des coteaux, entre la plaine alsacienne et la montagne, bordée de vignes et de belles demeures vigneronnes.

Route des Vins d'Alsace

Nous traversons ensuite Heiligenstein.

Heiligenstein

Nous suivons la route des vins jusqu'à Ottrott d'où nous espérons monter au Mont Sainte-Odile par le col de Wolfsgrube. La navigation se fait à l'ancienne, à l'aide de la carte, car Michel P. n'avait prévu initialement de passer par là.

Mont Sainte-Odile, aperçu depuis la route des vins

Ce projet est contrarié car à Ottrott, la route envisagée est totalement fermée à la circulation pour cause de travaux en cours. Qu'à cela ne tienne, nous ferons un détour par Boersch.

Boersch : une porte de la ville

Juste le temps d'admirer une des anciennes portes d'accès à la ville, et nous prenons la D216 jusqu'au col de Wolfsgrube (dont le nom peut se traduire par "fosse aux loups"), où nous retrouvons la trace GPS.

Wolfsgrube (340 m)

L'endroit est fréquenté par des cyclistes, mais aussi, semble-t-il, par des… écureuils!

Attention écureuil!!

L'ascension du Mont Sainte-Odile par la D426 est régulière, ombragée et le revêtement de la chaussée impeccable.

Ascension du Mont Sainte-Odile par la D426 (photo Michel P.)

Depuis Klingenthal, ça représente tout de même un peu plus de 470 m de dénivelé en 8 km, avec une pente moyenne au-delà de 6,5% sur les six derniers kilomètres.

Mon arrivée au Mont Sainte-Odile

Nous prenons le temps de visiter les extérieurs de l'abbaye de Hohenbourg (ou monastère du Mont Sainte-Odile), de déambuler sur une grande terrasse, avec des parterres de fleurs.

Monastère du Mont Sainte-Odile

L'endroit offre aux visiteurs un panorama grandiose. Toute la plaine d'Alsace est à nos pieds, limitée au loin par les escarpements de la Forêt Noire. En bas, les villages sont disposés comme autant de pions sur un immense damier.

Villages vus depuis le Mont Sainte-Odile (photo Michel P.)

Je suis attirée par la chapelle des Anges, aussi appelée "chapelle pendue" à cause de sa situation hardie sur l'éperon le plus avancé du rocher de la terrasse, au-dessus d'un précipice qu'elle surplombe de trois côtés.

Marie-Ange devant la Chapelle des Anges

Après avoir fait le tour du sanctuaire, Michel P. et Claude s'aventurent jusqu'au Col de Kienberg.

Col de Kienberg (712 m)

Le reste de la troupe entame prudemment la descente jusqu'à Barr. La faim nous tenaille et le retour à Stotzheim se fait sur les chapeaux de roue.

Stotzheim : retour au gîte


L'après-midi

Nous prenons la direction du sud-est du Bas-Rhin en mettant le cap sur le village de Diebolsheim, un BCN/BPF dans le Ried, au bord du Rhin. Le relief est plat, nous roulons au milieu des champs de maïs, nous franchissons plusieurs petits cours d'eau et traversons plusieurs villages typiques.

Notre Dame de Neunkirch

L'allure est soutenue, rapide et nous parvenons à Diebolsheim peu de temps avant l'ouverture de l'épicerie "Au plus près". Un lieu multi-services …

“Au plus près”, commerce de proximité à Diebolsheim

Nous accueillons la jeune commerçante avec enthousiasme. Michel P. peut faire tamponner sa carte d'homologation. Nous en profitons pour consommer quelques rafraîchissements. « S'gitt! » (traduction à découvrir sur la photo).

S'gitt!

L'épicière nous conseille d'aller voir l'usine hydroélectrique EDF de Rhinau, implantée sur le Rhin canalisé.

À la sortie du village, Claude photographie Hansel et Gretel, figures emblématiques de ce petit village, juchés sur leur balançoire au milieu d’un rond-point.

Dielbolsheimn : Hansel et Gretel

À l'approche de la centrale hydroélectrique, nous nous rendons compte à quel point la structure est édifiante avec des écluses à deux sas, un barrage et une passerelle panoramique qui offre un point de vue sur la salle des machines.

Site de la centrale hydroélectrique de Dielbolsheimn

Le site ne manque pas d'intérêt et nous remercions l'épicière de Diebolsheim de nous l'avoir conseillé.

Devant le panneau présentant l'île de Rhinau

Quelques kilomètres plus au nord, à Rhinau, un bac gratuit permet de franchir le Rhin. Je lui tourne le dos pour ne pas succomber à la tentation…

Rhinau : un bac gratuit pour traverser le Rhin

Afin de valider ses brevets BCN-BPF, Michel P. n'hésite pas à photographier la pancarte de la localité concernée, essentiellement dans les lieux où il lui est impossible d'obtenir un tampon, mais parfois, par prudence, il procède aux deux opérations. En regardant plus attentivement les pancartes d'entrée de ville, je me rends compte que beaucoup de villages du Bas-Rhin sont jumelés avec des villages de Dordogne. C'est le cas de Rhinau, jumelée avec Beaumont-du-Périgord…

Rhinau (67)

… de Boofzheim, jumelée avec Saint-Aubin-de-Cadelech…

Boofzheim (67)

… ou encore de Marckolsheim jumelée avec Le Bugue. Ce lien très fort entre le Bas-Rhin et la Dordogne remonte à l'année 1939, durant les heures sombres de notre histoire au cours desquelles le Périgord fut une terre d’accueil pour les Alsaciens.

À l’issue de cette journée, mon compteur affiche un total de 96 kilomètres réalisés parmi des paysages et des ambiances d'une incroyable variété !

Retour à Stotzheim : le Muelhbach

Le bilan du jour : deux BCN/BPF et deux nouveaux cols pour Michel P., des cols qui ne comptent pas pour Claude puisqu'il les avait déjà franchis lors d'une précédente visite dans le secteur.

Texte : Marie-Ange, avec quelques apports de Claude
Photos :  Claude, sauf mention contraire

LIENS : 

Première sortie en Alsace (1/6) : De Munster au Col du Petit Ballon
Deuxième sortie (2/6) : Entre Saverne (67) et Dabo (57)
Troisième sortie (3/6) : Vélorama à Strasbourg
Quatrième sortie (4/6) : Vosges du Nord depuis Reischshoffen