mercredi 23 juillet 2014

COL DE LA MOUTIÈRE, avec ALAIN

Le Col de la Moutière se trouve à la limite entre les Alpes de Haute-Provence (04) et les Alpes Maritimes (06), non loin du Col de la Bonette.

J'ai effectué cette ascension en compagnie de mon ami Alain. Nous sommes partis de la station d'Auron (Alpes Maritimes), en commençant donc par une descente à la fraîche jusqu'à Saint-Étienne-de-Tinée.

Fin de la descente vers Saint-Etienne-de-Tinée
C'est après le pont sur la Tinée que débute l'ascension. C'est parti pour 18 km, avec environ 1300 m de D+.

Certains documents l'annoncent à un peu plus de 7% de pente moyenne mais c'est trompeur! Ce beau col est en effet plutôt facile sur les sept premiers kilomètres (entre 5 et 6% de pente moyenne), et devient sensiblement plus ardu ensuite, souvent au-dessus des 10% de pente avec quelques passages à 14-15%… La deuxième partie, à partir de l'altitude "1600", représente près de 10 km à 9% de moyenne.

Profil du Col de la Moutière, depuis Saint-Etienne-de-Tinée
Les quatre premiers kilomètres sont communs avec le Col de la Bonette. La bifurcation se situe après le Pont Haut.

Alain arrive au Pont Haut, fin de la partie commune Bonette - Moutière
Ensuite, la pente reste très abordable sur les 3 km qui mènent à Saint-Dalmas-le-Selvage, plus haut village des Alpes Maritimes avec 1500 m d'altitude.

Arrivée sur Saint-Dalmas-le-Selvage
Après Saint-Dalmas, nous avons vu un panneau indiquant qu'on peut rejoindre la Bonette et Jausiers par cette route, qui devient sur la fin une piste non revêtue sur environ 3 km. Cette piste débouche sur la route goudronnée qui relie Jausiers à la Bonette à hauteur du Faux Col de Restefond. Des cyclos qui connaissent cette portion nous ont déconseillé de tenter la jonction en vélo de route. Nous ferons donc un aller-retour.

Route de la Bonette par Col de la Moutière
Après ce panneau, la pente s'accentue et la route s'élève rapidement, offrant des vues panoramiques sur Saint-Dalmas et son vallon.

Saint-Dalmas-le-Selvage
Autour de la route, l'eau est omniprésente, sous forme de cascades ou de cours d'eau…

Cascade
En franchissant ce cours d'eau (ci-dessous), j'ai cru qu'il s'agissait de celui que nous suivions depuis plusieurs kilomètres, le torrent de Sestrière. Mais après consultation de la carte, il s'agit de son affluent, le torrent de la Braisse.

Pont sur le Torrent de la Braisse
A hauteur du pont, des panneaux nous signalent que nous sommes dans le Parc du Mercantour.

Parc du Mercantour
Et nous voilà bientôt au seuil des 2000 m d'altitude, sur le plateau de Sestrière, traversé par d'innombrables ruisseaux et peuplé de colonies de marmottes.

Plateau de Sestrière
Il faut profiter de ce replat bienvenu car les pentes les plus fortes démarrent au terme du plateau. On reste alors assez longtemps autour des 13% avec, selon mon GPS, des pointes à 14-15%.

Photographié par Alain
La pente est forte mais nous finissons par nous y habituer, à tel point que lorsque le pourcentage tombe à 6-7%, on a l'impression que c'est un léger faux-plat! Ce constat nous a d'ailleurs amusés, Alain et moi, car nous avons partagé ce ressenti à peu près au même moment.

Alain : col en vue!
Sur la fin, le temps se couvre de plus en plus, sans pour autant annoncer de précipitations.

Alain m'avouera que son pédalier "compact" s'est avéré un peu juste pour ce genre de pourcentages. Mais le sommet a été atteint. Donc, info pour ceux qui ont un compact : avec de bonnes jambes, ça passe!

Alain au Col de la Moutière (2450 m)
Je te prends en photo, tu me prends en photo…

Col de la Moutière (2450 m)
La descente nécessite beaucoup de prudence car le revêtement n'est pas exempt de pièges. De plus, la route est étroite et, même si la circulation est faible, on y croise quelques voitures dont les occupants montent se promener dans le Parc du Mercantour, en particulier sur le plateau de Sestrière.

Fin de la descente : on retrouve la Tinée
Au retour, nous avons effectué la montée à la station d'Auron, qui commence par une approche en faux-plat montant de Saint-Étienne-de-Tinée jusqu'au hameau de Saint-Maur.

Alain à Saint-Maur (commune de Saint-Étienne-de-Tinée) : début de la montée à Auron
Puis c'est la montée proprement dite : environ 5 km à 7,9% de moyenne. Autant dire que ce n'est pas une simple formalité!

A l'arrivée, nous avions 1735 m de dénivelé cumulé pour un peu plus de 50 km.

Claude
Photos personnelles

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