mercredi 22 octobre 2014

DE MONTBRUN-LES-BAINS AU COL DE L'HOMME MORT (100 COLS EN DRÔME)

RANDONNÉE PERMANENTE DU CLUB DES CENT COLS

Retrouvez sur notre site la page 100 cols en Drôme, qui récapitule tous nos articles concernant cette randonnée (séjours d'octobre 2013, d'avril et d'octobre 2014).

Présentation succincte du parcours

Une boucle au départ de Montbrun-les-Bains, pour un total de 28 km, avec 2 cols :
  • Col de Macuègne (1068 m),
  • Col de l'Homme Mort (1211 m).
D+ cumulé : 756 m.

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Le résumé de la journée…

Comme la météo annonce des vents violents et une fraîcheur matinale intensifiée, nous décidons de faire un tout petit circuit : un peu moins de 30 km, et seulement deux cols.
Nous ne partons qu'en tout début d'après-midi pour profiter des meilleures heures de la journée. Un petit trajet de 35 minutes en voiture nous conduit à Montbrun-les-Bains.

Montbrun-les-Bains
Au départ, le soleil est bien présent mais le vent, sensé faiblir un peu en fin de matinée, ne semble pas avoir été mis au courant… (au courant d'air, bien sûr!).

Nous attaquons tout de suite le premier col du jour, le Col de Macuègne (1068 m) : environ 9 km à 5% de pente moyenne.

Profil du Col de Macuègne, depuis Montbrun-les-Bains
Quand on a l'habitude de prendre son rythme et de gérer son effort, ce type de profil ne pose aucun problème. Le seul souci pourrait venir du vent, mais la montagne nous abrite la plupart du temps. Au hasard de certains virages ou de divers changements de relief, nous sentons l'effet déstabilisant de quelques rafales sournoises et énergiques… Rien d'insurmontable, cependant… pour l'instant!

Sur la route de Barret de Lioure et du Col de Macuègne
En traversant Barret-de-Lioure, à l'ombre du rocher, il fait soudain très froid. Vivement qu'on se retrouve de nouveau au soleil!

Col de Macuègne (1068 m)
Arrivés au col, une fois de plus, nous sommes ravis de découvrir "ce qu'il y a de l'autre côté"…

Panorama depuis le Col de Macuègne
De là, rejoindre le Col de l'Homme Mort n'est guère difficile : seulement 5 km à moins de 3% de pente moyenne. En outre, le vent nous aide car nous suivons une direction principalement nord-sud…

Col de l'Homme Mort (1213 m)
Petite déception “paysagère” en atteignant le col : celui-ci n'offre guère de panorama. Du coup, nous nous accordons le temps de quelques fantaisies photographiques…

Une femme vivante au Col de l'Homme Mort
Un rien nous amuse…

Col de l'Homme à moitié Mort…
Au début de la descente vers Ferrassières, le mistral continue à nous pousser généreusement. Mais dès que la route n'est plus orientée au sud, les rafales nous chahutent. Résister à la dérive s'avère très vite fatigant. Lorsque nous apercevons une table d'orientation, une pause s'impose…

Table d'orientation : vue sur le Plateau d'Albion
Vers l'ouest, nous apercevons le Mont Ventoux. On nous a dit que ce jour-là, le vent soufflait à 180 km/h au sommet du Géant de Provence. Ce n'était pas le jour pour y aller!

Le Mont Ventoux, au loin
Il nous faut poursuivre la descente vers le Plateau d'Albion, lui-même copieusement balayé par les vents.

Plateau d'Albion
Comme nous sommes de moins en moins abrités et que les grandes courbes se multiplient, le souffle est fréquemment latéral et il devient de plus en plus difficile de conserver sa trajectoire. Si mon poids me permet de limiter les dégâts, la légèreté de Marie-Ange s'avère dans cette circonstance un vrai handicap. Se sentant sérieusement en danger, elle préfère se désolidariser de son vélo et poursuivre la descente à pied.

En arrivant à Ferrassières, je sens Marie-Ange très crispée. A la sortie du hameau, le vent redouble. Je pense qu'il sera désormais défavorable ou latéral (ce qui est souvent pire) et qu'il n'y aura plus d'abri jusqu'à Montbrun-les-Bains. Alors je propose à Marie-Ange de m'attendre au soleil dans un coin abrité du hameau, et je vais chercher la voiture…

La première moitié du trajet que j'effectue donc seul me confirme que nous avons choisi la bonne solution. A cet endroit, les rafales sont vraiment très violentes. En roulant assez vite, autour de 30 km/h, et en tenant très fermement mon guidon avec une concentration maximale, j'ai l'impression d'avoir moins de mal à maintenir ma trajectoire. C'est peut-être totalement subjectif mais ça a le mérite de me faire sortir rapidement du secteur le plus désagréable de cette balade. Autre avantage : je ferai attendre Marie-Ange moins longtemps.
Par la suite, la route se fait plus sinueuse et je suis par intermittence à l'abri. Bien que je continue à me dépêcher, je ne résiste pas à la tentation de prendre quelques photos, à la volée…

Vue sur Reilhanette
Finalement, après 8 km intenses, j'arrive sans encombre à Montbrun-les-Bains.

Montbrun-les-Bains : le retour!
Il ne me reste plus qu'à retourner en voiture à Ferrassières, où je récupère Marie-Ange qui a tout juste eu le temps de prendre un petit coup de soleil sur le nez en m'attendant…

Après cette boucle, il manque donc 8 km à Marie-Ange… Qu'on se rassure : nous les rajouterons à l'un de nos prochains circuits!

Claude
Photos personnelles

2 commentaires:

  1. Salut Claude,
    beau reportage !
    je connais la col de Macuègne, il est super à gravir, pas dur, un peu long, mais on découvre Montbrun les Bains et Barret de Lioure en plus !
    Par contre je n'ai jamais gravi le col de l'Homme Mort, il est réputé facile mais sans panorama...
    le vent à vélo c'est pas le top !
    @+

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    Réponses
    1. Merci Rémi.
      Le Col de l'Homme Mort, je ne l'ai fait qu'en descente du côté de Ferrassières. Je ne me rends pas bien compte de la difficulté si on veut le monter par là, mais je pense que ça doit bien se monter.
      En venant du Col de Macuègne, en revanche, je connais et c'est très facile.
      A+

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