dimanche 26 octobre 2014

PLAQUES DE COCHER DANS LA DRÔME (OCTOBRE 2014)

RANDONNÉE PERMANENTE 100 COLS EN DRÔME

La randonnée permanente "100 cols en Drôme" n'est pas seulement une occasion d'engranger de nombreux cols… Elle permet évidemment de découvrir ce très beau département de moyenne montagne, mais aussi de faire un brin d'histoire…

C'est notre jeune ami Rémi, demeurant à Valréas et amoureux de la Drôme (il anime un blog sur Skyrock sous le pseudo de grimpeur du 84), qui nous a amenés à nous intéresser aux plaques de cocher, en particulier à celles qui sont implantées dans le département de la Drôme.

Première plaque que nous avons photographiée, à Plaisians : une plaque d'identité communale
A l'occasion de notre troisième séjour dans la Drôme (octobre 2014 : fin de la Randonnée Permanente "100 Cols en Drôme"), pour les apercevoir, nous avons commencé à lever la tête dans la traversée des villages... Ces plaques ont en effet été posées en hauteur (de 2 m 50 à 3 m), au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle, pour être à la vue des cochers perchés sur leur siège.
➜ Au sujet des cochers, voir l'article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cocher

Laux-Montaux : la photo donne une idée de la hauteur à laquelle les plaques étaient posées
Dans la Drôme, on distingue trois sortes de plaques :

1. Les plaques directionnelles, de forme rectangulaire. Celles-ci indiquent le département, le type de route (par exemple, ci-dessous : « Chemin de Grande Circulation n° 14 »). Ensuite la commune d'implantation, suivie de flèches directionnelles avec les principales communes accessibles par cette route, la distance étant indiquée à 100 m près. Nos panneaux actuels sont rarement aussi précis!

Plaque directiionnelle à Saint-Auban-sur-Ouvèze
2. Les plaques directionnelles de carrefours, également rectangulaires et souvent posées sur des pyramidions. Elles se distinguent des précédentes par l'absence de nom de commune, mais aussi par la plus grande taille des plaques, le positionnement vertical et le nombre important d'indications. Enfin, pour ce que j'ai pu en voir, les plaques sont positionnées sensiblement moins haut.

Pyramidion, non loin de Séderon, au carrefour des "CHEMINS À GRANDE CIRCULATION" N° 13 ET 14 (actuelles routes départementales 542 et 546)
En gros plan, l'une des plaques posées sur le pyramidion ci-dessus
3. Les plaques d'identité communales, de forme ovale, qui indiquent le département (dans un chapeau), la commune où se trouve implantée la plaque, puis dans l'ordre, trois communes : le chef-lieu de canton (ex : Séderon), la sous-préfecture ou chef-lieu d'arrondissement (ex : Nyons) et le chef-lieu ou préfecture (ex : Valence), avec le kilométrage mais sans indication de direction.

D'après ce que j'ai pu lire dans une étude d'Alexandre Costantini, spécialiste du sujet (voir son site : Plaques de cocher de la Drôme), la Drôme est l'un des seuls départements français avec la Sarthe où l'on peut voir ce type de plaque.

Plaque d'identité communale d'Eygalayes, ville des eaux

INTÉRÊT HISTORIQUE DES PLAQUES DE COCHER

On observant les plaques de cocher, on apprend une foule de détails.

Par exemple, sur toutes les plaques, on constate que "kilomètre" est abrégé à l'aide d'un "k", placé en exposant et souligné d'un ou deux traits. Aujourd'hui, l'abréviation officielle est "km". En outre, sur tous les panneaux indicateurs, il est admis que les distances sont en kilomètres, de sorte que la mention de l'unité, devenue superflue, a disparu.

Ces plaques nous apportent aussi quelques indices concernant l'évolution des noms de communes.
Par exemple, sur la première plaque photographiée à Plaisians (voir ci-dessus), on peut lire "LE BUIS", commune devenue depuis Buis-les-Baronnies, et dont le nom provençal est "Lou Bouis".

La plaque ci-dessous est à Izon-la-Bruisse, dont le nom s'écrivait donc précédemment "ISON".

Plaque d'identité communale d'Ison, aujourd'hui Izon-la-Bruisse
On voit ici qu'un actuel chemin vicinal (ou CV) s'appelait à l'époque : "Chemin d'intérêt communal" (n° 16), que Laux-Montaux n'était pas encore intégré à "Chauvac-Laux-Montaux" et que "Villebois" ne s'appelait pas encore "Villebois-les-Pins".

Commune de Chauvac-Laux-Montaux, hameau du Laux
Autre intérêt historique et non des moindres : ces plaques ont suffisamment aiguisé ma curiosité pour que, de retour à la maison, je consulte de nombreux sites et que j'apprenne une foule de choses.

J'espère avoir réussi à susciter aussi chez quelques-uns une petite envie d'en savoir plus…

Claude
Photos personnelles


LIENS :

➜ L'article Plaque de cocher sur Wikipédia
➜ Site "Plaque de Cocher" (en France) : AccueilArticle Drôme
➜ Les Plaques de cocher de la Drôme, par Alexandre Costantini : Accueil — Les photos
➜ Article du blog "Tour de France 1959" sur les plaques de cocher

3 commentaires:

  1. Votre blog est très intéressant. Je collectionne également les plaques de cocher depuis plusieurs année. Je vais les photographier moi-même à partir de chez moi (Crest). Je me restreins aux plaques ovales spécifiques de la Drôme .A ce jour, J'en ai photographié 88 http://gerard.betton.over-blog.com/page-5987239.html
    Gerard Betton

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    1. Bonjour Gérard. Merci pour votre commentaire et votre appréciation.
      Nous avons séjourné à Grâne au mois d'avril et fait pas mal de circuits tout autour de Crest afin de gravir de nombreux cols. Malheureusement, à ce moment-là, nous n'avions pas encore eu l'idée de collectionner les photos de plaques de cocher… Nous serons obligés de revenir dans votre belle région si nous voulons compléter notre collection personnelle.

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