lundi 6 janvier 2014

LE CHALET DU CYCLE AU BOIS DE BOULOGNE

Vers 1900, c'était un rendez-vous à la mode, où se pressaient sportsmen et élégantes qui arboraient la tenue de la parfaite cyclo-woman… La preuve que le "vélo au féminin" ne date pas d'hier…


Le tableau

« Le Chalet du cycle au bois de Boulogne » est un tableau de Jean Béraud (1849-1935).
Il s'agit d'une huile sur toile (hauteur : 53,5 cm ; longueur : 65 cm).

La scène se passe vers 1900.

L'œuvre est exposée au Musée Carnavalet, à Paris, et fait partie de la collection "Histoire de Paris". Le site du musée présente un descriptif intéressant sur la page dédiée à cette œuvre.

NB: Une autre source situe le lieu de conservation de cette œuvre au Musée de l'Ile-de-France, à Sceaux (Hauts-de-Seine). Elle me semble moins fiable que la première localisation, trouvée sur le site même du Musée Carnavalet.

La bicyclette mondaine au début du XXe siècle

Sur le site histoire-image.org, on trouve ces explications, dans un article intitulé "Parcs et jardins parisiens", et écrit par Jean-Claude Yon :

« Le tableau de Béraud a pour thème la bicyclette. Si la pratique de ce qu’on nomma d’abord le « vélocipède » est très répandue (il y a 2,7 millions de bicyclettes immatriculées en France en 1910), c’est à l’utilisation mondaine de ce loisir que Béraud consacre son tableau. Situé près du pont de Suresnes, le « chalet du cycle » est à la Belle Époque le rendez-vous du Tout-Paris. Les élégantes viennent y exhiber leur garde-robe sportive, en l’occurrence les culottes bouffantes qui permettent – grande innovation ! – de montrer ses mollets. L’adoption du canotier masculin est une autre conquête rendue possible par la pratique de la bicyclette. »

Autre extrait intéressant, du même auteur, à propos des cyclistes de l'époque, dont les motivations étaient très proches de celles de nos cyclos contemporains :

« Les cyclistes du bois de Boulogne, quant à eux, voient dans la nature avant tout un lieu de pratique sportive, c’est-à-dire de réconciliation avec son corps. Certes, la volonté d’être « à la mode » est sans doute leur motivation première, mais, comme on l’a vu à propos du costume féminin, le sport est plus qu’un passe-temps anodin : il libère de bien des contraintes, et la nature se transforme alors en espace de liberté. »

Claude

PS : Une carte postale de l'époque…


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